Sahara occidental: le Maroc déterminé à «tourner la page » du conflit

Un officier de l'armée marocaine marche près de la frontière à Guerguerat, le 26 novembre 2020, après l'intervention des forces armées royales marocaines dans la région. (AFP)
Un officier de l'armée marocaine marche près de la frontière à Guerguerat, le 26 novembre 2020, après l'intervention des forces armées royales marocaines dans la région. (AFP)
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Publié le Mercredi 10 novembre 2021

Sahara occidental: le Maroc déterminé à «tourner la page » du conflit

  • «Le Maroc demeure engagé de manière constructive à trouver une solution à ce conflit régional artificiel, issu de l'opposition d'un Etat voisin (l'Algérie) à ses droits légitimes à l'achèvement de son intégrité territoriale», a déclaré Bourita
  • La justice européenne a récemment infligé un revers au Maroc et à l'UE en annulant deux accords de partenariats commerciaux concernant le Sahara occidental, à la demande du Polisario

RABAT: Le Maroc est déterminé à « tourner définitivement la page » du conflit au Sahara occidental mais sans renoncer à ses « droits légitimes » sur ce territoire disputé avec les indépendantistes sahraouis soutenus par l'Algérie, a affirmé mardi son ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita.  

« Le Maroc demeure engagé de manière constructive à trouver une solution à ce conflit régional artificiel, issu de l'opposition d'un Etat voisin (l'Algérie) à ses droits légitimes à l'achèvement de son intégrité territoriale », a déclaré M. Bourita devant les sénateurs à Rabat.  

Mais « le Maroc ne négocie pas la +marocanité+ du Sahara (occidental) ni ses droits », a-t-il insisté en pleine crise diplomatique avec le voisin algérien sur la question de l'ex-colonie espagnole.  

Le Sahara occidental est considéré comme un « territoire non autonome » par l'ONU en l'absence d'un règlement définitif. Rabat, qui contrôle près de 80% du territoire, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Les indépendantistes du Front Polisario, eux, continuent à réclamer un référendum d'autodétermination.  

Dans un discours samedi, le roi Mohammed VI a plaidé en faveur d'« un règlement pacifique » du conflit et réaffirmé « l'attachement du Maroc au processus politique conduit par l'ONU ».  

S'adressant aux « partenaires internationaux » du royaume, le monarque a cependant averti que « le Maroc n'engagera avec ceux qui affichent des positions floues ou ambivalentes aucune démarche d'ordre économique ou commercial qui exclurait le Sahara marocain ».  

La justice européenne a récemment infligé un revers au Maroc et à l'UE en annulant deux accords de partenariats commerciaux concernant le Sahara occidental, à la demande du Polisario.  

Par ailleurs, l'Italie, dont le président Sergio Mattarella a effectué ce week-end une visite en Algérie, a salué « les efforts sérieux et crédibles menés par le Maroc dans le cadre des Nations unies », selon un communiqué conjoint publié à l'issue d'un entretien téléphonique entre M. Bourita et son homologue italien Luigi Di Maio.  

« L'Italie encourage toutes les parties à poursuivre leur engagement dans un esprit de réalisme et de compromis », souligne ce texte.  

Lors de sa visite à Alger, le président italien avait appelé dans une interview à un journal local à « tenir compte des droits du peuple sahraoui » pour parvenir à « une solution équitable et durable » au conflit.  

Mardi, les ministres marocain et italien ont « réaffirmé leur grand intérêt au maintien et au renforcement du cadre juridique qui lie le Maroc à l'Union européenne, qui est essentiel pour garantir la poursuite et la stabilité de leur partenariat stratégique », selon le communiqué.   

En outre, ils ont « marqué l'importance des initiatives du Conseil de l'UE relatives aux accords de pêche et agricole entre le Maroc et l'Union européenne ».  

Le Maroc et l'UE sont liés par un accord d'association, signé en 1996 et entré en vigueur le 1er mars 2000, qui englobe le Sahara occidental. Ce partenariat prévoit l'application de tarifs préférentiels aux produits du territoire et stipule que ces derniers bénéficient de préférences commerciales.  

Pour Rabat, la partie la plus importante de ce partenariat a trait à l'exportation de ses produits agricoles vers l'Europe. Pour les 27, l'un des principaux enjeux porte sur le déploiement de la flotte de pêche européenne dans les eaux adjacentes du Sahara occidental. 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.