Covid-19: «la 5e vague est là», met en garde Attal

Le secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, donne une conférence de presse à l'issue d'un conseil des ministres à l'Élysée à Paris, le 17 novembre 2021. (Photo, AFP)
Le secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, donne une conférence de presse à l'issue d'un conseil des ministres à l'Élysée à Paris, le 17 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 17 novembre 2021

Covid-19: «la 5e vague est là», met en garde Attal

Le secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, donne une conférence de presse à l'issue d'un conseil des ministres à l'Élysée à Paris, le 17 novembre 2021. (Photo, AFP)
  • «Nous sommes entrés dans une cinquième vague de l'épidémie, avec un nombre de contaminations, une incidence qui progresse très rapidement, de l'ordre de 40 à 50 % par semaine depuis maintenant deux semaines», a souligné le secrétaire d'Etat
  • Le porte-parole se veut néanmoins rassurant: «Nous avons de bonnes raisons de penser que (la 5e vague) n'emportera pas tout sur son passage»

PARIS: La « 5e vague (de la pandémie de Covid) est là », a mis en garde mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, tout en assurant qu'elle « n'emportera pas tout sur son passage » grâce à la vaccination et au pass sanitaire. 

« Nous sommes entrés dans une cinquième vague de l'épidémie, avec un nombre de contaminations, une incidence qui progresse très rapidement, de l'ordre de 40 à 50 % par semaine depuis maintenant deux semaines », a souligné le secrétaire d'Etat lors du compte-rendu du Conseil des ministres. 

« Le taux d'incidence est désormais supérieur à 100 sur l'ensemble du territoire, et il est notamment particulièrement élevé en Corse, en Provence Alpes Côte-d'Azur et en région Pays de la Loire », a-t-il noté, en insistant sur la « situation d'alerte dans notre pays », même si « on part de plus bas que la plupart de nos voisins ». 

Concernant les hospitalisations, « on sent un frémissement, une augmentation un peu supérieure à 10 % des patients hospitalisés pour Covid sur une semaine et cela nous appelle donc à la vigilance », a-t-il ajouté, rappelant que « depuis l'arrivée du vaccin, c'est bien la situation à l'hôpital qui devient le juge de paix de l'épidémie ». 

Le porte-parole se veut néanmoins rassurant: « Nous avons de bonnes raisons de penser que (la 5e vague) n'emportera pas tout sur son passage », grâce à « l'efficacité du vaccin », au pass sanitaire et au respect des gestes barrière.  

« Tout ça peut nous permettre de traverser l'hiver sans avoir à prendre de mesures (de restriction) supplémentaires », a-t-il insisté. 

« Nous traversons chaque vague mieux que la précédente, parce que nous apprenons à chaque fois de la manière de gérer cette épidémie parce que nous disposons à chaque fois de nouveaux outils qui nous permettent d'endiguer cette épidémie et notamment son impact sur l'hôpital », a-t-il encore souligné, en invitant notamment à recourir à la dose de rappel. 

« Dans la journée d'hier, près de 200 000 doses de rappel ont été injectés, c'est un record », s'est félicité M. Attal, en relevant aussi « un impact de l'allocution du président de la République (le 9 novembre) sur les premières doses puisque les prises de rendez-vous pour une première injection ont augmenté de 20 %, ce qui est significatif ». 

« Nous avons donc toutes les cartes en main face à cette 5ème vague », a-t-il conclu, en mentionnant aussi le renforcement du contrôle des pass sanitaires. 


Mélenchon considère Borne comme une «libérale jusqu'au bout des ongles»

Le leader du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lors d'une conférence de presse à Paris, le 19 mai 2022 (Thomas SAMSON / AFP).
Le leader du parti de gauche français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, lors d'une conférence de presse à Paris, le 19 mai 2022 (Thomas SAMSON / AFP).
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  • «Mme Borne a un casier de maltraitance sociale extrêmement chargé. Elle est libérale jusqu'au bout des ongles et elle va au bout de sa logique», a déclaré le chef de file LFI Jean-Luc Mélenchon
  • A ce titre, le leader insoumis a notamment rappelé que la nouvelle cheffe du gouvernement avait «changé le régime d'allocation chômage»

PARIS : Jean-Luc Mélenchon a considéré dimanche qu’Élisabeth Borne était "libérale jusqu'au bout des ongles", ironisant sur les commentaires visant à dépeindre la nouvelle Première ministre comme une femme de gauche.

"Mme Borne a un casier de maltraitance sociale extrêmement chargé. Je ne lui fais pas un procès d'intentions. Je pense que c'est une femme cohérente. Je la respecte. Elle est libérale jusqu'au bout des ongles et elle va au bout de sa logique", a déclaré le chef de file LFI au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

A ce titre, le leader insoumis a notamment rappelé que la nouvelle cheffe du gouvernement avait, dans ses précédents portefeuilles ministériels, "aboli le statut des cheminots" ou encore "changé le régime d'allocation chômage".

Alors que l'exécutif s'apprête à dévoiler de nouvelles mesures anti-inflation, M. Mélenchon, qui souhaite que les prochaines élections législatives lui permettent d'accéder à Matignon, a balayé les propositions de l'actuelle majorité pour tenter d'enrayer la hausse des prix.

En référence au chèque alimentation annoncé par l'exécutif, M. Mélenchon a considéré qu'il n'était "pas la réponse" sans pour autant le refuser en bloc. 

"Il y a des moments où c’est bien qu’il y ait des chèques (...) mais ce n'est pas la réponse", a déclaré M. Mélenchon car c'est "le trésor public qui alimente le trésor privé". 

"Je suis pour le blocage des prix", a-t-il rappelé, insistant pour trouver la solution qui permettra d'arrêter "la spirale inflationniste" en particulier sur les carburants et les prix de l'énergie. 


Retraites : Borne fait le voeu de «ne pas mentir» aux Français

La Première ministre française et candidate à la députation Elisabeth Borne visite une ferme laitière à Bernières-le-Patry, le 21 mai 2022, lors d'une visite de campagne dans la 6e circonscription du Calvados (Photo, AFP).
La Première ministre française et candidate à la députation Elisabeth Borne visite une ferme laitière à Bernières-le-Patry, le 21 mai 2022, lors d'une visite de campagne dans la 6e circonscription du Calvados (Photo, AFP).
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  • La Première ministre Elisabeth Borne défend dimanche dans le JDD le projet de réforme des retraites
  • Pour la Première ministre annoncer aux Français qu’ils vont travailler moins, brandir la retraite à 60 ans, c’est leur mentir

PARIS: La Première ministre Elisabeth Borne défend dimanche dans le JDD le projet de réforme des retraites, insistant sur son voeu de "ne pas mentir" aux Français.

"Ceux qui voudraient faire croire (que la réforme des retraites) n’est pas indispensable ne disent pas la vérité aux Français", affirme la cheffe du gouvernement.

Emmanuel Macron a proposé pendant la campagne présidentielle de "décaler l'âge légal" de départ à la retraite "de 4 mois par an" pour le porter "en 2031 à 65 ans", avec un dispositif de "carrières longues" et un autre de "pénibilité".

"L’enjeu, pour notre pays, est d’assurer la force de notre modèle social, de poursuivre le progrès social et d’investir, notamment dans la santé et l’éducation", plaide Mme Borne : "Le président de la République a pris des engagements clairs : ni hausse d’impôts, ni augmentation de la dette. Or, nous vivons de plus en plus longtemps, le rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités diminue… Si on veut préserver le système de retraite par répartition, auquel nos concitoyens sont attachés, il faudra progressivement travailler un peu plus longtemps".

La retraite à 65 ans "n’est pas un totem", assure-t-elle, "mais il faut assurer le financement de notre modèle social. Et annoncer aux Français qu’ils vont travailler moins, brandir la retraite à 60 ans, c’est leur mentir. C’est ce qu’a fait le RN pendant des années. C’est aussi une mesure que l’on retrouve dans le programme de la Nupes et qui n’est pas crédible. Les promesses façon +demain, on rase gratis+, les Français n’y croient pas. Moi, je ne leur mentirai pas.".


France: manifestation contre un projet d'usine d'un groupe danois, jugée polluante

Cette vue générale montre une brume de pollution sur Lyon, dans le sud-est de la France, le 15 octobre 2021. (Photo, AFP)
Cette vue générale montre une brume de pollution sur Lyon, dans le sud-est de la France, le 15 octobre 2021. (Photo, AFP)
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  • Le projet avait pourtant reçu un avis défavorable après une enquête publique concluant aux nuisances du site, liées notamment à son impact environnemental
  • Samedi, 400 à 500 manifestants ont critiqué une usine «qui serait une des plus polluantes de France» et dénoncé un «déni de démocratie»

LILLE : Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi dans le nord de la France contre un projet d'une usine de laine de roche du géant danois Rockwool, dénonçant notamment la pollution de l'air qu'il génèrerait.

Leader mondial de la fabrication d'isolants en laine de roche, Rockwool a été autorisé l'an dernier de la préfecture de l'Aisne à exploiter l'usine à Courmelles, un village au sud de la ville de Soissons, dans le département de l'Aisne.

Le projet avait pourtant reçu un avis défavorable après une enquête publique concluant aux nuisances du site, liées notamment à son impact environnemental dans ce département essentiellement rural.

Samedi, 400 à 500 manifestants ont critiqué une usine "qui serait une des plus polluantes de France" et dénoncé un "déni de démocratie" mais aussi la production d'un produit utilisé pour l'isolation thermique "non durable, non recyclable, déjà obsolète", selon le collectif d'opposants Stop Rockwool.

Le conseil municipal de Courmelles s'est lui aussi prononcé, à l'unanimité, contre cette implantation, tout comme de nombreux riverains et un collectif de médecins qui alerte sur le rejet de substances toxiques dans l'atmosphère (particules fines, ammoniac, acide chlorhydrique...).

Dans ce bras de fer, les deux parties ont saisi le tribunal administratif.

Les associations s'opposant au projet ont déposé des recours contre l'arrêté préfectoral en juillet 2021 tandis que la préfecture de l'Aisne et la société Rockwool ont attaqué l'arrêté municipal refusant le permis de construire.

Sur son site internet, Rockwool explique transformer une ressource naturelle abondante en des produits qui répondent aux "plus grands défis de notre monde" en améliorant les performances thermiques des bâtiments.