Jouf, capitale oléicole de l’Arabie saoudite

Saoud Abdel Mohsen al-Juraid, propriétaire des fermes Al-Juraid, doit son amour pour l’oléiculture à son défunt père. (Photo Arab News de Houda Bashatah)
Saoud Abdel Mohsen al-Juraid, propriétaire des fermes Al-Juraid, doit son amour pour l’oléiculture à son défunt père. (Photo Arab News de Houda Bashatah)
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Publié le Mardi 12 décembre 2023

Jouf, capitale oléicole de l’Arabie saoudite

  • Les autorités et les producteurs du pays déploient des efforts considérables pour promouvoir la qualité de l’huile produite dans le Royaume
  • L’industrie de l’huile d’olive dans la région de Jouf est en croissance, mais le financement du processus nécessite d’énormes investissements en capital

JOUF: Tout au long de l’histoire, les oliviers et l’huile qui proviennent de leurs fruits ont constitué des ressources vitales, presque sacrées, pour de nombreuses sociétés.

Des anciens Égyptiens aux Grecs puis aux Romains en passant par l’ère moderne, les olives et les avantages qu’elles offrent revêtent une importance primordiale pour un grand nombre d’amateurs. En plus de son utilisation en cuisine, l’huile d’olive est utilisée à des fins médicales, notamment dans le traitement de la constipation, de l’hypercholestérolémie, de l’hypertension artérielle et des problèmes de vaisseaux sanguins associés au diabète. Elle fait également partie des ingrédients utilisés dans la composition des cosmétiques et des parfums, entre autres.

Jouf, province située au nord de l’Arabie saoudite, compte environ 30 millions d’oliviers sur 7 300 hectares. Son sol est fertile et particulièrement propice à la croissance des arbres, qui produisent des milliers de litres d’huile d’olive par an. Il n’est donc pas surprenant que la région ait la réputation d’être le «panier d’olives» du Royaume.

Compte tenu de la place qu’occupe le Royaume dans l’industrie oléicole, les autorités et les producteurs du pays déploient des efforts considérables pour promouvoir la qualité de l’huile qui y est produite et développer ce secteur.

Moussa Ahmed al-Juraid, du Centre de recherche sur les chameaux et le bétail de Sakaka, déclare à Arab News que plus de trente variétés d’oliviers en provenance de France, d’Espagne, d’Italie, de Grèce et de Turquie, poussent à Jouf. Deux des variétés les plus connues dans la région sont le Sorani et le Nibali.

«Certaines de ces variétés conviennent à la production d’huile alors que d’autres sont utilisées pour les olives fermentées ou marinées», précise-t-il.

Les variétés traditionnelles d’oliviers ont une croissance lente et ne commencent à porter leurs fruits que sept ou huit ans après leur plantation.

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La fertilité des sols de Jouf, province située au nord de l’Arabie saoudite, soutient la croissance et la production d’olives. (Photo Arab News de Houda Bashatah)

«Pour ce type d’oliviers, il faut laisser un espace de neuf mètres au moins entre chaque arbre pour promouvoir une croissance plus saine et permettre aux racines de se développer», indique M. Al-Juraid. «La production d’olives se poursuit pendant quarante à cinquante ans, et ces arbres nécessitent une récolte manuelle», ajoute-t-il.

«L’autre type d’arbre est l’olivier hybride, plus adapté à la récolte automatisée. Il est cultivé en combinaison avec deux sortes d’arbres. Généralement, on ne laisse qu’un mètre d’espace entre un arbre et un autre. L’olivier hybride commence à porter ses fruits à partir de la deuxième année qui suit sa plantation et, contrairement aux vieux oliviers, la durée de vie de la production de ces variétés varie d’un à quinze ans.»

M. Al-Juraid indique que les olives récoltées doivent être recueillies dans des boîtes bien ventilées pour éviter l’oxydation. Elles sont alors transportées dans une usine de traitement pour être pressées. La couleur des olives, à mesure qu’elles mûrissent, donne un indice sur la qualité du fruit et détermine le moment où elles doivent être récoltées.

 

EN BREF

  • Les oliviers peuvent renaître même après avoir subi un incendie. C’est le plus ancien type d’arbre cultivé.
  • Selon le Science Times, les oliviers peuvent vivre jusqu’à mille cinq cents ans. Ils ont une durée de vie moyenne de cinq cents ans environ. C’est pour cette raison que l’olivier a été adopté comme symbole par des pays comme la Palestine, la Syrie, la Jordanie et le bassin méditerranéen.

«Les olives doivent être récoltées dès que leur couleur devient d’un vert jaunâtre ou rosâtre», poursuit-il. «Une fois qu’elles deviennent complètement noires, elles seront plus acides et de moins bonne qualité.»

La saison des récoltes commence à la fin du mois de septembre et se poursuit jusqu’en janvier. En ce qui concerne la qualité de l’huile d’olive, il existe des normes locales et internationales. La qualité est déterminée par la méthode de production, le niveau d’acidité, la saveur et l’arôme. Les acheteurs savent qu’ils ont le choix entre l’huile d’olive vierge et l’huile d’olive extravierge en magasin; mais quelle est donc la différence exacte entre les deux?

«L’huile d’olive extravierge est la meilleure et la mieux classée en raison de sa température de pressage, sa clarté et sa teneur en acidité faible ou inexistante», souligne M. Al-Juraid. «Elle est extraite par pression à froid, ce qui lui permet de conserver le meilleur de sa saveur et de son arôme naturel. Régler la presse à une température plus élevée pour extraire une plus grande quantité d’huile altérerait fortement la qualité de l’huile, son goût et son arôme.»

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«L’extraction de l’huile d’olive vierge nécessite d’autres étapes comme le lavage, la décantation, la centrifugation et la filtration, ce qui donne à l’huile un goût plus doux et la place au deuxième rang, selon les saveurs d’acidité qui pourraient résulter du processus plus long.»

«Moins elle est acide, plus elle est de qualité. L’huile d’olive qui a un niveau d’acidité élevé ne convient pas à la consommation humaine; elle est plutôt utilisée dans les savons et divers soin de la peau.»

Saoud Abdel Mohsen al-Juraid, propriétaire des fermes Al-Juraid, confie qu’il doit son amour pour l’oléiculture à son défunt père, qui a travaillé dans cette industrie pendant vingt-cinq ans. Ses arbres poussent dans d’immenses vergers au sein d’une zone très fertile appelée «Busita». La famille Al-Juraid compte parmi les producteurs les plus connus de la région. Son huile d’olive extravierge est considérée par certains comme la meilleure. La famille est également le premier fournisseur national du Royaume. La nouvelle génération de cette entreprise familiale est ambitieuse et désire élargir la gamme de produits en se consacrant davantage aux cosmétiques et en utilisant les restes des olives après l’extraction de l’huile.

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Musa Ahmad al-Juraid. (Photo Arab News de Houda Bashatah)

«Je l’appelle “l’arbre immortel”; chaque partie est utile, des feuilles aux racines en passant par l’huile d’olive», précise M. Al-Juraid. «Nous avons produit des savons antioxydants pour le corps, des exfoliants pour les lèvres, des parfums, des lotions; même les feuilles sont utilisées, pour contrôler le diabète.»

Les trois principales variétés d’olives cultivées dans les fermes Al-Juraid sont le Sorani, le Nibali et les olives d’Espagne.

«La production d’olives diminue en quantité d’une année à l’autre», affirme-t-il. «En revanche, la qualité de l’huile d’olive est meilleure.»

Tous les membres de la famille – frères, sœurs et mère – travaillent au sein de l’entreprise. Ils ont développé leurs connaissances et leurs compétences en partageant leurs expériences avec certains des principaux agriculteurs du pays.

«Cela m’a aidé à avoir une nouvelle perception de cette carrière», confie-t-il. «La patience est un élément indispensable, puisque nous comptons sur la récolte d’une saison, et je suis heureux de vous annoncer que la plupart de nos nouvelles gammes de produits sont fabriquées par ma mère et par mes sœurs.»

L’industrie de l’huile d’olive dans la région de Jouf est en croissance, mais le financement du processus nécessite d’énormes investissements de capitaux. Pendant ce temps, le développement mondial du commerce électronique a incité de nombreux producteurs et de marques d’huile d’olive de la région à commercialiser et à vendre leurs produits en ligne.

Asrah est une plate-forme numérique saoudienne pionnière pour les produits agricoles. Elle travaille en collaboration avec le laboratoire de la municipalité de Jouf ainsi qu’avec les oléiculteurs pour soutenir la promotion et la distribution nationales de l’huile d’olive et de ses produits connexes. Ces derniers sont testés et certifiés par le laboratoire, qui s’assure des niveaux d’acidité et détermine s’ils sont propres à la consommation.

Les amateurs peuvent utiliser l’application ou le site Asrah pour consulter les produits, les acheter et se les faire livrer. La plate-forme fait également la promotion d’autres produits agricoles du Royaume, notamment les dattes, les grains de café et le miel.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


IMA: Le centenaire de Youssef Chahine, ou le souvenir d’un cinéaste qui voulait changer le monde

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'exprime aux côtés de l'adjointe au maire Anne Hidalgo (2e à droite) et de l'architecte Philippe Pumain (3e à droite) tandis qu'une photo du réalisateur égyptien Youssef Chahine est projetée sur un écran lors de l'inauguration du cinéma Louxor, le 17 avril 2013 à Paris. (AFP)
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'exprime aux côtés de l'adjointe au maire Anne Hidalgo (2e à droite) et de l'architecte Philippe Pumain (3e à droite) tandis qu'une photo du réalisateur égyptien Youssef Chahine est projetée sur un écran lors de l'inauguration du cinéma Louxor, le 17 avril 2013 à Paris. (AFP)
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  • L’empreinte de Chahine n’est jamais loin de l’œuvre du cinéaste égyptien Yousri Nasrallah, de la Libanaise Randa Chahal, ou encore des réalisateurs syriens Mohammad Malas et Omar Amiralay
  • C’est également à Youssef Chahine que revient le mérite d’avoir découvert la star du cinéma arabe et international Omar Sharif. C’est lui aussi qui fit tourner la diva libanaise Fayrouz dans Le Vendeur d’anneaux

PARIS: Il y a des cinéastes dont on célèbre l’œuvre, et il y a ceux dont on célèbre aussi la présence, l’empreinte humaine, la voix qui continue de résonner longtemps après la disparition. Le réalisateur Youssef Chahine appartient à cette seconde catégorie.

À l’occasion du centenaire de sa naissance, le 25 janvier 1926 à Alexandrie, en Égypte, l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris rend hommage à un géant du cinéma arabe et convoque une mémoire vivante, vibrante, profondément affective.

À partir du 22 janvier, l’IMA déploie un programme dense de projections, de tables rondes, de rencontres et de témoignages, conçu sous la direction attentive de Jean-Michel Frodon, critique et fin connaisseur du cinéma arabe. Un programme qui ne cherche pas à figer Chahine dans un panthéon, mais à le faire revivre, à le réentendre, à le regarder autrement.

Disparu en juillet 2008, Youssef Chahine a accompagné, secoué et parfois dérangé l’histoire du monde arabe dès les années 1950. Son œuvre, composée notamment de 38 longs métrages, est traversée par une urgence permanente : dire le réel sans fard, interroger l’identité, le pouvoir, l’injustice et les appartenances multiples.

Son cinéma est politique, militant, parfois mélodramatique, mais surtout accessible à tous. Il parle de l’Égypte, mais il parle aussi de nous tous.

Ce cinéma, souvent patriotique et combatif, n’a jamais été confortable. Chahine refusait la facilité comme il refusait le silence. Il filmait la société avec une liberté rare, parfois au prix de la censure, souvent au prix de la solitude.

Et pourtant, il n’a jamais cessé de transmettre, d’aider, d’ouvrir la voie. Son œuvre est devenue une école, une matrice pour toute une génération de cinéastes arabes — égyptiens, libanais, syriens — qui ont trouvé en lui un maître, mais surtout un compagnon de route.

L’empreinte de Chahine n’est jamais loin de l’œuvre du cinéaste égyptien Yousri Nasrallah, de la Libanaise Randa Chahal, ou encore des réalisateurs syriens Mohammad Malas et Omar Amiralay.

C’est également à Youssef Chahine que l’on doit la révélation de la star du cinéma arabe et international Omar Sharif. Il fit aussi tourner la diva libanaise Fayrouz dans Le Vendeur d’anneaux, ainsi que la chanteuse Dalida dans Le Sixième Jour.

Mais parler de Youssef Chahine, c’est aussi parler de l’homme. Et la parole de Jack Lang, président de l’IMA et ancien ministre français de la Culture, prend ici une résonance particulière.

Dans un échange avec Arab News en français, Jack Lang ne parle pas d’un monument, mais d’un ami.
« Youssef Chahine, c’est un immense cinéaste », dit-il simplement, avant d’ajouter : « Nous étions liés d’amitié. »

Cette amitié remonte à une époque lointaine. Jack Lang se souvient de sa première rencontre avec son cinéma, presque par hasard, dans une petite salle parisienne.
Le film La Terre, projeté dans un cinéma du Quartier latin, fut pour lui un choc :
« Ce film m’a touché, ébloui. Je me suis dit que je devais rencontrer un jour l’auteur de ces images », confie-t-il.

Ce désir de rencontre n’était pas celui d’un futur ministre, mais d’un jeune homme passionné et curieux, saisi par la puissance d’un regard. La rencontre aura lieu en Égypte, et avec elle, la découverte d’un homme « merveilleusement charmant, ouvert, accessible ».

Chahine n’était ni distant ni intimidant. Il aimait partager, transmettre, faire découvrir. Grâce à lui, Jack Lang entre dans le Caire des artistes, des créateurs et des intellectuels. Il assiste même — privilège rarissime — à un concert de la grande diva Oum Kalthoum.

Ces souvenirs ne sont pas anecdotiques. Ils racontent un homme pour qui l’art était indissociable de la vie, de l’amitié et du plaisir d’être ensemble.

Sauver le cinéma africain

Lorsque Jack Lang devient ministre de la Culture sous la présidence de François Mitterrand, Youssef Chahine est son premier visiteur rue de Valois. Il arrive avec une inquiétude, presque une supplique : sans soutien public, les cinéastes africains et arabes risquent de disparaître.

Cette conversation sera décisive. Elle donnera naissance à un système d’aide directe aux cinéastes, d’abord du Sud, puis élargi à d’autres horizons — une politique culturelle audacieuse, presque visionnaire, qui permettra à de nombreuses œuvres majeures de voir le jour.

« Je lui dois cette idée », reconnaît Jack Lang.

Chahine pensait le cinéma comme une responsabilité collective. Il se battait pour les autres autant que pour lui-même. Généreux, attentif aux jeunes talents, il a accompagné des parcours, encouragé des vocations et porté des projets parfois restés inachevés, mais toujours porteurs de sens.

L’homme, surtout, demeure inoubliable.
« C’est comme s’il était là aujourd’hui », confie Jack Lang. « Sa voix, sa langue, son français impeccable, son intelligence décapante et son humour irrésistible. »

On riait beaucoup avec lui. On se disputait parfois. On pleurait aussi. Chahine était courageux. Il affrontait la censure, les interdits et les régimes autoritaires avec une habileté mêlée de témérité.

Des films comme Le Moineau ou Le Chaos portent cette audace et cette lucidité presque prophétique. C’est cette complexité humaine et artistique que l’IMA a choisi de mettre en lumière.

Le programme du centenaire alterne projections emblématiques et temps de réflexion autour de son héritage, de son regard sur les femmes, de son engagement et de ses combats. Seront notamment projetés La Terre, Le Sixième Jour, Le Destin, L’Émigré et Le Moineau. Autant d’occasions d’écouter ceux qui l’ont connu, aimé, admiré — parfois affronté.

À travers ce centenaire, l’Institut du monde arabe ravive une présence : celle d’un homme qui croyait que le cinéma pouvait changer les consciences, bousculer l’ordre établi et, peut-être, rendre le monde un peu plus juste.


La Grande Table Marocaine sacrée par le prix Art of Hospitality 2026

La Grande Table Marocaine, restaurant gastronomique emblématique du Royal Mansour Marrakech, a été distinguée par le prestigieux Art of Hospitality Award dans le cadre de l’édition Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants 2026. (Photo fournie)
La Grande Table Marocaine, restaurant gastronomique emblématique du Royal Mansour Marrakech, a été distinguée par le prestigieux Art of Hospitality Award dans le cadre de l’édition Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants 2026. (Photo fournie)
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  • La remise officielle du prix aura lieu lors de la cinquième édition de l’événement, organisée à Abu Dhabi le mardi 3 février 2026, en présence des grandes figures de la gastronomie régionale et internationale
  • Attribuée par l’Académie de vote — composée de plus de 250 professionnels indépendants du secteur culinaire et gastronomes issus de toute la région MENA — cette distinction récompense les établissements qui établissent de nouveaux standards

MARRAKECH: La Grande Table Marocaine, restaurant gastronomique emblématique du Royal Mansour Marrakech, a été distinguée par le prestigieux Art of Hospitality Award dans le cadre de l’édition Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants 2026.

La remise officielle du prix aura lieu lors de la cinquième édition de l’événement, organisée à Abu Dhabi le mardi 3 février 2026, en présence des grandes figures de la gastronomie régionale et internationale.

Attribuée par l’Académie de vote — composée de plus de 250 professionnels indépendants du secteur culinaire et gastronomes issus de toute la région MENA — cette distinction récompense les établissements qui établissent de nouveaux standards en matière de service, d’attention portée aux clients et d’expérience globale.

Une hospitalité ancrée dans la tradition marocaine

À La Grande Table Marocaine, l’art de recevoir s’inspire directement des valeurs fondatrices de la culture marocaine : chaleur humaine, générosité et sens du rituel. Chaque détail du parcours client est pensé pour créer un sentiment d’accueil authentique, où élégance et simplicité cohabitent harmonieusement.

Dès l’arrivée des convives, le service se déploie avec précision et discrétion, rythmé par des gestes raffinés et une attention constante. Des moments emblématiques — de l’accueil traditionnel à la cérémonie du thé — sont intégrés naturellement à l’expérience, révélant les récits, symboles et subtilités de l’hospitalité marocaine. Une approche qui positionne le restaurant comme une référence régionale du savoir-recevoir.

Une cuisine d’héritage portée par l’excellence

Sous la direction culinaire de la cheffe multi-étoilée Hélène Darroze, accompagnée du Deputy Executive Chef Karim Ben Baba, expert reconnu de la gastronomie marocaine, La Grande Table Marocaine propose une interprétation raffinée du patrimoine culinaire national.

La brigade, largement féminine, sublime les recettes traditionnelles à travers une exécution contemporaine et précise. Parmi les créations emblématiques figurent notamment une pastilla de pigeon revisitée, des tajines délicatement épicés ou encore le couscous national, véritables marqueurs d’identité et de terroir.

Ces propositions culinaires, pensées pour accompagner sans jamais dominer l’expérience, renforcent l’équilibre entre cuisine et hospitalité. Chaque plat est présenté avec clarté et intention, permettant au service de rythmer le repas comme une véritable narration gastronomique.

Une reconnaissance de l’émotion et du lien culturel

Le Art of Hospitality Award salue la capacité du restaurant à transformer le repas en un moment de connexion culturelle, où le raffinement s’allie à une approche profondément humaine.

« Nous sommes ravis d’annoncer La Grande Table Marocaine comme lauréate du Art of Hospitality Award 2026. Le restaurant incarne les plus hauts standards de service, d’authenticité culturelle et de chaleur humaine. L’engagement constant de l’équipe crée une atmosphère à la fois élégante et intimement personnelle », a déclaré un porte-parole de Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants.

De son côté, Jean-Claude Messant, directeur général de La Grande Table Marocaine, a exprimé sa fierté :

« Cette distinction honore l’ensemble de notre équipe. L’hospitalité au Royal Mansour repose sur la sincérité, la générosité et le sens profond de l’accueil. Notre ambition est d’inviter chaque hôte non seulement à notre table, mais au cœur même de l’esprit du Maroc. Cette reconnaissance est particulièrement significative pour nous. »

Un rendez-vous majeur pour la gastronomie régionale

La cérémonie des Middle East & North Africa’s 50 Best Restaurants 2026 se tiendra à Abu Dhabi le 3 février 2026 au soir. Le programme comprendra notamment #50BestTalks, forum de réflexion réunissant leaders d’opinion du secteur, ainsi que la révélation officielle du classement.

En parallèle, plusieurs événements culinaires ouverts au public animeront la capitale émiratie, dont les 50 Best Signature Sessions et Flavours of 50 Best, offrant aux amateurs de gastronomie des expériences uniques aux côtés de chefs internationaux et régionaux de renom.

Avant la cérémonie finale, le dernier prix à être annoncé sera le One To Watch Award, mettant en lumière un établissement émergent à fort potentiel.


Des trésors mondiaux passent sous le marteau

« Vue de Zevekote, Knokke », Camille Pissarro. (Fourni)
« Vue de Zevekote, Knokke », Camille Pissarro. (Fourni)
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  • Points forts internationaux de la vente aux enchères « Origins II » de Sotheby’s, qui se tiendra le 31 janvier à Diriyah

Andy Warhol

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« Muhammad Ali »

Peut-être le nom le plus célèbre du pop art rencontre probablement le sportif le plus célèbre du XXᵉ siècle dans cet ensemble de quatre sérigraphies de 1978, réalisées à la demande de l’homme d’affaires américain Richard Weisman. « Rassembler cette série m’a semblé naturel, car deux des loisirs les plus populaires à l’époque étaient le sport et l’art, mais à ma connaissance ils n’avaient aucun lien direct », expliquait Weisman en 2007. « J’ai donc pensé que faire réaliser la série par Andy inspirerait les amateurs de sport à entrer dans les galeries, peut-être pour la première fois, et que les amateurs d’art découvriraient un grand champion. » Warhol s’est rendu au camp d’entraînement d’Ali pour prendre des Polaroids servant à sa recherche et a été « frappé par la concentration sereine sous-jacente à la puissance d’Ali — sa quiétude contemplative, sa discipline intérieure », selon le catalogue de vente.

Jean-Michel Basquiat

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« Untitles »

Basquiat « émergea de la scène underground new-yorkaise pour devenir l’un des artistes les plus influents de la fin du XXᵉ siècle », précise Sotheby’s. L’œuvre de 1985 présentée ici « témoigne de manière éclatante de sa capacité singulière à transformer le dessin en lieu de réflexion intellectuelle, de mémoire culturelle et d’expression viscérale de soi ». D’origine caribéenne et portoricaine, Basquiat « développa un langage visuel d’une immédiateté et d’une intelligence extraordinaires, où image et texte se heurtent avec une urgence brute », poursuit le catalogue.

Camille Pissarro

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« Vue de Zevekote, Knokke »

Le « Knokke » du titre désigne Knokke-sur-Mer, village balnéaire belge où l’impressionniste franco-danois séjourna à l’été 1894 et produisit 14 tableaux, dont celui-ci. Le village séduisait Pissarro par son « intérêt durable pour la vie provinciale ». Dans cette œuvre, « des coups de pinceau staccato, rappelant ses tableaux des années 1880, se mêlent à la palette de couleurs terreuse de ses œuvres ultérieures. Le paysage résultant, baigné d’une lumière solaire, célèbre les environnements ruraux pittoresques pour lesquels il est le plus connu. »

David Hockney

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« 5 May »

Ce dessin sur iPad provient de la série de 2011 de l’artiste anglais, « Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire in 2011 », décrite par Sotheby’s comme « l’une des explorations les plus ambitieuses et vibrantes de Hockney sur le paysage, la perception et les possibilités technologiques ». Chaque image documente « de subtiles variations de couleur, de lumière et d’atmosphère » sur le même tronçon de Woldgate, « montrant le paysage comme une expérience dans le temps plutôt qu’un instant figé ». Le catalogue souligne que le printemps a longtemps inspiré les artistes européens, mais qu’« aucun artiste ne l’a observé avec une attention si fascinée et aimante, ni enregistré avec un tel détail comme un processus évolutif ».

Zarina

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« Morning »

Sotheby’s décrit l’artiste indienne Zarina Hashmi — connue sous son prénom — comme « l’une des figures les plus captivantes de l’art international d’après-guerre — une artiste dont les œuvres épurées et méditatives distillent le tumulte d’une vie itinérante en formes visuelles ». Née à Aligarh, en Inde britannique, « la tragédie de la Partition de 1947 a façonné une méditation à vie sur la notion de foyer, à la fois lieu physique et concept spirituel ». Cette œuvre fait partie d’une série de 36 gravures sur bois intitulée « Home is a Foreign Place ».

George Condo

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« Untitles »

Cette peinture à l’huile sur lin de 2016 illustre parfaitement ce que l’artiste américain appelle le « cubisme psychologique », que Sotheby’s définit comme « une reconfiguration radicale de la figure humaine fragmentant l’identité en états émotionnels et perceptifs simultanés ». L’œuvre « condense des décennies de réflexion sur les mécanismes du portrait, s’inspirant du passé artistique tout en affirmant un langage contemporain à la fois incisif et sombrement humoristique », note le catalogue, ajoutant que l’œuvre est « brûlante de tension psychologique et de virtuosité picturale ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com