Ethiopie: les rebelles tigréens rejettent l'éventualité d'un «bain de sang» dans la capitale

Un homme portant un drapeau éthiopien lors d'un rassemblement à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 7 novembre 2021, en soutien aux forces de défense nationale. (Photo, AFP)
Un homme portant un drapeau éthiopien lors d'un rassemblement à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 7 novembre 2021, en soutien aux forces de défense nationale. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 07 novembre 2021

Ethiopie: les rebelles tigréens rejettent l'éventualité d'un «bain de sang» dans la capitale

  • Plusieurs pays ont appelé leurs ressortissants à quitter l'Ethiopie alors que le conflit entre rebelles et forces gouvernementales dans le nord du pays connaît une escalade
  • Le pape François a dit dimanche suivre «avec inquiétude la situation dans le pays, et renouvelé son appel pour que prévalent la concorde fraternelle et la voie pacifique du dialogue»

ADDIS ABEBA: Les rebelles tigréens ont balayé les craintes d'un "bain de sang" à Addis Abeba s'ils devaient entrer dans la capitale éthiopienne pour renverser le gouvernement d'Abiy Ahmed, estimant que la population ne leur est pas "farouchement opposée". 

Plusieurs pays ont appelé ces derniers jours leurs ressortissants à quitter l'Ethiopie et le gouvernement américain a ordonné samedi le départ de son personnel non essentiel, alors que le conflit qui oppose depuis un an rebelles et forces gouvernementales dans le nord du pays connaît une escalade. 

Après avoir revendiqué le week-end dernier la prise de deux villes stratégiques à 400 km de la capitale, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et ses alliés de l'Armée de libération oromo (OLA), n'ont pas exclu de marcher sur Addis Abeba. 

Le gouvernement a démenti toute avancée rebelle majeure et toute menace sur la capitale. Il a toutefois déclaré l'état d'urgence et les autorités d'Addis Abeba ont demandé aux habitants de s'organiser pour défendre la ville. 

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes se sont réunies sur la place Meskel en soutien au gouvernement et ont juré la perte des rebelles tigréens. 

Mais pour le porte-parole du TPLF Getachew Reda, "dire que la population d'Addis nous est farouchement opposée est totalement exagéré", a-t-il déclaré dans une interview à l'AFP. 

"Addis est un melting pot. Des gens avec toutes sortes d'intérêts y vivent. Dire qu'Addis se transformera en bain de sang si nous entrons est absolument ridicule. Je ne pense pas que cette hypothèse (...) soit crédible", a-t-il affirmé. 

Au Tigré, un émissaire de l'ONU plaide pour l'accès de l'aide humanitaire

Le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Martin Griffiths, s'est rendu dimanche au Tigré, région du nord de l'Ethiopie où le conflit avec les forces gouvernementales connaît une escalade, pour appeler à faciliter l'accès de l'aide humanitaire.


Durant sa visite à Mekele, la capitale tigréenne, il s'est entretenu avec "les autorités de facto" et a insisté sur "la nécessité d'accès pour l'aide humanitaire" et sur la "protection des civils dans toutes les zones qu'ils contrôlent", a dit un porte-parole des Nations unies. Il les a exhortées à "respecter les principes humanitaires".


Martin Griffiths a aussi rencontré des "partenaires humanitaires", ainsi que "des femmes affectées par le conflit", avant de regagner Addis Abeba.


Selon des sources concordantes, Martin Griffiths était à Mekele en même temps que le Haut Représentant de l'Union africaine pour la Corne de l'Afrique, Olusegun Obasanjo, pour s'entretenir notamment avec le chef du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) Debretsion Gebremichael.


Le TPLF, longtemps au pouvoir en Ethiopie, en a été écarté par Abiy Ahmed, nommé Premier ministre en 2018 après une contestation antigouvernementale. Il s'est alors replié sur son fief du Tigré, région la plus septentrionale de l'Ethiopie.


Après des mois de tensions, Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, a envoyé l'armée au Tigré en novembre 2020 pour destituer les autorités régionales issues du TPLF, qui défiaient son autorité et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires.


Le chef du gouvernement a rapidement proclamé la victoire, mais les combattants du TPLF ont repris en juin l'essentiel de la région puis avancé dans les régions voisines de l'Afar et de l'Amhara. Le conflit connaît à présent une nouvelle escalade, les rebelles menaçant d'avancer vers Addis Abeba, la capitale, pour renverser le pouvoir d'Abiy Ahmed.


Les belligérants sont restés sourds ces derniers jours aux appels de la communauté internationale en faveur d'un cessez-le-feu, malgré une intense activité diplomatique.

Auto-détermination 

Pour le TPLF, la capitale n'est pas "un objectif": "Nous ne sommes pas particulièrement intéressés par Addis Abeba, nous voulons nous assurer qu'Abiy ne représente plus une menace pour notre peuple" tigréen (6% de la population éthiopienne). 

Mais si le Premier ministre ne part pas, "bien sûr" que les rebelles prendront la ville, a ajouté Getachew Reda. 

Selon lui, ils ont progressé vers le sud et "approchent d'Ataye", à 270 kilomètres au nord de la capitale, ainsi que vers l'est en direction de Mile, située sur la route vers Djibouti cruciale pour l'approvisionnement d'Addis Abeba. 

Le TPLF assure qu'il ne souhaite pas reprendre les rênes du pays, qu'il a tenues d'une main de fer entre 1991 et 2018. 

"Cela ne nous intéresse pas", a déclaré Getachew Reda: "Nous voulons simplement nous assurer que la voix de notre peuple est entendue, qu'il exerce son droit à l'autodétermination notamment en organisant un référendum pour décider s'il doit rester membre de l'Ethiopie ou devenir indépendant". 

Le TPLF a dominé les structures politiques et sécuritaires de l'Ethiopie pendant 27 ans, après avoir pris Addis Abeba et renversé le régime militaro-marxiste du Derg en 1991. 

Ecarté du pouvoir par Abiy Ahmed, nommé Premier ministre en 2018 après une longue contestation antigouvernementale, il s'est replié sur son fief du Tigré, région la plus septentrionale de l'Ethiopie. 

Après des mois de tensions, le prix Nobel de la paix 2019 a envoyé l'armée au Tigré en novembre 2020 pour destituer les autorités régionales issues du TPLF, qui défiaient son autorité et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires. 

Il a proclamé la victoire le 28 novembre. Mais en juin, les combattants pro-TPLF ont repris l'essentiel de la région puis avancé dans les régions voisines de l'Afar et de l'Amhara. 

TPLF "en enfer"  

Sur la place Meskel d'Addis Abeba, l'hostilité au TPLF était affichée dimanche, lors d'un rassemblement progouvernemental.  

La maire Adanech Abebe a accusé "les ennemis" de l'Ethiopie de vouloir "terroriser" la population et a attaqué le gouvernement américain de Joe Biden, très critique sur le conflit. 

"Nous ne sacrifierons pas notre liberté", a-t-elle lancé, "la place du TPLF est en enfer". 

Des manifestants brandissaient des pancartes exhortant les Etats-Unis à "arrêter de nous sucer le sang" ou ciblant les médias occidentaux accusés de diffuser des "fausses nouvelles" sur l'avancée rebelle. 

Pour Kebede Hailu, les rebelles n'oseront pas venir car "l'armée peut les détruire". Ce vendeur de vêtements rejette toute discussion avec les "terroristes": "Ils doivent être enterrés et anéantis". 

La communauté internationale s'emploie à amener les belligérants à la table des négociations, en vain depuis un an. 

Depuis Rome, le pape François a dit suivre "avec inquiétude la situation dans le pays, et renouvelé son appel à "la voie pacifique du dialogue". 


Russes, Ukrainiens et Américains vont se réunir vendredi à Abou-Dhabi

Selon Kiev, l'Ukraine sera représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d'état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov. (AFP)
Selon Kiev, l'Ukraine sera représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d'état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov. (AFP)
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  • "Il a été convenu que dès aujourd'hui, la première réunion d'un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou-Dhabi"
  • L'équipe russe, menée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l'état-major, "se rendra dans les prochaines heures à Abou-Dhabi"

MOSCOU: La Russie, l'Ukraine et les Etats-Unis vont tenir une réunion trilatérale vendredi à Abou-Dhabi, a annoncé dans la nuit le Kremlin après un entretien à Moscou entre le président Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Il a été convenu que dès aujourd'hui, la première réunion d'un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou-Dhabi", a déclaré tôt vendredi à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.

L'équipe russe, menée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l'état-major, "se rendra dans les prochaines heures à Abou-Dhabi", a-t-il dit.

Selon Kiev, l'Ukraine sera représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d'état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov.

M. Ouchakov a souligné que l'entretien jeudi entre MM. Poutine et Witkoff à Moscou, avait été "utile à tous points de vue", notamment pour permettre cette trilatérale.

"Les Américains ont beaucoup fait pour préparer cette réunion et ils espèrent qu'elle sera un succès et ouvrira des perspectives pour avancer sur l'ensemble de questions liées à la fin du conflit" en Ukraine, a souligné M. Ouchakov, évoquant des pourparlers de "très substantiels" avec M. Witkoff.

Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, aura lieu également vendredi à Abou-Dhabi entre M. Witkoff et l'émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a-t-il précisé.

"Nous sommes sincèrement intéressés par un réglement (du conflit) par les moyens politico-diplomatiques", a assuré M. Ouchakov. Mais "tant que ce n'est pas encore le cas, la Russie va continuer d'atteindre ses objectifs (...) sur le champ de bataille", a-t-il ajouté.

Garanties de sécurité 

Steve Witkoff, qui était accompagné par le gendre du président américain, Jared Kushner, s'est entretenu avec Vladimir Poutine pendant plus de trois heures et demie. L'émissaire a déjà rencontré le président russe à plusieurs reprises depuis un an, dans le cadre des efforts américains pour mettre fin à quatre ans de combats en Ukraine.

Depuis Davos, M. Witkoff avait auparavant vanté les progrès "significatifs" accomplis lors de sa rencontre, le week-end dernier à Miami, avec les négociateurs ukrainiens.

"Je pense que nous avons réduit le problème à un seul point", a-t-il déclaré.

A Davos, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est brièvement entretenu jeudi avec M. Trump, et a évoqué devant la presse une rencontre "positive" mais un dialogue "pas simple".

Il a toutefois assuré être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour dissuader la Russie d'attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit.

"Les garanties de sécurité, c'est prêt", a-t-il déclaré, indiquant que "le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux".

M. Zelensky a en revanche dit que l'épineuse question des territoires de l'est de l'Ukraine revendiqués par Moscou n'est "pas encore résolue".

"Sans règlement de la question territoriale (…) il ne faut pas compter obtenir un règlement à long terme", a répété vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin après la réunion entre MM. Poutine et Witkoff.

"Kaléidoscope" 

Des négociations directes entre la Russie et l'Ukraine avaient déjà eu lieu lors de la première année de la guerre, en 2022, et à plusieurs reprises en 2025, à Istanbul. Ces pourparlers n'avaient abouti qu'à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats, sans régler le conflit.

La Russie exige un retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, dans l'est industriel de l'Ukraine, et un engagement de Kiev à ne pas adhérer à l'Otan. Elle a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures d'électricité et de chauffage massives notamment dans la capitale, par des températures glaciales.

De plus en plus critique envers les Européens ces dernières semaines, M. Zelensky a prononcé un discours particulièrement dur à Davos jeudi envers ses principaux soutiens, disant voir une Europe "fragmentée" et "perdue" lorsqu'il s'agit d'influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de "volonté politique" face à Vladimir Poutine.

Il a également jugé, malgré les promesses européennes de déploiement de troupes en Ukraine après la guerre, "qu'aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les Etats-Unis".


«Promoteur dans l'âme», Trump révèle son projet immobilier de «Nouveau Gaza»

Donald Trump a révélé jeudi son plan pour un "Nouveau Gaza", qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans. (AFP)
Donald Trump a révélé jeudi son plan pour un "Nouveau Gaza", qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans. (AFP)
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  • "Je vais avoir beaucoup de succès à Gaza, ça va être beau à voir", a déclaré le président américain alors qu'il présentait à Davos son "Conseil de paix" controversé
  • "Je suis un promoteur immobilier dans l'âme (...) et j'ai dit, regardez ce site en bord de mer, regardez ce superbe lot foncier, ce que ce pourrait être pour tant de gens"

DAVOS: Donald Trump a révélé jeudi son plan pour un "Nouveau Gaza", qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans.

La guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël en octobre 2023, a ravagé le territoire et poussé la majorité des habitants à fuir. Un cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis est entré en vigueur en octobre, mais la crise humanitaire perdure pour la plupart des Gazaouis.

"Je vais avoir beaucoup de succès à Gaza, ça va être beau à voir", a déclaré le président américain alors qu'il présentait à Davos son "Conseil de paix" controversé, initialement conçu pour superviser la reconstruction du territoire palestinien.

"Je suis un promoteur immobilier dans l'âme (...) et j'ai dit, regardez ce site en bord de mer, regardez ce superbe lot foncier, ce que ce pourrait être pour tant de gens", a-t-il dit au Forum économique mondial qui se tient dans la station de sports d'hiver suisse.

Son gendre Jared Kushner, qui n'a aucune fonction officielle mais fait office d'émissaire parmi d'autres pour le conflit à Gaza, a estimé que ce "maître projet" était voué à un "succès effrayant".

Exhibant une esquisse aux dizaines de tours d'appartements avec terrasse surplombant une allée ombragée, il a promis que ce paysage remplacerait les ruines laissées par la guerre.

"Au Moyen-Orient ils construisent des villes comme ça, pour deux ou trois millions de personnes, ils le font en trois ans", a-t-il dit. "C'est faisable en trois ans si nous voulons que ce le soit".

Il a estimé à 25 milliards de dollars les investissements nécessaires pour reconstruire les infrastructures et les services publics du territoire palestinien.

En 10 ans, le PIB de Gaza serait de 10 milliards de dollars, et le revenu moyen par foyer atteindrait 13.000 dollars, grâce "au plein emploi à 100% et aux possibilités offertes à tous".

Il a affirmé que le "Comité national pour l'administration de Gaza", censé travailler sous l'autorité du "Conseil de paix" de Donald Trump, avait reçu une proposition du promoteur immobilier israélien Yakir Gabay.

"Il s'est porté volontaire pas pour le profit, mais vraiment en écoutant son coeur", a assuré Jared Kushner. "Donc dans les 100 jours à venir nous allons continuer sans relâche à nous assurer que cela se réalise", a-t-il ajouté.

Il a estimé qu'un désarmement complet du Hamas, prévu par l'accord de cessez-le-feu conclu en octobre, convaincrait les investisseurs et les donateurs.

"Il va y avoir de fantastiques opportunités d'investissement", a conclu M. Kushner.

Sa présentation ne mentionnait pas le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays avait porté en 2025 un plan de reconstruction de Gaza soutenu par des pays arabes et accueilli favorablement par l'Union européenne.

Selon un communiqué de ses services, M. Sissi est rentré à l'aube jeudi, quelques heures après un tête-à-tête avec M. Trump au cours duquel les deux hommes ont échangé des compliments, le président américain le qualifiant de "grand leader" et de "type génial".


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com