A Nice, l'artiste suisse Spoerri expose ses recyclages poétiques

Un visiteur regarde une création intitulée "Alpha-0mega" de l'artiste suisse Daniel Spoerri le 8 février 2017, lors de l'exposition "Autour du Nouveau Réalisme" au Musée des Abattoirs, à Toulouse, dans le cadre des 40 ans du Centre Pompidou. (Remy Gabalda / AFP)
Un visiteur regarde une création intitulée "Alpha-0mega" de l'artiste suisse Daniel Spoerri le 8 février 2017, lors de l'exposition "Autour du Nouveau Réalisme" au Musée des Abattoirs, à Toulouse, dans le cadre des 40 ans du Centre Pompidou. (Remy Gabalda / AFP)
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Publié le Vendredi 12 novembre 2021

A Nice, l'artiste suisse Spoerri expose ses recyclages poétiques

  • Le Musée d'art moderne et d'art contemporain (Mamac) de Nice, consacre une grande exposition à l'une des figures du Nouveau réalisme, le Suisse Daniel Spoerri
  • Une grande partie des collections du Mamac, ouvert en 1990 sur la Côte d'Azur, est "tournée vers le Nouveau réalisme", ce mouvement fondé en France en 1960

NICE, France : "Tableaux-pièges" où il saisit l'instantané d'un déjeuner, pièges à mots ou autres tapisseries détournées: le Musée d'art moderne et d'art contemporain (Mamac) de Nice, consacre une grande exposition à l'une des figures du Nouveau réalisme, le Suisse Daniel Spoerri.

L'exposition se tiendra jusqu'au 27 mars, date du 92e anniversaire de l'artiste d'origine roumaine, né sur les bords du Danube à Galati (est de la Roumanie) et qui vit et continue de créer entre Vienne (Autriche) et son jardin de 16 hectares en Toscane (Italie).

Une grande partie des collections du Mamac, ouvert en 1990 sur la Côte d'Azur, est "tournée vers le Nouveau réalisme", ce mouvement fondé en France en 1960 par des artistes comme Yves Klein, Arman, Raymond Hains, Daniel Spoerri ou Jean Tinguely, dans le sillage du critique d'art Pierre Restany, explique Rebecca François, commissaire de l'exposition.

Ce mouvement se fonde sur "un recyclage poétique du réel urbain industriel, publicitaire".

Le Mamac qui consacre une salle entière de ses expositions permanentes au Niçois Yves Klein n'avait encore "rien fait sur Spoerri", poursuit Mme François.

C'est désormais chose faite grâce notamment à une pièce maîtresse, qui vient enrichir le fonds du musée niçois, "La Chambre 13", reconstitution réalisée en 1998 par Spoerri de la chambre qu'il occupait à ses débuts à Paris entre 1959 et 1965, à l'Hôtel Carcassonne, au 24 rue Mouffetard.

"Nous la voulions absolument, mais elle était très difficile à déplacer. La galerie bernoise Henze & Ketterer qui la possédait a fait un geste extraordinaire et en a fait don au Mamac", se réjouit Mme François.

- Père du «Eat Art» -

Le musée propose "une déambulation aussi surprenante et fascinante" que celle d'un théâtre forain, plongeant le visiteur dans des pièges et attrapes, cabinets de curiosités et banquets d'un artiste ancien danseur étoile, qui a commencé au côté de son ami suisse Tinguely en collectant pour lui de la ferraille.

C'est avec les "tableaux-pièges", natures mortes tridimensionnelles que Spoerri a rejoint les Nouveaux réalistes en 1960. Le principe est simple: à la fin d'un repas, il fige, en les collant au support, la trace de ce repas (couverts, assiettes, restes de nourriture, emballage...). Il l'appelle le "Eat Art" (des oeuvres et actions mettant en scène la nourriture et nos habitudes alimentaires).

Dans le restaurant réel qu'il a géré à Düsseldorf (Allemagne) entre 1968 et 1972, les clients, qui en avaient les moyens pouvaient repartir à la fin du repas avec leur propre oeuvre.

Mais Spoerri cherchera à se défaire de cette étiquette "d'artiste de la vaisselle sale". Dans sa série de "détrompe-l'oeil", il appose un objet réel sur une toile ou une tapisserie chinée aux puces et s'interroge sur les frontières entre réalité et illusion. Comme cette douche en trois dimensions collée sur un paysage de cascade kitsch.

"Daniel Spoerri était l'un des plus jeunes membres du Nouveau réalisme", confie à l'AFP Youri Vincy, directeur de la galerie parisienne Lara Vincy, qui a prêté une oeuvre. "C'est un grand fédérateur. Il a réuni et exposé de nombreux artistes", ajoute-t-il.

A la fin des années 1960, il avait notamment fondé la Eat Art Gallery ou des artistes comme Cesar, Ben ou Arman avaient exposé des créations éphémères comestibles tandis que des peintres comme Pierre Soulages ont participé à certains de ses banquets.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.