Un tribunal houthi condamne un mannequin yéménite enlevé à cinq ans de prison

Le tribunal de West Sanaa a accusé le mannequin Entesar Al-Hammadi et son amie de s’être livrées à des actes indécents. (Compte Facebook d'Entesar Al-Hammadi)
Le tribunal de West Sanaa a accusé le mannequin Entesar Al-Hammadi et son amie de s’être livrées à des actes indécents. (Compte Facebook d'Entesar Al-Hammadi)
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Publié le Lundi 08 novembre 2021

Un tribunal houthi condamne un mannequin yéménite enlevé à cinq ans de prison

Le tribunal de West Sanaa a accusé le mannequin Entesar Al-Hammadi et son amie de s’être livrées à des actes indécents. (Compte Facebook d'Entesar Al-Hammadi)
  • Entesar Al-Hammadi a été arrêtée à Sanaa en février
  • Des groupes de défense des droits locaux et internationaux déclarent que la milice a soumis les femmes à des procès inéquitables et les a torturées

AL-MUKALLA : Un tribunal au Yémen contrôlé par les Houthis a condamné dimanche un mannequin enlevé et son amie à cinq ans de prison, indique l'avocat du mannequin à Arab News. 

Le tribunal de l'ouest de Sanaa a accusé Entesar Al-Hammadi et son amie d'avoir commis des actes indécents. 

Deux autres femmes, enlevées dans un appartement de Sanaa et accusées plus tard d'être des prostituées, ont été condamnées respectivement à trois ans et un an de prison par le même tribunal. 

Al-Hammadi et sa collègue se rendaient sur un plateau de tournage le 20 février lorsque des Houthis armés les ont enlevées et les ont fait disparaître de force pendant plusieurs semaines. 

Les Houthis, sous pression locale et internationale, déclarent avoir arrêté un groupe de femmes à Sanaa, dont Al-Hammadi, impliquées dans la prostitution, le trafic de drogue et des actes non islamiques. 

« Il s'agit d'un verdict purement politique », déclare son avocat Khaled Mohammed Al-Kamal. « Comment les deux femmes qui ont été arrachées à la rue ont-elles pu être condamnées à des peines plus longues que les deux femmes qui ont été enlevées de l'appartement ? » 

Des groupes de défense des droits locaux et internationaux précisent que la milice a soumis les femmes à des procès inéquitables, les a torturées physiquement et psychologiquement et placé Al-Hammadi en cellule isolée. 

Les Houthis ont interdit aux journalistes locaux et à Al-Kamal de parler aux médias internationaux ou de couvrir l'affaire qui a attiré l'attention du monde entier. 

Elle a entamé une grève de la faim et a même tenté de se suicider pour protester contre les mauvais traitements et la longue détention qu'elle subissait. 

Al-Kamal déclare qu'il fera appel du jugement du tribunal dans l'espoir d'obtenir une peine réduite. 

Il la qualifie d'innocente et déclare qu'elle n'a commis aucun crime. 

Il ajoute que les Houthis l'ont punie au mépris des groupes de défense des droits internationaux et des envoyés occidentaux, y compris l'ancien ambassadeur britannique au Yémen Michael Aron, qui avait exigé qu'ils la libèrent. 

Les critiques des Houthis soulignent que les enlèvements font partie de la répression morale continue de la milice contre les artistes, les chanteuses et les femmes libérales. 

Ils ont enlevé plusieurs chanteurs qui se sont produits lors de mariages dans les zones contrôlées par les Houthis. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.