Suez enclenche le plan séduction pour les actionnaires

Si Suez reste indépendant, il fera le bonheur et la fortune de ses actionnaires: le groupe qui refuse d'être absorbé par son rival Veolia a lancé à leur adresse une offensive séduction mardi, en rehaussant ses objectifs financiers avec à la clef la promesse de coquets dividendes. (AFP).
Si Suez reste indépendant, il fera le bonheur et la fortune de ses actionnaires: le groupe qui refuse d'être absorbé par son rival Veolia a lancé à leur adresse une offensive séduction mardi, en rehaussant ses objectifs financiers avec à la clef la promesse de coquets dividendes. (AFP).
Short Url
Publié le Mardi 22 septembre 2020

Suez enclenche le plan séduction pour les actionnaires

  • Le spécialiste du traitement de l'eau et des déchets s'est déclaré en avance sur les objectifs de sa stratégie, destinée à le concentrer sur des services à forte valeur ajoutée
  • Avec son plan à horizon 2030, Suez, numéro deux mondial du secteur, espère notamment prendre à Veolia sa place de numéro un

PARIS: Si Suez reste indépendant, il fera le bonheur et la fortune de ses actionnaires: le groupe qui refuse d'être absorbé par son rival Veolia a lancé à leur adresse une offensive séduction mardi, en rehaussant ses objectifs financiers avec à la clef la promesse de coquets dividendes.

Le spécialiste du traitement de l'eau et des déchets s'est déclaré en avance sur les objectifs de sa stratégie, destinée à le concentrer sur des services à forte valeur ajoutée, et a affirmé son "potentiel unique de création de valeur" en tant que groupe indépendant.

Un dividende exceptionnel d'au moins un milliard d'euros est notamment promis aux actionnaires "dès que possible et au plus tard au 1er semestre 2021".

Avec son plan à horizon 2030, Suez, numéro deux mondial du secteur, espère notamment prendre à Veolia sa place de numéro un. 

"Mobilisés par les immenses enjeux nés de l'urgence environnementale, nos priorités sont d’investir dans les services à valeur ajoutée pour favoriser la croissance de Suez afin d'être le leader indépendant, agile et dédié aux services à l'environnement", a souligné le directeur général Bertrand Camus.

Le groupe bataille depuis fin août pour son indépendance, depuis que son actionnaire principal, Engie, s'est vu offrir par Veolia de lui céder ses 29,9% de parts pour 2,9 milliards d'euros. Le géant de l'énergie a jusqu'au 30 septembre pour répondre à la proposition.

L'intersyndicale de Suez a appelé à une journée de mobilisation contre cette vente mardi, avec appel à la grève et à se rassembler devant la tour d'Engie à la Défense.

 Parler aux actionnaires

Selon la direction, le plan stratégique de Suez, annoncé en octobre 2019, "a bien avancé", notamment son volet cessions-acquisitions pour 3 à 4 milliards d'euros.

Les investissements eux ciblent des domaines à forte croissance: eau, recyclage du plastique, déchets dangereux, solutions digitales. Le budget de recherche-développement, qui a crû de 10% ces 5 dernières années, devrait atteindre 150 millions d'euros en 2022, ajoute M. Camus.

Il prévoit aussi 1,2 milliard d'euros d'économies annuelles à partir de 2023 - et déjà 900 millions pour 2022 -, tout en promettant une rentabilité en hausse et une accélération de la croissance du groupe.

Croissance et rentabilité devraient ainsi permettre de "doubler la valeur" pour les actionnaires dès 2022, dit Suez. A condition que le groupe reste "indépendant", adjectif de nouveau martelé mardi dans leur communiqué par Bertrand Camus et le président du Conseil d'administration Philippe Varin.

Veolia propose pour sa part de réunir les deux entités en un "super champion mondial français" de la transformation écologique. Si son rachat des parts d'Engie aboutissait, il lancerait ensuite une OPA sur le reste des actions de Suez.

Tout en amplifiant son plan stratégique, Suez est donc dans le même temps en recherche active et urgente d'investisseurs alternatifs afin de faire une contre-offre à Engie. Celui-ci tient vendredi son prochain conseil d'administration, destiné à examiner toutes les propositions sur la table.

La communication de Suez mardi sur ses bonnes perspectives viserait-elle aussi à convaincre Engie de renoncer à vendre ?

"L'objectif de la journée est de parler à l'ensemble de nos actionnaires de la valeur intrinsèque de la société et de son potentiel de création de valeur à horizon 2022", a répondu M. Camus mardi à des journalistes.

Ces bons objectifs financiers ont-ils été communiqués aux potentiels investisseurs nouveaux dans Suez ?

Là encore, "notre volonté et notre devoir est de parler à tous nos actionnaires de nos réalisations et ambitions", répond juste le directeur financier Julian Waldron, qui souligne l'importance de "maintenir un discours" sur la perspective "d'une croissance boostée, forte pour les années qui viennent".

Après les actionnaires, les directions de Suez mais aussi de Veolia viendront mercredi expliquer leurs motivations à la représentation nationale cette fois.

MM. Varin et Camus, puis le PDG de Veolia Antoine Frérot doivent exposer leurs projets mercredi à l'invitation de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Un groupe de travail parlementaire pourrait ensuite être créé, qui pourrait entendre rapidement les autres acteurs de la saga, selon le député Eric Woerth, à l'origine des convocations.

 


Forbes France cesse de paraître, après le retrait de son investisseur français

L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France. (AFP)
Short Url
  • "En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun"
  • L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe"

PARIS: L'édition française de Forbes va cesser de paraître près de dix ans après sa naissance, a annoncé jeudi le groupe d'édition français qui détenait sa licence et entend se  concentrer désormais sur d'autres titres, dont Time France.

"En dix ans", ce trimestriel en français, déclinaison de la version originale américaine, "a publié 33 numéros, tirés à 100.000 exemplaires chacun, et développé un site réunissant 2 millions de visites par mois, ainsi qu'une communauté de plus de 430.000 personnes sur les réseaux sociaux", indique le groupe  360 Business Media dans un communiqué.

L'entrepreneur Dominique Busso  veut "(concentrer) ses efforts sur Time France, lancé en décembre dernier, sur le magazine Oniriq, ainsi que sur d'autres projets éditoriaux fidèles à l'ADN du groupe", ajoute -t-il, confirmant une information parue dans le quotidien économique Les Echos.

Le dernier numéro de Forbes France a paru en décembre. Le magazine pourrait être relancé si un repreneur se déclare.

Le magazine américain, connu pour son classement annuel des plus grandes fortunes de la planète, édite des versions dans de nombreux pays et en plusieurs langues.

Interrogé par l'AFP, le groupe 360 Business Media a précisé qu'il employait 20 salariés, dont 10 pour Forbes France, à qui "il sera proposé de basculer sur les autres titres s'ils le souhaitent".


La France «ne baisse pas les bras» dans son soutien économique à l'Ukraine, dit Nicolas Forissier

La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7. (AFP)
Short Url
  • La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays
  • Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes

KIEV: La France "ne baisse pas les bras" dans son soutien économique à l'Ukraine en guerre, affirme à l'AFP le ministre français délégué au Commerce extérieur Nicolas Forissier, à l'issue d'une visite de deux jours à Kiev mardi et mercredi, et alors que la France assure en 2026 la présidence du G7.

Q: La France marque des points politiquement en Ukraine en restant un soutien fort du pays. Comment transforme-t-on ces points en gains économiques ?

R: En étant opiniâtres, en étant francs dans la négociation et la discussion. Il s'agit de mettre en place des partenariats gagnant-gagnant entre entreprises françaises et ukrainiennes. C'est l'esprit dans lequel il me semble que nous avons travaillé, l'esprit de cette visite à Kiev. On réussit parce qu'on a aussi de l'excellence, des savoir-faire, des entreprises qui sont dans tous les domaines. Et parfois, même souvent, et c'est le cas en Ukraine mais pas seulement, nos partenaires préfèrent travailler avec des entreprises françaises. Il y aura toujours une concurrence quel que soit le pays. Mais il y a une relation particulière qui existe aujourd'hui entre l'Ukraine et la France.

Q: Quelle impression vous a laissée la population ukrainienne lors de cette visite de deux jours ?

R: J'ai été très ému par la visite de Boutcha (ville où des massacres de civils ont eu lieu par l'armée russe en mars 2022, NDLR). Aussi par la remise des générateurs électriques donnés par la France à l'Ukraine. Je pense que c'était le sentiment de tous ceux qui ont participé à cette mission: c'est quand nos amis sont dans la difficulté qu'on doit être avec eux.

Q: L'Ukraine traverse un hiver froid et la communauté internationale s'intéresse moins au sort du pays. Comment attirer l'attention ?

R: D'abord, ce n'est pas le cas de la France, nous sommes vraiment présents et nous le démontrons. Dans le cadre du G7 énergie on va le montrer aussi, on va encore une fois pousser beaucoup pour apporter des solutions. Je suis venu pour inciter nos entreprises à être conquérantes, présentes, à ne pas avoir peur parce qu'il y a une situation compliquée. C'est maintenant qu'il faut être présents. C'est le message du ministre du Commerce extérieur mais aussi du gouvernement français tout entier. Cela va de pair avec la solidarité qu'on a exprimée aux Ukrainiens pendant tout ce voyage: on ne baisse pas les bras.

 


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Short Url
  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.