Diversité, jeunesse et stars du passé pour les nominations aux Grammy Awards

"Ces nominations reflètent la beauté du paysage musical d'aujourd'hui, varié et diversifié", a estimé Harvey Mason Jr., président de l'académie (Photo, AFP).
"Ces nominations reflètent la beauté du paysage musical d'aujourd'hui, varié et diversifié", a estimé Harvey Mason Jr., président de l'académie (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 24 novembre 2021

Diversité, jeunesse et stars du passé pour les nominations aux Grammy Awards

  • Avec 11 nominations, Jon Batiste, jazzman pianiste afro-américain de 35 ans, musicien de R&B, connu aussi grâce à la télévision, devance largement Justin Bieber
  • Les lauréats seront annoncés le 31 janvier 2022 à Los Angeles au cours de la 64ème cérémonie des Grammy Awards

NEW YORK: Diversité, jeunesse et quelques stars du passé: Jon Batiste, Justin Bieber, Billie Eilish, Olivia Rodrigo, mais aussi Paul McCartney, AC/DC et ABBA, dominent les nominations pour les Grammy Awards, les récompenses de l'industrie musicale américaine décernées fin janvier.

Avec 11 nominations, Jon Batiste, jazzman pianiste afro-américain de 35 ans, musicien de R&B, connu aussi grâce à la télévision, devance largement Justin Bieber, mégastar canadienne de 27 ans qui rafle huit nominations.

Doja Cat, rappeuse américaine de 26 ans, et H.E.R (de son vrai nom Gabriella Sarmiento Wilson), chanteuse de R&B de 27 ans, en récoltent également huit. Billie Eilish, la nouvelle égérie de la chanson américaine âgée de 19 ans prend sept nominations, à égalité avec Olivia Rodrigo, chanteuse et actrice américaine de 18 ans.

Les lauréats seront annoncés le 31 janvier 2022 à Los Angeles au cours de la 64ème cérémonie des Grammy Awards retransmise sur la chaîne CBS, un des cinq grands réseaux de télévision nationale aux Etats-Unis, et sur internet.

«Paysage diversifié»

"Ces nominations reflètent la beauté du paysage musical d'aujourd'hui, varié et diversifié", a estimé Harvey Mason Jr., président de l'académie de l'industrie musicale américaine qui décerne ces récompenses, dans un communiqué.

Pour répondre aux critiques récurrentes sur le manque de diversité dans les nominations, les professionnels ont ajouté deux nommés (de huit à dix) pour les quatre premières catégories les plus prestigieuses des Grammy Awards.

D'autant que Jon Batiste, qui a déjà été nommé trois fois aux Grammy Awards au cours des années précédentes, n'est pas qu'un artiste. Il est aussi un militant.

Directeur musical depuis 2015 de la très populaire émission de télévision "The Late Show With Stephen Colbert", originaire de Louisiane et installé à New York, il se bat pour davantage de justice sociale et raciale, notamment en soutien au mouvement "Black Lives Matter" ("les vies noires comptent").

Il se mesurera à ses pairs lors des Grammys avec son album "We Are" et son single "Freedom".

Jon Batiste, auteur de la bande originale du film d'animation "Soul" de Pixar Walt Disney, trouvera face à lui les machines à très gros budgets que sont Justin Bieber et Olivia Rodrigo, en particulier dans les catégories reines de l'album et de l'enregistrement de l'année.

Mais il n'y aura pas que des jeunes aux Grammy Awards.

Le crooner de 95 ans Tony Bennett accompagnera la chanteuse et actrice américaine Lady Gaga, 35 ans, à Los Angeles fin janvier avec six nominations pour leur album "Love For Sale".

Nouveau Grammy pour Obama ?

Record aussi pour le rappeur américain Jay-Z, 51 ans, qui n'aime pas l'académie des Grammy Awards mais qui totalise désormais pas moins de 83 nominations, dépassant le producteur de légende Quincy Jones (80).

Et le rappeur de 44 ans Kanye West -- qui vient légalement de prendre le nom de "Ye" -- récolte plusieurs nominations, en particulier dans la catégorie du meilleur album. Il sera confronté à la star bien établie de la chanson Taylor Swift, 31 ans, avec une seule nomination. 

L'Américaine n'a pas présenté aux Grammys le réenregistrement en 2021 de son album "Fearless" de 2008 qui lui avait déjà valu quatre récompenses, dont celle de meilleur album. 

Côté "valeurs sûres" du passé, les Grammy Awards ont sélectionné les inusables AC/DC, l'inoxydable Sir Paul McCartney (79 ans) et le retour sensationnel des Suédois d'ABBA.

Enfin dans l'improbable catégorie des "albums parlés" (poésie, livres audio...), l'ancien président des Etats-Unis Barack Obama (2009-2017) a une chance de remporter un troisième Grammy Award pour son livre "A Promised Land" après que son épouse Michelle Obama a remporté une récompense en 2019.

Les principales nominations pour les Grammy Awards 2022

- Album de l'année -

We Are — Jon Batiste 

Love For Sale — Tony Bennett & Lady Gaga 

Justice (Triple Chucks Deluxe) — Justin Bieber 

Planet Her (Deluxe) — Doja Cat 

Happier Than Ever — Billie Eilish 

Back Of My Mind — H.E.R. 

Montero — Lil Nas X 

Sour — Olivia Rodrigo 

Evermore — Taylor Swift 

Donda — Kanye West

-  Enregistrement de l'année, attribué pour la performance globale d'un titre -

"I Still Have Faith In You" — ABBA 

"Freedom" — Jon Batiste 

"I Get A Kick Out Of You" — Tony Bennett & Lady Gaga

"Peaches" — Justin Bieber Featuring Daniel Caesar & Giveon

"Right On Time" — Brandi Carlile 

"Kiss Me More" — Doja Cat Featuring SZA 

"Happier Than Ever" — Billie Eilish 

"Montero" (Call Me By Your Name) — Lil Nas X 

"drivers license" — Olivia Rodrigo 

"Leave The Door Open" — Silk Sonic

- Chanson de l'année, attribué aux auteurs et compositeurs -

"Bad Habits" — Fred Gibson, Johnny McDaid & Ed Sheeran, auteur (Ed Sheeran) 

"A Beautiful Noise" — Ruby Amanfu, Brandi Carlile, Brandy Clark, Alicia Keys, Hillary Lindsey, Lori McKenna, Linda Perry & Hailey Whitters, auteures (Alicia Keys And Brandi Carlile) 

"drivers license" — Daniel Nigro & Olivia Rodrigo, auteure (Olivia Rodrigo) 

"Fight For You" — Dernst Emile II, H.E.R. & Tiara Thomas, auteure (H.E.R.) 

"Happier Than Ever" — Billie Eilish O'Connell & Finneas O'Connell, auteure (Billie Eilish)

"Kiss Me More" —  Roget Chahayed, Amala Zandile Dlamini, Lukasz Gottwald, Carter Lang, Gerard A. Powell II, Solana Rowe & David Sprecher, auteures (Doja Cat Featuring SZA) 

"Leave The Door Open" — Brandon Anderson, Christopher Brody Brown, Dernst Emile II & Bruno Mars, auteurs (Silk Sonic) 

"Montero (Call Me By Your Name)" — Denzel Baptiste, David Biral, Omer Fedi, Montero Hill & Roy Lenzo, auteur (Lil Nas X) 

"Peaches" — Louis Bell, Justin Bieber, Giveon Dezmann Evans, Bernard Harvey, Felisha "Fury" King, Matthew Sean Leon, Luis Manual Martinez Jr., Aaron Simmonds, Ashton Simmonds, Andrew Wotman & Keavan Yazdani, auteurs (Justin Bieber Featuring Daniel Caesar & Giveon) 

"Right On Time" — Brandi Carlile, Dave Cobb, Phil Hanseroth & Tim Hanseroth, auteure (Brandi Carlile)

- Révélation de l'année -

Arooj Aftab 

Jimmie Allen 

Baby Keem 

FINNEAS 

Glass Animals 

Japanese Breakfast 

The Kid Laroi 

Arlo Parks 

Olivia Rodrigo 

Saweetie

- Meilleur clip vidéo -

"Shot In The Dark" — AC/DC 

"Freedom" — Jon Batiste 

"I Get A Kick Out Of You" — Tony Bennett & Lady Gaga 

"Peaches" — Justin Bieber Featuring Daniel Caesar & Giveon 

"Happier Than Ever" — Billie Eilish 

"Montero (Call Me By Your Name)" — Lil Nas X 

"Good 4 U" — Olivia Rodrigo

- Meilleur album de rap -

The Off-Season — J. Cole 

Certified Lover Boy — Drake 

King's Disease II — Nas 

Call Me If You Get Lost — Tyler, The Creator 

Donda — Kanye West

- Meilleure performance de rap -

"Family Ties" — Baby Keem Featuring Kendrick Lamar 

"Up" — Cardi B 

"m y . l i f e" — J. Cole Featuring 21 Savage & Morray 

"Way 2 Sexy" — Drake Featuring Future & Young Thug 

"Thot S***" — Megan Thee Stallion

- Meilleur album de rock -

Power Up - AC/DC  

Capitol Cuts Live From Studio A - Black Pumas 

No One Sings Like You Anymore Vol. 1 - Chris Cornell 

Medicine At Midnight - Foo Fighters  

McCartney III - Paul McCartney

- Meilleur album de pop vocale -

Justice (Triple Chucks Deluxe) — Justin Bieber 

Planet Her (Deluxe) — Doja Cat 

Happier Than Ever — Billie Eilish 

Positions — Ariana Grande 

Sour — Olivia Rodrigo

- Meilleur album de musique du monde -

Mohabbat - Arooj Aftab  

Do Yourself - Angelique Kidjo & Burna Boy  

Pa Pa Pa - Femi Kuti  

Blewu - Yo-Yo Ma & Angelique Kidjo  

Essence - WizKid Featuring Tems


Un nouveau livre explore 12 chefs-d’œuvre de l’art du manuscrit islamique à travers les siècles

« Illuminated » par William Greenwood. (Fourni)
« Illuminated » par William Greenwood. (Fourni)
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  • William Greenwood évoque son nouveau livre consacré à une douzaine de manuscrits islamiques d’exception

DUBAÏ : Un nouveau livre consacré à 12 manuscrits islamiques extraordinaires vient d’être publié, avec pour ambition de rendre ces chefs-d’œuvre richement illustrés accessibles au plus grand nombre.

Intitulé « Illuminated: Art, Knowledge, and Wonder in Twelve Islamic Manuscripts » et publié par Empty Quarter Press, l’ouvrage présente une sélection de douze des plus beaux manuscrits jamais produits. Parmi eux figurent des classiques arabes médiévaux tels que Maqamat al-Hariri, Kalila wa Dimna, Aja’ib Al-Makhluqat Wa Ghara’ib Al-Mawjudat et Kitab Al-Diryaq, ainsi que des œuvres spectaculaires issues des mondes timouride, safavide et moghol, du XIIIe au XVIIe siècle.

Son auteur, William Greenwood, est spécialiste de l’art et de la culture islamiques. Les manuscrits présentés étaient conçus à la fois comme des réceptacles de savoir et comme des objets artistiques à part entière. Des traités médicaux aux cartes célestes, de la poésie épique aux fables, chacun reflète la richesse et la diversité des traditions intellectuelles et artistiques du monde islamique.

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« Maqamat Al Hariri » (vers 1236-1237). (Fourni)

Pour Greenwood, qui a travaillé plus de dix ans comme conservateur — dernièrement au Zayed National Museum d’Abou Dhabi — ces manuscrits sont importants pour plusieurs raisons. D’abord, ce sont des œuvres d’art remarquables. Ensuite, chacun constitue « un instantané de l’époque de sa création, tant par son style artistique et son contenu que par son contexte historique ».

Le premier chapitre du Kitab al-Diryaq, par exemple, est attribué à Mossoul au milieu du XIIIe siècle et « vise clairement à glorifier le souverain », explique Greenwood. Kitab Suwar al-Kawakib al-Thabita, copié au XVe siècle à Samarcande, témoigne de l’essor des sciences durant la Renaissance timouride, tandis que le Hamzanama, réalisé dans l’Inde du XVIe siècle, marque l’émergence d’un style pictural proprement moghol.

« La troisième raison, poursuit-il, est que, aussi belles que soient les peintures et les enluminures, elles sont presque toujours destinées à magnifier des textes qui sont en eux-mêmes remarquables — qu’il s’agisse d’épopées nationales comme le Shahnameh, d’ouvrages encyclopédiques comme Aja’ib al-Makhluqat, ou de démonstrations de virtuosité linguistique telles que les Maqamat d’Al-Hariri. »

Enfin, ces manuscrits constituent, selon lui, « des témoignages remarquables d’un monde islamique multiculturel et cosmopolite, capable d’absorber, de raffiner et de repenser des influences aussi diverses que les fables indiennes ou l’astronomie classique pour en faire un ensemble cohérent et distinctement “islamique” ».

L’intérêt de Greenwood pour les manuscrits enluminés a été éveillé par une copie mamlouke du milieu du XIVe siècle de Sulwan al-Muta’ fi ‘Udwan al-Atba’, qu’il a découverte alors qu’il travaillait au Musée d’art islamique de Doha.

« Il s’agit de la seule copie médiévale illustrée de ce texte, probablement réalisée pour un mécène royal », explique Greenwood, qui a également travaillé au British Museum de Londres. « Le mélange d’éléments byzantins, persans et chinois dans les peintures correspondait parfaitement à mon intérêt pour les échanges interculturels. Le texte appartient au genre des “miroirs des princes”, destiné à conseiller les souverains — un type d’écriture fondamental, également représenté dans Illuminated par une copie mamlouke du début du XIVe siècle de Kalila wa Dimna. »

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« Kalila wa Dimna » (vers 1310). (Fourni)

Cependant, ce n’est pas une découverte isolée qui l’a poussé à écrire ce livre, mais le constat progressif que, bien que le grand public s’intéresse aux manuscrits islamiques illustrés et enluminés, il existe peu d’ouvrages de synthèse accessibles.

« Il existe de nombreuses publications très spécialisées consacrées soit à des manuscrits précis, soit à certains éléments décoratifs, mais peu de livres destinés à un public curieux mais non universitaire. Il était aussi stimulant de rassembler, dans un même ouvrage, des peintures issues de manuscrits très différents. Cela permet de suivre l’évolution des styles et des idées du XIIIe au XVIIe siècle, ce qui est particulièrement utile pour les non-spécialistes. »

Le résultat est un livre richement illustré, conçu pour un large public. À la fois célébration des traditions artistiques du livre islamique et invitation à en découvrir la beauté et les trésors, Illuminated réunit art islamique, savoir et récit dans une forme accessible et attrayante.

« J’espère que le fait de voir ces œuvres réunies dans une même publication ouvrira les yeux des lecteurs sur leur caractère exceptionnel », conclut Greenwood. « Ce livre s’adresse vraiment à tout le monde, et s’il suscite un intérêt plus large pour les manuscrits présentés, il aura déjà une valeur unique. Toutes ces œuvres sont liées, d’une manière ou d’une autre, à la transmission du savoir et de la sagesse, et si ce livre peut contribuer à les diffuser un peu plus, alors il aura pleinement rempli sa mission. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tarboosh Jedde Maallak : une histoire d’amour libanaise entre mémoire et diaspora

Les acteurs incarnent avec sensibilité les thèmes de l’exil, de la mémoire et de l’amour. (Photo: fournie)
Les acteurs incarnent avec sensibilité les thèmes de l’exil, de la mémoire et de l’amour. (Photo: fournie)
Les acteurs incarnent avec sensibilité les thèmes de l’exil, de la mémoire et de l’amour. (Photo: fournie)
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  • Tarboosh Jedde Maallak arrive à Dubaï pour une représentation unique, après avoir rempli plus de 25 salles au Liban
  • À travers le destin croisé de ses personnages, la pièce offre une réflexion sensible sur la diaspora libanaise et le lien profond avec la terre natale

​​​​​​DUBAÏ: Après une tournée exceptionnelle de plus de 25 représentations à guichets fermés au Liban, la pièce théâtrale Tarboosh Jedde Maallak s’apprête à rencontrer le public de Dubaï pour une représentation très attendue.

Écrite par Marwa Khalil et Riad Chirazi (également auteurs de la pièce Mafroukeh), qui signe aussi la mise en scène, la production met en scène le comédien et stand-uppeur Junaid Zeineddine, aux côtés de l’actrice Marwa Khalil. Ensemble, ils livrent une pièce à la fois touchante et teintée d’humour, explorant l’amour, la perte et la quête d’identité.

Mêlant romance et regard socio-politique acéré, la pièce aborde les thèmes du départ et du retour, des promesses brisées, de l’amour qui persiste malgré le chaos, ainsi que de la nostalgie et de la mémoire collective.

L’histoire se déroule sur fond de l’histoire mouvementée du Liban, de 1980 à 2025. Elle suit deux personnages principaux dont les trajectoires divergent profondément. Hala, contrainte de quitter son pays, traverse Paris, Montréal et Dubaï, incarnant l’expérience de la diaspora libanaise tout en portant en elle le poids émotionnel de sa terre natale. Ibrahim, quant à lui, choisit de rester au Liban, ancré dans un pays marqué par la lutte, la résilience et l’espoir.

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Sur scène, l’émotion et l’humour se mêlent dans Tarboosh Jedde Maallak. (Photo: fournie)

Leur histoire d’amour devient un miroir sensible de l’impact des bouleversements nationaux sur les relations intimes, offrant une réflexion poignante sur l’appartenance, l’identité et le coût émotionnel de l’instabilité politique et sociale. Avec finesse et tendresse, Tarboosh Jedde Maallak évoque les souvenirs partagés d’une génération tout en touchant à des expériences universelles de séparation et de manque.

À Dubaï, la pièce sera présentée lors de deux représentations à 19h et 21h30, offrant au public une occasion de découvrir une œuvre qui a marqué les spectateurs arabophones de la région.

Présentée par Bayroute Events et BYL Events, en collaboration avec Art For All, cette soirée promet d’attirer les passionnés de théâtre, les membres de la diaspora libanaise et les amateurs de théâtre arabe contemporaine.

Véritable hommage à l’esprit humain libanais, Tarboosh Jedde Maallak s’annonce comme une pièce, émouvante et profondément culturelle.


De Djeddah à Paris, l’engagement artistique de la famille Jameel salué par la France

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  • Fady Jameel a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, en reconnaissance de l’engagement pionnier et international de la famille Jameel en faveur des arts depuis 80 ans
  • Art Jameel touche près de deux millions de personnes chaque année, grâce à ses centres de Djeddah et de Dubaï et à un vaste réseau de partenariats culturels mondiaux, notamment avec la France

​​​​​​Paris / Djeddah: La famille Jameel, reconnue pour son rôle pionnier dans le soutien aux arts à l’échelle mondiale, a vu son engagement distingué par la République française. Fady Mohammed Jameel, président d’Art Jameel et vice-président international d’Abdul Latif Jameel, a été décoré de l’insigne de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres lors d’une cérémonie officielle organisée à Paris par Madame Rachida Dati, ministre de la Culture.

Attribuée par le ministère français de la Culture, cette distinction honore des personnalités ayant contribué de manière significative au rayonnement des arts et de la culture en France et à l’international. Elle vient saluer 80 années d’engagement philanthropique de la famille Jameel, ainsi que plus de deux décennies d’actions structurantes en faveur des arts sous l’impulsion de Fady Jameel, notamment au Moyen-Orient et dans le cadre d’échanges culturels étroits avec la France.

Fondée en 2003, Art Jameel s’est imposée comme l’une des organisations artistiques les plus influentes de la région. Financée principalement par la famille Jameel et guidée par une mission civique forte, l’institution œuvre pour rendre les arts accessibles à toutes et tous, à travers des expositions, des commandes artistiques, des programmes éducatifs et des initiatives cinématographiques. Chaque année, ses activités touchent près de deux millions de personnes à Djeddah, Dubaï et à travers le monde.

Art Jameel soutient notamment Hayy Jameel à Djeddah – pôle majeur dédié au cinéma et aux arts, qui accueille l’Alliance Française et le premier cinéma indépendant d’Arabie saoudite – ainsi que le Jameel Arts Centre à Dubaï, récemment distingué par une médaille d’excellence lors des Art Basel Awards pour sa vision innovante et son impact culturel. L’organisation développe également un réseau international de partenariats de premier plan avec des institutions telles que le Victoria and Albert Museum à Londres et le Metropolitan Museum of Art à New York.

Les échanges culturels entre la France et le monde arabe occupent une place centrale dans cette dynamique. Art Jameel collabore régulièrement avec des institutions françaises autour de projets d’expositions, de cinéma, de musique et de restauration du patrimoine, tout en mettant en lumière des artistes français et issus des diasporas arabes au sein de ses programmations.

Recevant cette distinction, Fady Jameel a souligné le rôle essentiel des arts comme vecteur de dialogue, de transmission et de transformation sociale, réaffirmant l’engagement d’Art Jameel à renforcer durablement les écosystèmes artistiques, à soutenir les créateurs et à favoriser les échanges culturels internationaux.