Le monde condamne la tentative d'assassinat du Premier ministre irakien

Dans cette photo d'archive prise le 28 août 2021, le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhemi s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français au bureau du Premier ministre à Bagdad, la capitale irakienne. Le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhemi a déclaré qu'il allait "bien" et a appelé au "calme et à la retenue" après une attaque de drone début novembre 2021 contre sa résidence dans la zone verte de Bagdad. (Eliot BLONDET / Pool/ AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 28 août 2021, le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhemi s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français au bureau du Premier ministre à Bagdad, la capitale irakienne. Le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhemi a déclaré qu'il allait "bien" et a appelé au "calme et à la retenue" après une attaque de drone début novembre 2021 contre sa résidence dans la zone verte de Bagdad. (Eliot BLONDET / Pool/ AFP)
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Publié le Dimanche 07 novembre 2021

Le monde condamne la tentative d'assassinat du Premier ministre irakien

  • Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Nayef Al-Hajraf, a lui aussi condamné l'attaque. Il a affirmé que la sécurité de l'Irak était aussi importante que celle des États du CCG.
  • De leur côté, le États-Unis ont aussitôt condamné l'attentat et proposé leur aide pour mener l'enquête

DUBAÏ: Le monde entier a condamné dimanche l'attentat contre le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazimi à Bagdad. Ce dernier est sorti indemne d'une tentative d'assassinat au moyen d'un drone piégé.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé l'attaque qu'il a qualifiée d’ « acte terroriste lâche », selon la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya.

Les Émirats arabes unis (EAU), le Koweït, le Qatar, la Jordanie et la Ligue arabe ont tous émis des déclarations similaires dans lesquelles ils ont condamné l'attaque contre le Premier ministre irakien.

De leur côté, le États-Unis ont aussitôt condamné l'attentat et proposé leur aide pour mener l'enquête. « Nous condamnons fermement cet acte apparent de terrorisme contre le cœur de l'État irakien », a déclaré le porte-parole du Département d'État, Ned Price, dans un communiqué.

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Nayef Al-Hajraf, a lui aussi condamné l'attaque. Il a affirmé que la sécurité de l'Irak était aussi importante que celle des États du CCG.

Le président égyptien s'est également prononcé contre la tentative d'assassinat d'Al-Kazimi et a réitéré le soutien de son pays à l'Irak afin de préserver sa sécurité et sa stabilité. Le président Abdel Fattah el-Sissi a par ailleurs exhorté les parties concernées à « faire preuve de calme et de retenue ».  

De son côté, le haut responsable de la sécurité iranienne, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani, a condamné dimanche cette tentative, la qualifiant de « nouvel acte de sédition ».

« Cette tentative (...) est un nouvel acte de sédition qui provient forcément de groupes de réflexion étrangers », a-t-il déclaré sur Twitter, sans fournir de précisions.

Dans un communiqué, l'armée irakienne a annoncé que l'attaque visait la résidence de M. Al-Kazimi et qu'il en était « sorti indemne ». Le communiqué ne fournit pas de plus amples précisions. Le compte Twitter officiel de M. Al-Kazimi a précisé que le Premier ministre était sain et sauf et a lancé un appel au calme.

Deux fonctionnaires ont déclaré que la résidence de M. Kadhimi avait été touchée par une ou plusieurs explosions.

(avec Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.