Les transferts d'argent vers les pays pauvres stimulés par la reprise européenne et américaine

La session plénière des assemblées annuelles d'automne du FMI et de la Banque mondiale à Washington, DC, le 18 octobre 2019. (Photo, AFP)
La session plénière des assemblées annuelles d'automne du FMI et de la Banque mondiale à Washington, DC, le 18 octobre 2019. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 17 novembre 2021

Les transferts d'argent vers les pays pauvres stimulés par la reprise européenne et américaine

La session plénière des assemblées annuelles d'automne du FMI et de la Banque mondiale à Washington, DC, le 18 octobre 2019. (Photo, AFP)
  • Les sommes d'argent expédiées par les migrants vers leurs pays d'origine ont déjà atteint 589 milliards de dollars, soit une hausse de 7,3% par rapport à 2020
  • Les flux ont ainsi bondi de 21,6% en Amérique latine et les Caraïbes, de 9,7% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, de 8% en Asie du Sud, de 6,2% en Afrique subsaharienne et de 5,3% en Europe et en Asie centrale

WASHINGTON: La reprise économique en Europe et aux Etats-Unis a stimulé cette année les transferts d'argent des migrants vers les pays pauvres au point de dépasser le montant des investissements directs étrangers et de l'aide publique au développement, a annoncé mercredi la Banque mondiale. 
Les sommes d'argent expédiées par les migrants vers leurs pays d'origine ont déjà atteint 589 milliards de dollars, soit une hausse de 7,3% par rapport à 2020, selon les données de l'institution de Washington. 
« Pour la deuxième année consécutive, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire, hors Chine, devraient dépasser la somme des investissements directs étrangers (IDE) et de l'aide publique au développement (APD) », a-t-elle expliqué. 
Ces transferts d'argent sont une véritable « bouée de sauvetage » pour les ménages qui les utilisent essentiellement pour se nourrir et se soigner. 


En 2020, malgré la pandémie de Covid qui a plongé le monde en récession, la baisse de ces fonds avait été contenue à 1,7% grâce aux plans d'aide économique massifs mis en place dans les pays développés qui avaient permis aux migrants de continuer à envoyer de l'argent, après avoir eux-même reçu ce coup de pouce financier des gouvernements. 
Cette année, « les facteurs contribuant à la forte croissance des envois de fonds sont la détermination des migrants à soutenir leur familles en période de crise, aidée par la reprise économique en Europe et aux États-Unis, elle-même soutenue par les programmes de relance budgétaire et de soutien à l'emploi », note la Banque mondiale.   


Les envois de fonds ont enregistré une forte croissance dans la plupart des régions.  
Les flux ont ainsi bondi de 21,6% en Amérique latine et les Caraïbes, de 9,7% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, de 8% en Asie du Sud, de 6,2% en Afrique subsaharienne et de 5,3% en Europe et en Asie centrale.  
A contrario, en Asie de l'Est et dans le Pacifique, ils ont chuté de 4%, exclusion faite de la Chine.  
« En Amérique latine et dans les Caraïbes, la croissance a été exceptionnellement forte en raison de la reprise économique aux États-Unis », a également commenté l'institution. 
Pour 2022, la Banque table sur une croissance de ces fonds de 2,6%, en ligne avec ses estimations de croissance mondiale. 


La livre Sterling au plus bas face au dollar, craintes de récession

Des pièces et des billets en livres sterling exposés sur une table, à Londres (Photo, AFP).
Des pièces et des billets en livres sterling exposés sur une table, à Londres (Photo, AFP).
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  • Face à un dollar résistant grâce à son statut de valeur refuge, la livre a plongé à 1,0350 dollar vers 01H25 GMT contre 1,0859 dollar vendredi à 21H00 GMT
  • Les investisseurs se sont détournés de la livre après l'annonce des mesures budgétaires du nouveau ministre britannique des Finances Kwasi Kwarteng

HONG KONG: La livre Sterling a atteint lundi un plancher record face au dollar, les annonces budgétaires de Londres inquiétant les investisseurs sur la santé des finances publiques britanniques, dans un pays peut-être déjà en récession.

Face à un dollar résistant grâce à son statut de valeur refuge, la livre a plongé à 1,0350 dollar vers 01H25 GMT contre 1,0859 dollar vendredi à 21H00 GMT, selon des données de Bloomberg, des analystes avertissant qu'elle pourrait même atteindre la parité avec le billet vert.

Les investisseurs se sont détournés de la livre après l'annonce des mesures budgétaires du nouveau ministre britannique des Finances Kwasi Kwarteng, mêlant aides massives aux factures énergétiques et baisses d'impôts tous azimuts, dont le coût vertigineux n'a pas été pleinement dévoilé.

L'ensemble devrait contraindre le Royaume-Uni à emprunter 72 milliards de livres supplémentaires sur les marchés, ce qui inquiète les opérateurs.

Lundi, la tendance était toujours à la baisse, le ministre affirmant que des mesures supplémentaires étaient attendues. Ce qui a précipité les marchés londoniens dans le gouffre, l'indice FTSE perdant autour de 2%.


Budget Sécu: déficit prévu en forte baisse en 2023, à 6,8 milliards d'euros

Un solde qui tient compte d'une "dégradation marquée" du régime des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers (CNRACL), mais aussi de "l'objectif d’élévation progressive de l'âge effectif de départ", qui devrait continuer à augmenter dans les prochaines années. (AFP).
Un solde qui tient compte d'une "dégradation marquée" du régime des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers (CNRACL), mais aussi de "l'objectif d’élévation progressive de l'âge effectif de départ", qui devrait continuer à augmenter dans les prochaines années. (AFP).
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  • Malgré le ralentissement de la croissance, le gouvernement table sur des recettes plus dynamiques que les dépenses, avec des cotisations dopées par l'inflation et la hausse des salaires
  • L'amélioration profitera essentiellement à la branche maladie, dont les pertes vont se réduire d'environ 20 milliards en 2022 à 6,5 milliards en 2023

PARIS : Le déficit de la Sécu va nettement se réduire en 2023, à 6,8 milliards d'euros contre 17,8 milliards attendus cette année, selon l'avant-projet de loi de financement de la sécurité sociale, publié par l'Agence de presse médicale et consulté dimanche par l'AFP.

Ces chiffres, qui couvrent un périmètre plus large que le régime général des caisses de Sécu, confirment néanmoins le spectaculaire redressement des comptes depuis le record abyssal de 2020 (près de 39 milliards).

Malgré le ralentissement de la croissance, le gouvernement table sur des recettes plus dynamiques que les dépenses, avec des cotisations dopées par l'inflation et la hausse des salaires.

L'amélioration profitera essentiellement à la branche maladie, dont les pertes vont se réduire d'environ 20 milliards en 2022 à 6,5 milliards en 2023.

Un résultat toutefois largement dû à la fonte de la facture du Covid, qui passerait de plus de 11 milliards à seulement 1 milliard l'an prochain, bien que cette provision "risque de se révéler très insuffisante", selon l'avis du Haut conseil des finances publiques, cité dans le document.

Au-delà de cette échéance, le déficit de la branche maladie continuerait de se réduire à un rythme beaucoup plus modéré, pour s'établir à 2,6 milliards en 2026.

A l'inverse, la branche vieillesse devrait vite replonger: proche de l'équilibre cette année (-1,7 milliard), elle devrait creuser ses pertes jusqu'à 13,6 milliards en 2026.

Un solde qui tient compte d'une "dégradation marquée" du régime des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers (CNRACL), mais aussi de "l'objectif d’élévation progressive de l'âge effectif de départ", qui devrait continuer à augmenter dans les prochaines années.

L'avant-projet de loi ne comprend cependant aucune mesure de réforme des retraites, alors que l'exécutif songe à introduire une hausse de l'âge légal ou de la durée de cotisation par un amendement lors des débats au Parlement au mois d'octobre.

Par ailleurs, les branches famille et accidents du travail devraient rester excédentaires au moins jusqu’en 2026, tandis que la branche autonomie, déficitaire en 2023, repasserait ensuite dans le vert.


L’Arabie saoudite favorise l’économie basée sur l’intelligence artificielle

La SDAIA a été créée pour préserver l’agenda national sur les données et l’IA (fournie)
La SDAIA a été créée pour préserver l’agenda national sur les données et l’IA (fournie)
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  • La technologie apportera une contribution de plusieurs milliards au produit intérieur brut
  • De plus, cela pourrait dynamiser l’économie au moyen d’emplois, d’investissements et de possibilités pour le Royaume

RIYAD: L’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) vise à mettre en place une économie de premier plan axée sur les données et l’intelligence artificielle et à faire de l’Arabie saoudite l’un des meilleurs pays en matière de technologie, déclare le directeur adjoint de l’agence.

Mishari al-Mishari, le directeur adjoint de la SDAIA, déclare à Arab News, en marge du Sommet mondial sur l’intelligence artificielle à Riyad, que la SDAIA a été créée pour préserver l’agenda national sur les données et l’IA.

«La SDAIA a été créée pour préserver l’agenda national des données et de l’intelligence artificielle en vue de mettre en place une économie de premier plan axée sur les données et l’IA», dit-il.

La conférence, organisée par la SDAIA, a accueilli jusqu’à 30 000 participants et des représentants de plus de 90 pays, ajoute-t-il.

«Lors de ce sommet, nous ne nous sommes pas limités aux dialogues et à la discussion; nous avons également mis l’accent sur l’expérience», insiste-t-il.