La nationalité saoudienne accordée à des personnalités de premier plan

La liste de ces citoyens comprend des personnalités religieuses et universitaires qui ont aidé à fournir aux bibliothèques des ouvrages, des livres et des documents de recherche axés sur les sciences de la charia et l'histoire islamique.
La liste de ces citoyens comprend des personnalités religieuses et universitaires qui ont aidé à fournir aux bibliothèques des ouvrages, des livres et des documents de recherche axés sur les sciences de la charia et l'histoire islamique.
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Publié le Mardi 16 novembre 2021

La nationalité saoudienne accordée à des personnalités de premier plan

  • La liste comprend des universitaires qui ont approuvé le document historique de La Mecque, des médecins spécialistes et des chercheurs
  • La nationalité saoudienne a également été accordée à un groupe de personnalités ayant apporté des contributions importantes dans domaine de l'éducation

RIYAD: Des érudits islamiques de renom, des médecins éminents et des universitaires renommés font partie d'un groupe de 27 personnalités de premier plan dans divers domaines qui ont obtenu la nationalité saoudienne à la suite de l’octroi de l'approbation royale.

La nationalité a été accordée en reconnaissance des éminents services des bénéficiaires et de leur contribution exceptionnelle dans tous les grands domaines de la vie, selon le journal Asharq al-Awsat.

Le dévouement des bénéficiaires et leurs efforts inlassables durant des décennies leur ont permis d'atteindre une renommée remarquable dans la société saoudienne.

Outre les initiatives nationales, le fait d’attirer des spécialistes fait partie des fondements du Royaume pour relever les défis futurs, atteindre les objectifs de la Vision 2030, encourager la compétitivité locale et stimuler les secteurs économiques et scientifiques du pays.

Sur la base de la liste obtenue par Asharq Al-Awsat, la nationalité saoudienne a été accordée à d’éminentes personnalités dans les domaines religieux, médical, éducatif et universitaire.

Les chercheurs comprenaient ceux qui ont participé à l'élaboration du document historique de La Mecque présenté par le roi Salmane lors d'une conférence internationale organisée par la Ligue mondiale musulmane en 2019. Le document, qui promeut la tolérance et l'égalité religieuses, a été signé par des universitaires et des intellectuels islamiques du monde entier.

La liste des citoyens comprenait des personnalités religieuses et universitaires qui ont aidé à fournir aux bibliothèques des ouvrages, des livres et des documents de recherche axés sur les sciences de la charia et l'histoire islamique.

 

Les bénéficiaires sont:

Mustafa Ceric

Membre du Conseil suprême de la Ligue islamique mondiale (LIM) et l'un des principaux érudits qui ont approuvé le document de La Mecque, il a auparavant été grand mufti de Bosnie-Herzégovine et a joué un rôle influent dans le domaine de l'idéologie islamique. Grandement respecté par les institutions scientifiques, religieuses et intellectuelles islamiques et non islamiques, c’est un conférencier important et influent.

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Mustafa Ceric

 

Hussein al-Daoudi

Président du Conseil scandinave pour les relations et membre du Conseil suprême de la LIM, c’est l'une des personnalités qui ont approuvé le document de La Mecque. Il s'intéresse à la construction de ponts entre les religions et à la diffusion de la culture d’un islam modéré. C’est un intellectuel qui jouit d’une grande estime.  

Mohammed Nimr al-Sammak

Secrétaire général du Comité de dialogue islamo-chrétien et membre du Conseil suprême de la LIM, il est considéré comme l'un des principaux penseurs arabes dans son domaine de compétences et a été l'un des principaux universitaires qui ont approuvé le document de La Mecque. C’est un éminent écrivain et universitaire qui a publié des thèses politiques et culturelles ainsi que des ouvrages littéraires axés sur le dialogue entre l'Orient et l'Occident.

Abdullah Saleh Abdullah

Éminent universitaire irakien qui a beaucoup écrit sur l'histoire de la région du Golfe et du Royaume.

Radwan Nayef al-Sayed

Chercheur islamique, il est membre du Conseil suprême de la LIM et l'un des principaux universitaires qui ont approuvé le document de La Mecque. Il est également lauréat du Prix international du roi Fayçal dans la catégorie des études islamiques et une figure respectée dans les conférences en relation avec l’idéologie et les études islamiques.

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Radwan Nayef al-Sayed

Mohammed al-Husseini

Secrétaire général du Conseil arabo-islamique au Liban, c’est un universitaire chiite ayant une présence médiatique remarquable tant à l'intérieur qu’à l'extérieur du monde musulman, en particulier en Europe. Il a soutenu les efforts visant à assurer la modération des propositions centristes, à dénoncer le sectarisme et à rejeter les tentatives de politiser la communauté chiite de l'intérieur à des fins politiques et idéologiques.

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Mohammed al-Husseini

Imad Mohammed Tlaygeh

Consultant en maladies infectieuses et agréé par le US Infectious Disease Board, il est titulaire d'un certificat de gestion médicale et de leadership du King's Fund en Grande-Bretagne, d'un certificat de conseil en santé internationale de la University of Liverpool, d'un certificat d'excellence en soins de santé de GE Healthcare ainsi que d'un certain nombre d'autres certificats en soins de santé. Il a publié plus de 87 articles de recherche scientifique et a reçu de nombreux prix locaux de recherche médicale. Entre 2007 et 2012, il a dirigé le groupe de spécialistes de l'endocardite infectieuse, Global Burden of Disease.

Farouk Oueida

Consultant en chirurgie cardiaque, titulaire d'un doctorat en chirurgie cardiovasculaire et agréé par l'European Board of Cardiothoracic Surger, il a été consultant en chirurgie cardiaque au National Guard Hospital de Riyad entre 2002 et 2004, et, depuis 2004, il est consultant en chirurgie cardiaque ainsi que chef du service de chirurgie cardiaque au Saud Al-Babtain Cardiac Center. Il a effectué plus de 5 000 interventions chirurgicales à cœur ouvert, et écrit plus de 20 articles de recherche scientifique au cours de sa carrière.

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Farouk Oueida

Imad Uddin Najeh Izzat Kanaan

Chef du service de neurologie au King Faisal Specialist Hospital, il est considéré comme l'un des meilleurs neurochirurgiens au monde et a été nommé parmi les 16 meilleurs chirurgiens par la Canadian Academy. Il a publié 115 articles de recherche, donné 230 conférences scientifiques et écrit 8 livres scientifiques. Il est agréé par la German Neurological Society. Il est également directeur du programme de neurologie à l’Alfaisal University et directeur du programme de neurologie clinique avancée, ainsi que membre du conseil consultatif médical du King Faisal Specialist Hospital et membre de nombreux comités scientifiques, notamment de la World Federation of Neurology.    

Khaled Hamawi

Vice-président de l'excellence clinique au First Health Cluster de la province de l’est, il est consultant agréé en médecine interne et en transplantation rénale de l'American Board of Internal Medicine. Il a reçu une bourse de l'American College of Healthcare Executives ainsi qu'une bourse pour la néphrologie. Il a été consultant en greffe rénale et directeur médical du programme de transplantation du pancréas au King Faisal Specialist Hopital. Il a également été directeur médical de la transplantation de pancréas à la Mayo Clinic aux États-Unis entre 2008 et 2012. Entre 2012 et 2018, il a été directeur du centre de transplantation d'organes du King Fahd Specialist Hospital de Dammam, tout en étant directeur co-médical de l'hôpital entre 2017 et 2018. Ses contributions comprennent 20 articles de recherche scientifique et plusieurs ouvrages de référence.

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Khaled Hamawi

Mohammed Ghyath Jamil

Consultant en soins intensifs, il est agréé par l'American Board for Pulmonary, Critical Care and Sleep Disorders. Il est le directeur médical de l'unité de soins intensifs de transplantation d'organes, le directeur médical de l'unité de soins virtuels et l'ancien directeur médical de l'unité de médecine du sommeil du King Faisal Specialist Hospital. Il a créé la première unité virtuelle de télésoins pour soigner virtuellement les patients et réduire les problèmes et les risques dus aux voyages, et a lancé le premier projet de ventilation à domicile pour les patients souffrant d'insuffisance respiratoire chronique. Il est l'ancien président du Saudi Sleep Medicine Group, ancien chef du département de médecine du sommeil et professeur adjoint clinique de médecine interne à la University of North Dakota, professeur adjoint à l’Alfaisal University, directeur du programme de soins virtuels et directeur de l'unité de soins intensifs de transplantation d'organes et d'oncologie.

Walid Khaled Rasheed

Consultant en hématologie et greffe de cellules souches et de moelle osseuse au King Faisal Specialist Hospital, il a publié 32 articles de recherche scientifique et a travaillé dans plusieurs hôpitaux et centres de santé en Nouvelle-Zélande et en Australie pendant près de huit ans. Il a supervisé le traitement et la greffe de cellules souches pour les patients souffrant de diverses maladies du sang. Il a apporté d'importantes contributions globales dans les domaines de la greffe de cellules souches et de moelle osseuse, de la greffe de cellules souches du sang et de la greffe de cellules souches du sang de cordon ombilical. Il a également publié de nombreux articles de recherche scientifique médicale.

Mustafa Abdallah Salih

Médecin ayant à son actif 235 articles scientifiques dans des domaines scientifiques internationaux spécialisés – ses travaux ont été cités 7 761 fois –, il a contribué à l'amélioration de la santé des enfants. Il a obtenu son doctorat en médecine en Suède de l’Uppsala University en 1990, et un doctorat de la University of Khartoum au Soudan, en 1982.

 

La nationalité saoudienne a également été accordée à un groupe de personnalités ayant apporté des contributions importantes dans le domaine de l'éducation:

Nesar Merah

Membre de la faculté et professeur à la King Fahd University of Petroleum and Minerals (KFUPM), il est spécialisé dans l'ingénierie des matériaux, ses applications et les alliages métalliques. Il a supervisé un centre de coopération de recherche entre la KFUPM et le Massachusetts Institute of Technology. Il a publié plus de 90 articles de recherche et 50 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré 11 brevets et 3 autres sont en cours d'enregistrement. Il a reçu plusieurs prix.

Mohammed Abdel Aziz Mustafa Habib

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans la thermodynamique, les inhibiteurs, la combustion et la corrosion des équipements industriels. Il supervise le centre de recherche sur la capture du carbone. Il a publié plus de 200 articles de recherche et 50 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a par ailleurs enregistré 24 brevets et 20 autres sont en cours d'enregistrement. Il a également reçu plusieurs prix et soumis plus de 70 recherches.

Bekir Yilbas

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans l'ingénierie des matériaux, ses applications, les alliages métalliques, la fabrication, la thermodynamique, les inhibiteurs, les applications laser et la production d'énergie. Il a écrit plus de 13 livres et un grand nombre de chapitres dans d'autres livres. Il a publié plus de 400 articles de recherche dans des revues à comité de lecture et enregistré 26 brevets. Il a également reçu plusieurs prix.

Mohammed Abdel Kareem Antar

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, spécialisé dans les technologies de dessalement de l'eau, il a mis en œuvre des projets de recherche appliquée. Il a publié plus de 70 articles de recherche et 40 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a par ailleurs enregistré 8 brevets et 8 autres sont en cours d'enregistrement. Il a également reçu plusieurs prix.

Tawfiq Abdo Saleh Awad

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé en chimie, en particulier dans les matériaux de fabrication, les matériaux secondaires, les composés polymères, les catalyseurs et la photolyse. Il a publié plus de 340 articles de recherche et 30 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré plusieurs brevets et figure parmi les chercheurs les plus cités au monde dans des articles de recherche publiés dans le domaine de la chimie.

Ali Hussein Muqaibel

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans les communications, la propagation et l'analyse des signaux ainsi que les spécifications et les mesures d'ingénierie des canaux de communication. Il a publié plus de 40 articles de recherche et 70 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré plusieurs brevets et reçu plusieurs prix.

Azzedine Zerguine

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans la technologie des communications brouillées, les filtres auto-ajustables, l'analyse des signaux numériques, les canaux et l'intelligence artificielle. Il a publié plus de 80 articles de recherche et 130 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a enregistré 18 brevets, reçu plusieurs prix et a à son actif de nombreux projets de recherche appliquée.

Samir Mekid

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans les technologies de fabrication modernes, la conception de produits et de machines de précision, les matériaux intelligents et la mécatronique. Il a publié plus de 70 articles de recherche et 100 autres dans le cadre de conférences internationales, et a co-écrit des livres. Il a 20 brevets à son actif, entre brevets enregistrés et brevets en cours d'enregistrement, et a également reçu plusieurs prix.

Aiman ​​Helmi al-Maleh

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé en génie informatique, en particulier dans la conception, la fabrication et le test de systèmes numériques et de circuits électroniques hautement intégrés. Il a publié plus de 40 articles de recherche dans des revues à comité de lecture et 50 articles de recherche dans le cadre de conférences internationales. Il a enregistré 7 brevets, reçu plusieurs prix et mis en œuvre un certain nombre de projets appliqués dans son domaine de spécialisation.

Bassam el-Ali

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, spécialisé en chimie, en particulier en chimie industrielle et en catalyseurs homogènes et hétérogènes, il a publié plus de 90 articles de recherche et 15 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré 12 brevets et reçu plusieurs prix.

El-Hadi Mohammed Aggoune

Titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en génie électrique de la University of Washington aux États-Unis, ingénieur professionnel inscrit aux États-Unis, il a formé un certain nombre d'étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs dans plusieurs universités aux États-Unis et à l'étranger. Il a exercé les fonctions de professeur titulaire, vice-président et président d'universités. Il a reçu le Boeing Excellence Award et le prix du professeur de l'année de l'Institute of Electrical and Electronics Engineers. Il a également été nommé parmi les inventeurs du brevet principal de Boeing. Les thèmes de ses recherches comprennent les systèmes d'alimentation, les réseaux de capteurs sans fil, la visualisation scientifique et la neuro-informatique. Il a écrit un livre sur les réseaux de capteurs et publié 36 articles de recherche remarquables dans des revues internationales, 37 autres dans le cadre de conférences internationales et 9 dans l'enseignement supérieur.

Salaheldin Mahmoud Ahmed Elkatatny

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, spécialisé en génie pétrolier, il a publié plus de 77 articles de recherche et plus de 100 dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré 23 brevets et 13 autres sont en cours d'enregistrement. Il a reçu plusieurs prix.

Mohammed Ahmed Nasr Eldin Mahmoud

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans l'ingénierie pétrolière, en particulier dans l'augmentation de la productivité et de l'efficacité des puits de pétrole et de gaz. Il a publié plus de 130 articles de recherche et 170 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a enregistré 60 brevets et 25 autres sont en cours d'enregistrement. Il a également reçu plusieurs prix.

Mussa Qari Syed

Né dans le Royaume, Syed a obtenu sa licence en médecine nucléaire de la University of Incarnate Word au Texas, sa maîtrise en radiochimie de la University of Iowa, un doctorat en sciences radiologiques de la University of Toledo College of Medicine and Life de l’Ohio et un doctorat en administration de l'enseignement supérieur de la University of Pensylvania. Il travaille actuellement comme professeur de sciences de la santé à la University of California et a déjà été doyen des quatre facultés de la même université. Son expérience dans l'administration de l'enseignement supérieur aux États-Unis comprend le poste de directeur des programmes des professions de la santé et de directeur de l'Institut de médecine nucléaire de la University of Findlay durant huit ans. Il a également dirigé le département de radiologie diagnostique de la Thomas Jefferson University, entre 1998 et 2002.

Syed a été doyen du College of Medicine de la University of California à Los Angeles, et a travaillé comme professeur adjoint et consultant en radiologie diagnostique et en médecine nucléaire. Il a également été directeur académique de la University of Sciences de Philadelphie. En outre, il a travaillé au King Faisal Specialist Hospital de Riyad, où il a dirigé la division des doses de rayonnement et a obtenu son accréditation de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Il a mené de nombreuses recherches scientifiques innovantes axées sur la préparation de colorants diagnostiques pour l'imagerie par résonance magnétique du cancer du sein qui se propage au foie. Le financement des travaux de recherche qu'il a reçu s'élevait à plus de 6 millions de dollars, dont la plus grande partie provenait du département de la santé et des services sociaux des États-Unis.

Il a reçu le US Fulbright Certificate for Senior Scientists, le prix du meilleur professeur de la Charles R. Drew University of Medicine and Science de Los Angeles, ainsi que le prix des services sociaux de la University of Incarnate Word. Il a été élu président de l'American Board of Science in Nuclear Medicine, devenant ainsi la première personne du Moyen-Orient à occuper ce poste.

En outre, il a été président de l’American Board of Nuclear Medicine et de l’American National Council of Radiation Protection and Measurements. Syed a également travaillé comme consultant pour des universités en Allemagne, en Malaisie, au Japon, en Arabie saoudite et au Koweït. Il a été invité en tant que conférencier ou président de conseils scientifiques à plus de 187 conférences scientifiques.

 

Cet article a été initialement publié en langue arabe dans Al-Sharq Al-Awsat

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

   


L'Iran affirme contrôler le détroit d'Ormuz après les déclarations de Trump sur un contrôle américain

Cette photographie, obtenue auprès de l'agence de presse iranienne ISNA le 13 août 2026, montre une nappe de pétrole le long de la côte sud de l'île de Qeshm, en Iran, le 13 août 2026. (AFP)
Cette photographie, obtenue auprès de l'agence de presse iranienne ISNA le 13 août 2026, montre une nappe de pétrole le long de la côte sud de l'île de Qeshm, en Iran, le 13 août 2026. (AFP)
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  • Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran, a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle "total" du détroit d'Ormuz et allaient le "garder"
  • Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens

TEHERAN: Un haut responsable iranien a affirmé jeudi que le détroit d'Ormuz restait sous le contrôle de l'Iran, après que le président américain Donald Trump a revendiqué la veille le contrôle américain de ce détroit stratégique.

"Aujourd'hui, vous voyez que le détroit d'Ormuz est sous la gestion et le contrôle de la République islamique, et que notre pays poursuit sa trajectoire en toute sécurité", a déclaré selon la télévision d'Etat Hossein Taeb, chef des forces paramilitaires du Bassidj, affiliées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran, a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle "total" du détroit d'Ormuz et allaient le "garder".

Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

Les hostilités ont repris entre les deux pays début juillet, quand le protocole d'accord conclu en juin pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient a volé en éclat.

Les frappes se sont depuis atténuées, Donald Trump assurant que des négociations étaient en cours avec l'Iran, qui a démenti, assurant de son côté ne parler qu'avec Oman d'un futur itinéraire pour franchir le détroit d'Ormuz.


Une colonie de Cisjordanie, démantelée en 2005, à nouveau inaugurée par Israël

Ganim est l'une des quatre colonies israéliennes de Cisjordanie évacuées par Israël dans le cadre du plan de retrait de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon en 2005, avec Homesh, Sa-Nour et Kadim.  (AFP)
Ganim est l'une des quatre colonies israéliennes de Cisjordanie évacuées par Israël dans le cadre du plan de retrait de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon en 2005, avec Homesh, Sa-Nour et Kadim. (AFP)
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  • À Ganim, environ deux douzaines de maisons préfabriquées ont déjà été installées. Des niveleuses et des rouleaux compresseurs s'activent sur le flanc de la colline afin de dégager de nouveaux espaces destinés à de futures habitations
  • Dans la vallée en contrebas, des Palestiniens interrogés par l'AFP témoignent de leur crainte que la construction de Ganim ne rende leur vie plus difficile, voire n'entraîne à terme leur déplacement

GANIM, TERRITOIRES PALESTINIENS: Plus de vingt ans après son retrait de la colonie de Ganim, en Cisjordanie occupée, Israël l'a officiellement inaugurée à nouveau jeudi, selon des journalistes de l'AFP sur place, dans une nouvelle illustration de la politique d'intensification de la colonisation menée par le gouvernement Netanyahu.

"Nous sommes revenus à Ganim  - et nous sommes revenus pour y rester", a affirmé le ministre de la Défense israélien Israël Katz, présent pour la cérémonie.

Sur l'unique rue récemment aménagée, l'odeur de l'asphalte fraîchement coulé flotte dans l'air. De nouveaux résidents et leurs proches, venus les aider à s'installer, sourient à la vue de leurs caravanes flambant neuves.

Ganim est l'une des quatre colonies israéliennes de Cisjordanie évacuées par Israël dans le cadre du plan de retrait de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon en 2005, avec Homesh, Sa-Nour et Kadim. Leur emplacement isolé, dans le nord de la Cisjordanie, près de la ville palestinienne de Jénine, avait notamment motivé leur démantèlement.

Trois d'entre elles ont désormais été reconstruites sous l'actuel gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur fond de forte accélération de la création de nouvelles colonies, et de légalisation d'avant-postes (souvent constitués de quelques caravanes ou préfabriqués construits sans l'aval du gouvernement israélien, et destinés à créer des faits accomplis).

À Ganim, environ deux douzaines de maisons préfabriquées ont déjà été installées. Des niveleuses et des rouleaux compresseurs s'activent sur le flanc de la colline afin de dégager de nouveaux espaces destinés à de futures habitations.

Dans la vallée en contrebas, des Palestiniens interrogés par l'AFP témoignent de leur crainte que la construction de Ganim ne rende leur vie plus difficile, voire n'entraîne à terme leur déplacement.

De part et d'autre de la route reliant Israël à la nouvelle colonie, l'armée a démoli ces derniers jours des commerces et bloqué plusieurs chemins de terre menant aux villages palestiniens, y amoncelant des gravats.

Une centaine de personnes ont assisté à Ganim à la cérémonie d'inauguration, venus d'Israël ou d'autres colonies de Cisjordanie, dont des députés et deux ministres.

Yossi Dagan, le président du Conseil régional, chargé des colonies de ce secteur a parlé "moment historique".

Il a rappelé qu'un plan de construction de 19 nouvelles colonies dans cette zone avait été lancé, avec le soutien du gouvernement.

"Aujourd'hui, nous revenons à Ganim et nous la reconstruisons. Nous ne sommes pas seulement revenus dans les quatre localités qui avaient été évacuées : nous multiplions par deux et par trois la présence juive dans le nord de la Samarie", a-t-il déclaré, utilisant le nom israélien de la Cisjordanie occupée.


La condamnation à mort de Bachar al-Assad par la Syrie : un pas vers la justice ?

La condamnation d’Assad, la première prononcée à son encontre par un tribunal syrien depuis l’effondrement de son gouvernement en décembre 2024 et sa fuite en Russie, a été rendue par contumace. (Image générée par IA représentant à quoi il aurait pu ressembler)
La condamnation d’Assad, la première prononcée à son encontre par un tribunal syrien depuis l’effondrement de son gouvernement en décembre 2024 et sa fuite en Russie, a été rendue par contumace. (Image générée par IA représentant à quoi il aurait pu ressembler)
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  • Ce jugement constitue la première condamnation nationale prononcée à l’encontre du président déchu et marque une tentative sans précédent de demander des comptes aux dirigeants de l’ancien régime
  • Assad bénéficie toujours de la protection de la Russie, tandis que des experts juridiques avertissent que la peine de mort pourrait compliquer les efforts visant à l’extrader et à le faire comparaître en personne devant un tribunal syrien

LONDRES : Pendant près d’un quart de siècle, Bachar al-Assad s’est tenu à la tête d’un État syrien dans lequel le président semblait hors d’atteinte de ses tribunaux.

Mardi, cette situation s’est radicalement inversée.

La quatrième chambre pénale du tribunal de Damas a condamné le président déchu à mort par contumace après l’avoir reconnu coupable de crimes incluant « l’assassinat prémédité et intentionnel de plusieurs personnes, dont des enfants », ainsi que « la torture, les arrestations arbitraires et les crimes contre l’humanité » commis au cours du long conflit qui a ravagé le pays.

Il s’agit de la première condamnation prononcée à l’encontre d’Assad par un tribunal syrien depuis l’effondrement de son gouvernement en décembre 2024 et sa fuite en Russie.

Son frère Maher, ancien commandant de la redoutable quatrième division blindée, et Atef Najib, ancien chef de la sécurité à Deraa dont le traitement réservé aux manifestants adolescents avait contribué à déclencher le soulèvement de 2011, figuraient parmi les personnes également condamnées à mort.

Najib, arrêté en Syrie l’année dernière, était le seul haut responsable présent à l’audience.
Pour de nombreux Syriens, le symbolisme était indéniable.

Des foules se sont rassemblées devant le palais de justice de Damas et ont célébré la nouvelle à Deraa, où le soulèvement contre Assad avait commencé après que les forces de sécurité eurent arrêté et torturé des adolescents accusés d’avoir écrit des graffitis antigouvernementaux.

Pour Rahaf Aldoughli, maître de conférences en études sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à l’université de Lancaster, ce verdict revêt une « importance symbolique considérable ».

« Pendant des décennies, l’une des caractéristiques déterminantes du système Assad a été l’impunité : l’idée que les plus hauts responsables de l’État ne pourraient jamais être tenus légalement pour responsables », a-t-elle déclaré à Arab News.

« Un tribunal syrien qui reconnaît officiellement la responsabilité pénale de Bachar al-Assad rompt donc, au moins symboliquement, avec cet héritage. »

Elle a toutefois mis en garde contre une interprétation excessive de cet événement.
« Nous devons veiller à ne pas assimiler la condamnation d’Assad à la justice transitionnelle. La justice transitionnelle ne peut se réduire à la sanction d’un seul individu, aussi central qu’il ait pu être au sein du système. »

Ce verdict confronte également les nouvelles autorités syriennes à une question plus épineuse : condamner Assad à mort le rapproche-t-il de la justice, ou rend-il encore plus lointaine la perspective de le juger un jour en personne — ainsi que ceux qui ont permis le fonctionnement de son appareil ?

« Dans l’ensemble, il s’agit d’une avancée significative, mais il ne faut pas en exagérer l’importance », a déclaré à Arab News Robert Pinfold, maître de conférences en sécurité internationale au King’s College de Londres. « Cela reste largement symbolique — notamment parce qu’Assad se trouve en Russie. »

Si la poursuite des relations chaleureuses entre Damas et Moscou pourrait théoriquement constituer un « coup de théâtre », a-t-il ajouté, il est raisonnable de supposer que les avoirs d’Assad et de sa famille resteront hors d’atteinte à court terme.

« Quant à la condamnation à mort elle-même, la plupart des Syriens y seront globalement favorables », a déclaré M. Pinfold. « Très peu de gens aujourd’hui — y compris certains de ses anciens partisans et des alaouites qui estiment qu’il les a trahis en s’enfuyant — soutiennent encore Bachar al-Assad. Il ne s’agit donc pas d’une décision controversée.

« Mais la capacité du gouvernement à réellement l’appliquer est limitée, puisque Assad se trouve hors du pays. »

Il a fait valoir que, alors que Damas est confrontée à des demandes croissantes de vérité, de réconciliation et de responsabilisation, elle doit mener ces processus avec prudence afin d’éviter de donner l’impression que les communautés minoritaires sont collectivement tenues pour responsables des exactions de l’ancien régime, même si les Syriens continuent de réclamer justice.

Assad est devenu, contre toute attente, le dirigeant de la Syrie de 2000 à décembre 2024, succédant à son père Hafez Assad et présidant un système dominé par la présidence, les services de sécurité et l’establishment militaire.

Lorsque des manifestations pacifiques ont éclaté en 2011, les forces gouvernementales ont réagi par la force meurtrière. Le soulèvement s’est rapidement transformé en une guerre qui a fait plus de 580 000 morts, déplacé plus de 13 millions de personnes et donné lieu à des allégations de torture systématique, de disparitions forcées, d’attaques aveugles et d’autres violations graves.

Pendant des années, les tentatives visant à établir les responsabilités se sont principalement déroulées en dehors de la Syrie. Les tribunaux européens ont eu recours à la compétence universelle et à d’autres mécanismes juridiques pour poursuivre d’anciens agents des services de renseignement syriens et d’autres suspects qui avaient atteint leur territoire.

Les tribunaux français ont également poursuivi Bachar al-Assad lui-même. En 2025, des juges d’instruction français ont émis un mandat d’arrêt à son encontre en lien avec le bombardement, en 2012, d’un centre de presse à Homs qui a coûté la vie aux journalistes Marie Colvin et Rémi Ochlik.

La décision rendue mardi revêt une importance particulière car elle a été prononcée en Syrie, inscrivant officiellement Assad au casier judiciaire du pays en tant que prévenu condamné, et non plus simplement comme faisant l’objet d’enquêtes, d’allégations ou de sanctions étrangères.

Mais la condamnation à mort ne constitue pas nécessairement une issue juridique définitive. Assad a été jugé par contumace et, selon le droit procédural syrien, le verdict pourrait être annulé et la procédure rouverte s’il se rendait ou s’il était arrêté et traduit en justice, d’après l’analyse du Réseau syrien pour les droits de l’homme.

« Le fait qu’il s’agisse également d’une condamnation à mort complique en outre les traités d’extradition avec d’autres pays qui ont pu ou non accorder l’asile à des responsables du régime syrien », a déclaré Samy Akil, conseiller principal chez The Syria Report, à Arab News.

« Je pense que l’UE et la CPI s’opposent à l’extradition vers un pays où une peine de mort a été prononcée à l’encontre d’une personne jugée par contumace. Je pense que c’est un aspect dont les responsables syriens n’ont pas vraiment tenu compte. »

Une question juridique plus large se pose également. Le droit syrien ne définit pas les « crimes de guerre » ni les « crimes contre l’humanité » comme des infractions distinctes. Ces affaires sont donc généralement jugées en vertu des dispositions pénales ordinaires, notamment celles relatives au meurtre, à la torture et à la détention illégale.

Les procureurs ont cherché à combler cette lacune en invoquant des principes juridiques internationaux, bien que la Syrie ne soit pas partie à la Convention des Nations unies de 1968 sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Ces procédures contribueront donc à établir le cadre juridique pour de futures affaires visant à établir les responsabilités.

« Le cadre juridique et le système judiciaire syriens ne sont pas suffisamment adaptés pour traiter l’ampleur, la portée et la nature des massacres qui ont été perpétrés en Syrie — qu’il s’agisse de crimes de guerre, de torture ou de toutes les questions pertinentes qui doivent être abordées », a déclaré Akil.

« Le fait qu’ils se soient largement appuyés sur le code pénal existant — malgré plus d’un an et demi de travail sur une loi de justice transitionnelle, un projet de texte et le plaidoyer de nombreux groupes de la société civile — sape le processus de transition (aujourd’hui) et pour l’avenir.

« En fin de compte, il faut un système judiciaire indépendant et opérationnel pour traiter d’autres affaires (similaires) qui sont peut-être moins médiatisées, comme celles concernant des commandants de division ayant commis des massacres sur ordre des échelons supérieurs de la chaîne de commandement.

« L’absence d’une loi claire sur la justice transitionnelle est, à mon sens, la principale préoccupation, mais en fin de compte, cette décision constitue évidemment une victoire symbolique. »

Pour l’instant, il est peu probable qu’Assad purge la peine qui lui a été infligée. Il se trouve toujours en Russie, qui ne devrait pas l’extrader, tandis que la peine de mort pourrait compliquer toute tentative visant à obtenir son extradition depuis un autre pays.

Pour autant, considérer ce jugement comme purement symbolique reviendrait à en négliger l’importance.


Pour la première fois, un tribunal syrien a formellement établi la responsabilité pénale de la figure la plus puissante de l’ancien régime — un homme qui incarnait autrefois l’autorité de l’État syrien, mais qui est désormais fiché comme un fugitif condamné pour des crimes graves.

« À court terme, cette condamnation n’aboutira probablement pas à l’emprisonnement ou à l’exécution d’Assad tant qu’il restera sous la protection de la Russie et que Moscou refusera de l’extrader », a déclaré M. Aldoughli.

« Son impact immédiat est donc avant tout juridique et symbolique, plutôt que coercitif. Mais cela ne la rend pas pour autant dénuée de sens. »

La condamnation d’Assad clôt un chapitre des relations entre la Syrie et son ancien dirigeant. La question la plus importante est de savoir si elle marquera le début d’un processus de justice transitionnelle complet et impartial, ou si elle restera un jugement historique qui ne pourra jamais être appliqué.

« Peut-être que l’importance la plus grande réside dans le fait qu’Assad, qui a gouverné la Syrie pendant plus de deux décennies avec un pouvoir pratiquement illimité, est désormais un fugitif recherché par la justice syrienne », a déclaré M. Aldoughli.

« Pour de nombreux Syriens, ce revirement aura en soi une portée symbolique considérable. Mais le véritable test de la transition syrienne sera de savoir si ce moment marquera le début d’un processus judiciaire complet et impartial, plutôt que son aboutissement. »