La marine royale saoudienne reçoit des navires intercepteurs rapides français

La livraison des navires fait partie d'une initiative de coopération conjointe dans le domaine de la fabrication militaire entre l'Arabie saoudite et la France (Photo, Ministère de la Défense).
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Publié le Lundi 21 septembre 2020

La marine royale saoudienne reçoit des navires intercepteurs rapides français

  • L’amiral Fahad al-Ghufaili, commandant de la Royal Saudi Navy, a reçu les navires HS132
  • Le HS132 est considéré comme l'un des types de navires intercepteurs rapides les plus avancés du monde

DAMMAM: La Royal Saudi Navy a reçu dimanche deux lots supplémentaires de navires intercepteurs rapides de la société française CMN Group, et qui s’ajoutent à un premier lot déjà livré, rapporte l'agence de presse saoudienne.

La livraison fait partie d'une initiative de coopération conjointe dans la fabrication militaire entre l'Arabie saoudite et la France.

L’amiral Fahad al-Ghufaili, commandant de la marine royale saoudienne, a reçu les navires HS132 dans la province d’Ach-Charqiya du Royaume.

L'accord prévoit la fabrication de navires HS132 en France et dans le Royaume dans le cadre d'un programme de transfert de technologie.

Le HS132 est considéré comme l'un des types de navires intercepteurs rapides les plus avancés au monde.

Ce texte est la traduction d'un article sur Arabnews.com


Selon Al-Jubeir, Zarif veut «à tout prix blâmer l’Arabie saoudite pour tout ce qui se passe de négatif en Iran»

Le ministre d’État saoudien aux Affaires étrangères, Adel al-Jubeir. (Reuters/photo)
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  • «Nous blâmera-t-il pour le prochain tremblement de terre ou la prochaine inondation?», poste sur Tweeter Adel al-Jubeir, le ministre d’État aux Affaires étrangères
  • «Ce n’est pas la politique de l’Arabie saoudite de s’engager dans des assassinats, contrairement à l’Iran», ajoute-t-il

RIYAD: Le ministre d’État saoudien aux Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a déclaré mardi que le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammed Zarif, veut «à tout prix» blâmer l’Arabie saoudite pour tout ce qui se passe de négatif en Iran.

«Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, veut à tout prix blâmer le Royaume pour tout ce qui se passe de négatif en Iran. Nous blâmera-t-il pour le prochain tremblement de terre ou la prochaine inondation?», poste-t-il sur Tweeter.

«Ce n’est pas la politique de l’Arabie saoudite de s’engager dans des assassinats, contrairement à l’Iran, qui fait cela depuis la révolution iranienne, en 1979. Demandez-nous, et demandez à de nombreux autres pays qui ont perdu un grand nombre de leurs citoyens à cause du comportement illégal et criminel de l’Iran», ajoute-t-il.

Les commentaires de M. Al-Jubeir interviennent après la mort du scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh, tué dans une embuscade près de l’Iran vendredi dernier.

Selon les services de renseignement occidentaux et israéliens, M. Fakhrizadeh était à la tête d’un programme nucléaire secret, interrompu en 2003, qu’Israël et les États-Unis accusent Téhéran de tenter de restaurer en secret.

L’Iran a accusé de cet assassinat des organismes externes, dont Israël et un groupe d’opposition exilé.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Un navire de prospection turc rentre au port après une enquête méditerranéenne

Le navire de recherche Oruc Reis, qui est rentré au port après ses activités d'exploration gazière dans les eaux contestées de la Méditerranée orientale, est vu au large d'Antalya sur cette photo d'archive du 12 août 2020. (AFP)
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  • Ankara maintient toujours qu'elle a des droits dans la région en raison de son long littoral méditerranéen
  • La décision d'imposer ou non des sanctions à la Turquie dépend beaucoup de la position de l'Allemagne

ANKARA: Lundi matin, un navire turc de prospection sismique est rentré au port après avoir mené des activités d'exploration gazière dans les eaux contestées de la Méditerranée orientale, dans un «geste de bonne volonté» de dernière minute pour ouvrir la voie à des négociations avec la Grèce et Chypre dans les prochains jours.

La présence de l'Oruc Reis dans la région depuis le 10 août, où il a exploré des réserves potentielles de gaz naturel, a été au cœur d'un différend entre Ankara, l'Union européenne (UE) et les États-Unis.

Les dirigeants de l'UE décideront lors d'un sommet qui se tiendra du 10 au 11 décembre des sanctions potentielles contre les activités d'Ankara, que la Grèce a qualifiées de «menace directe à la paix».

Jeudi dernier, le navire a été repéré en train de naviguer à seulement 11 kilomètres au large des côtes de l'île grecque de Kastellorizo.

Cependant, Ankara maintient toujours qu'elle a des droits dans la région en raison de son long littoral méditerranéen. Les tensions se sont intensifiées en août lorsque la Turquie a envoyé le navire dans les eaux également revendiquées par la Grèce qui a, jusqu'à présent, rejeté toute discussion avec la Turquie sur ses revendications maritimes tant que l'Oruc Reis resterait dans la région.

Le ministère turc de l'Énergie a également annoncé que le navire avait recueilli «des données sismiques 2D sur 10 955 kilomètres» lors de son excursion.

Pour Gallia Lindenstrauss, chercheuse principale à l'Institute for National Security Studies (INSS), le retour de l'Oruc Reis au port est probablement lié à la prochaine réunion du Conseil européen, comme une tentative d’apaiser la situation et d'éviter les sanctions plutôt que comme le signe d’une véritable volonté de négocier.

«La décision d'imposer ou non des sanctions à la Turquie dépend beaucoup de la position de l'Allemagne. Comme il existe des liens économiques forts entre la Turquie et l'Allemagne et également une très grande diaspora turque en Allemagne, Berlin a tenté de servir de médiateur entre Ankara et Athènes», explique-t-elle à Arab News.

Gallia Lindenstrauss ajoute cependant que deux incidents pourraient avoir brisé une partie de la bonne volonté de Berlin vis-à-vis d’Ankara. 

«Le premier a été le renvoi en octobre de l'Oruc Reis dans ce que la Grèce considère comme ses eaux économiques, alors que les efforts de médiation allemands étaient en jeu. Le deuxième, à la fin du mois de novembre, a été la forte réaction négative d'Ankara à la fouille par un équipage de la marine allemande d’un cargo turc soupçonné de violer l'embargo sur les armes contre la Libye. Pour Berlin, la perquisition était tout à fait légale dans le cadre du mandat de l'opération Irini», explique-t-elle. 

La semaine dernière, le Parlement européen a appelé à des sanctions contre la Turquie en réaction à la visite du président Recep Tayyip Erdogan dans le nord de Chypre et à la poursuite des opérations de la Turquie en Méditerranée orientale, qui, selon Bruxelles, sont illégales.

Lors de sa conférence de presse quotidienne de lundi, Peter Stano, le principal porte-parole des affaires extérieures de l'UE, a déclaré que Bruxelles ne pouvait pas prendre de mesures sur la base d'une seule déclaration ou décision, et a ajouté que les manières et les déclarations données tout au long de la période seraient prises en considération lors du sommet.

«C'est un jeu du chat et de la souris», explique Fiona Mullen, directrice de Sapienta Economics, un cabinet de conseil basé à Chypre.

«Nous pouvons supposer que l'UE s'attendait à ce que l’Oruc Reis revienne au port avant le sommet. Mais il n'y a pas eu de changement concernant Varosha ou la zone économique exclusive de Chypre. L'UE devra donc rédiger soigneusement ses conclusions pour s'assurer que toute menace de sanctions reste crédible», ajoute-t-elle pour Arab News.

Selon Charles Ellinas, chercheur principal et expert en énergie au Conseil de l'Atlantique, compte tenu de ce qui s'est passé en septembre lorsque l’Oruc Reis était rentré au port pour repartir à la mi-octobre après la réunion spéciale du Conseil européen du 1er octobre, il est difficile de prendre ce nouveau développement des événements au pied de la lettre.

«Sur la base de l’expérience précédente, il semble que le retour de l’Oruc Reis à la base soit lié à la prochaine réunion du Conseil européen du 10 décembre, qui examinera les sanctions de l’UE contre la Turquie. Cette fois-ci, cependant, l'UE risque de ne pas se laisser prendre. Des sanctions sont toujours probables», explique-t-il à Arab News.

Selon les experts, des sanctions visant spécifiquement les domaines de l’économie turque liés aux hydrocarbures seront probablement prises lors du sommet. 

«L'UE exigera également des engagements plus fermes de la Turquie – d'arrêter, par exemple, les activités dans les zones contestées pour permettre la reprise des discussions avec la Grèce», poursuit Charles Ellinas.

Cependant, le retrait de l’Oruc Reis peut également être lié au changement de présidence aux États-Unis.

«Erdogan a déjà commencé à faire des remarques conciliantes à l’égard des États-Unis et de l’UE – comme “la Turquie fait partie de l’Europe” et “les relations entre la Turquie et les États-Unis sont de nature stratégique” – après l’élection de Joe Biden», ajoute M. Ellinas.

Mais, pour l'expert en énergie, les remarques à elles seules peuvent ne pas suffire: «Il y aura un besoin de réinitialisation et une volonté de la Turquie de cesser l'agression et de revenir à la diplomatie et aux négociations, sans intimidation.» 

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Bahreïn : une pierre angulaire de la sécurité du Golfe

Les gouvernements des États-Unis et du Bahreïn ont lancé virtuellement mardi un dialogue stratégique portant sur la coopération en matière de défense et de sécurité régionale. (photo fournie)
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  • Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn et le secrétaire d'État américain se sont félicités d’un nouveau partenariat stratégique entre les deux pays

Les gouvernements des États-Unis et du Bahreïn ont lancé virtuellement mardi un dialogue stratégique portant sur la coopération en matière de défense et de sécurité régionale. Au menu de leurs discussions figuraient également le développement économique et les relations commerciales.

Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Abdellatif ben Rashid al-Zayani, a salué ce partenariat américain, comme étant la pierre angulaire de la sécurité du Golfe. Au cours du dialogue virtuel, Zayani a appelé la communauté internationale à continuer d’exercer des pressions sur l'Iran, considérant Téhéran comme un défi sécuritaire pour les pays de la région. «L'Iran a des intentions malveillantes envers les États de la région», a déclaré le ministre bahreïni.

Le secrétaire d'État américain Michael Pompeo a estimé pour sa part que Washington cherchait à coopérer avec Bahreïn pour lutter contre le terrorisme. «Les sanctions ont privé l'Iran du financement de groupes terroristes», a déclaré Pompeo lors de ce dialogue virtuel.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com