Le gouvernement afghan s'engage à enquêter sur la mort de civils lors de la frappe aérienne de Kunduz

Les forces de sécurité afghanes montent la garde devant un avant-poste de l'armée nationale afghane (ANA) dans la province de Kunduz. (Archives/AFP)
Les forces de sécurité afghanes montent la garde devant un avant-poste de l'armée nationale afghane (ANA) dans la province de Kunduz. (Archives/AFP)
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Publié le Lundi 21 septembre 2020

Le gouvernement afghan s'engage à enquêter sur la mort de civils lors de la frappe aérienne de Kunduz

  • Cette frappe survient alors que le gouvernement et les responsables talibans sont réunis à Doha, au Qatar, pour établir une feuille de route pour la paix en Afghanistan
  • La frappe aérienne de samedi serait la dernière dans une série de raids aériens du gouvernement autant que des talibans qui ont tué des civils dans plusieurs régions du pays

Le ministère afghan de la Défense s'est engagé dimanche à enquêter sur des «allégations» selon lesquelles 12 civils auraient été tués la veille, lors d’une frappe aérienne visant des combattants talibans dans la province de Kunduz au nord du pays.

Cette promesse fait suite à des informations contradictoires sur le nombre de victimes, alors que le groupe d’insurgés affirme n’avoir perdu aucun combattant dans l'attaque.

«Les talibans constituait la cible (de la frappe, NDLR), et 30 d'entre eux ont été tués. Les rapports préliminaires indiquent que les civils n’ont subi aucun dommage, mais nous examinons les signalements d’habitants qui font état de victimes civiles. Les forces nationales de défense et de sécurité afghanes prennent ces allégations au sérieux, et elles feront l'objet d'une enquête », a déclaré Fawad Aman, porte-parole du ministère de la Défense à Kaboul, à Arab News.

« Le ministère partagera tous les détails sur les victimes civiles une fois l’enquête terminée. », poursuit-il.

Si elle est confirmée, la frappe aérienne de samedi dans le district de Khan Abad, situé à près de 350 km de Kaboul et principalement contrôlé par les talibans, serait la dernière dans une série de raids aériens qui ont tué des civils dans plusieurs régions du pays.

Cette frappe survient une semaine après le début, samedi dernier, de négociations intra-afghanes décisives entre le gouvernement et les responsables talibans réunis à Doha, au Qatar, pour mettre fin à la guerre interminable et établir une feuille de route pour la paix en Afghanistan.

Des rapports contradictoires ont émané de civils ainsi que de députés locaux au sujet de l'incident. Deux membres du conseil provincial, Ghulam Rabbani Rabbani et Sayed Yusuf, affirment qu’au moins 12 civils sont morts lors du raid aérien de samedi.

Selon Rabbani, «comme la zone est sous contrôle taliban, nous n’avons pas été en mesure d’établir avec certitude comment les civils ont été tués».

Pendant ce temps, Nilofar Jalali, députée de Kunduz, a offert une version différente de l'attaque, qui, selon elle, «a frappé une zone résidentielle avant l’aube, alors que les gens dormaient encore».

«On compte des femmes et des enfants parmi les morts, et 18 civils ont également été blessés. J'en ai informé le ministre de la Défense. Il m’a répondu qu'il vérifierait et me recontacterait, mais il ne l'a pas fait », déclare-t-elle à Arab News. Cependant, le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a démenti dimanche ces informations dans un communiqué et affirmé qu'«aucun combattant du groupe n'a été tué», avant de chiffrer le nombre de morts parmi les civils à 23.

Kunduz et d'autres régions du pays voient une multiplication des attaques provenant autant du gouvernement que des talibans ces dernières semaines, malgré la participation de leurs négociateurs aux pourparlers au Qatar dans le cadre d’un processus facilité par les États-Unis, après dix-neuf ans de conflit dans le pays – la plus longue guerre de l’histoire menée par Washington.

Les discussions au Qatar reposent sur un accord historique signé entre Washington et les talibans en février dernier, qui ouvre la voie entre autres au retrait complet des troupes américaines du pays au printemps prochain. Cela se ferait en échange d'un engagement des talibans à ne plus utiliser l'Afghanistan comme tremplin pour nuire aux intérêts des pays étrangers, y compris ceux des États-Unis.

Alors que les négociateurs de Kaboul au Qatar poussent vers un cessez-le-feu, les talibans estiment que c’est un point négociable, mais que les deux parties doivent d’abord déterminer «la véritable cause» de la guerre.

Certains analystes estiment que si les délégués ont du mal à s'entendre sur les modalités ainsi que sur l'ordre du jour des pourparlers au Qatar, leurs combattants en Afghanistan «se concentrent sur des tactiques militaires pour s’approprier des territoires» afin de pouvoir les utiliser comme «monnaie d'échange» à la table des négociations.

Shafiq Haqpal, analyste et ancien professeur d'université, explique à Arab News: «les deux parties pensent que l’accumulation des territoire conquis serait un atout qui leur permettrait de faire valoir leur cause et d’être en position de force pour négocier pendant les pourparlers».

«Les parties ne se sont pas encore entendues sur le mécanisme des pourparlers du Qatar qui ont débuté le 12 septembre. Politiquement, c'est une indication que les choses ne vont pas dans le bon sens et que les deux parties tentent leur chance sur le terrain.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Un hôpital endommagé par des frappes israéliennes dans le sud du Liban

De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Des frappes aériennes israéliennes près de Tyr (sud du Liban) ont endommagé un hôpital, faisant 11 blessés, tout en laissant l’établissement opérationnel malgré d’importants dégâts
  • Les attaques ont également touché des zones civiles (port, habitations), dans un contexte de conflit élargi ayant causé plus de 1.300 morts et environ un million de déplacés

BEYROUTH: Un hôpital de Tyr, importante ville côtière du sud du Liban, a été endommagé par deux frappes aériennes israéliennes qui ont visé des bâtiments à proximité, faisant 11 blessés, dont trois secouristes, a annoncé samedi le ministère de la Santé.

Une série de frappes israéliennes a visé la région samedi. A Al-Houch, une localité de Tyr, deux frappes ont détruit deux bâtiments situés à proximité de l'hôpital italo-libanais, selon un correspondant de l'AFP.

Des vitres ont été brisées et des faux plafonds se sont effondrés alors que des médecins dispensaient des soins, a indiqué la direction de l'hôpital.

Elle a ajouté que l'établissement continuait de fonctionner malgré les dégâts.

L'hôpital "restera ouvert pour assurer les soins médicaux nécessaires", a souligné son directeur, Youssef Jaafar, auprès de l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un correspondant de l'AFP a vu des débris jonchant les rues, une voiture calcinée et de la fumée s'élever de bâtiments en partie détruits.

Le port de Tyr a lui aussi été ciblé. Une frappe a touché un bateau de tourisme dans lequel une personne dormait, selon le correspondant de l'AFP. Des bateaux de pêche à quai ont également été endommagés, a-t-il constaté.

Quelque 20.000 personnes, dont environ 15.000 déplacés venus des villages voisins, se trouvent encore à Tyr, malgré les ordres d'expulsion israéliens qui ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir la région, où Israël poursuit ses bombardements et son invasion terrestre.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël, en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

La guerre a déjà fait plus de 1.300 morts et un million de déplacés, selon les chiffres officiels.


Le prince héritier saoudien rencontre le président de la FIFA pour renforcer la coopération sportive

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
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  • Les discussions portent sur le développement du football et les partenariats internationaux
  • Le Royaume renforce ses liens avec la FIFA dans le cadre d’investissements sportifs majeurs

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a rencontré le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah samedi, des discussions axées sur le renforcement de la coopération et l’élargissement des opportunités dans le développement du football.

La réunion a permis de passer en revue la collaboration en cours entre le Royaume et la FIFA, ainsi que les perspectives de croissance du sport, tant au niveau de la base que du football professionnel, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ces dernières années, l’Arabie saoudite a intensifié son engagement avec la FIFA dans le cadre d’une stratégie plus large visant à se positionner comme un pôle sportif mondial, avec d’importants investissements dans les infrastructures, la formation des talents et l’organisation de grands événements internationaux dans le cadre de la Vision 2030.

Le Royaume a accueilli une série de tournois régionaux et internationaux et a travaillé étroitement avec la FIFA sur des initiatives visant à élargir la pratique du football et sa croissance commerciale au Moyen-Orient. Riyad est également perçue comme cherchant à jouer un rôle accru dans le football mondial, notamment avec des ambitions potentielles d’accueil de grandes compétitions.

La réunion s’est tenue en présence du ministre des Sports Abdulaziz ben Turki Al-Faisal et du président de la Fédération saoudienne de football, Yasser Al-Misehal. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth après la destruction d'un pont

Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
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  • L’armée israélienne a bombardé la banlieue sud de Beyrouth et détruit des ponts stratégiques au Liban, visant à affaiblir le Hezbollah et isoler le sud du pays
  • Le conflit s’intensifie : des Casques bleus ont été blessés, le bilan humain s’alourdit et les frappes provoquent destructions massives et déplacements de population

BEYROUTH: L'armée israélienne a de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth samedi à l'aube, affirmant frapper des infrastructures du Hezbollah après avoir détruit un pont sur le fleuve Litani dans l'est du Liban.

Trois Casques bleus ont par ailleurs été blessés vendredi dans une explosion à l'intérieur d'une installation de l'ONU près d'El Adeisse (sud), la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) précisant que ces soldats, dont deux ont été grièvement blessés, sont de nationalité indonésienne.

Quelques jours plus tôt, trois autres Casques bleus indonésiens avaient perdu la vie, également dans le sud du pays, où Israël et le Hezbollah s'affrontent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Israël pilonne depuis le pays, disant viser le mouvement islamiste, et a entamé une invasion terrestre dans le sud. Ces opérations ont tué 1.368 personnes, dont 125 enfants, selon le dernier bilan officiel, et fait plus d'un million de déplacés.

Tôt samedi, l'armée israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth", une journaliste de l'AFP ayant fait état d'au moins deux bombardements dans la banlieue sud de la ville, avec de puissantes explosions et des panaches de fumée.

- Ponts ciblés -

Dans ce conflit, l'armée israélienne vise aussi les ponts enjambant le fleuve Litani, afin de couper une partie du sud du Liban du reste du pays, selon des experts militaires.

Dernière attaque de ce type en date, "des avions de guerre israéliens ont visé vendredi le pont qui relie Sohmor à Machghara, entraînant sa destruction", a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne avait auparavant averti que "pour empêcher le transfert de renforts et d'équipements militaires" du mouvement pro-iranien, elle allait cibler deux ponts. Le second a aussi été touché, d'après les médias libanais.

Israël a déjà détruit cinq ponts sur le Litani, situé à 30 km au nord de la frontière, région où il veut instaurer ce qu'il présente comme une "zone de sécurité".

Egalement à Sohmor, deux personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans une frappe israélienne survenue "alors que des fidèles quittaient la mosquée de la ville" après la prière du vendredi, selon le ministère libanais de la Santé.

Concernant les trois Casques bleus indonésiens blessés, l'origine de l'explosion dont ils ont été victimes est inconnue.

L'armée israélienne a accusé le Hezbollah d'avoir tiré une roquette.

Quant à leurs trois compatriotes tués quelques jours plus tôt, l'un a été victime dimanche d'un tir d'un char israélien, et deux autres d'une explosion le lendemain qui pourrait être due à une mine, selon une source sécuritaire de l'ONU.

Israël a nié toute responsabilité dans les faits de lundi, assurant qu'aucune de ses troupes n'était présente dans la zone.

- "Pas notre guerre" -

Vendredi après-midi, des frappes avaient déjà visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, l'armée israélienne disant cibler "des infrastructures terroristes".

Non loin des ces zones, des Libanais chrétiens ont assisté à l'office du Vendredi saint. Dans l'église Saint-Maron de Chiyah, un quartier de la banlieue sud, Hala Farah, 62 ans, raconte n'avoir jamais manqué aucune fête religieuse.

"Depuis que j'ai 15 ans, il y a la guerre" au Liban, "on est toujours là", dit-elle à l'AFP avant de rentrer dans une église comble.

Patricia Haddad, 32 ans, confie être "habituée, malheureusement". "Nous sommes contre la guerre: ce n'est pas notre guerre, c'est une guerre contre le Hezbollah, pas contre les chrétiens ni le pays", dit la jeune femme.

Alors que l'ONU et les autorités libanaises ont mis en garde contre une nouvelle occupation du sud du Liban, plusieurs frappes ont visé vendredi la région de Tyr, selon l'agence Ani.

Les troupes israéliennes ont également "détruit", ajoute l'agence, les dernières habitations restantes dans plusieurs villages frontaliers, déjà largement rasés lors de la précédente guerre en 2024.

En parallèle, le Hezbollah a annoncé une série d'attaques contre des cibles israéliennes sur le sol libanais et de l'autre côté de la frontière.

L'Iran et ses groupes affiliés "pourraient avoir l'intention de cibler des universités" au Liban, a averti l'ambassade américaine à Beyrouth, quelques jours après des menaces des Gardiens de la Révolution iraniens contre les établissements américains au Moyen-Orient.