Après huit mois de blocus, un premier pétrolier charge du brut dans un port libyen

Une vue générale du port pétrolier de Marsa al Hariga dans la ville de Tobruk, Libye, le 20 août 2013. (Reuters)
Une vue générale du port pétrolier de Marsa al Hariga dans la ville de Tobruk, Libye, le 20 août 2013. (Reuters)
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Publié le Mercredi 23 septembre 2020

Après huit mois de blocus, un premier pétrolier charge du brut dans un port libyen

  • Le pétrolier Delta Hellas entrera mercredi dans le port libyen de Hariga et chargera un million de barils de pétrole stocké dans des entrepôts du port
  • La National Oil Corporation (NOC) cherche à augmenter progressivement sa production de brut, celle-ci devant s'élever à environ 260.000 b/j dès la semaine prochaine

BENGHAZI/LONDRES: Un pétrolier s’apprête à charger du brut au terminal libyen de Marsa el-Hariga, le premier depuis qu’un blocus imposé par les forces de l’Est conduites par le maréchal Khalifa Haftar a réduit la production de pétrole de ce membre de l’OPEP à un mince filet.

Le pétrolier Delta Hellas entrera dans le port libyen de Hariga ce mercredi et chargera un million de barils de pétrole stocké dans des entrepôts du port, a indiqué dans un communiqué l’Arabian Gulf Oil Co., la compagnie qui exploite le port.

Le maréchal Haftar a déclaré la semaine dernière que ses forces lèveraient leur blocus long de huit mois sur les exportations de pétrole dont la production a considérablement diminuer et a atteint environ 100 000 barils par jour (b/j).

Unipec, la branche commerciale de Sinopec en Chine, qui, avant le blocus était l’un des principaux importateurs de brut produit dans les champs pétroliers de Mesla et Sarira, a réservé le pétrolier, ont indiqué deux sources commerciales.

Unipec a également réservé le pétrolier Marlin Shikoku, qui, selon les données de transport maritime de Refinitiv Eikon, devrait arriver à Hariga jeudi.

De son côté, la National Oil Corporation (NOC) cherche à augmenter progressivement sa production de brut, celle-ci devant s'élever à environ 260.000 b/j  dès la semaine prochaine. Avant le blocus, la Libye produisait environ 1,2 million de b/j, soit plus d’1% de la production mondiale.

La NOC a pour sa part déclaré qu'elle ne reprendrait ses activités que dans les ports et les champs pétrolifères libres de toute présence militaire. Elle a jusqu’ici annoncé la reprise des exportations de pétrole depuis les terminaux de Hariga, Brega et Zueitina.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.