La nationalité saoudienne accordée à des personnalités de premier plan

La liste de ces citoyens comprend des personnalités religieuses et universitaires qui ont aidé à fournir aux bibliothèques des ouvrages, des livres et des documents de recherche axés sur les sciences de la charia et l'histoire islamique.
La liste de ces citoyens comprend des personnalités religieuses et universitaires qui ont aidé à fournir aux bibliothèques des ouvrages, des livres et des documents de recherche axés sur les sciences de la charia et l'histoire islamique.
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Publié le Mardi 16 novembre 2021

La nationalité saoudienne accordée à des personnalités de premier plan

  • La liste comprend des universitaires qui ont approuvé le document historique de La Mecque, des médecins spécialistes et des chercheurs
  • La nationalité saoudienne a également été accordée à un groupe de personnalités ayant apporté des contributions importantes dans domaine de l'éducation

RIYAD: Des érudits islamiques de renom, des médecins éminents et des universitaires renommés font partie d'un groupe de 27 personnalités de premier plan dans divers domaines qui ont obtenu la nationalité saoudienne à la suite de l’octroi de l'approbation royale.

La nationalité a été accordée en reconnaissance des éminents services des bénéficiaires et de leur contribution exceptionnelle dans tous les grands domaines de la vie, selon le journal Asharq al-Awsat.

Le dévouement des bénéficiaires et leurs efforts inlassables durant des décennies leur ont permis d'atteindre une renommée remarquable dans la société saoudienne.

Outre les initiatives nationales, le fait d’attirer des spécialistes fait partie des fondements du Royaume pour relever les défis futurs, atteindre les objectifs de la Vision 2030, encourager la compétitivité locale et stimuler les secteurs économiques et scientifiques du pays.

Sur la base de la liste obtenue par Asharq Al-Awsat, la nationalité saoudienne a été accordée à d’éminentes personnalités dans les domaines religieux, médical, éducatif et universitaire.

Les chercheurs comprenaient ceux qui ont participé à l'élaboration du document historique de La Mecque présenté par le roi Salmane lors d'une conférence internationale organisée par la Ligue mondiale musulmane en 2019. Le document, qui promeut la tolérance et l'égalité religieuses, a été signé par des universitaires et des intellectuels islamiques du monde entier.

La liste des citoyens comprenait des personnalités religieuses et universitaires qui ont aidé à fournir aux bibliothèques des ouvrages, des livres et des documents de recherche axés sur les sciences de la charia et l'histoire islamique.

 

Les bénéficiaires sont:

Mustafa Ceric

Membre du Conseil suprême de la Ligue islamique mondiale (LIM) et l'un des principaux érudits qui ont approuvé le document de La Mecque, il a auparavant été grand mufti de Bosnie-Herzégovine et a joué un rôle influent dans le domaine de l'idéologie islamique. Grandement respecté par les institutions scientifiques, religieuses et intellectuelles islamiques et non islamiques, c’est un conférencier important et influent.

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Mustafa Ceric

 

Hussein al-Daoudi

Président du Conseil scandinave pour les relations et membre du Conseil suprême de la LIM, c’est l'une des personnalités qui ont approuvé le document de La Mecque. Il s'intéresse à la construction de ponts entre les religions et à la diffusion de la culture d’un islam modéré. C’est un intellectuel qui jouit d’une grande estime.  

Mohammed Nimr al-Sammak

Secrétaire général du Comité de dialogue islamo-chrétien et membre du Conseil suprême de la LIM, il est considéré comme l'un des principaux penseurs arabes dans son domaine de compétences et a été l'un des principaux universitaires qui ont approuvé le document de La Mecque. C’est un éminent écrivain et universitaire qui a publié des thèses politiques et culturelles ainsi que des ouvrages littéraires axés sur le dialogue entre l'Orient et l'Occident.

Abdullah Saleh Abdullah

Éminent universitaire irakien qui a beaucoup écrit sur l'histoire de la région du Golfe et du Royaume.

Radwan Nayef al-Sayed

Chercheur islamique, il est membre du Conseil suprême de la LIM et l'un des principaux universitaires qui ont approuvé le document de La Mecque. Il est également lauréat du Prix international du roi Fayçal dans la catégorie des études islamiques et une figure respectée dans les conférences en relation avec l’idéologie et les études islamiques.

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Radwan Nayef al-Sayed

Mohammed al-Husseini

Secrétaire général du Conseil arabo-islamique au Liban, c’est un universitaire chiite ayant une présence médiatique remarquable tant à l'intérieur qu’à l'extérieur du monde musulman, en particulier en Europe. Il a soutenu les efforts visant à assurer la modération des propositions centristes, à dénoncer le sectarisme et à rejeter les tentatives de politiser la communauté chiite de l'intérieur à des fins politiques et idéologiques.

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Mohammed al-Husseini

Imad Mohammed Tlaygeh

Consultant en maladies infectieuses et agréé par le US Infectious Disease Board, il est titulaire d'un certificat de gestion médicale et de leadership du King's Fund en Grande-Bretagne, d'un certificat de conseil en santé internationale de la University of Liverpool, d'un certificat d'excellence en soins de santé de GE Healthcare ainsi que d'un certain nombre d'autres certificats en soins de santé. Il a publié plus de 87 articles de recherche scientifique et a reçu de nombreux prix locaux de recherche médicale. Entre 2007 et 2012, il a dirigé le groupe de spécialistes de l'endocardite infectieuse, Global Burden of Disease.

Farouk Oueida

Consultant en chirurgie cardiaque, titulaire d'un doctorat en chirurgie cardiovasculaire et agréé par l'European Board of Cardiothoracic Surger, il a été consultant en chirurgie cardiaque au National Guard Hospital de Riyad entre 2002 et 2004, et, depuis 2004, il est consultant en chirurgie cardiaque ainsi que chef du service de chirurgie cardiaque au Saud Al-Babtain Cardiac Center. Il a effectué plus de 5 000 interventions chirurgicales à cœur ouvert, et écrit plus de 20 articles de recherche scientifique au cours de sa carrière.

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Farouk Oueida

Imad Uddin Najeh Izzat Kanaan

Chef du service de neurologie au King Faisal Specialist Hospital, il est considéré comme l'un des meilleurs neurochirurgiens au monde et a été nommé parmi les 16 meilleurs chirurgiens par la Canadian Academy. Il a publié 115 articles de recherche, donné 230 conférences scientifiques et écrit 8 livres scientifiques. Il est agréé par la German Neurological Society. Il est également directeur du programme de neurologie à l’Alfaisal University et directeur du programme de neurologie clinique avancée, ainsi que membre du conseil consultatif médical du King Faisal Specialist Hospital et membre de nombreux comités scientifiques, notamment de la World Federation of Neurology.    

Khaled Hamawi

Vice-président de l'excellence clinique au First Health Cluster de la province de l’est, il est consultant agréé en médecine interne et en transplantation rénale de l'American Board of Internal Medicine. Il a reçu une bourse de l'American College of Healthcare Executives ainsi qu'une bourse pour la néphrologie. Il a été consultant en greffe rénale et directeur médical du programme de transplantation du pancréas au King Faisal Specialist Hopital. Il a également été directeur médical de la transplantation de pancréas à la Mayo Clinic aux États-Unis entre 2008 et 2012. Entre 2012 et 2018, il a été directeur du centre de transplantation d'organes du King Fahd Specialist Hospital de Dammam, tout en étant directeur co-médical de l'hôpital entre 2017 et 2018. Ses contributions comprennent 20 articles de recherche scientifique et plusieurs ouvrages de référence.

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Khaled Hamawi

Mohammed Ghyath Jamil

Consultant en soins intensifs, il est agréé par l'American Board for Pulmonary, Critical Care and Sleep Disorders. Il est le directeur médical de l'unité de soins intensifs de transplantation d'organes, le directeur médical de l'unité de soins virtuels et l'ancien directeur médical de l'unité de médecine du sommeil du King Faisal Specialist Hospital. Il a créé la première unité virtuelle de télésoins pour soigner virtuellement les patients et réduire les problèmes et les risques dus aux voyages, et a lancé le premier projet de ventilation à domicile pour les patients souffrant d'insuffisance respiratoire chronique. Il est l'ancien président du Saudi Sleep Medicine Group, ancien chef du département de médecine du sommeil et professeur adjoint clinique de médecine interne à la University of North Dakota, professeur adjoint à l’Alfaisal University, directeur du programme de soins virtuels et directeur de l'unité de soins intensifs de transplantation d'organes et d'oncologie.

Walid Khaled Rasheed

Consultant en hématologie et greffe de cellules souches et de moelle osseuse au King Faisal Specialist Hospital, il a publié 32 articles de recherche scientifique et a travaillé dans plusieurs hôpitaux et centres de santé en Nouvelle-Zélande et en Australie pendant près de huit ans. Il a supervisé le traitement et la greffe de cellules souches pour les patients souffrant de diverses maladies du sang. Il a apporté d'importantes contributions globales dans les domaines de la greffe de cellules souches et de moelle osseuse, de la greffe de cellules souches du sang et de la greffe de cellules souches du sang de cordon ombilical. Il a également publié de nombreux articles de recherche scientifique médicale.

Mustafa Abdallah Salih

Médecin ayant à son actif 235 articles scientifiques dans des domaines scientifiques internationaux spécialisés – ses travaux ont été cités 7 761 fois –, il a contribué à l'amélioration de la santé des enfants. Il a obtenu son doctorat en médecine en Suède de l’Uppsala University en 1990, et un doctorat de la University of Khartoum au Soudan, en 1982.

 

La nationalité saoudienne a également été accordée à un groupe de personnalités ayant apporté des contributions importantes dans le domaine de l'éducation:

Nesar Merah

Membre de la faculté et professeur à la King Fahd University of Petroleum and Minerals (KFUPM), il est spécialisé dans l'ingénierie des matériaux, ses applications et les alliages métalliques. Il a supervisé un centre de coopération de recherche entre la KFUPM et le Massachusetts Institute of Technology. Il a publié plus de 90 articles de recherche et 50 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré 11 brevets et 3 autres sont en cours d'enregistrement. Il a reçu plusieurs prix.

Mohammed Abdel Aziz Mustafa Habib

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans la thermodynamique, les inhibiteurs, la combustion et la corrosion des équipements industriels. Il supervise le centre de recherche sur la capture du carbone. Il a publié plus de 200 articles de recherche et 50 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a par ailleurs enregistré 24 brevets et 20 autres sont en cours d'enregistrement. Il a également reçu plusieurs prix et soumis plus de 70 recherches.

Bekir Yilbas

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans l'ingénierie des matériaux, ses applications, les alliages métalliques, la fabrication, la thermodynamique, les inhibiteurs, les applications laser et la production d'énergie. Il a écrit plus de 13 livres et un grand nombre de chapitres dans d'autres livres. Il a publié plus de 400 articles de recherche dans des revues à comité de lecture et enregistré 26 brevets. Il a également reçu plusieurs prix.

Mohammed Abdel Kareem Antar

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, spécialisé dans les technologies de dessalement de l'eau, il a mis en œuvre des projets de recherche appliquée. Il a publié plus de 70 articles de recherche et 40 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a par ailleurs enregistré 8 brevets et 8 autres sont en cours d'enregistrement. Il a également reçu plusieurs prix.

Tawfiq Abdo Saleh Awad

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé en chimie, en particulier dans les matériaux de fabrication, les matériaux secondaires, les composés polymères, les catalyseurs et la photolyse. Il a publié plus de 340 articles de recherche et 30 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré plusieurs brevets et figure parmi les chercheurs les plus cités au monde dans des articles de recherche publiés dans le domaine de la chimie.

Ali Hussein Muqaibel

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans les communications, la propagation et l'analyse des signaux ainsi que les spécifications et les mesures d'ingénierie des canaux de communication. Il a publié plus de 40 articles de recherche et 70 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré plusieurs brevets et reçu plusieurs prix.

Azzedine Zerguine

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans la technologie des communications brouillées, les filtres auto-ajustables, l'analyse des signaux numériques, les canaux et l'intelligence artificielle. Il a publié plus de 80 articles de recherche et 130 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a enregistré 18 brevets, reçu plusieurs prix et a à son actif de nombreux projets de recherche appliquée.

Samir Mekid

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans les technologies de fabrication modernes, la conception de produits et de machines de précision, les matériaux intelligents et la mécatronique. Il a publié plus de 70 articles de recherche et 100 autres dans le cadre de conférences internationales, et a co-écrit des livres. Il a 20 brevets à son actif, entre brevets enregistrés et brevets en cours d'enregistrement, et a également reçu plusieurs prix.

Aiman ​​Helmi al-Maleh

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé en génie informatique, en particulier dans la conception, la fabrication et le test de systèmes numériques et de circuits électroniques hautement intégrés. Il a publié plus de 40 articles de recherche dans des revues à comité de lecture et 50 articles de recherche dans le cadre de conférences internationales. Il a enregistré 7 brevets, reçu plusieurs prix et mis en œuvre un certain nombre de projets appliqués dans son domaine de spécialisation.

Bassam el-Ali

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, spécialisé en chimie, en particulier en chimie industrielle et en catalyseurs homogènes et hétérogènes, il a publié plus de 90 articles de recherche et 15 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré 12 brevets et reçu plusieurs prix.

El-Hadi Mohammed Aggoune

Titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en génie électrique de la University of Washington aux États-Unis, ingénieur professionnel inscrit aux États-Unis, il a formé un certain nombre d'étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs dans plusieurs universités aux États-Unis et à l'étranger. Il a exercé les fonctions de professeur titulaire, vice-président et président d'universités. Il a reçu le Boeing Excellence Award et le prix du professeur de l'année de l'Institute of Electrical and Electronics Engineers. Il a également été nommé parmi les inventeurs du brevet principal de Boeing. Les thèmes de ses recherches comprennent les systèmes d'alimentation, les réseaux de capteurs sans fil, la visualisation scientifique et la neuro-informatique. Il a écrit un livre sur les réseaux de capteurs et publié 36 articles de recherche remarquables dans des revues internationales, 37 autres dans le cadre de conférences internationales et 9 dans l'enseignement supérieur.

Salaheldin Mahmoud Ahmed Elkatatny

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, spécialisé en génie pétrolier, il a publié plus de 77 articles de recherche et plus de 100 dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré 23 brevets et 13 autres sont en cours d'enregistrement. Il a reçu plusieurs prix.

Mohammed Ahmed Nasr Eldin Mahmoud

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans l'ingénierie pétrolière, en particulier dans l'augmentation de la productivité et de l'efficacité des puits de pétrole et de gaz. Il a publié plus de 130 articles de recherche et 170 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a enregistré 60 brevets et 25 autres sont en cours d'enregistrement. Il a également reçu plusieurs prix.

Mussa Qari Syed

Né dans le Royaume, Syed a obtenu sa licence en médecine nucléaire de la University of Incarnate Word au Texas, sa maîtrise en radiochimie de la University of Iowa, un doctorat en sciences radiologiques de la University of Toledo College of Medicine and Life de l’Ohio et un doctorat en administration de l'enseignement supérieur de la University of Pensylvania. Il travaille actuellement comme professeur de sciences de la santé à la University of California et a déjà été doyen des quatre facultés de la même université. Son expérience dans l'administration de l'enseignement supérieur aux États-Unis comprend le poste de directeur des programmes des professions de la santé et de directeur de l'Institut de médecine nucléaire de la University of Findlay durant huit ans. Il a également dirigé le département de radiologie diagnostique de la Thomas Jefferson University, entre 1998 et 2002.

Syed a été doyen du College of Medicine de la University of California à Los Angeles, et a travaillé comme professeur adjoint et consultant en radiologie diagnostique et en médecine nucléaire. Il a également été directeur académique de la University of Sciences de Philadelphie. En outre, il a travaillé au King Faisal Specialist Hospital de Riyad, où il a dirigé la division des doses de rayonnement et a obtenu son accréditation de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Il a mené de nombreuses recherches scientifiques innovantes axées sur la préparation de colorants diagnostiques pour l'imagerie par résonance magnétique du cancer du sein qui se propage au foie. Le financement des travaux de recherche qu'il a reçu s'élevait à plus de 6 millions de dollars, dont la plus grande partie provenait du département de la santé et des services sociaux des États-Unis.

Il a reçu le US Fulbright Certificate for Senior Scientists, le prix du meilleur professeur de la Charles R. Drew University of Medicine and Science de Los Angeles, ainsi que le prix des services sociaux de la University of Incarnate Word. Il a été élu président de l'American Board of Science in Nuclear Medicine, devenant ainsi la première personne du Moyen-Orient à occuper ce poste.

En outre, il a été président de l’American Board of Nuclear Medicine et de l’American National Council of Radiation Protection and Measurements. Syed a également travaillé comme consultant pour des universités en Allemagne, en Malaisie, au Japon, en Arabie saoudite et au Koweït. Il a été invité en tant que conférencier ou président de conseils scientifiques à plus de 187 conférences scientifiques.

 

Cet article a été initialement publié en langue arabe dans Al-Sharq Al-Awsat

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

   


L'armée israélienne dit se préparer à mener une «vaste opération» en Cisjordanie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués. (AFP)
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  • L'armée israélienne a déclaré que des soldats avaient été déployés après des informations faisant état d'une attaque contre des civils israéliens qui faisaient selon elle une randonnée près de la colonie israélienne de Havat Gilad
  • Deux personnes blessées par balles, âgées d'une vingtaine d'années, ont été évacuées par hélicoptère, l'une dans un état grave, selon la même source

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé vendredi qu'elle se préparait à mener une "vaste opération antiterroriste" en Cisjordanie occupée à la suite de violences qui ont coûté la vie à un Israélien et quatre Palestiniens.

"A la suite de l'attaque terroriste perpétrée plus tôt dans la journée dans la région de Tel, les soldats des FDI (armée israélienne, NDLR) se préparent à mener une vaste opération antiterroriste dans ce secteur", a indiqué l'armée. Elle a ajouté avoir reporté les permissions des soldats sur l'ensemble du territoire et déployé ses forces dans la région.

Netanyahu promet d'agir "avec fermeté" 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis vendredi d'agir "avec fermeté" après la mort d'un Israélien dans de nouvelles violences en Cisjordanie occupée, lors desquelles quatre Palestiniens ont aussi été tués.

L'armée israélienne a déclaré que des soldats avaient été déployés après des informations faisant état d'une attaque contre des civils israéliens qui faisaient selon elle une randonnée près de la colonie israélienne de Havat Gilad.

Selon elle, les assaillants se sont emparés de l'arme d'un membre des forces de sécurité arrivées sur place, avant d'ouvrir le feu sur les randonneurs.

Les secours israéliens du Magen David Adom ont indiqué qu'un homme d'une trentaine d'années avait été déclaré mort près de la colonie.

Deux personnes blessées par balles, âgées d'une vingtaine d'années, ont été évacuées par hélicoptère, l'une dans un état grave, selon la même source.

L'armée a ensuite annoncé avoir tué l'auteur de l'attaque et récupéré l'arme dérobée. Elle a précisé que des opérations étaient toujours en cours pour retrouver d'éventuels autres assaillants.

Un journaliste de l'AFP a constaté que tous les barrages et points de contrôle avaient été fermés dans le nord de la Cisjordanie et que d'importants renforts militaires avaient été déployés dans le secteur.

Le ministère palestinien de la Santé a indiqué de son côté que quatre Palestiniens avaient été tués dans le village de Tel, voisin de la colonie, et que quatre autres avaient été blessés, dont trois grièvement.

Le chef du conseil du village de Tel, Walid Zidan, a rejeté la version israélienne, affirmant à l'AFP qu'une vingtaine de colons étaient entrés dans le village palestinien avant que des affrontements n'éclatent.

Selon lui, des soldats israéliens se sont ensuite joints aux colons pour tirer sur des Palestiniens.

L'AFP n'était pas en mesure de vérifier ces affirmations de manière indépendante.

Agir "d'une main de fer"

Après la mort de l'Israélien, M. Netanyahu a dit que son gouvernement agirait "avec fermeté contre les terroristes et leurs commanditaires", selon un communiqué de son bureau.

Il a précisé qu'il allait tenir une réunion avec les responsables sécuritaires pour "discuter des modalités de la riposte à l'attentat meurtrier".

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a appelé l'armée à agir "d'une main de fer" contre "le village des meurtriers et ses environs", sans fournir davantage de précisions.

Les violences en Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, se sont fortement intensifiées depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres officiels israéliens, au moins 47 Israéliens, civils et militaires confondus, y ont été tués depuis octobre 2023 dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.

Selon un décompte de l'AFP, fondé sur les données du ministère de la Santé palestinien, le bilan côté palestinien est d'au moins 1.094 Palestiniens, combattants ou civils tués par des soldats ou des colons israéliens.

Hors Jérusalem-Est, plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, aux côtés d'environ trois millions de Palestiniens.

Toutes les colonies israéliennes sont considérées comme illégales au regard du droit international.


Visite du président libanais à Washington: le Hezbollah dénonce une «soumission» à un pouvoir étranger

Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
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  • Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais
  • Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud

BEYROUTH: Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère".

Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

Cet accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe une partie du sud du pays désignée comme "zone de sécurité" - sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

La formation pro-iranienne, qui s'oppose à l'accord, a déploré dans un communiqué que la visite de M. Aoun n'avait "débouché sur aucun engagement américain" sur un retrait de l'armée israélienne du sud du Liban, ni n'avait mis fin aux tirs israéliens, ni permis un retour sûr des déplacés dans cette région.

"Dans la série ininterrompue des concessions" du pouvoir, cette visite a révélé "l’ampleur de la dépendance et de la soumission à une tutelle étrangère", a ajouté le Hezbollah.

Pendant l'entrevue, Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de l'accord.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran, a réitéré son refus des négociations directes entre Israël et le Liban.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans le village de Zawtar al-Gharbiya dont l'armée israélienne contrôlait les abords.

Le chef de l'armée, Rodolphe Haykal, s'est rendu jeudi sur place où il "a passé en revue les mesures prises" afin de " garantir le retour en sécurité des habitants", selon un communiqué de l'armée.

Un photographe de l'AFP a vu des équipes de secours entrer dans cette localité, qui reste interdite d'accès aux habitants.

Elles ont récupéré trois corps, et poursuivent des opérations de recherche, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais de la guerre régionale.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud.

L'ANI a rapporté une "forte explosion" dans la localité frontalière d'al-Tiri, l'attribuant à l'armée israélienne. Des tirs israéliens dans une autre localité du sud ont blessé un travailleur syrien, a ajouté l'agence.

Des secouristes affiliés au Hezbollah ont rapporté qu'une frappe israélienne près de Nabatiyé al-Fawqa avait visé une ambulance qui se rendait sur le site d'une précédente frappe, et blessé deux secouristes.


La coopération saoudo-américaine peut-elle faire émerger un « Aramco du nucléaire » ?

L’accord s’appuie sur neuf décennies de coopération énergétique, tandis que Washington soutient les ambitions à long terme du Royaume en matière de nucléaire civil. (Getty Images)
L’accord s’appuie sur neuf décennies de coopération énergétique, tandis que Washington soutient les ambitions à long terme du Royaume en matière de nucléaire civil. (Getty Images)
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  • L’accord repose sur près de neuf décennies de coopération énergétique, alors que Washington apporte son soutien aux ambitions de long terme de l’Arabie saoudite dans le domaine du nucléaire civil
  • Des experts estiment que la profonde confiance stratégique et les intérêts commerciaux communs ont rendu possible ce partenariat historique

LONDRES : Bien que les détails techniques et les conditions politiques de l’accord nucléaire conclu entre l’Arabie saoudite et les États-Unis n’aient pas encore été entièrement dévoilés, la nouvelle a été accueillie de manière largement positive par les experts et les observateurs des deux pays.

Comme l’a souligné mercredi le ministère saoudien de l’Énergie dans un communiqué, cet accord ne sort pas de nulle part.

L’Accord de coopération sur les usages pacifiques de l’énergie nucléaire, indique le ministère, « s’inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique historique entre les deux pays amis ».

Plus récemment, il fait suite à l’annonce effectuée lors de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane aux États-Unis l’an dernier, concernant « l’aboutissement des négociations sur la coopération bilatérale dans les usages pacifiques de l’énergie nucléaire ».

Historiquement, la coopération énergétique entre Washington et Riyad a donné naissance à des avancées majeures. Les fondations de ce qui deviendra Aramco, aujourd’hui la plus grande compagnie pétrolière au monde, ont été posées en 1933, lorsque l’Arabie saoudite a signé un accord de concession avec la Standard Oil Company of California.

Le ministère ajoute que cet accord « reflète la vision commune des deux pays visant à renforcer leur coopération dans les domaines de l’énergie et des technologies d’avenir, tout en soutenant le développement durable ».

Mais l’ancienneté de cette vision pourrait surprendre plus d’un. 

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Un puits de pétrole à Ain Dar, en Arabie saoudite, en 1952. (Photo : Touring Club Italiano/Marka/Universal Images Group via Getty Images)

En avril 1986, deux chercheurs du département de génie nucléaire de l’Université Roi-Abdelaziz de Djeddah se sont rendus à l’aéroport international de Pittsburgh afin de participer à une conférence consacrée à la théorie et aux applications de la modélisation et de la simulation informatiques dans plusieurs disciplines.

Le titre de la communication présentée par A.F. Abdul-Fattah et W.H. Abulfaraj lors de cette conférence de deux jours organisée à l’Université de Pittsburgh était : « Évaluation technologique des réacteurs nucléaires de recherche pour l’Arabie saoudite ».

Quarante ans plus tard, ce document rappelle que, loin d’être le résultat d’une course précipitée vers l’énergie nucléaire, le nouvel accord annoncé avec les États-Unis constitue simplement la dernière pièce d’un puzzle énergétique que le Royaume assemble avec patience depuis au moins quatre décennies. 

Michael Ratney, ancien ambassadeur des États-Unis à Riyad et conseiller principal au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington, a déclaré à Arab News que l’accord nucléaire entre les États-Unis et l’Arabie saoudite était, sans aucun doute, « un accord historique ».

« Les Saoudiens réfléchissent à ce projet depuis très longtemps », a-t-il expliqué. « Le processus s’est accéléré avec la Vision 2030 en raison de son objectif de diversification économique et de la volonté de bâtir une économie viable pour l’après-pétrole.

« Et cela ne signifie pas seulement une économie qui ne dépend plus des exportations de pétrole. Cela signifie aussi une économie qui ne dépend plus du pétrole pour répondre à ses propres besoins énergétiques. »

Selon lui, le nucléaire constitue un élément logique d’un mix énergétique plus large basé sur les énergies renouvelables que le Royaume est en train de développer.

« L’Arabie saoudite investit déjà dans l’énergie solaire et l’énergie éolienne, et le nucléaire s’inscrit dans un bouquet énergétique décarboné. C’est d’ailleurs le même débat qui se déroule actuellement en Europe et aux États-Unis.

« Les Saoudiens considèrent depuis longtemps l’énergie nucléaire comme une alternative aux combustibles fossiles, et cet accord représente l’occasion de concrétiser cette ambition. »

Il a ajouté que les États-Unis avaient également beaucoup à gagner de ce nouvel accord.

« Je ne participe pas directement aux négociations », a-t-il précisé. « Mais je suppose que si nous poursuivons ce projet aujourd’hui, c’est aussi parce que nous nous attendons à ce que les Saoudiens collaborent avec des entreprises américaines pour construire les réacteurs. »

Dans une publication sur X, l’homme d’affaires et commentateur saoudien Turki Al-Faisal Al-Rasheed a lui aussi estimé que les deux parties avaient beaucoup à gagner.

Selon lui, ce partenariat « vise à répondre aux besoins de l’Arabie saoudite en matière d’énergie nucléaire à des fins pacifiques, tout en offrant à Washington un levier pour éloigner Riyad de la Chine, son principal partenaire dans de nombreux projets de la Vision 2030. »

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Le prince héritier Mohammed ben Salmane lance le projet de construction du premier réacteur nucléaire de recherche d’Arabie saoudite. (Photo SPA)

La technologie et l’expertise américaines contribueraient à « maintenir des normes élevées en matière de garanties de sécurité et de non-prolifération ». Dans le même temps, « l’Arabie saoudite dispose de ressources considérables et de multiples options à l’international ; remporter ces contrats générerait des emplois, renforcerait le leadership technologique des États-Unis et accroîtrait les revenus à l’exportation des entreprises américaines. »

Toutefois, dans un entretien accordé à Arab News, Turki Al-Rasheed a rappelé que, s’il est « essentiel — voire vital — pour l’Arabie saoudite de renouveler et de diversifier ses sources d’énergie », le Royaume peut choisir de le faire avec les États-Unis ou avec d’autres partenaires, comme la France, la Chine ou la Russie.

« Les États-Unis doivent être notre priorité, mais pas notre seule priorité », a-t-il déclaré. « N’oublions pas que la Chine est notre premier partenaire commercial. Les États-Unis sont notre partenaire militaire et politique. La Russie est notre principal partenaire dans le pétrole et l’énergie. Nous devons préserver l’ensemble de ces relations. »

La confiance des États-Unis dans leur partenariat avec l’Arabie saoudite s’est manifestée non seulement à travers l’accord signé mercredi, mais aussi par la relation étroite qui s’est développée entre les hauts responsables de Washington et de Riyad.

Lors de la cérémonie de signature organisée au siège du département américain de l’Énergie, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a salué le prince Abdulaziz ben Salmane comme « l’un des analystes les plus avisés des marchés mondiaux de l’énergie », ajoutant qu’il admirait depuis longtemps sa franchise sur les grandes questions énergétiques internationales, bien avant leur première rencontre. 

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Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright. (Photo fournie)

Depuis, a-t-il expliqué, les deux hommes ont noué une relation d’amitié fondée sur la confiance, qui dépasse largement les discussions sur le pétrole, le gaz et la coopération dans le domaine du nucléaire civil.

Chris Wright a également salué le « leadership fort et fondé sur des principes » du ministre saoudien de l’Énergie, estimant qu’il avait contribué à transformer le secteur énergétique du Royaume. Selon lui, cette relation de confiance personnelle reflète une conviction plus large : celle que l’Arabie saoudite est un partenaire stratégique de long terme.

Certains observateurs ont toutefois exprimé des inquiétudes, estimant que si l’Arabie saoudite développait une capacité d’enrichissement de l’uranium, cela pourrait déclencher une course aux armements dans la région.

L’Arabie saoudite dispose d’importants gisements d’uranium. En 2019, le prince Abdulaziz avait déclaré : « Nous voulons maîtriser l’ensemble du cycle, depuis l’extraction de l’uranium jusqu’à son enrichissement, puis à son utilisation. » 

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Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz ben Salmane Al Saoud, lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le 4 juin 2026. (AFP/Photo d’archives)

La même année, une étude conjointe menée par le Saudi Geological Survey, le Beijing Research Institute of Uranium Geology et la China National Nuclear Corporation a identifié trois grands gisements, situés dans le centre et le nord-ouest du pays, susceptibles de produire jusqu’à 90 000 tonnes d’uranium.

« Je pense qu’il est normal que cela suscite des inquiétudes lorsque d’autres pays commencent à développer une capacité d’enrichissement nucléaire », a déclaré Michael Ratney. « Mais ce qui a été convenu dans cet accord ne donne pas à l’Arabie saoudite une arme nucléaire. Ce n’est tout simplement pas le cas.

« Il lui permet de développer un programme nucléaire civil en coopération avec les États-Unis, sous le contrôle des garanties de non-prolifération, afin que le Royaume puisse progressivement réduire sa dépendance au pétrole pour la production d’électricité. »

Selon lui, l’accord « laisse la porte ouverte » à un éventuel enrichissement de l’uranium, « mais uniquement au terme de nombreux autres accords et consultations avec les États-Unis avant d’en arriver là. Et un tel projet serait extrêmement coûteux et prendrait beaucoup de temps à mettre en œuvre. »

« Il faut déjà beaucoup de temps pour construire une centrale nucléaire. Développer une capacité d’enrichissement du combustible nucléaire prendrait encore bien plus de temps.

« En attendant, comme la plupart des pays, l’Arabie saoudite importera son combustible nucléaire, tout comme les États-Unis. Nous extrayons de l’uranium, mais nous importons également du combustible nucléaire parce que notre production ne suffit pas à alimenter l’ensemble de nos réacteurs. »

Selon Michael Ratney, l’impulsion initiale ayant conduit à l’accord actuel remonte à l’administration Biden.

« Les premières discussions ont eu lieu sous l’administration Biden, dans le cadre d’un projet d’accord global qui devait inclure un volet nucléaire, une normalisation des relations avec Israël ainsi qu’un traité de défense mutuelle avec les États-Unis.

« Ce projet a pris fin avec la fin du mandat de l’administration Biden, lorsque le processus de normalisation s’est pratiquement enlisé. Il semble désormais que l’administration Trump ait repris le volet nucléaire de cette initiative. » 

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Michael Ratney, ancien ambassadeur des États-Unis à Riyad et conseiller principal au Center for Strategic and International Studies (CSIS). (Photo fournie)

Michael Ratney estime que l’accord franchira l’étape du Congrès et qu’il est conçu pour durer.

« Il n’a pas besoin d’un vote d’approbation ; il lui suffit de survivre à un vote de désapprobation, et je pense que ce sera le cas. Je suis donc convaincu qu’il entrera en vigueur et je doute qu’une future administration cherche à le remettre en cause. »

Alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran se poursuivent, Ratney estime que l’accord comporte également une dimension politique.

« Cela fait probablement partie de la réflexion saoudienne : montrer à leurs voisins que l’Iran n’est pas le seul pays capable de développer un programme nucléaire, et que l’Arabie saoudite peut poursuivre un tel programme non pas de manière illicite, comme l’Iran est parfois accusé de le faire, mais en coopération avec une superpuissance mondiale. »

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Lors de la visite du secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, au laboratoire national de l’Idaho, le 25 juin 2026. (AFP) (AFP)

En réponse à une demande de commentaire, un porte-parole de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué que l’agence « est informée des discussions entre le Royaume d’Arabie saoudite et les États-Unis en vue de conclure un accord bilatéral de coopération dans le domaine du nucléaire civil, ainsi que du projet de demander à l’AIEA de mettre en œuvre des mesures de vérification dans le cadre de cet accord.

« Nous attendons avec intérêt de recevoir cette demande de vérification et de collaborer avec les États-Unis et le Royaume d’Arabie saoudite afin de garantir la mise en œuvre de ces mesures.

« Celles-ci devront s’accompagner des mécanismes de vérification prévus par le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et par l’Accord de garanties généralisées applicable à l’Arabie saoudite.

« Une fois que les deux pays auront présenté cette demande, et conformément aux procédures de l’Agence, le Directeur général la soumettra au Conseil des gouverneurs afin d’obtenir l’autorisation nécessaire à sa mise en œuvre. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com