Antilles françaises : les raisons d'une crise

Cette photographie prise le 23 novembre 2021 montre des barricades faites de voitures incendiées au rond-point de Montebello à Petit-Bourg, sur l'île des Caraïbes françaises de Guadeloupe. (Photo, AFP)
Cette photographie prise le 23 novembre 2021 montre des barricades faites de voitures incendiées au rond-point de Montebello à Petit-Bourg, sur l'île des Caraïbes françaises de Guadeloupe. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 24 novembre 2021

Antilles françaises : les raisons d'une crise

  • Partie de l'obligation vaccinale des personnels hospitaliers et des pompiers, la crise a largement dérivé depuis vers d'autres revendications, souvent liées au pouvoir d'achat
  • Selon l'Institut national de la statistique (Insee), le taux de chômage s'établissait à 17% en 2020 et touchait un jeune de moins de 29 ans sur trois. Un tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté

POINTE-A-PITRE : La contestation en Guadeloupe depuis mi-novembre reflète une crise plus profonde, économique et sociale, à ne pas prendre à la légère, estime Pierre-Yves Chicot, maître de conférence à la faculté de droit de Pointe-à-Pitre et avocat.

"C'est la manifestation conjoncturelle d'une crise structurelle", explique-t-il.

Partie de l'obligation vaccinale des personnels hospitaliers et des pompiers, la crise a largement dérivé depuis vers d'autres revendications, souvent liées au pouvoir d'achat.

Elle est d'abord liée, selon M. Chicot, au "sous-emploi" et à "l'augmentation de la pauvreté" depuis le début de la crise Covid, mesurable à la hausse des demandes de minima sociaux.

Selon l'Institut national de la statistique (Insee), le taux de chômage s'établissait à 17% en 2020 et touchait un jeune de moins de 29 ans sur trois. Un tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté.

"De plus, le coût de la vie augmente", pointe Pierre-Yves Chicot, notamment le prix de l'essence.

"Il y a aussi une question de santé mentale", déclare l'universitaire, rappelant que selon une récente publication de l'Insee, un Antillais sur six souffre de symptômes de dépression. 

"Cette crise résume le mal-être économique et social de la Guadeloupe, notamment pour sa jeunesse: celle qui ne sait pas lire, pas écrire, qui quitte l'école en 3e, et qui ne voit pas d'opportunité pour elle", résume-t-il, en faisant références aux jeunes qui tiennent les barrages routiers, un peu partout dans l'île. 

"Vaccin ou pas vaccin, ces moments-là sont ceux qui permettent à ces jeunes-là d'exister, c'est leur moment", souligne l'universitaire.

Barrages «sous-traités»

Pour Patricia Braflan Trobo, sociologue guadeloupéenne, "nous sommes face à une grève catégorielle", d'une "minorité", et bien loin de rassembler toute la Guadeloupe. 

"On parle beaucoup des grandes grèves de 2009, mais à cette époque, la mobilisation concernait tout le monde, (autour de la vie chère, NDLR). Aujourd'hui, c'est une infime partie des soignants qui refusent la vaccination contre le Covid (85% sont vaccinés selon les autorités sanitaires, NDLR) et tentent de rallier une population à leur cause", dit-elle.

Les barrages ont, selon elle, été "sous-traités" à des jeunes, en dehors de toute base militante, par des organisations syndicales qui n'étaient pas, "dès le début", en "nombre suffisant pour soutenir une grève totale et se sont laissé déborder".

"Les organisations militant contre l'obligation vaccinale ne se préoccupent pas des jeunes. Cela fait des mois qu'elles défilent sans avoir jamais parlé d'emploi, d'eau ou de tout autre problème", assure Mme Braflan Trobo.

Mais la plateforme de revendications a fini par s'élargir et aujourd'hui les organisations syndicales en sont arrivées à demander "la résolution de tous les conflits en cours".

Elles ont aussi bousculé le rôle des élus locaux que les syndicats accusent de courber l'échine face aux décisions de Paris.

"Il se pose la question de la place de l'élu local au sein de la République, mais ça n'est pas une question de colonialisme", explique Jocelyn Sapotille, président de l'association des maires de Guadeloupe, dans les colonnes de France Antilles.

L'obligation vaccinale "concerne tout le monde, aussi bien la France que la Guadeloupe" rappelle-t-il. 

En France, près de 70% de la population est vaccinée. La Guadeloupe, bien que frappée par une vague épidémique très violente cet été, peine à dépasser les 35% de personnes au parcours vaccinal complet.

Selon des sociologues, l'opposition aux vaccins reflète aussi la défiance de la population envers les autorités depuis le scandale du chlordécone.

Considéré comme perturbateur endocrinien et cancérogène probable, ce pesticide interdit en France en 1990 est resté autorisé dans les champs de bananes de Martinique et de Guadeloupe par dérogation ministérielle jusqu'en 1993, provoquant une pollution importante et durable.


Nice: une interpellation tourne mal, un homme tué par un policier

Une vue de la ville de Nice. (AFP).
Une vue de la ville de Nice. (AFP).
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  • Un homme d'une vingtaine d'années a été tué par un policier mercredi au cœur de Nice au cours de son interpellation
  • Une série d'interpellations avait été organisée ce mercredi matin, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte après le décès d'un homme de 24 ans dans la nuit du 24 au 25 décembre dans le quartier niçois de Las Planas

NICE: Un homme d'une vingtaine d'années a été tué par un commandant de police mercredi au cœur de Nice, au cours d'une opération d'interpellation planifiée dans le cadre de l'enquête sur la mort d'un jeune homme à Noël dans une cité de la ville. 

Une série d'interpellations avait été organisée ce mercredi matin, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte après le décès d'un homme de 24 ans dans la nuit du 24 au 25 décembre dans le quartier niçois de Las Planas. 

"Une de ces interpellations s'est mal passée", a expliqué le procureur de la République de Nice, Xavier Bonhomme, dans un point presse improvisé sur place, rue la Buffa, au cœur de la cité azuréenne. 

"Un policier, pour des circonstances à ce stade ignorées, a fait usage de son arme de dotation, en tirant sur une personne et en la touchant semble-t-il au cou. Elle est décédée 45 minutes plus tard", a précisé le procureur à l'AFP. 

"Pour le moment, nous n'avons pas retrouvé d'arme qui aurait pu être en possession de la victime", a souligné le procureur, en précisant que le policier, membre de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la police judiciaire de Nice, un commandant de police "expérimenté", a insisté le magistrat, "a été placé en garde à vue pour homicide volontaire" et que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) de Nice a été saisie du dossier. 

La victime, née en 1999, est décédée vers 12h30, a indiqué le procureur, précisant n'avoir "pas d'éléments sur ses antécédents judiciaires". 

L'intervention des policiers s'est déroulée dans une rue du centre de Nice, à environ 500 m de la Promenade des Anglais. Selon un témoin interrogé sur place par l'AFP, un seul coup de feu aurait été tiré.  

"Plusieurs personnes étaient visées par cette opération ce matin sous l'autorité d'un magistrat instructeur, c'était calé pour avoir lieu dans le centre de Nice", a encore indiqué le procureur à l'AFP. 

Quant les policiers sont intervenus, en fin de matinée, "plusieurs interpellations se sont semble-t-il bien déroulées, car nous avons plusieurs gardes à vue en cours dans le cadre du dossier initial", a ajouté M. Bonhomme. 

Le corps de la victime a été retrouvé à proximité d'une voiture "qui semble faussement plaquée, donc certainement volée et qui appartiendrait à l'équipe visée par l'opération initiale", a encore déclaré le procureur. 

Cette série d'interpellations s'inscrivait dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour assassinat en bande organisée suite à l'homicide d'un jeune homme de 24 ans prénommé Ermelindo, mort d'une balle dans la poitrine dans la nuit du 24 au 25 décembre, dans le quartier de Las Planas, dans le nord de la ville.  

Une marche blanche avait été organisée en sa mémoire le 2 janvier, réunissant plusieurs centaines de personnes et remontant jusqu'au lieu du drame dans la cité. 

Dans ce dossier, une source policière avait émis l'hypothèse d’un conflit avec des jeunes d’un autre quartier sensible de Nice. 

Opération de Police en cours, 7 rue de la BUFFA à Nice.
Restriction de circulation, éviter le secteur. pic.twitter.com/KVJ0tb0ZHg

— Police Nationale 06 (@PoliceNat06) January 19, 2022

 


Affaire des sondages de l'Elysée: décision vendredi pour Guéant et quatre ex-proches de Sarkozy

L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant arrive pour son procès au palais de justice de Paris, le 18 octobre 2021. (Photo, AFP)
L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant arrive pour son procès au palais de justice de Paris, le 18 octobre 2021. (Photo, AFP)
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  • L'ancien ministre de l'Intérieur, qui vient d'avoir 77 ans, pourrait cependant quitter la prison de la Santé avant le jugement
  • Sa demande de remise en liberté doit être examinée mercredi par une juge d'application des peines, selon son avocat

PARIS : Des soupçons de favoritisme et de détournement d'argent public à l'Elysée: le tribunal se prononce vendredi sur le sort de cinq anciens conseillers et collaborateurs de Nicolas Sarkozy, dont l'ex-secrétaire général Claude Guéant, incarcéré depuis plus d'un mois en exécution d'une précédente condamnation.

L'ancien ministre de l'Intérieur, qui vient d'avoir 77 ans, pourrait cependant quitter la prison de la Santé avant le jugement: sa demande de remise en liberté doit être examinée mercredi par une juge d'application des peines, selon son avocat.

Claude Guéant a été écroué le 13 décembre, la cour d'appel de Paris ayant estimé qu'il ne payait pas dans les temps les sommes auxquelles il a été définitivement condamné en 2019 dans un autre dossier, celui des primes en liquide du ministère de l'Intérieur.

L'ex-bras droit de Nicolas Sarkozy a "totalement payé" sa dette "depuis un mois" via des prêts consentis par ses proches et sa "situation de santé (ne) peut que se dégrader, au regard de la triple pathologie" dont il souffre, a fait valoir son conseil Me Philippe Bouchez El Ghozi.

Avant de l'envoyer en prison, ce passé judiciaire a entraîné une réouverture, rarissime, des débats, plus de trois semaines après la fin du procès dit des sondages de l'Elysée. Ce jour-là, le parquet national financier (PNF) a en outre alourdi ses réquisitions contre lui.

Claude Guéant ne "respecte pas les décisions de justice" et a un comportement "indigne" de sa carrière de grand commis de l'Etat, a tancé le 3 décembre le procureur, demandant non plus six mois mais un an d'emprisonnement ferme, ainsi que 10 000 euros d'amende, pour favoritisme et détournement de fonds publics par négligence.

Le témoin Sarkozy

Lors du procès en octobre et novembre, la 32e chambre correctionnelle s'est penchée sur des millions d'euros de conseil politique et de sondages, facturés à l'Elysée entre 2007 et 2012 par les sociétés de Patrick Buisson et Pierre Giacometti, ainsi que par l'institut Ipsos, ouvrant une fenêtre sur le fonctionnement du "Château" sous Sarkozy.

Couvert par son immunité présidentielle, l'ancien chef de l'Etat a été sommé, dans une décision inédite, de comparaître comme témoin à ce procès: lors d'une audience le 2 novembre aussi brève que tendue, il a refusé de répondre aux questions du président Benjamin Blanchet au nom de la séparation des pouvoirs.

Pour le PNF, les dépenses litigieuses ont fait l'objet de favoritisme, car attribuées sans publicité ni appel d'offres - à hauteur de 2,7 millions pour Patrick Buisson, 2,1 million pour Pierre Giacometti et 1,5 million pour Ipsos.

Deux contrats signés par les sociétés de l'historien venu de l'extrême droite représentent en outre pour l'accusation un détournement de fonds publics: rémunéré 10 000 euros par mois pour du conseil, il pouvait aussi livrer des sondages à sa libre appréciation.

Entre 2007 et 2009, le PNF en a comptés 235, achetés puis revendus avec des marges de 65 à 71%, pour un bénéfice d'1,4 million d'euros.

Une «fable» pour la défense

Contre l'ancien influent inspirateur du président, poursuivi en outre pour recel de favoritisme et abus de biens sociaux, le ministère public a requis deux ans d'emprisonnement dont un an ferme et 100 000 euros d'amende, ainsi qu'une amende de 550 000 euros contre ses entreprises Publifact et Publi-Opinion.

Pour l'ex-sondeur Pierre Giacometti, le ministère public a demandé six mois d'emprisonnement avec sursis et 70 000 euros d'amende ainsi que 250 000 euros d'amende pour son entreprise No Com. Une sanction de 500 000 euros a en outre été réclamée contre Ipsos.

Le PNF a été plus clément dans ses réquisitions avec celle qui était alors directrice de cabinet de l'Elysée, Emmanuelle Mignon (10 000 euros d'amende), comme avec l'ex-conseiller technique "opinion" Julien Vaulpré (5 000 euros d'amende).

En réplique, la défense a harponné la "fable" de l'accusation, plaidant la relaxe générale en arguant qu'en 2007, le code des marchés publics ne s'appliquait pas à l'Elysée, au nom d'une "coutume" épargnant les finances de la présidence.

C'est justement sous le quinquennat Sarkozy que seront passés les premiers appels d'offres de la présidence sous la Ve République, ont souligné les avocats, dénonçant une volonté d'appliquer le droit de façon "rétroactive" et de sanctionner ceux qui ont "mis de l'ordre".

La défense de Patrick Buisson a aussi contesté la caractère "léonin" de ses contrats, assurant que les "marges" correspondaient à d'autres prestations, en partie "secrètes", pour le président.


Covid-19: que se cache-t-il derrière la hausse des hospitalisations des enfants ?

Un employé à l'hôpital salue un enfant qui vient de recevoir le vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19 pour enfants à Montréal, Québec, le 24 novembre 2021. (Photo, AFP)
Un employé à l'hôpital salue un enfant qui vient de recevoir le vaccin Pfizer-BioNTech Covid-19 pour enfants à Montréal, Québec, le 24 novembre 2021. (Photo, AFP)
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  • Les enfants sont-ils plus sévèrement touchés par la cinquième vague de Covid-19, comme le redoutent certains ?
  • Rien ne tend à le prouver et s'il y a bien une hausse des hospitalisations, celle-ci n'est pas forcément due à Omicron

PARIS : Les enfants sont-ils plus sévèrement touchés par la cinquième vague de Covid-19, comme le redoutent certains ? Rien ne tend à le prouver et s'il y a bien une hausse des hospitalisations, celle-ci n'est pas forcément due à Omicron.

Selon les derniers chiffres officiels, quelque 552 petits de moins de 10 ans sont actuellement hospitalisés en France avec un diagnostic Covid-19, un record depuis le début de l'épidémie. Parmi eux, 91 se trouvent en soins critiques.

Par comparaison il y a trois mois, seuls 6 enfants étaient comptabilisés en réanimation.

Par rapport aux précédentes vagues, il y a "une augmentation des admissions à l'hôpital qui est beaucoup plus marquée sur les tranches d'âge des 0-10 ans", pointait la semaine dernière l'épidémiologiste Vittoria Colizza.

Deux raisons à cela: la contagiosité du variant Omicron, qui conduit à "une explosion du nombre de cas en population générale", et une couverture vaccinale chez les petits qui reste à ce jour "très, très, très faible". Selon les derniers chiffres officiels, seuls 3% des 5-11 ans sont à ce jour vaccinés.

Si la hausse semble impressionnante, le nombre d'enfants concernés par les hospitalisations demeure relativement faible.

"On est sur de tout petits chiffres donc la moindre variation fait exploser les statistiques", résume le Pr Yves Gillet, responsable des urgences pédiatriques à l'hôpital Femme-Mère-Enfant (HFME) de Bron, près de Lyon.

«Co-infectés»

Comme chez les adultes, les hospitalisations en soins conventionnels et en soins critiques augmentent chez les 0-17 ans depuis début décembre 2021. Et cette hausse touche principalement les nourrissons de moins d'un an, précise l'Agence Santé publique France.

En Ile-de-France, 190 enfants sont actuellement hospitalisés. Sollicitée, l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, n'avait pas répondu mercredi à l'AFP.

A Marseille, 14 enfants étaient hospitalisés lundi à la Timone "pour ou avec Covid".

"La hausse est sensible depuis la rentrée de janvier", indique à l'AFP Fabrice Michel, le chef de service d'anesthésie et de réanimation pédiatrique de l'hôpital marseillais. "Mais on parle de très, très peu de cas au total".

"Deux à quatre enfants sont hospitalisés chaque jour en ce moment en soins critiques". En général, on ne les garde que quelques jours", détaille-t-il.

"Comme pour l'adulte, ils sont là pour des problèmes respiratoires mais qui nous inquiètent moins que lorsqu'il s'agit d'une bronchiolite ou d'une grippe", ajoute-t-il.

Surtout, difficile de faire la part des choses entre les hospitalisations liées à Omicron ou à d'autres infections.

Les autorités sanitaires soulignent ainsi que l'identification de cas "co-infectés" avec le virus respiratoire syncytial (responsable de la bronchiolite) et la Covid-19 "peut rendre difficile l'imputabilité de la sévérité à l'un ou l'autre des virus".

Ce d'autant plus que la bronchiolite du jeune nourrisson est source habituelle d'hospitalisation en soins critiques.

Pims

En fin de semaine dernière, 12 enfants étaient hospitalisés "pour ou avec la Covid" à l'hôpital de Bron. Parmi eux, 5 étaient en réanimation dont 2 avec des co-infections donc "difficile de savoir quel virus a rendu ces enfants malades", selon le responsable des urgences pédiatriques.

Le CHU de Beauvais notait aussi une "faible hausse d'enfants hospitalisés et positifs à la Covid" par rapport aux vagues précédentes", avec un à deux enfants présents en pédiatrie chaque jour en moyenne. Ils sont "hospitalisés pour une courte durée, pour de petits symptômes respiratoires, sans gravité", explique le CHU, sachant qu'il n'est pas clair si ces symptômes sont toujours totalement à relier à la Covid.

Reste à juger de la sévérité des cas. Selon Santé publique France, "l'analyse qualitative des cas pédiatriques n'est pas en faveur d'une gravité accrue de la Covid-19 chez les enfants, à ce jour".

La surveillance spécifique des cas de Pims, un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique potentiellement grave lié à la Covid, montre bien "une ascension" depuis début décembre, relève l'agence de santé.

Mais comme les symptômes se déclarent environ un mois après avoir attrapé la Covid-19, les cas observés actuellement sont "essentiellement secondaires à des infections avec le variant Delta".

Et il est "encore trop tôt pour anticiper quel sera l'impact du variant Omicron", estime Santé publique France.