A Lahore, la pollution de l'air plus fatale que la Covid

Des véhicules se frayent un chemin dans des conditions de smogg intense à Lahore le 17 novembre 2021. (Arif Ali / AFP)
Des véhicules se frayent un chemin dans des conditions de smogg intense à Lahore le 17 novembre 2021. (Arif Ali / AFP)
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Publié le Vendredi 19 novembre 2021

A Lahore, la pollution de l'air plus fatale que la Covid

  • La deuxième plus grande ville du Pakistan, située dans l'Est près de la frontière avec l'Inde, est fréquemment classée parmi celles ayant l'air le plus pollué au monde
  • Comme ces dernières années, à pareille époque, le smog atteint des niveaux préoccupants au Pakistan, et notamment à Lahore

LAHORE, Pakistan : Des habitants aux yeux rougis qui toussent continuellement, l'odeur insidieuse de la fumée, des voitures qui allument leurs phares en plein milieu de la journée pour se repérer: le smog a une nouvelle fois enveloppé la ville pakistanaise de Lahore, au grand désespoir de la population.

Avec ses plus de 11 millions d'habitants, la deuxième plus grande ville du Pakistan, située dans l'Est près de la frontière avec l'Inde, est fréquemment classée parmi celles ayant l'air le plus pollué au monde.

C'est encore le cas depuis quelques jours. Comme ces dernières années, à pareille époque, le smog atteint des niveaux préoccupants au Pakistan, et notamment à Lahore et dans sa province du Pendjab.

Comme en Inde voisine, la chute des températures accompagnée de vents faibles plaque au sol la pollution, issue de brûlis agricoles et d'émissions industrielles ou automobiles, générant problèmes respiratoires et cardiaques.

Syed Hasnain vient tout juste de faire admettre son fils de quatre ans à l'hôpital Mayo de Lahore.

"Il toussait, ne parvenait pas à respirer convenablement et avait une forte fièvre. Nous pensions que peut-être il avait attrapé le coronavirus (...) mais les docteurs nous ont dit qu'il avait une pneumonie causée par le smog", raconte-t-il à l'AFP.

"C'est très inquiétant", reconnaît-il. "Je savais que le smog pouvait être mauvais pour la santé, mais je ne pensais pas que ce serait mauvais au point que mon fils doive être hospitalisé. J'ai une fille plus âgée, qui a sept ans, et je m'inquiète pour sa santé également."

- 'Un problème même en classe' -

Mercredi matin, Lahore a momentanément été classée la ville avec la pollution atmosphérique la plus élevée au monde par le réseau spécialisé AirVisual.

Le taux de particules fines PM2,5, les plus dangereuses, y était de 348 microgrammes par mètre cube d'air(μg/m3), soit 23 fois le niveau recommandé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

M. Hasnain n'est pas le seul à s'inquiéter pour la santé des enfants. Dans les écoles de la ville aussi, on observe de près les effets de la pollution de l'air.

"La pollution est un problème même en classe. Nous voyons des enfants avec des yeux rouges et irrités, d'autres toussent en permanence", relève Nadia Sarwar, enseignante dans une école publique.

En Inde, les autorités de la capitale New Delhi ont fermé les écoles jusqu'à la fin du mois à cause de la pollution atmosphérique.

Mme Sarwar ne pense toutefois pas que ce soit la solution. Les enfants ont déjà manqué les cours pendant trop longtemps à cause du coronavirus et cela reviendrait à "les punir pour un problème qu'ils n'ont pas causé".

Pour les adultes aussi, cette période qui dure généralement trois ou quatre mois, est difficile. Rana Bibi, 39 ans et mère de trois enfants, utilise son dupatta, le long foulard traditionnel, comme masque en attendant le pousse-pousse qui la ramènera chez elle.

- «Rien ne se passe» -

"La fumée me fait mal aux yeux et à la gorge. C'est pour ça que je me couvre le visage comme ça. D'abord, ils nous ont fait faire ça pour le corona(virus), mais maintenant je le fais moi-même", dit cette femme de ménage.

"Quand je rentre chez moi, je sens toujours la fumée: mes vêtements, mes cheveux, mes mains sont sales. Mais que faire? Je ne peux pas juste rester assise chez moi. Il faut faire avec."

D'après Air Visual, le Pakistan était en 2020 le deuxième pays au monde pour sa pollution atmosphérique - derrière le Bangladesh mais devant l'Inde - et Lahore la 18e ville à l'air le plus vicié.

La population pakistanaise a commencé à prendre conscience de la situation. Des purificateurs à bas coût ont été fabriqués, diverses initiatives menées et des actions en justice contre l'administration lancées.

Mais les autorités ont tardé à réagir, accusant l'Inde de provoquer le smog ou contestant les chiffres de la pollution.

"Chaque année, on lit aux infos que Lahore est la ville la plus polluée ou avec le pire smog au monde. (Mais) rien ne se passe. Personne ne s'en préoccupe", s'indigne Saira Aslam, qui travaille pour une entreprise du secteur technologique.

Elle ne masque pas sa colère. "Le gouvernement s'en est sorti l'an passé parce qu'on était tous à la maison à cause du confinement. Mais ils ne peuvent pas continuer à faire comme si tout allait bien".


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.