Moody's fait passer de négative à stable la notation de l'Arabie saoudite

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Publié le Samedi 06 novembre 2021

Moody's fait passer de négative à stable la notation de l'Arabie saoudite

  • L'agence a prévu que l'économie saoudienne retrouvera une croissance positive en 2021, et que le niveau de la balance retrouvera un excédent grâce à la contraction du déficit budgétaire en 2021 et à la réduction de la dette sur le moyen terme
  • L'agence attribue ce changement de perspective vis-à-vis de l’Arabie saoudite à l'engagement du gouvernement de ce pays à entreprendre des réformes budgétaires à moyen terme, y compris le programme de viabilité financière

RIYAD : L'agence de notation Moody's a revu à la hausse la notation souveraine de l’Arabie saoudite, la faisant passer de négative à stable.

L'agence a prévu que l'économie saoudienne retrouvera une croissance positive en 2021, et que le niveau de la balance retrouvera un excédent grâce à la contraction du déficit budgétaire en 2021 et à la réduction de la dette sur le moyen terme.

En effet, Moody's a émis une notation dans laquelle elle prévoit une contraction aigue du déficit budgétaire de l'Arabie saoudite en 2021, qui passera à moins de 2,5 % du PIB, contre 11,2 % du PIB en 2020. Moody's prévoit que ce déficit restera proche de l'équilibre au cours des prochaines années.

Les prévisions de Moody's et d'autres banques et analystes locaux considèrent que le déficit de l'Arabie saoudite est désormais inférieur aux prévisions du gouvernement. Jadwa Investment, une banque d'investissement dont le siège est à Riyad, prévoit dans une note émise hier que le déficit s'établira à 2,1 % du PIB, chiffre inférieur aux 2,7 %, chiffre établi par le ministère saoudien des Finances.

« Ainsi, la charge de la dette publique passera sous la barre des 29 % du PIB à la fin de cette année et continuera à baisser pour atteindre près de 25 % du PIB d'ici à 2025, contre 32,5 % du PIB en 2020. Cette évolution inversera la tendance à la détérioration du bilan du gouvernement due à la pandémie », ajoute Moody's.

Principaux constats découlant du rapport de Moody's

Le déficit budgétaire de l'Arabie saoudite est appelé à se résorber fortement en 2021 pour atteindre moins de 2,5 % du PIB, contre 11,2 % du PIB en 2020.

Les institutions et les capacités financières de l'Arabie saoudite lui permettent de s'adapter à un rythme modéré à une transition vers une économie a faible émission.  de carbone.

Moody's prévoit que certaines des réductions de dépenses opérées en 2020 seront définitives, ce qui facilitera de réduire davantage les dépenses globales au cours de la période 2021-23, au fur et à mesure que seront supprimées les aides budgétaires liées à la pandémie.

La charge de la dette de l'Arabie saoudite (qui se maintiendra autour de 25-30 % du PIB au cours des prochaines années) se compare aux prévisions de Moody's (35-40 % pour la moyenne des pays notés Aa et autour de 50 % pour les pays pairs notés A).

Cette prévision de stabilité suggère que la situation financière et les actifs extérieurs nets du Royaume conservent leur solidité ce qui permet au pays de maintenir sa notation de crédit.

La réaffirmation de la notation A1 montre que Moody's estime que la vulnérabilité structurelle de l'Arabie saoudite (résultant de sa dépendance économique et fiscale vis-à-vis des hydrocarbures) continuera de peser sur la notation du pays dans un avenir proche.

« Au cours de ces prochaines décennies, Moody's prévoit que les recettes des exportations pétrolières seront moins importantes qu'elles ne le sont habituellement lorsque les prix du pétrole atteignent des sommets et moins élevées dans les périodes creuses. Cette situation s’explique par les initiatives mondiales visant à limiter les effets néfastes du changement climatique qui restreindront davantage l'utilisation des hydrocarbures et accéléreront le passage à des sources d'énergie moins polluantes », ajoute l'agence.

L'agence attribue ce changement de perspective vis-à-vis de l’Arabie saoudite à l'engagement du gouvernement de ce pays à entreprendre des réformes budgétaires à moyen terme, y compris le programme de viabilité financière, qui a pour objectif de consolider la discipline budgétaire, d'améliorer l'efficacité de la gestion des finances publiques et de favoriser la reconstitution des réserves budgétaires.

Cette approche assurera par ailleurs une meilleure adaptation du cadre de travail aux priorités du pays relatives aux dépenses. Le cadre de ce programme de viabilité financière établi pour la période 2015-2020 a fait passer les recettes provenant des ressources non pétrolières à plus de 18 % en 2020, contre moins de 10 % en 2015. Il a également réduit les dépenses hors intérêts de 56 % en 2015 à 53 % en 2020.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.