La nationalité saoudienne accordée à des personnalités de premier plan

La liste de ces citoyens comprend des personnalités religieuses et universitaires qui ont aidé à fournir aux bibliothèques des ouvrages, des livres et des documents de recherche axés sur les sciences de la charia et l'histoire islamique.
La liste de ces citoyens comprend des personnalités religieuses et universitaires qui ont aidé à fournir aux bibliothèques des ouvrages, des livres et des documents de recherche axés sur les sciences de la charia et l'histoire islamique.
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Publié le Mardi 16 novembre 2021

La nationalité saoudienne accordée à des personnalités de premier plan

  • La liste comprend des universitaires qui ont approuvé le document historique de La Mecque, des médecins spécialistes et des chercheurs
  • La nationalité saoudienne a également été accordée à un groupe de personnalités ayant apporté des contributions importantes dans domaine de l'éducation

RIYAD: Des érudits islamiques de renom, des médecins éminents et des universitaires renommés font partie d'un groupe de 27 personnalités de premier plan dans divers domaines qui ont obtenu la nationalité saoudienne à la suite de l’octroi de l'approbation royale.

La nationalité a été accordée en reconnaissance des éminents services des bénéficiaires et de leur contribution exceptionnelle dans tous les grands domaines de la vie, selon le journal Asharq al-Awsat.

Le dévouement des bénéficiaires et leurs efforts inlassables durant des décennies leur ont permis d'atteindre une renommée remarquable dans la société saoudienne.

Outre les initiatives nationales, le fait d’attirer des spécialistes fait partie des fondements du Royaume pour relever les défis futurs, atteindre les objectifs de la Vision 2030, encourager la compétitivité locale et stimuler les secteurs économiques et scientifiques du pays.

Sur la base de la liste obtenue par Asharq Al-Awsat, la nationalité saoudienne a été accordée à d’éminentes personnalités dans les domaines religieux, médical, éducatif et universitaire.

Les chercheurs comprenaient ceux qui ont participé à l'élaboration du document historique de La Mecque présenté par le roi Salmane lors d'une conférence internationale organisée par la Ligue mondiale musulmane en 2019. Le document, qui promeut la tolérance et l'égalité religieuses, a été signé par des universitaires et des intellectuels islamiques du monde entier.

La liste des citoyens comprenait des personnalités religieuses et universitaires qui ont aidé à fournir aux bibliothèques des ouvrages, des livres et des documents de recherche axés sur les sciences de la charia et l'histoire islamique.

 

Les bénéficiaires sont:

Mustafa Ceric

Membre du Conseil suprême de la Ligue islamique mondiale (LIM) et l'un des principaux érudits qui ont approuvé le document de La Mecque, il a auparavant été grand mufti de Bosnie-Herzégovine et a joué un rôle influent dans le domaine de l'idéologie islamique. Grandement respecté par les institutions scientifiques, religieuses et intellectuelles islamiques et non islamiques, c’est un conférencier important et influent.

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Mustafa Ceric

 

Hussein al-Daoudi

Président du Conseil scandinave pour les relations et membre du Conseil suprême de la LIM, c’est l'une des personnalités qui ont approuvé le document de La Mecque. Il s'intéresse à la construction de ponts entre les religions et à la diffusion de la culture d’un islam modéré. C’est un intellectuel qui jouit d’une grande estime.  

Mohammed Nimr al-Sammak

Secrétaire général du Comité de dialogue islamo-chrétien et membre du Conseil suprême de la LIM, il est considéré comme l'un des principaux penseurs arabes dans son domaine de compétences et a été l'un des principaux universitaires qui ont approuvé le document de La Mecque. C’est un éminent écrivain et universitaire qui a publié des thèses politiques et culturelles ainsi que des ouvrages littéraires axés sur le dialogue entre l'Orient et l'Occident.

Abdullah Saleh Abdullah

Éminent universitaire irakien qui a beaucoup écrit sur l'histoire de la région du Golfe et du Royaume.

Radwan Nayef al-Sayed

Chercheur islamique, il est membre du Conseil suprême de la LIM et l'un des principaux universitaires qui ont approuvé le document de La Mecque. Il est également lauréat du Prix international du roi Fayçal dans la catégorie des études islamiques et une figure respectée dans les conférences en relation avec l’idéologie et les études islamiques.

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Radwan Nayef al-Sayed

Mohammed al-Husseini

Secrétaire général du Conseil arabo-islamique au Liban, c’est un universitaire chiite ayant une présence médiatique remarquable tant à l'intérieur qu’à l'extérieur du monde musulman, en particulier en Europe. Il a soutenu les efforts visant à assurer la modération des propositions centristes, à dénoncer le sectarisme et à rejeter les tentatives de politiser la communauté chiite de l'intérieur à des fins politiques et idéologiques.

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Mohammed al-Husseini

Imad Mohammed Tlaygeh

Consultant en maladies infectieuses et agréé par le US Infectious Disease Board, il est titulaire d'un certificat de gestion médicale et de leadership du King's Fund en Grande-Bretagne, d'un certificat de conseil en santé internationale de la University of Liverpool, d'un certificat d'excellence en soins de santé de GE Healthcare ainsi que d'un certain nombre d'autres certificats en soins de santé. Il a publié plus de 87 articles de recherche scientifique et a reçu de nombreux prix locaux de recherche médicale. Entre 2007 et 2012, il a dirigé le groupe de spécialistes de l'endocardite infectieuse, Global Burden of Disease.

Farouk Oueida

Consultant en chirurgie cardiaque, titulaire d'un doctorat en chirurgie cardiovasculaire et agréé par l'European Board of Cardiothoracic Surger, il a été consultant en chirurgie cardiaque au National Guard Hospital de Riyad entre 2002 et 2004, et, depuis 2004, il est consultant en chirurgie cardiaque ainsi que chef du service de chirurgie cardiaque au Saud Al-Babtain Cardiac Center. Il a effectué plus de 5 000 interventions chirurgicales à cœur ouvert, et écrit plus de 20 articles de recherche scientifique au cours de sa carrière.

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Farouk Oueida

Imad Uddin Najeh Izzat Kanaan

Chef du service de neurologie au King Faisal Specialist Hospital, il est considéré comme l'un des meilleurs neurochirurgiens au monde et a été nommé parmi les 16 meilleurs chirurgiens par la Canadian Academy. Il a publié 115 articles de recherche, donné 230 conférences scientifiques et écrit 8 livres scientifiques. Il est agréé par la German Neurological Society. Il est également directeur du programme de neurologie à l’Alfaisal University et directeur du programme de neurologie clinique avancée, ainsi que membre du conseil consultatif médical du King Faisal Specialist Hospital et membre de nombreux comités scientifiques, notamment de la World Federation of Neurology.    

Khaled Hamawi

Vice-président de l'excellence clinique au First Health Cluster de la province de l’est, il est consultant agréé en médecine interne et en transplantation rénale de l'American Board of Internal Medicine. Il a reçu une bourse de l'American College of Healthcare Executives ainsi qu'une bourse pour la néphrologie. Il a été consultant en greffe rénale et directeur médical du programme de transplantation du pancréas au King Faisal Specialist Hopital. Il a également été directeur médical de la transplantation de pancréas à la Mayo Clinic aux États-Unis entre 2008 et 2012. Entre 2012 et 2018, il a été directeur du centre de transplantation d'organes du King Fahd Specialist Hospital de Dammam, tout en étant directeur co-médical de l'hôpital entre 2017 et 2018. Ses contributions comprennent 20 articles de recherche scientifique et plusieurs ouvrages de référence.

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Khaled Hamawi

Mohammed Ghyath Jamil

Consultant en soins intensifs, il est agréé par l'American Board for Pulmonary, Critical Care and Sleep Disorders. Il est le directeur médical de l'unité de soins intensifs de transplantation d'organes, le directeur médical de l'unité de soins virtuels et l'ancien directeur médical de l'unité de médecine du sommeil du King Faisal Specialist Hospital. Il a créé la première unité virtuelle de télésoins pour soigner virtuellement les patients et réduire les problèmes et les risques dus aux voyages, et a lancé le premier projet de ventilation à domicile pour les patients souffrant d'insuffisance respiratoire chronique. Il est l'ancien président du Saudi Sleep Medicine Group, ancien chef du département de médecine du sommeil et professeur adjoint clinique de médecine interne à la University of North Dakota, professeur adjoint à l’Alfaisal University, directeur du programme de soins virtuels et directeur de l'unité de soins intensifs de transplantation d'organes et d'oncologie.

Walid Khaled Rasheed

Consultant en hématologie et greffe de cellules souches et de moelle osseuse au King Faisal Specialist Hospital, il a publié 32 articles de recherche scientifique et a travaillé dans plusieurs hôpitaux et centres de santé en Nouvelle-Zélande et en Australie pendant près de huit ans. Il a supervisé le traitement et la greffe de cellules souches pour les patients souffrant de diverses maladies du sang. Il a apporté d'importantes contributions globales dans les domaines de la greffe de cellules souches et de moelle osseuse, de la greffe de cellules souches du sang et de la greffe de cellules souches du sang de cordon ombilical. Il a également publié de nombreux articles de recherche scientifique médicale.

Mustafa Abdallah Salih

Médecin ayant à son actif 235 articles scientifiques dans des domaines scientifiques internationaux spécialisés – ses travaux ont été cités 7 761 fois –, il a contribué à l'amélioration de la santé des enfants. Il a obtenu son doctorat en médecine en Suède de l’Uppsala University en 1990, et un doctorat de la University of Khartoum au Soudan, en 1982.

 

La nationalité saoudienne a également été accordée à un groupe de personnalités ayant apporté des contributions importantes dans le domaine de l'éducation:

Nesar Merah

Membre de la faculté et professeur à la King Fahd University of Petroleum and Minerals (KFUPM), il est spécialisé dans l'ingénierie des matériaux, ses applications et les alliages métalliques. Il a supervisé un centre de coopération de recherche entre la KFUPM et le Massachusetts Institute of Technology. Il a publié plus de 90 articles de recherche et 50 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré 11 brevets et 3 autres sont en cours d'enregistrement. Il a reçu plusieurs prix.

Mohammed Abdel Aziz Mustafa Habib

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans la thermodynamique, les inhibiteurs, la combustion et la corrosion des équipements industriels. Il supervise le centre de recherche sur la capture du carbone. Il a publié plus de 200 articles de recherche et 50 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a par ailleurs enregistré 24 brevets et 20 autres sont en cours d'enregistrement. Il a également reçu plusieurs prix et soumis plus de 70 recherches.

Bekir Yilbas

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans l'ingénierie des matériaux, ses applications, les alliages métalliques, la fabrication, la thermodynamique, les inhibiteurs, les applications laser et la production d'énergie. Il a écrit plus de 13 livres et un grand nombre de chapitres dans d'autres livres. Il a publié plus de 400 articles de recherche dans des revues à comité de lecture et enregistré 26 brevets. Il a également reçu plusieurs prix.

Mohammed Abdel Kareem Antar

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, spécialisé dans les technologies de dessalement de l'eau, il a mis en œuvre des projets de recherche appliquée. Il a publié plus de 70 articles de recherche et 40 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a par ailleurs enregistré 8 brevets et 8 autres sont en cours d'enregistrement. Il a également reçu plusieurs prix.

Tawfiq Abdo Saleh Awad

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé en chimie, en particulier dans les matériaux de fabrication, les matériaux secondaires, les composés polymères, les catalyseurs et la photolyse. Il a publié plus de 340 articles de recherche et 30 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré plusieurs brevets et figure parmi les chercheurs les plus cités au monde dans des articles de recherche publiés dans le domaine de la chimie.

Ali Hussein Muqaibel

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans les communications, la propagation et l'analyse des signaux ainsi que les spécifications et les mesures d'ingénierie des canaux de communication. Il a publié plus de 40 articles de recherche et 70 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré plusieurs brevets et reçu plusieurs prix.

Azzedine Zerguine

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans la technologie des communications brouillées, les filtres auto-ajustables, l'analyse des signaux numériques, les canaux et l'intelligence artificielle. Il a publié plus de 80 articles de recherche et 130 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a enregistré 18 brevets, reçu plusieurs prix et a à son actif de nombreux projets de recherche appliquée.

Samir Mekid

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans les technologies de fabrication modernes, la conception de produits et de machines de précision, les matériaux intelligents et la mécatronique. Il a publié plus de 70 articles de recherche et 100 autres dans le cadre de conférences internationales, et a co-écrit des livres. Il a 20 brevets à son actif, entre brevets enregistrés et brevets en cours d'enregistrement, et a également reçu plusieurs prix.

Aiman ​​Helmi al-Maleh

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé en génie informatique, en particulier dans la conception, la fabrication et le test de systèmes numériques et de circuits électroniques hautement intégrés. Il a publié plus de 40 articles de recherche dans des revues à comité de lecture et 50 articles de recherche dans le cadre de conférences internationales. Il a enregistré 7 brevets, reçu plusieurs prix et mis en œuvre un certain nombre de projets appliqués dans son domaine de spécialisation.

Bassam el-Ali

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, spécialisé en chimie, en particulier en chimie industrielle et en catalyseurs homogènes et hétérogènes, il a publié plus de 90 articles de recherche et 15 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré 12 brevets et reçu plusieurs prix.

El-Hadi Mohammed Aggoune

Titulaire d'une maîtrise et d'un doctorat en génie électrique de la University of Washington aux États-Unis, ingénieur professionnel inscrit aux États-Unis, il a formé un certain nombre d'étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs dans plusieurs universités aux États-Unis et à l'étranger. Il a exercé les fonctions de professeur titulaire, vice-président et président d'universités. Il a reçu le Boeing Excellence Award et le prix du professeur de l'année de l'Institute of Electrical and Electronics Engineers. Il a également été nommé parmi les inventeurs du brevet principal de Boeing. Les thèmes de ses recherches comprennent les systèmes d'alimentation, les réseaux de capteurs sans fil, la visualisation scientifique et la neuro-informatique. Il a écrit un livre sur les réseaux de capteurs et publié 36 articles de recherche remarquables dans des revues internationales, 37 autres dans le cadre de conférences internationales et 9 dans l'enseignement supérieur.

Salaheldin Mahmoud Ahmed Elkatatny

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, spécialisé en génie pétrolier, il a publié plus de 77 articles de recherche et plus de 100 dans le cadre de conférences internationales. Il a également enregistré 23 brevets et 13 autres sont en cours d'enregistrement. Il a reçu plusieurs prix.

Mohammed Ahmed Nasr Eldin Mahmoud

Membre de la faculté et professeur à la KFUPM, il est spécialisé dans l'ingénierie pétrolière, en particulier dans l'augmentation de la productivité et de l'efficacité des puits de pétrole et de gaz. Il a publié plus de 130 articles de recherche et 170 autres dans le cadre de conférences internationales. Il a enregistré 60 brevets et 25 autres sont en cours d'enregistrement. Il a également reçu plusieurs prix.

Mussa Qari Syed

Né dans le Royaume, Syed a obtenu sa licence en médecine nucléaire de la University of Incarnate Word au Texas, sa maîtrise en radiochimie de la University of Iowa, un doctorat en sciences radiologiques de la University of Toledo College of Medicine and Life de l’Ohio et un doctorat en administration de l'enseignement supérieur de la University of Pensylvania. Il travaille actuellement comme professeur de sciences de la santé à la University of California et a déjà été doyen des quatre facultés de la même université. Son expérience dans l'administration de l'enseignement supérieur aux États-Unis comprend le poste de directeur des programmes des professions de la santé et de directeur de l'Institut de médecine nucléaire de la University of Findlay durant huit ans. Il a également dirigé le département de radiologie diagnostique de la Thomas Jefferson University, entre 1998 et 2002.

Syed a été doyen du College of Medicine de la University of California à Los Angeles, et a travaillé comme professeur adjoint et consultant en radiologie diagnostique et en médecine nucléaire. Il a également été directeur académique de la University of Sciences de Philadelphie. En outre, il a travaillé au King Faisal Specialist Hospital de Riyad, où il a dirigé la division des doses de rayonnement et a obtenu son accréditation de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Il a mené de nombreuses recherches scientifiques innovantes axées sur la préparation de colorants diagnostiques pour l'imagerie par résonance magnétique du cancer du sein qui se propage au foie. Le financement des travaux de recherche qu'il a reçu s'élevait à plus de 6 millions de dollars, dont la plus grande partie provenait du département de la santé et des services sociaux des États-Unis.

Il a reçu le US Fulbright Certificate for Senior Scientists, le prix du meilleur professeur de la Charles R. Drew University of Medicine and Science de Los Angeles, ainsi que le prix des services sociaux de la University of Incarnate Word. Il a été élu président de l'American Board of Science in Nuclear Medicine, devenant ainsi la première personne du Moyen-Orient à occuper ce poste.

En outre, il a été président de l’American Board of Nuclear Medicine et de l’American National Council of Radiation Protection and Measurements. Syed a également travaillé comme consultant pour des universités en Allemagne, en Malaisie, au Japon, en Arabie saoudite et au Koweït. Il a été invité en tant que conférencier ou président de conseils scientifiques à plus de 187 conférences scientifiques.

 

Cet article a été initialement publié en langue arabe dans Al-Sharq Al-Awsat

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

   


Le ministre des Affaires étrangères d'Oman en Iran pour discuter d'Ormuz

Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • M. al-Busaidi mènera les "consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu'États riverains du détroit d'Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région"
  • Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour "renforcer la coopération bilatérale" et "discuter des enjeux régionaux"

TEHERAN: Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz.

M. al-Busaidi mènera les "consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu'États riverains du détroit d'Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région", a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, dans un communiqué.

Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour "renforcer la coopération bilatérale" et "discuter des enjeux régionaux".

En riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a verrouillé le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel circulait, avant le conflit, un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Téhéran a indiqué qu'il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région. L'Iran a pris pour cible des navires qui tentent de traverser le détroit sans demander d'autorisation.

De son côté, le président américain Donald Trump martèle avoir le "contrôle total" du détroit et a affirmé qu'il en ferait, après la guerre un "territoire américain".

Il a également menacé de bombarder Oman si le pays se mettait "en travers" du chemin des Etats-Unis.

L'Iran et Oman discutent depuis plusieurs semaines pour établir une nouvelle route de navigation dans le détroit.

Mardi, le Qatar, un des pays médiateurs dans le conflit, les a appelés à conclure leurs négociations, pour permettre de "reprendre" les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran.

Téhéran affirme que la voie maritime restera fermée tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, dont la levée du blocus imposé par les Etats-Unis aux  ports iraniens.


La Syrie dit vouloir désamorcer les tensions avec Israël après l'attaque d'une base

Cette photo, diffusée par la page Telegram de la présidence syrienne, montre le président syrien Ahmed al-Sharaa (à droite) serrant la main de l'envoyé américain Tom Barrack au palais présidentiel de Damas, le 18 janvier 2026. (AFP)
Cette photo, diffusée par la page Telegram de la présidence syrienne, montre le président syrien Ahmed al-Sharaa (à droite) serrant la main de l'envoyé américain Tom Barrack au palais présidentiel de Damas, le 18 janvier 2026. (AFP)
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  • Selon des sources interrogées par l'AFP, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, se sont rencontrés en Jordanie
  • Ils ont abordé, entre autres, la question de la mise en place d'une "salle des opérations spéciales" en Jordanie, sous supervision américaine, afin d'éviter tout affrontement en Syrie, y compris avec la Turquie

DAMAS: La Syrie et Israël ont tenu dimanche des discussions de haut niveau en Jordanie, Damas affirmant vouloir désamorcer la crise provoquée par une attaque israélienne et rester à l'écart des tensions entre Israël et la Turquie.

Avec cette frappe sur une base aérienne du nord du pays, vivement condamnée par Damas, Israël avait dit vouloir y empêcher le déploiement de troupes turques. Ankara a démenti toute présence militaire.

Selon des sources interrogées par l'AFP, le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani, et le chef du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, Roman Gofman, se sont rencontrés en Jordanie.

Ils ont abordé, entre autres, la question de la mise en place d'une "salle des opérations spéciales" en Jordanie, sous supervision américaine, afin d'éviter tout affrontement en Syrie, y compris avec la Turquie, selon ces sources qui ont requis l'anonymat.

L'agence de presse officielle syrienne Sana, citant une source au ministère syrien des Affaires étrangères, a confirmé que des pourparlers parrainés par les Etats-Unis avaient eu lieu en Jordanie, dans l'objectif d'"une désescalade après le récent bombardement israélien du territoire syrien".

D'après Sana, un groupe mené par le chef de la diplomatie syrienne s'est entretenu avec une "délégation israélienne de haut niveau". Les discussions devaient, entre autres, "faire en sorte que les tensions actuelles entre les deux pays ne se répercutent pas sur le territoire syrien", de même source.

La Turquie a été le premier pays à majorité musulmane à reconnaître Israël, mais les relations sont tendues avec le président Recep Tayyip Erdogan, qui a été qualifié vendredi par Benjamin Netanyahu de "dictateur antisémite".

Un porte-parole du bureau du Premier ministre israélien a, lui, indiqué à l'AFP ne pas avoir de commentaire à faire à ce sujet.

Selon une source diplomatique, ces négociations entre Israël et la Syrie sont les premières depuis plusieurs mois.

Après l'arrivée au pouvoir fin 2024 de l'islamiste Ahmad al-Chareh, dont la coalition de rebelles a renversé le président Bachar al-Assad, Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie.

L'armée israélienne a également mené des incursions dans le sud du pays et déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l'ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, où Israël revendique la mise en place d'une "zone de sécurité" qu'il entend maintenir.

"Violation flagrante" 

En parallèle, les deux pays ont tenu, sous la pression des Etats-Unis, plusieurs cycles de discussions directes.

A l'issue de négociations en janvier, les deux pays avaient convenu de mettre en place un mécanisme de partage de renseignements.

Un diplomate arabe à Damas avait indiqué à l'époque à l'AFP qu'une salle d'opérations conjointe basée en Jordanie devait notamment suivre les questions de coordination sécuritaire et de contrôle des frontières.

Tom Barrack, l'envoyé spécial américain en Syrie qui est également ambassadeur en Turquie, a condamné le bombardement israélien de mardi, accusant Israël d'"escalade inutile".

Dans un entretien accordé à l'influenceur Mario Nawfal et diffusé vendredi, il a aussi suggéré que la frappe pourrait avoir cherché à provoquer un conflit avec la Turquie dans le cadre d'une manœuvre électoraliste du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui aborde en position difficile les législatives d'octobre en Israël.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a dénoncé des "positions qui contredisent la ligne du président américain Donald Trump".

M. Barrack a également déclaré que le plateau du Golan - un territoire syrien dont Israël s'est emparé en 1967 avant de l'annexer en 1981 - était "occupé" par Israël, alors que les Etats-Unis sont parmi les rares pays à avoir reconnu son annexion par Israël, sous le premier mandat de Donald Trump en 2019.

Les discussions ont par ailleurs eu lieu au lendemain de frappes israéliennes visant, selon Israël, des combattants en Syrie, près du plateau du Golan.

Damas a fait état d'un blessé et dénoncé une "violation flagrante" de sa souveraineté.


De Riyad à Paris : pourquoi les Saoudiens reviennent toujours en France

Paris reste une destination attractive pour les touristes saoudiens, les amateurs de gastronomie et les passionnés de culture. (Shutterbox)
Paris reste une destination attractive pour les touristes saoudiens, les amateurs de gastronomie et les passionnés de culture. (Shutterbox)
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  • Pour les voyageurs saoudiens, la France offre bien plus que ses monuments, avec une culture, une histoire et une gastronomie qui laissent une impression durable
  • Des lunes de miel aux carrières dans la pâtisserie, en passant par des années d’études à Paris, les visiteurs racontent des expériences qui continuent de les attirer en France

RIYAD : Le secteur touristique français a franchi une étape remarquable en 2025, en accueillant 102 millions de visiteurs internationaux et en confortant sa position de destination la plus visitée au monde.

Pour de nombreux voyageurs saoudiens, la France n’est pas simplement une destination incontournable : c’est une expérience enrichissante, façonnée par les rencontres avec sa culture, son histoire, sa gastronomie, son art et sa vie intellectuelle.

Les deux pays sont de plus en plus connectés grâce à des liaisons aériennes directes. Saudia assure des vols directs entre Paris et Riyad ainsi qu’entre Paris et Djeddah. Dans le même temps, Air France a lancé sa liaison directe Paris-Riyad à l’été 2025, élargissant les possibilités de voyage entre les deux capitales.

Pour les visiteurs saoudiens, ces liaisons ouvrent la porte aux attractions emblématiques, mais surtout à une ville qui peut se découvrir à travers sa culture, son histoire, ses musées, sa gastronomie et la vie quotidienne.

Marwan Alrasheed, traducteur et consultant culturel, s’est rendu en France à l’automne 2025, animé précisément par cette curiosité.

« Je suis venu découvrir la richesse culturelle de Paris, qu’elle soit artistique, historique, philosophique ou culinaire », a-t-il déclaré à Arab News, décrivant Paris comme occupant « une place prépondérante dans l’histoire de la culture humaine ».

Alrasheed a séjourné pendant dix jours dans le Quartier latin, près de la Sorbonne, l’un des quartiers les plus étroitement associés à l’histoire intellectuelle de la ville.

Son itinéraire, riche et varié, reflétait ces centres d’intérêt. Il s’est notamment rendu aux Deux Magots, le célèbre café associé à des écrivains, artistes et philosophes tels que Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et Albert Camus.

Il a également exploré le Louvre, où il a admiré la Joconde de Léonard de Vinci et la Victoire de Samothrace.

Alrasheed s’est aussi arrêté à Shakespeare and Company, la librairie anglophone de la rive gauche associée à plusieurs générations d’écrivains, qualifiant son voyage d’« hors du commun et instructif ».

La gastronomie a constitué une autre manière de découvrir la ville.

Passionné d’histoire, Alrasheed a participé à une visite consacrée aux boulangeries historiques parisiennes, explorant l’univers culinaire de la capitale parallèlement à ses visites de musées et de lieux littéraires.

Pris dans leur ensemble, ces expériences ont durablement marqué sa perception de Paris et lui ont donné toutes les raisons d’y revenir. « La gastronomie, la culture, l’art et l’histoire vous invitent tous à revenir », a-t-il déclaré.

Pour Dania Halawani, originaire de Djeddah, la France a offert un autre type de lien personnel. Sa première visite a eu lieu pendant sa lune de miel, lorsqu’elle a passé une semaine à voyager entre Paris, Versailles et Marseille.

« En plus d’être d’une beauté à couper le souffle et incroyablement riche en culture à chaque coin de rue, c’est un pays absolument romantique », a-t-elle déclaré à Arab News.

Versailles a été l’un des temps forts du voyage. « Nous avons parcouru le palais et nous avions l’impression de revivre son histoire et de la respirer », a-t-elle raconté.

Le séjour lui a également permis de se familiariser davantage avec la langue française, l’anglais ne lui permettant pas toujours de communiquer, et elle a commencé à apprendre des mots et des expressions au fil de son voyage.

Pour d’autres visiteurs saoudiens, la France a été une source d’inspiration professionnelle.

Les voyages répétés à Paris de la cheffe pâtissière saoudienne Al-Batoul Al-Maddah l’ont aidée à transformer son intérêt pour la pâtisserie en véritable carrière.

« Je voyageais à Paris à chaque vacances et je découvrais de nouvelles pâtisseries et de nouvelles saveurs, car la pâtisserie ressemble à la mode : tout est question de nouvelles tendances », a-t-elle déclaré à Arab News.

Elle a ensuite choisi d’étudier à Paris, attirée par la culture culinaire de la ville et la créativité de sa scène pâtissière.

« Ma vie étudiante à Paris a été remarquable et j’ai eu la chance d’en apprendre davantage sur ce que j’aime vraiment », a-t-elle déclaré.

Pour Hadeel Al-Nufaiey, l’expérience est allée encore plus loin. Elle a vécu cinq ans à Paris pendant ses études à l’université Paris Descartes, décrivant cette période comme une expérience culturelle, éducative et sociale déterminante.

La vie à Paris l’a amenée à participer à des conversations sur l’Arabie saoudite avec des personnes qui connaissaient peu le Royaume.

Elle a expliqué qu’elle se retrouvait souvent à présenter la société et la culture saoudiennes à des personnes dont la perception était largement façonnée par la couverture médiatique.

« J’ai essayé de contribuer au changement autant que possible et j’espère avoir représenté l’Arabie saoudite de la meilleure manière », a-t-elle déclaré.

À son retour à Riyad, la France était également devenue une partie de sa vie familiale : ses deux jeunes enfants parlent couramment français.

Cafés philosophiques, bibliothèques historiques, pâtisseries et bien d’autres découvertes sont autant d’expériences que les voyageurs saoudiens rapportent de France. Ce qui les relie souvent, c’est le sentiment que le pays offre bien plus qu’une simple liste d’attractions incontournables : il offre la possibilité de découvrir des idées, des goûts et des traditions qui continuent de façonner leurs souvenirs longtemps après la fin du voyage. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com