Covid : les Etats-Unis lancent la campagne de vaccination des 5-11

Un garçon de 10 ans salue l'infirmière qui vient de lui administrer un vaccin à l'hôpital de Hartford dans le Connecticut. (Photo, AFP)
Un garçon de 10 ans salue l'infirmière qui vient de lui administrer un vaccin à l'hôpital de Hartford dans le Connecticut. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 03 novembre 2021

Covid : les Etats-Unis lancent la campagne de vaccination des 5-11

  • Quelque 28 millions d'enfants sont éligibles pour recevoir le vaccin, une étape très attendue par de nombreux parents
  • Le président Biden a salué un «tournant» dans la lutte contre la pandémie, rendue possible grâce à l’autorisation de la FDA

WASHINGTON : Quelque 28 millions d'enfants âgés de 5 à 11 ans sont désormais éligibles pour recevoir le vaccin de Pfizer-BioNTech contre le Covid-19 aux Etats-Unis, une nouvelle étape de la campagne de vaccination qui était très attendue par de nombreux parents.

Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) ont officiellement recommandé mardi soir les injections pour cette tranche d'âge, après l'autorisation en fin de semaine dernière par l'Agence américaine des médicaments (FDA).

Le président américain Joe Biden a immédiatement salué un "tournant" dans la lutte contre la pandémie. "Cela permettra aux parents de mettre fin à des mois d'inquiétude pour leurs enfants", s'est-il félicité.

Le vaccin sera toujours administré en deux injections, à trois semaines d'écart. Le dosage a été adapté à 10 microgrammes par piqure, contre 30 microgrammes pour les groupes plus âgés.

"Nous savons que des millions de parents veulent vacciner leurs enfants", a déclaré dans un communiqué Rochelle Walensky, la directrice des CDC, en encourageant ceux ayant "des questions" à discuter avec des professionnels de santé.

Le gouvernement avait largement anticipé la décision, en se procurant assez de doses pour tous les enfants de cette tranche d'âge, et en commençant à en envoyer des millions aux quatre coins du pays.

Depuis l'autorisation de la FDA, "il n'y a pas eu un moment où les équipes n'ont pas récupéré, emballé, et envoyé des vaccins", a déclaré lundi Jeff Zients, le coordinateur de la lutte contre la pandémie à la Maison Blanche. "Ils ont travaillé 24h/24 et continueront à le faire."

La campagne de vaccination des jeunes enfants "atteindra sa pleine capacité la semaine du 8 novembre", avait-il précisé.

Chez les 5 à 11 ans, plus de 1,9 million de cas de Covid-19 ont été enregistrés aux Etats-Unis, plus de 8.300 hospitalisations, plus de 2.300 cas de MIS-C (syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique), et une centaine de décès.

Selon les essais cliniques menés par Pfizer sur des milliers d'enfants, le vaccin a démontré une efficacité de 90,7% contre les formes symptomatiques de la maladie.

Outre leur éviter de tomber malades, les bénéfices attendus comportent également une baisse du nombre de fermetures de classes, et une possible réduction de la transmission de l'épidémie dans la population générale.

Les doses seront disponibles dans des pharmacies, des hôpitaux pédiatriques, mais aussi dans des cabinets de pédiatres, de médecins de famille, et certaines écoles.

Le bouchon des flacons destinés aux enfants sera orange, et ainsi facilement reconnaissable comparé aux bouchons violets des flacons pour les groupes plus âgés.

Selon un sondage présenté mardi par les CDC et réalisé en septembre auprès de 1.000 parents, 57% ont déclaré qu'ils feraient "sans aucun doute" ou "probablement" vacciner leur enfant.

Parmi les hésitants, les inquiétudes concernent surtout les effets secondaires à court ou long terme.

Plus tôt dans la journée, un comité d'experts convoqués par les CDC avait unanimement recommandé le vaccin de Pfizer pour les 5 à 11 ans.

Ces scientifiques indépendants ont passé en revue, durant une journée de discussions retransmises en direct, les données disponibles sur l'impact de l'épidémie chez les enfants, l'efficacité du vaccin de Pfizer, et ses possibles effets secondaires.

La principale inquiétude concernait le risque de myocardite, une inflammation du muscle cardiaque, détectée chez les adolescents et jeunes adultes (surtout masculins) après la vaccination avec Pfizer ou Moderna.

Les autorités sanitaires ont confirmé près de 880 cas chez les moins de 30 ans (plus de 600 restent à évaluer), dont environ 830 ont nécessité une hospitalisation.

La plupart des cas se résolvent en quelques jours.

Neuf décès ont été suspectés d'être liés à une myocardite après le vaccin. Mais sur six cas pour le moment examinés, une myocardite liée au vaccin a finalement été écartée "comme la cause du décès", a déclaré lors d'une présentation le Dr Matthew Oster, cardiologue pédiatrique.

"Le risque d'avoir un problème cardiaque est bien plus haut si vous attrapez le Covid que si vous prenez ce vaccin", a-t-il ajouté.

Les experts pensent en outre que le risque de myocardite devrait être plus rare chez les jeunes enfants, grâce au dosage réduit, mais aussi car ce risque pourrait être lié aux niveaux de testostérone.

"Si j'avais un petit-fils, je le ferais assurément vacciner", a déclaré Beth Bell, spécialiste des maladies infectieuses et membre du comité. "Nous avons d'excellentes preuves d'efficacité et de sûreté. Nous avons une analyse bénéfice-risque favorable", a-t-elle martelé.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.