Salma Hayek, entre origines libanaises et politiquement correct

Salma Hayek est une actrice, productrice, philanthrope et vedette internationale. (Getty)
Salma Hayek est une actrice, productrice, philanthrope et vedette internationale. (Getty)
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Publié le Vendredi 12 novembre 2021

Salma Hayek, entre origines libanaises et politiquement correct

  • «J’ai probablement goûté au kebbé avant les tacos», plaisante l’actrice
  • Bien que le mot «diversité» soit désormais sur toutes les lèvres à Hollywood, et que tout studio œuvre à recruter des personnes d’origines diverses tant devant que derrière la caméra, l’actrice mexico-arabe demeure sceptique

DUBAÏ: Depuis sa plus tendre enfance, Salma Hayek – actrice, productrice, philanthrope et vedette internationale – ressent un lien fort avec ses racines arabes. Bien qu’elle ait grandi au Mexique, loin du petit village libanais de Baabdat que sa famille a quitté des années avant sa naissance, son père et ses grands-parents n’ont jamais cessé de lui rappeler ses origines et les valeurs qui en découlent.

«Comme tous les Libanais, j’ai été éduquée à l’importance de la fraternité et de redonner au pays ce qu’il nous donne. Nous sommes élevés de manière à ce qu’un lien se crée immédiatement lorsque nous rencontrons une autre personne d’origine libanaise», explique-t-elle.

Elle a grandi dans une maison où l’on mangeait des plats arabes. Son grand-père l’a incitée à lire les écrits de Khalil Gibran et lui a expliqué son identité arabe.

Salma Hayek avec son mari, François-Henri Pinault, et leur fille, Valentina Paloma Pinault, en France. (Getty)
Salma Hayek avec son mari, François-Henri Pinault, et leur fille, Valentina Paloma Pinault, en France. (Getty)

«J’ai probablement goûté au kebbé avant les tacos», plaisante-t-elle.

Ses origines sont diverses et elle en a embrassé toute la richesse, que ce soit au niveau de ses racines latines ou moyen-orientales, même lorsqu’elle a quitté le Mexique afin de s’installer aux États-Unis pour faire carrière et, éventuellement, acquérir la nationalité du pays. Si la richesse de ses origines ont fait d’elle la femme qu’elle est désormais, cette identité multiple l’a conduite sur un chemin difficile dans une ville comme Hollywood où les personnes les plus facilement acceptées sont celles qui se conforment à des normes différentes.

«Il faut comprendre que je suis Mexico-Arabe aux États-Unis. Ce n’est pas de tout repos. Je ne suis pas Britannique ou Espagnole. Je suis Mexico-Arabe», déclare-t-elle à Arab News.

Elle a grandi dans une maison où l’on mangeait des plats arabes. Son grand-père l’a incitée à lire les écrits de Khalil Gibran et lui a expliqué son identité arabe. (Fourni)
Elle a grandi dans une maison où l’on mangeait des plats arabes. Son grand-père l’a incitée à lire les écrits de Khalil Gibran et lui a expliqué son identité arabe. (Fourni)

Elle décide cependant de persévérer et contribue de manière significative à une plus grande acceptation non seulement de la diversité ethnique mais aussi des femmes dans des rôles traditionnellement joués par des hommes dans le secteur. Le Prophète, son projet-passion de 2015, est un film d’animation inspiré de la célèbre œuvre de Gibran et produit par elle (sachant qu’elle a également prêté sa voix à l’un des personnages).

«Ce n’est pas un livre religieux, c’est un livre poétique et philosophique. Il a été écrit par un homme arabe, qui unit toutes les religions. Je pense que c’est très important», confie l’actrice au quotidien The Guardian.

«Grâce à ce livre, j’ai appris à connaître mon grand-père. Grâce à ce livre, mon grand-père m’a appris la vie», déclare-t-elle à Reuters lors de la première du film à Beyrouth. «Pour moi, c’est une lettre d’amour à mon patrimoine. J’espère que les personnes qui ont des liens avec nos ancêtres et celles qui nous ont quittés sont fières de ce film, parce que je l’ai fait aussi pour elles.» Le père de l’actrice s’est également rendu à Beyrouth pour la première et, ensemble, ils ont fait un «voyage émouvant» au cœur de Baabdat, leur village ancestral.

Salma Hayek à la première du dernier film Marvel, en compagnie de la réalisatrice, Chloé Zhao, et de la productrice, Victoria Alonso. (Fourni)
Salma Hayek à la première du dernier film Marvel, en compagnie de la réalisatrice, Chloé Zhao, et de la productrice, Victoria Alonso. (Fourni)

Bien que le mot «diversité» soit désormais sur toutes les lèvres à Hollywood, et que tout studio œuvre à recruter des personnes d’origines diverses tant devant que derrière la caméra, l’actrice mexico-arabe demeure sceptique. Pourquoi? Parce que souvent, selon elle, ce genre de mesures est simplement pris afin de remplir des quotas qui ne représentent pas un réel changement.

«Lorsque la diversité est le fruit du politiquement correct, on se pose des questions. On ne se sent pas intégré de la même manière que lorsque c’est fait avec sincérité. Les gens sont stressés; ils s’expriment avec beaucoup de prudence pour ne pas tenir de propos déplacés. Ils ne vous voient plus comme des êtres humains et ils ne célèbrent pas les personnes que vous êtes», souligne l’actrice.

Son dernier film n’entre pas dans cette catégorie, indique-t-elle. C’est sa première aventure dans l’univers cinématographique Marvel. Elle est la première femme arabe à jouer ce rôle.

Salma Hayek et la statue de Gibran. (Fourni)
Salma Hayek et la statue de Gibran. (Fourni)

L’actrice s'est particulièrement réjouie du fait que la réalisatrice Chloé Zhao, qui a remporté l’Oscar de la meilleure réalisatrice et celui du meilleur film pour Nomadland plus tôt cette année, se soit tournée vers elle non pas pour remplir un quota, mais pour quelque chose de plus profond.

«Il s’agit de diversité, mais pas dans le sens du politiquement correct. C’est fait par conviction. Cela ne semble pas artificiel et forcé, le but n’étant pas délibérément de choisir des personnes de pays différents», précise-t-elle.

L’actrice n’avait jamais joué dans un film de super-héros auparavant – et elle en est très heureuse. Si cela avait été le cas, explique-t-elle, elle n’aurait probablement jamais été choisie dans celui-ci, en tant que chef d’un groupe d’anciens héros provenant d’une autre galaxie. Selon elle, un casting de personnes venues d’horizons si différents dans un tel film est un grand moment non seulement pour elle, mais pour l’industrie hollywoodienne dans son ensemble. D’après elle, le message que le film cherche à véhiculer est que «nous pouvons tous être des super-héros».

«Avant, je faisais partie de ces personnes auxquelles on ne faisait jamais appel lorsqu’il s’agissait d’un rôle plus grand que nature. Je suis tellement contente qu’ils ne m’aient pas contactée avant. Je les en remercie. En réalité, il y a eu de très mauvais films; cela valait la peine d’attendre», précise Salma Hayek. «C’est comme mon mari (le grand homme d’affaires français François-Henri Pinault). Je l’ai attendu longtemps, mais j’ai finalement eu beaucoup de chance», renchérit-elle.

Lorsqu’elle parle du film pour la première fois avec Kevin Feige, directeur de Marvel Studios, et Chloé Zhao, la réalisatrice, elle est surprise d’apprendre qu’elle a été choisie comme leader du groupe pour ses qualités personnelles avant toute chose.

«Pour tout vous dire, je pensais que j’allais jouer la mère de quelqu’un. Mais Chloé a dit: «Tu seras le chef. Dans les bandes dessinées, c’est un homme, mais nous voulions que tu incarnes ce rôle, alors ce sera une femme.» J’étais très surprise. Je croyais que c’était une blague. J’ai demandé: «Pourquoi veux-tu que ce soit moi?» Elle a répondu: «Je vois en toi les qualités de ce chef. Tu as une certaine force que je veux pour ce personnage. Tu es extrêmement forte, mais il y a de la chaleur dans ta force.»

«Le personnage a un instinct maternel. Et j’ai vraiment apprécié cela. Elle a la capacité de guérir les autres, et si vous y pensez, les meilleurs dirigeants du monde devraient être dotés de cette qualité. Ils sont suivis par de nombreux gens. Ils devraient guérir leurs douleurs et leurs problèmes. Ils devraient réparer ce qui est cassé», poursuit l’actrice.

L’actrice et la réalisatrice se comprennent très bien. Un lien immédiat s’est créé lors de leur première rencontre et s’est poursuivi tout au long du tournage, jusqu’à ce jour.

«C’est une si bonne réalisatrice. Grâce à cela, je n'ai eu besoin d'aucune préparation. Il y avait comme une présence et une confiance en elle», explique l’actrice.

Cet esprit d'ouverture s'est poursuivi tout au long du tournage et, par conséquent, un lien que l’actrice n’avait plus vu depuis des années s’est tissé entre les membres de l’équipe.

«Nous avons tous beaucoup échangé dans les moments d’attente entre les prises. Cela n’arrive plus vraiment. C’était le cas avant; les acteurs avaient l’habitude de parler des personnages tout le temps, de réciter leur texte ensemble et de se disputer sur le sens de la scène, mais désormais chacun est collé à son téléphone. Ils sont uniquement présents au moment de tourner. Ici, cela ne s’est pas passé ainsi», précise-t-elle.

Pour elle, le plus important n’est pas seulement son identité arabe et mexicaine, ou son image de femme forte, incarnée sur le plateau. Elle sent qu’elle a pu exhiber fièrement tous les aspects de sa personne.

«J’ai 55 ans, c’est donc une autre forme de diversité», note-t-elle, faisant allusion au fait que les femmes plus âgées ont rarement d'autres rôles que ceux de mères et de grands-mères après la trentaine.

Elle a également pu se sentir à l’aise avec sa dyslexie, confie-t-elle. «Lors de notre première lecture, j’ai dû lire le texte sur papier. Je pensais que ce serait déplorable, mais je savais que je finirais par bien le faire. Barry Keoghan (qui joue le personnage de Druig) est aussi dyslexique. C’était bien de pouvoir tous nous asseoir ensemble, nous tenir par la main et être des héros, même dans ces moments-là. Nous devons tous être une famille – une vraie famille – et être unis», ajoute l’actrice.

L’actrice doit tout cela à la réalisatrice Chloé Zhao.

«Depuis le tout premier instant, j’ai su que ce serait différent. C’est une femme courageuse avec beaucoup de clairvoyance qui est restée ainsi tout au long du tournage. La façon dont elle manie la caméra, la douceur, les moments à la fois épiques et intimes. C’était une vision très claire et précise. C’était une très belle expérience», conclut l’actrice.

 

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Égyptien Mohammed Tarek, qui prête sa voix à deux films Warner Bros, a «le vent en poupe»

La star égyptienne des réseaux sociaux Mohammed Tarek est dentiste de profession. (Photo fournie)
La star égyptienne des réseaux sociaux Mohammed Tarek est dentiste de profession. (Photo fournie)
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  • Tarek a toujours rêvé de faire du doublage
  • Il ne se contente pas des réseaux sociaux et du métier de dentiste. Le passage à la profession d’acteur est un changement qu’il prend au sérieux

DUBAÏ: Les créateurs de contenus mènent une vie bien étrange. Prenez la star égyptienne des réseaux sociaux Mohammed Tarek, par exemple. Il est dentiste de profession – il a obtenu son diplôme cette année après six années d’études intensives en Égypte –, mais, pendant son temps libre, il réalise des vidéos comiques, parlant directement à son téléphone, le plus souvent. Il incarne plusieurs personnages en changeant sa voix et, de sa chambre, propose des parodies, assemblant les idées qui lui viennent à l’esprit lorsqu’il se réveille le matin avant d’aller au travail. Si tout le monde le décrit comme une personne humble et normale qui aime passer son temps avec ses amis et sa famille, vous auriez du mal à croire cela si vous le croisiez dans un centre commercial. Là, entouré de ses fans, il devient une superstar.

«Je me souviens encore de la première fois où on m’a interpellé, en 2016», raconte Tarek à Arab News. «Je me promenais avec ma sœur dans le centre commercial lorsqu’une fille s’est approchée de moi. Elle m’a lancé: “Salut! J’adore tes vidéos!” Je lui ai demandé: “Quoi? Tu regardes vraiment mes vidéos?” Et elle m’a répondu: “Oui, j’adorerais prendre une photo avec toi.” J’étais abasourdi. Je lui ai répondu: “Non, c’est moi qui veux prendre une photo avec toi!”»

Se faire arrêter par des inconnus est devenu une habitude pour Mohammed Tarek. (Fourni)
Se faire arrêter par des inconnus est devenu une habitude pour Mohammed Tarek. (Fourni)

Depuis, se faire arrêter par des inconnus est devenu une habitude pour Mohammed Tarek, qui a conquis des légions de fans dans la région, cumulant 4,3 millions d’abonnés sur TikTok, 2,3 sur Instagram et plus d’un demi-million sur YouTube. Il a même attiré l’attention des plus grands studios de cinéma du monde: il prêtera prochainement sa voix à Aquaman dans la version doublée en arabe – et réanimée pour que les bouches des personnages soient synchronisées avec l’arabe parlé – du film d’animation à succès de Warner Bros Krypto et les Super-Animaux. Dans la version anglaise, c’est l’humoriste néo-zélandais Jermaine Clement qui prête sa voix au personnage. Le jeune artiste égyptien ne s’attendait pas du tout à décrocher ce rôle.

«Ce n’est pas la chose la plus étrange qui me soit arrivée, mais c’est assez improbable», se rappelle-t-il. «L’appel que j’ai reçu au cours duquel on m’a proposé le rôle était fou. J’étais assis à l'université en train de travailler et quelqu’un m’a appelé. C’était un numéro inconnu. J’ai répondu et ils m’ont demandé: “Tu veux être Aquaman?” J’ai dit: “Oui, ça me va!”»

Mohammed Tarek prête sa voix à Aquaman (le deuxième personnage à partir de la gauche) dans la version arabe de Krypto et les Super-Animaux. (Photo fournie)
Mohammed Tarek prête sa voix à Aquaman (le deuxième personnage à partir de la gauche) dans la version arabe de Krypto et les Super-Animaux. (Photo fournie)

Tarek a toujours rêvé de faire du doublage. Il a créé des dizaines de personnages qui se moquent des différents archétypes de la culture égyptienne.

«J’ai toujours été fan de doublage. En grandissant, je trouvais impressionnant que les gens puissent faire passer tant d’émotions avec leur seule voix. L’animation est là, bien sûr, pour exprimer quelque chose, mais la voix est l’élément principal. C’est la voix que l’on retient. J’ai grandi en regardant des dessins animés et des films doublés en arabe, alors le fait de pouvoir entrer dans ce monde me permet de boucler la boucle; j’aime ce travail autant que je le pensais», confie Tarek.

Comme pour la plupart des humoristes, au début, le premier public de Tarek était sa famille. Il utilisait son talent pour leur remonter le moral dans les moments difficiles.

«Je suis le benjamin, j’ai deux sœurs aînées. Je me souviens que, un jour, ma sœur est rentrée de l’école en pleurs. Elle était vraiment dévastée. Mon père a essayé de la calmer, mais en vain. Je me suis dit: “Je dois arranger ça.” Alors, je me suis approché d’elle et j’ai croisé mes yeux. Je lui ai lancé: “Hé, regarde-moi!” Elle a éclaté de rire. C’est à ce moment-là que j’ai su ce que je voulais faire dans la vie», confie Tarek.

L’humoriste est né en Arabie saoudite et il s’est installé en Égypte au début de son adolescence. Là-bas, il a utilisé la comédie pour se rapprocher de ses nouveaux camarades de classe, qui étaient très différents de ceux qu’il avait connus et qui, au départ, le harcelaient. Son plan a fonctionné et il a même réussi à conquérir ses professeurs.

Après six ans d’études, Mohammed Tarek a récemment obtenu son diplôme de l’université MSA en Égypte. (Photo fournie)
Après six ans d’études, Mohammed Tarek a récemment obtenu son diplôme de l’université MSA en Égypte. (Photo fournie)

«J’écrivais des chansons sur mes professeurs en prenant les mélodies de chansons populaires et en réécrivant les paroles pour les adapter à chacun d’eux. Cela faisait rire non seulement les élèves, mais aussi les professeurs. Je montais sur l’estrade; ils s’asseyaient devant moi et adoraient ce que je faisais. Mes chansons parodiques étaient devenues un rituel annuel dans notre école», raconte-t-il.

Tarek s’est lancé dans la création de contenus aux débuts de l’ère YouTube et sur la plate-forme de vidéos courtes Vine, qui n’existe plus aujourd’hui. Mais il ne s’attendait pas vraiment à trouver un public au-delà de sa propre maison. «Chacune de mes vidéos avait été vue cinq fois: quatre d’entre elles avaient été visionnées par moi-même, et la dernière par ma mère», se rappelle-t-il en riant.

 

Cependant, en 2016, Mohammed Tarek a réalisé deux parodies dont l’esprit était similaire à celles qu’il avait l’habitude d’écrire sur ses professeurs, reprenant des chansons populaires d’Adele et de Hozier, avec de nouvelles paroles qui épousaient le point de vue de l’un de ses personnages égyptiens. Il trouvait ce qu’il faisait plutôt banal jusqu’à ce que le nombre de vues commence à grimper.

«Je me suis réveillé un jour en me demandant: “Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi est-ce que j’ai cent mille vues?” Cette question est ensuite devenue: “Pourquoi est-ce que j’ai cinq millions de vues? Qu’est-ce qui se passe?” C’est à ce moment-là que les gens ont vraiment commencé à réagir à mes vidéos», explique Tarek.

Alors que sa notoriété grandissait, il a refusé d’abandonner ses projets et de se lancer à part entière dans la création de contenus. Il a donc décidé de poursuivre ses études et de faire des vidéos durant son temps libre. C’est un choix qu’il ne regrette pas, même aujourd’hui qu’il exerce enfin le métier de dentiste. Pour autant, jongler entre son travail et ses vidéos est plus épuisant qu’il ne le reconnaît habituellement auprès des gens.

 

«J’ai beaucoup de camarades qui travaillent dans le domaine des réseaux sociaux et ils sont épuisés par tout ce qu’ils font. J’ai également beaucoup d’amis dentistes, et tous sont éreintés. Aucun d’entre eux ne peut vraiment comprendre ce que je vis. Je suis fatigué d’être un créateur de contenus et je suis fatigué d’être un dentiste tous les jours. Qui fait cela? Chaque fois que je me sens faible, cela me frappe. Mais, pour l’instant, je vais bien», dit-il en souriant. «En ce moment, j’ai le vent en poupe.»

Et Mohammed Tarek ne se contente pas des réseaux sociaux et du métier de dentiste. Le passage à la profession d’acteur avec Krypto et les Super-Animaux est un changement qu’il prend au sérieux et qu’il a l’intention de poursuivre avec beaucoup d’application.

«En ce moment, j’essaie. J’ai commencé à suivre des ateliers de théâtre, ce qui est un grand pas pour moi, car je n’aurais jamais pris cette décision à l’époque. Personne ne l’imagine, mais, en réalité, je suis une personne très timide. J’étais le garçon timide et naïf assis dans un coin parce que je ne voulais pas avoir affaire aux gens. Une partie de moi ne se comprend pas en ce moment, mais cela ne veut pas dire que je vais m’arrêter», indique Tarek.

«J’ignore où je serai dans cinq ans. Je vais continuer à avancer, tout simplement. Si on me propose une audition, j’irai. Je vais saisir toutes les opportunités qui se présenteront à moi. Il faut travailler, vous voyez ce que je veux dire? Je le crois vraiment», déclare-t-il. «Et je sais que cela me mènera là où je suis censé être.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Six ans de prison pour un deuxième ravisseur des chiens de Lady Gaga

Lady Gaga, connue pour ses tubes "Just Dance" ou "Bad Romance", avait offert une récompense de 500.000 dollars pour le retour de ses précieux bouledogues français. (AFP).
Lady Gaga, connue pour ses tubes "Just Dance" ou "Bad Romance", avait offert une récompense de 500.000 dollars pour le retour de ses précieux bouledogues français. (AFP).
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  • Des images de vidéo-surveillance montraient deux hommes sortir d'une voiture près de l'employé de la chanteuse, avant de le blesser par balle à la poitrine
  • Les individus s'étaient alors emparés de deux des chiens, Koji et Gustav, et s'enfuyant en laissant Ryan Fischer à terre, en sang

LOS ANGELES: Un deuxième homme accusé d'avoir agressé violemment un employé de la chanteuse américaine Lady Gaga pour enlever les chiens de la star a été condamné à six ans de prison jeudi à Los Angeles.

Lafayette Shon Whaley, 28 ans, a plaidé coupable de tentative de vol, reconnaissant avoir fait partie du groupe qui avait tiré sur Ryan Fischer alors qu'il promenait les trois bouledogues français de l'interprète de "Poker Face" à Hollywood, en février 2021.

Des images de vidéo-surveillance montraient deux hommes sortir d'une voiture près de l'employé de la chanteuse, avant de le blesser par balle à la poitrine.

Les individus s'étaient alors emparés de deux des chiens, Koji et Gustav, et s'enfuyant en laissant Ryan Fischer à terre, en sang. Le troisième chien, Miss Asia, s'était enfui mais était ensuite revenu se blottir près de son promeneur.

Lady Gaga, connue pour ses tubes "Just Dance" ou "Bad Romance", avait offert une récompense de 500.000 dollars pour le retour de ses précieux bouledogues français.

Une femme les avait ramenés, disant les avoir trouvés attachés à un poteau, avant d'être arrêtée à son tour. Selon les policiers, elle entretenait une relation avec le père d'un des agresseurs et avait été chargée de récupérer la récompense pour leur compte.

Cette sentence survient une semaine après celle de son complice Jaylin Keyshawn White, 20 ans, condamné à quatre ans de prison, et la seconde arrestation de James Howard Jackson, 19 ans.

M. Jackson, qui est suspecté d'avoir tiré sur Ryan Fischer, avait été libéré le 6 avril à la suite d'une erreur administrative.

L'affaire avait illustré la popularité de ces chiens auprès des stars... et des criminels, pour qui leur petite taille et leur prix élevé en font des cibles privilégiées en vue d'une revente sur le marché noir.

Lady Gaga est particulièrement attachée à ses chiens, qui l'accompagnent fréquemment lors d'événements publics et dont elle publie des photos sur les réseaux sociaux.


Le premier pilote de montgolfière saoudien compte vous faire vibrer

 La certification d'Abdelrahman Saleh al-Wohaibi le 27 juillet a marqué la réalisation d'un objectif qui a commencé en Australie en 2019 (Photo fournie).
La certification d'Abdelrahman Saleh al-Wohaibi le 27 juillet a marqué la réalisation d'un objectif qui a commencé en Australie en 2019 (Photo fournie).
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  • Al-Wohaibi, qui a toujours été attiré par l’altitude, avait obtenu une licence et une maîtrise en génie aérospatial ainsi qu'une autre licence en gestion de navigabilité
  • «Je veux partager les connaissances et les expériences que j'ai acquises avec ceux qui s'intéressent à ce sport dans le Royaume»

DJEDDAH: Le premier Saoudien dans le Royaume à devenir pilote de montgolfière diplômé est prêt à faire profiter la communauté après sa formation «bénie et chanceuse» de trois ans.

La certification d'Abdelrahman Saleh al-Wohaibi le 27 juillet par l'Autorité générale saoudienne de l'aviation civile a marqué la réalisation d'un objectif qui a commencé en Australie en 2019.

Il a déclaré à Arab News que son rêve de devenir pilote de montgolfière s'était concrétisé alors qu'il terminait sa maîtrise en Australie il y a trois ans.

«Je me souviens de ce jour de 2019. Je regardais un groupe de montgolfières dériver lentement dans le ciel. La beauté des montgolfières se déplaçant à l’horizon paisiblement, et d’une façon quasiment sereine, est ce qui m'a le plus séduit. J'étais si près que je pouvais entendre le bruit très particulier du brûleur à gaz à flamme alors qu'il remplissait la montgolfière d'air chaud», confie Al-Wohaibi.

Al-Wohaibi, qui a toujours été attiré par l’altitude, avait obtenu une licence et une maîtrise en génie aérospatial ainsi qu'une autre licence en gestion de navigabilité.

La certification d'Abdelrahman Saleh Al-Wohaibi le 27 juillet a marqué la réalisation d'un objectif qui a commencé en Australie en 2019 (Photo fournie).

«J'étais intrigué par le vol en montgolfière, et même si j'avais participé à de nombreuses autres expériences audacieuses, celle-ci était la plus belle; c'était si paisible», précise-t-il.

Depuis ce jour de 2019, Al-Wohaibi a eu envie d’en savoir plus sur la culture et l'histoire de la montgolfière, et de se lancer dans son parcours de formation.

«C'est ce que j'ai toujours voulu faire et surtout, c'est ce que je veux partager avec mes proches dans le Royaume», indique-t-il.

Al-Wohaibi détient deux licences de pilote privé: une pour les aéronefs à voilure fixe, délivrée par le Royaume-Uni en 2015, et une autre délivrée par l'Australie en 2019.

En 2020, il a été autorisé à piloter des montgolfières par l'Australian Balloon Federation ainsi que par l'Australian Civil Aviation Safety Authority.

Terminer sa formation et obtenir son inscription «a été un honneur» et lui a «permis de faire davantage de découvertes et d'acquérir une nouvelle expérience», confie-t-il.

Il a réussi le test australien lors de sa première tentative et a terminé sa formation en cinq semaines seulement, battant ainsi le record du temps de formation le plus rapide du pays.

«Terminer le cours dans un délai aussi serré a été un exploit difficile. Normalement, les stagiaires ont besoin de douze mois pour terminer le cours. En tout cas, je suis très reconnaissant pour tout le soutien de ma famille, car le site de formation était à trois heures de route, ce qui a imposé des contraintes à ma famille, sachant que je préparais également ma maîtrise», a-t-il affirmé.

«Je me sens tellement béni et chanceux car on m'a appris à voler avec le champion national australien Paul Gibbs dans l'État australien de Victoria. Gibbs est un pilote accompli, ayant gagné de nombreux prix et de de nombreuses qualifications dans le domaine de la montgolfière.»

Al-Wohaibi a les attestations exigées pour piloter des montgolfières plus grandes transportant jusqu'à 36 passagers. Il est autorisé à voyager dans certains aéroports spéciaux», a-t-il indiqué. «Obtenir cette qualification n'est que le début ; maîtriser le vol, acquérir de nouvelles compétences et partager ses connaissances et son expérience reste l'objectif prioritaire», affirme-t-il.

Al-Wohaibi est maintenant prêt à faire profiter son pays et sa communauté en initiant les habitants du Royaume à la culture de la montgolfière, afin qu'ils puissent admirer la beauté naturelle des paysages saoudiens en toute tranquillité.

«Je veux partager les connaissances et les expériences que j'ai acquises avec ceux qui s'intéressent à ce sport dans le Royaume», déclare-t-il.

Al-Wohaibi souhaite également former de nouveaux pilotes et fonder une entreprise de vol touristique, participant ainsi à la Vision 2030 du Royaume.

Alors que le secteur du tourisme se développe en Arabie saoudite, Al-Wohaibi a eu la chance de voler au courant de cette année lors d'un spectacle de montgolfières à AlUla.

La première expérience en montgolfière a eu lieu en Arabie saoudite à AlUla en 2019 (Photo fournie).

L'événement faisait partie du festival AlUla Skies, qui a rassemblé plus de 150 vols en montgolfière sur ce site antique.

«Je constate un développement considérable dans les domaines du tourisme et des sports, et je pense que le vol en montgolfière est certainement une contribution importante», affirme Al-Wohaibi.

L'une de ses principales ambitions pour l'avenir est de posséder personnellement une montgolfière, permettant des vols dans les «plus beaux sites» du Royaume, et de partager cette expérience avec ses amis et sa famille.

«Avoir une bonne connaissance de la météo, en particulier de la météo et des particularités locales, est capital. L'Arabie saoudite présente un environnement météorologique très diversifié, ce qui constitue en soi un défi à part entière», indique Al-Wohaibi.

«Je vais voler à partir de différentes villes du Royaume. Je souhaite également participer à de nombreux événements et de nombreuses compétitions internationales de montgolfières, à l'échelle nationale et internationale.»

La première expérience en montgolfière a eu lieu en Arabie saoudite à AlUla en 2019.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com