Algérie: trois magnats liés à Bouteflika lourdement condamnés

La justice algérienne a condamné mercredi à de lourdes peines de prison trois hommes d'affaires, les frères Kouninef, membres d'une famille proche d'Abdelaziz Bouteflika. (AFP)
La justice algérienne a condamné mercredi à de lourdes peines de prison trois hommes d'affaires, les frères Kouninef, membres d'une famille proche d'Abdelaziz Bouteflika. (AFP)
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Publié le Mercredi 23 septembre 2020

Algérie: trois magnats liés à Bouteflika lourdement condamnés

  • Leur sœur, Souad-Nour Kouninef, en fuite à l'étranger, a été condamnée à 20 ans de prison ferme
  • Les frères Kouninef sont également réputés proches de Saïd Bouteflika, frère et ex-influent conseiller d'Abdelaziz Bouteflika

ALGER: La justice algérienne a condamné mercredi à de lourdes peines de prison trois hommes d'affaires, les frères Kouninef, membres d'une famille proche d'Abdelaziz Bouteflika, lors d'un énième procès pour corruption lié au règne du président déchu, selon l'agence officielle APS.

Reda, Noah-Tarek et Abdelkader-Karim Kouninef ont écopé respectivement de 16, 15 et 12 ans de prison à l'issue d'un procès qui s'est déroulé du 9 au 14 septembre.

Leur sœur, Souad-Nour Kouninef, en fuite à l'étranger, a été condamnée à 20 ans de prison ferme. Un mandat d'arrêt international a été émis à son encontre.

Le tribunal de Sidi M'hamed à Alger a également ordonné la saisie de leurs biens en Algérie et à l'étranger, a précisé l'APS.

Les frères Kouninef étaient poursuivis pour une série impressionnante de malversations: « trafic d'influence, blanchiment d'argent, obtention d'avantages indus, détournement de fonciers et de concessions et non-respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics ».

La discrète mais influente famille Kouninef est propriétaire du groupe KouGC, spécialisé notamment dans le génie civil, l'hydraulique et le BTP. Elle a été bénéficiaire depuis de nombreuses années d'importants contrats publics.

Le gérant du groupe KouGC, Keddour Ben Tahar, a également reçu une peine d'emprisonnement de huit ans.

Les liens unissant les Kouninef à Abdelaziz Bouteflika remontent au début des années 1970 quand celui-ci était le puissant ministre des Affaires étrangères. Ahmed Kouninef, le père de famille, avait alors bâti son entreprise KouGC dans un pays à l'économie dirigiste.

Les frères Kouninef sont également réputés proches de Saïd Bouteflika, frère et ex-influent conseiller d'Abdelaziz Bouteflika.

Il s'agit du cinquième grand procès pour corruption depuis la chute en avril 2019 de ce dernier, sous la pression d'un soulèvement populaire inédit, le « Hirak », qui a ébranlé le régime pendant plus d'une année avant sa suspension fin mars en raison de la crise sanitaire.

Avant les frères Kouninef, plusieurs autres magnats de l'ère Bouteflika ont été lourdement condamnés, dont l'oligarque Ali Haddad, ex-dirigeant de la principale organisation patronale algérienne, le Forum des chefs d'entreprises (FCE), condamné début juillet à 18 ans de prison ferme.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com