Belgique/Covid: télétravail obligatoire et port du masque étendu

Le Premier ministre belge Alexander de Croo prononce un discours lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec les chefs des exécutifs des entités fédérées (régions, communautés), pour discuter des mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19, à Bruxelles , le 17 novembre 2021 (AFP)
Le Premier ministre belge Alexander de Croo prononce un discours lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec les chefs des exécutifs des entités fédérées (régions, communautés), pour discuter des mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19, à Bruxelles , le 17 novembre 2021 (AFP)
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Publié le Mercredi 17 novembre 2021

Belgique/Covid: télétravail obligatoire et port du masque étendu

  • A partir de lundi, les employés qui le peuvent devront télétravailler au moins quatre jours par semaine
  • Le masque est désormais rendu obligatoire dès l'âge de 10 ans, contre 12 ans précédemment

BRUXELLES: La Belgique va généraliser le port du masque et rendre le télétravail obligatoire pour les emplois qui le permettent, en vue d'enrayer le fort rebond de l'épidémie dans le pays, a annoncé mercredi le Premier ministre Alexander De Croo.

A partir de lundi, les employés qui le peuvent devront télétravailler au moins quatre jours par semaine, une obligation ramenée à trois jours à partir du 13 décembre.

"Cela s'applique aux emplois où le télétravail est possible, au secteur privé comme à l'administration publique. C'est un effort qu'on doit faire ensemble", a souligné devant la presse le dirigeant libéral flamand.

Il s'exprimait à l'issue d'une réunion avec les chefs des exécutifs des entités fédérées (régions, communautés), qui se sont également entendus sur une généralisation du port du masque à tous les lieux publics.

Le masque est désormais rendu obligatoire dès l'âge de 10 ans, contre 12 ans précédemment, et devra être impérativement porté dans les transports en commun, les bars et restaurants, les théâtres et cinémas, et dans le cadre d'évènements publics, y compris en extérieur.

Jusqu'à présent, le contrôle du passe sanitaire dans les lieux culturels permettait d'enlever son masque à l'intérieur.

Dans le même temps, l'usage du passe sanitaire  a été étendu à tous les événements publics, y compris les marchés de Noël, à partir de 50 personnes en intérieur (contre 500 actuellement) et 100 en extérieur, aux lieux culturels et aux restaurants-bars y compris lors d'évènements privés.

Enfin, la campagne de vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans sera lancée "dans les meilleurs délais" et "sur base volontaire", après le feu vert des régulateurs sanitaire et bioéthique belges et approbation par l'Agence européenne du médicament (EMA), qui examine des résultats d'essais cliniques du vaccin Pfizer-BioNTech sur des enfants.

"Je comprends très bien la frustration (...) Il est important de rester vigilant, prudent, tous ensemble, pour nous protéger et protéger les personnes qui nous entourent, pour que la situation reste supportable pour notre personnel soignant", a fait valoir Alexander De Croo.

"Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, mais ce que nous avons décidé est un minimum. On vit actuellement une explosion des contaminations", a renchéri le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke.

Le gouvernement a également annoncé la préparation d'un plan de vaccinations permettant à la population de recevoir une troisième dose.

Avec près de 10 300 nouvelles infections par jour en moyenne sur la semaine écoulée, la Belgique retrouve un rythme de propagation du virus qui n'avait plus été atteint depuis un an.

Le pays connaît des niveaux d'hospitalisation de patients Covid qu'elle n'avait plus enregistré depuis mai (plus de 2 000 patients, dont plus de 25% en soins intensifs). La Belgique a également enregistré mardi 41 décès.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.