Pakistan: à Lahore, on ne tombe pas malade de Covid, mais de la pollution de l'air

Les gens font la navette le long d'une rue dans des conditions de smog intense à Lahore, le 18 novembre 2021. (Photo, AFP)
Les gens font la navette le long d'une rue dans des conditions de smog intense à Lahore, le 18 novembre 2021. (Photo, AFP)
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110 / 5000 Translation results Les commerçants se rassemblent au marché aux fruits tôt le matin dans des conditions de smog à Lahore, le 8 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 18 novembre 2021

Pakistan: à Lahore, on ne tombe pas malade de Covid, mais de la pollution de l'air

Les gens font la navette le long d'une rue dans des conditions de smog intense à Lahore, le 18 novembre 2021. (Photo, AFP)
Les gens font la navette le long d'une rue dans des conditions de smog intense à Lahore, le 18 novembre 2021. (Photo, AFP)
110 / 5000 Translation results Les commerçants se rassemblent au marché aux fruits tôt le matin dans des conditions de smog à Lahore, le 8 novembre 2021. (Photo, AFP)
  • Avec ses plus de 11 millions d'habitants, la deuxième plus grande ville du Pakistan, située dans l'Est près de la frontière avec l'Inde, est fréquemment classée parmi celles ayant l'air le plus pollué au monde
  • La population pakistanaise a commencé à prendre conscience de la situation

LAHORE: Des habitants aux yeux rougis qui toussent continuellement, l'odeur insidieuse de la fumée, des voitures qui allument leurs phares en plein milieu de la journée pour se repérer: le smog a une nouvelle fois enveloppé la ville pakistanaise de Lahore, au grand désespoir de la population.  

Avec ses plus de 11 millions d'habitants, la deuxième plus grande ville du Pakistan, située dans l'Est près de la frontière avec l'Inde, est fréquemment classée parmi celles ayant l'air le plus pollué au monde.  

C'est encore le cas depuis quelques jours. Comme ces dernières années, à pareille époque, le smog atteint des niveaux préoccupants au Pakistan, et notamment à Lahore et dans sa province du Pendjab.  

Comme en Inde voisine, la chute des températures accompagnée de vents faibles plaque au sol la pollution, issue de brûlis agricoles et d'émissions industrielles ou automobiles, générant problèmes respiratoires et cardiaques.  

Syed Hasnain vient tout juste de faire admettre son fils de quatre ans à l'hôpital Mayo de Lahore.  

« Il toussait, ne parvenait pas à respirer convenablement et avait une forte fièvre. Nous pensions que peut-être il avait attrapé le coronavirus (...) mais les docteurs nous ont dit qu'il avait une pneumonie causée par le smog », raconte-t-il.  

« C'est très inquiétant », reconnaît-il. « Je savais que le smog pouvait être mauvais pour la santé, mais je ne pensais pas que ce serait mauvais au point que mon fils doive être hospitalisé. J'ai une fille plus âgée, qui a sept ans, et je m'inquiète pour sa santé également. »  

'Un problème même en classe'  

Mercredi matin, Lahore a momentanément été classée la ville avec la pollution atmosphérique la plus élevée au monde par le réseau spécialisé AirVisual.  

Le taux de particules fines PM2,5, les plus dangereuses, y était de 348 microgrammes par mètre cube d'air(μg/m3), soit 23 fois le niveau recommandé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).  

M. Hasnain n'est pas le seul à s'inquiéter pour la santé des enfants. Dans les écoles de la ville aussi, on observe de près les effets de la pollution de l'air.  

« La pollution est un problème même en classe. Nous voyons des enfants avec des yeux rouges et irrités, d'autres toussent en permanence », relève Nadia Sarwar, enseignante dans une école publique.  

En Inde, les autorités de la capitale New Delhi ont fermé les écoles jusqu'à la fin du mois à cause de la pollution atmosphérique.  

Mme Sarwar ne pense toutefois pas que ce soit la solution. Les enfants ont déjà manqué les cours pendant trop longtemps à cause du coronavirus et cela reviendrait à « les punir pour un problème qu'ils n'ont pas causé ».  

Pour les adultes aussi, cette période qui dure généralement trois ou quatre mois, est difficile. Rana Bibi, 39 ans et mère de trois enfants, utilise son dupatta, le long foulard traditionnel, comme masque en attendant le pousse-pousse qui la ramènera chez elle.  

'Rien ne se passe'  

« La fumée me fait mal aux yeux et à la gorge. C'est pour ça que je me couvre le visage comme ça. D'abord, ils nous ont fait faire ça pour le corona(virus), mais maintenant je le fais moi-même », dit cette femme de ménage.  

« Quand je rentre chez moi, je sens toujours la fumée: mes vêtements, mes cheveux, mes mains sont sales. Mais que faire? Je ne peux pas juste rester assise chez moi. Il faut faire avec. »  

D'après Air Visual, le Pakistan était en 2020 le deuxième pays au monde pour sa pollution atmosphérique - derrière le Bangladesh mais devant l'Inde - et Lahore la 18e ville à l'air le plus vicié.  

La population pakistanaise a commencé à prendre conscience de la situation. Des purificateurs à bas coût ont été fabriqués, diverses initiatives menées et des actions en justice contre l'administration lancées.   

Mais les autorités ont tardé à réagir, accusant l'Inde de provoquer le smog ou contestant les chiffres de la pollution.  

« Chaque année, on lit aux infos que Lahore est la ville la plus polluée ou avec le pire smog au monde. (Mais) rien ne se passe. Personne ne s'en préoccupe », s'indigne Saira Aslam, qui travaille pour une entreprise du secteur technologique.  

Elle ne masque pas sa colère. « Le gouvernement s'en est sorti l'an passé parce qu'on était tous à la maison à cause du confinement. Mais ils ne peuvent pas continuer à faire comme si tout allait bien ». 


BMW révise à la baisse ses objectifs à cause du Moyen-Orient et du marché chinois

Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains. (AFP)
Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains. (AFP)
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  • Selon un communiqué, le groupe basé à Munich prévoit désormais une baisse "significative" de son bénéfice avant impôts, contre une baisse modérée auparavant, ainsi qu'un "léger" recul des livraisons contre une stagnation plus tôt
  • Sa marge opérationnelle devrait s'établir à un niveau très faible de 1 à 3%, et non dans une fourchette de 4 à 6% comme indiqué précédemment

BERLIN: Le constructeur automobile allemand BMW a annoncé mardi revoir à la baisse ses objectifs pour 2026, en raison du conflit au Moyen-Orient et des difficultés sur le marché chinois, et a laissé entendre qu'il pourrait bientôt instaurer un plan d'économies.

Selon un communiqué, le groupe basé à Munich prévoit désormais une baisse "significative" de son bénéfice avant impôts, contre une baisse modérée auparavant, ainsi qu'un "léger" recul des livraisons contre une stagnation plus tôt.

Sa marge opérationnelle devrait s'établir à un niveau très faible de 1 à 3%, et non dans une fourchette de 4 à 6% comme indiqué précédemment.

La dégradation du marché automobile chinois s’est encore accélérée au deuxième trimestre, notamment pour les segments non électrique, note le constructeur.

De plus, les prix de l'énergie demeurent élevés, dans le sillon de la guerre en Iran, et la confiance des consommateurs dans le monde est en berne.

Ces deux effets pèseront "significativement" sur les résultats au deuxième trimestre, prévient le groupe.

Par ailleurs, BMW va "intensifier et accélérer ses initiatives en cours de réduction des coûts" via des mesures de restructuration, qui ne sont néanmoins pas détaillées.

Celles-ci entraîneront un "impact ponctuel négatif" au deuxième semestre et auront des effets sur les prochaines années, prévient le constructeur.

Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains.

En mai, le patron de BMW Oliver Zipse notait une conséquence positive du conflit au Moyen-Orient sur l'activité: la hausse de la demande de véhicules électriques en Europe en réponse à la flambée du carburant.

Mais cela ne soulage pas pour autant l'industrie automobile allemande, pilier de la première économie européenne, qui est prise en tenaille entre la rude compétition chinoise et les droits de douane américains.


Carrefour s'engage à retirer 5.000 tonnes de plastique de ses rayons d'ici à 2030

Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017. (AFP)
Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017. (AFP)
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  • Carrefour veut aussi favoriser les "ventes de produits consignés" avec des prix "en moyenne 5% moins chers au litre que leur équivalent non réutilisable" et "plus de 1.000 références"
  • Objectif: 50 millions de bouteilles réutilisables ainsi commercialisées d'ici à 2030

PARIS: Bouteilles réutilisables, recharges pour les produits d'hygiène... Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017.

Cette annonce survient dans "contexte de fortes tensions sur le prix et la disponibilité du plastique", dérivé du pétrole renchéri avec la guerre au Moyen-Orient, selon un communiqué du distributeur.

Le groupe compte ainsi économiser 5 millions d'euros qui seront réinvestis dans des baisses de prix pouvant aller jusqu'à 10%, est-il ajouté.

"La forte instabilité des marchés pétroliers et la hausse des éco-contributions (payées par les producteurs et distributeurs, NDLR) associées au prix des emballages ont entraîné une hausse de la tonne de plastique vierge de 50%", résume Carrefour.

Cinq actions sont prévues "dans des rayons" où le plastique reste "encore trop souvent la norme", avec l'objectif d"'initier une transformation complète" via de "nouveaux standards de marché", explique le groupe dirigé depuis 2017 par Alexandre Bompard.

Après de précédentes mesures de "déplastification" concernant les fruits et légumes, les piles, les ampoules et le textile, le distributeur promet de supprimer le suremballage plastique sur les lots promotionnels dès 2028 pour ses produits en marque propre et dès 2030 pour ceux des marques nationales.

Il entend réduire de 30% les emballages plastiques des produits d'hygiène et d'entretien "via le développement de format recharges en plastique recyclé, à un prix 10 à 20% moins cher" ou encore "de grands contenants", pour "2.000 tonnes de plastique" en moins.

Egalement au programme, un "emballage 100% papier" pour le papier hygiénique, pour une réduction de 1.500 tonnes.

Carrefour veut aussi favoriser les "ventes de produits consignés" avec des prix "en moyenne 5% moins chers au litre que leur équivalent non réutilisable" et "plus de 1.000 références". Objectif: 50 millions de bouteilles réutilisables ainsi commercialisées d'ici à 2030.

Enfin, de nouveaux emballages "associant boîte carton et fenêtre plastique" sont prévus pour les pâtisseries et viennoiseries "au rayon traditionnel".

Ces dernières semaines, des associations ont dénoncé l'omniprésence du plastique dans les supermarchés et leur recours encore trop faible à la consigne du verre pour réemploi.

Le gouvernement envisage par ailleurs la mise en place d'une consigne sur les bouteilles en plastique pour recyclage, objet d'une réunion de concertation mardi.


À Dubaï, L’Oréal accélère sa transition durable entre climat, économie circulaire et beauté inclusive

L’Oréal Middle East a réuni à Dubaï des représentants du gouvernement, des experts du développement durable et des partenaires de l’industrie à l’occasion du L’Oréal For the Future Summit 2026. (Photo: fournie)
L’Oréal Middle East a réuni à Dubaï des représentants du gouvernement, des experts du développement durable et des partenaires de l’industrie à l’occasion du L’Oréal For the Future Summit 2026. (Photo: fournie)
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  • L’Oréal Middle East a signé le UAE Climate-Responsible Companies Pledge avec le ministère du Changement climatique et de l’Environnement, consolidant son engagement en faveur de la stratégie Net Zero 2050 des Émirats arabes unis
  • Le groupe annonce l’extension de ses initiatives de beauté durable grâce au développement des solutions de recharge, tout en renforçant l’inclusion avec le don de plus de 30 dispositifs Lancôme HAPTA au centre Al Noor

DUBAÏ: L’Oréal Middle East a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement durable à l’occasion de la troisième édition du L’Oréal For the Future Summit, organisée dans ses bureaux récemment rénovés à Dubaï. Réunissant représentants gouvernementaux, experts du développement durable, partenaires du commerce de détail et acteurs de l’industrie, l’événement a été marqué par la signature du UAE Climate-Responsible Companies Pledge avec le ministère du Changement climatique et de l’Environnement (MOCCAE).

Cette signature formalise l’engagement de L’Oréal Middle East dans la stratégie nationale de décarbonation des Émirats arabes unis et dans l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. Réalisée en présence de l’ingénieure Aisha Mohamed Al Abdooli, directrice du département du Développement vert et des Affaires environnementales au sein du ministère, cette initiative illustre la volonté du groupe d’inscrire ses actions climatiques dans un cadre mesurable et transparent. 

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L’ingénieure Aisha Mohamed Al Abdooli, directrice du département du Développement vert et des Affaires environnementales au ministère du Changement climatique et de l’Environnement des Émirats arabes unis, lors du L’Oréal For the Future Summit 2026 à Dubaï. (Photo: fournie)

Pour L’Oréal, les Émirats arabes unis occupent une place centrale dans le déploiement de ses initiatives environnementales. Le pays constitue aujourd’hui un laboratoire régional pour tester et accélérer des solutions de beauté durable conciliant impact environnemental et performance économique.

Le sommet s’est tenu dans les bureaux rénovés de L’Oréal Middle East à Dubaï, conçus pour refléter concrètement les ambitions du programme « L’Oréal For the Future ». Efficacité énergétique, pratiques de travail responsables et choix de matériaux durables font de cet espace un exemple tangible de la transformation environnementale engagée par le groupe.

Lors de l’événement, L’Oréal Middle East a également annoncé le renforcement prochain de ses partenariats avec plusieurs acteurs du commerce de détail afin d’étendre l’accès aux stations de recharge de produits de beauté à travers les Émirats arabes unis.

Après une première collaboration avec BinSina Pharmacy, de nouvelles alliances stratégiques doivent permettre d’accélérer l’adoption de modèles de consommation plus circulaires et de réduire les déchets plastiques. Les solutions rechargeables sont désormais disponibles dans l’ensemble des catégories du groupe, des soins de la peau aux parfums, en passant par le maquillage et les soins capillaires.

Parmi les exemples mis en avant, le parfum rechargeable Prada Paradoxe permet de réduire l’utilisation de matériaux de 44 % pour le verre, 67 % pour le plastique, 100 % pour les métaux et 61 % pour le carton, par rapport aux formats traditionnels.

Le groupe indique également que l’ensemble de ses supports promotionnels en point de vente sont désormais éco-conçus, tandis qu’un travail est mené avec les fournisseurs pour mesurer et réduire les émissions de CO₂ tout au long de la chaîne de valeur.

Au-delà de ses ambitions environnementales, L’Oréal Middle East a réaffirmé son engagement en faveur de l’inclusion. Dans ce cadre, l’entreprise a annoncé le don de plus de 30 dispositifs Lancôme HAPTA au centre de formation Al Noor.

Présenté comme le premier applicateur de maquillage informatisé portable au monde, HAPTA a été développé pour accompagner les personnes souffrant de troubles de la motricité, d’arthrite, de la maladie de Huntington ou de séquelles liées à un accident vasculaire cérébral. Grâce à ses capteurs avancés et à sa technologie de stabilisation du mouvement, l’appareil facilite l’accès au maquillage et favorise l’autonomie des utilisatrices.

« La signature du UAE Climate-Responsible Companies Pledge démontre notre volonté de contribuer concrètement à l’ambitieux programme de durabilité des Émirats arabes unis. L’expansion de nos initiatives de recharge et de nos partenariats dans le commerce de détail permettra également de rendre les choix de beauté durable plus accessibles à un plus grand nombre de consommateurs », a déclaré Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Middle East.

À travers ce sommet, L’Oréal Middle East entend démontrer que leadership environnemental, innovation et croissance économique peuvent avancer de concert, tout en accélérant la transition vers une industrie de la beauté plus responsable dans la région.