L’Arabie saoudite émettra et renouvellera les permis de séjour tous les trois mois

Les employeurs peuvent renouveler les permis de travail et de séjour et fournir une compensation financière tous les trois, six, neuf et douze mois. (Photo, Shutterstock)
Les employeurs peuvent renouveler les permis de travail et de séjour et fournir une compensation financière tous les trois, six, neuf et douze mois. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Mercredi 24 novembre 2021

L’Arabie saoudite émettra et renouvellera les permis de séjour tous les trois mois

Les employeurs peuvent renouveler les permis de travail et de séjour et fournir une compensation financière tous les trois, six, neuf et douze mois. (Photo, Shutterstock)
  • Le ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé mardi qu’il avait commencé à émettre et à renouveler des permis de séjour (Iqama) des résidents sur une base trimestrielle
  • La direction générale des passeports a précisé que ce service est disponible via les plates-formes Absher Business et Muqeem

RIYAD: Le ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé mardi qu’il avait commencé à émettre et à renouveler des permis de séjour (Iqama) des résidents sur une base trimestrielle, à l’exception des employés de maison. 

Cette initiative est menée en coopération avec la direction générale des passeports du pays, le ministère des Ressources humaines et du Développement social et l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA). 

Conformément au nouveau régime, les employeurs peuvent renouveler les permis de travail et de séjour et fournir une compensation financière tous les trois, six, neuf et douze mois. 

La direction générale des passeports a précisé que ce service est disponible via les plates-formes Absher Business et Muqeem. 

Par ailleurs, le ministère des Ressources humaines a indiqué que les services liés aux permis de travails sont accessibles via la plate-forme Qiwa et le portail électronique pour les services du travail. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Elon Musk affirme que Twitter refuse de suspendre son action en justice

Le procès est prévu le 17 octobre (Photo, AFP).
Le procès est prévu le 17 octobre (Photo, AFP).
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  • D'après l'agence Bloomberg, les négociations pour conclure un nouvel accord patinent notamment au sujet du financement de la dette
  • Mais pour les avocats d'Elon Musk, leur client «a accepté de faire» ce que Twitter demandait

SAN FRANCISCO: Les avocats d'Elon Musk ont demandé jeudi à la cour de mettre fin à la procédure judiciaire intentée contre le patron de Tesla par Twitter pour le forcer à racheter le réseau social, à dix jours du début du procès.

Ils font valoir que le multimilliardaire a proposé lundi d'honorer l'accord de rachat signé fin avril, et regrettent que Twitter "insiste pour continuer la procédure, mettant en danger la transaction et jouant avec les intérêts des actionnaires", selon un document juridique consulté par l'AFP.

Elon Musk a écrit à Twitter lundi pour proposer de racheter l'entreprise comme prévu initialement, pour 44 milliards de dollars, du moment qu'il obtenait les fonds nécessaires et que le conseil d'administration mettait fin à ses poursuites.

L'entreprise basée à San Francisco a alors pris acte et indiqué avoir toujours "l'intention" de conclure la transaction.

D'après l'agence Bloomberg, les négociations pour conclure un nouvel accord patinent notamment au sujet du financement de la dette, une condition que l'homme d'affaires aurait ajouté lundi.

Mais pour les avocats d'Elon Musk, leur client "a accepté de faire" ce que Twitter demandait. Ils assurent qu'ils s'attendent à ce que l'opération soit conclue "autour du 28 octobre".

"Et pourtant, Twitter refuse d'accepter cette réponse positive. Incroyablement, (la société) insiste pour continuer la procédure (...)", assènent-ils.

Le procès est prévu le 17 octobre. "Les parties n'ont pas demandé l'interruption de la procédure", a rappelé la juge Kathaleen McCormick dans une lettre aux avocats mercredi. "Je continue donc les préparatifs pour le procès", a-t-elle ajouté.

"Poursuivre la procédure n'est pas seulement un énorme gaspillage des ressources des parties et de la cour, cela va saper la capacité des parties à conclure la transaction", affirment les avocats d'Elon Musk.

Twitter n'avait pas dans l'immédiat répondu à une sollicitation de l'AFP.


Face à une croissance mondiale en berne, la patronne du FMI appelle à l'action

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, discute de l'économie mondiale et des priorités politiques le 6 octobre 2022 à Washington, DC. (AFP).
La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, discute de l'économie mondiale et des priorités politiques le 6 octobre 2022 à Washington, DC. (AFP).
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  • L'institution publiera mardi ses prévisions de croissance pour l'année à venir, et celles-ci seront révisées en baisse, a averti Mme Georgieva
  • En cause, la multiplication des crises, renforcées par les conséquences de la guerre russe en Ukraine, et les désastres écologiques qui ont frappé plusieurs régions du monde cet été, venant un peu plus déstabiliser l'économie mondiale

WASHINGTON : Les Etats et institutions doivent agir ensembleface au risque croissant de récession partout dans le monde, a averti la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, dans un discours prononcé jeudi à Washington.

Face au risque de voir "cette période de fragilité devenir une dangereuse nouvelle normalité", Mme Georgieva a appelé à "plus de volonté à agir maintenant et ensemble".

"Il y a urgence à stabiliser l'économie. (...) Au FMI, nous appelons à une action conjointe" des Etats afin d'anticiper les crises à venir, a insisté la directrice générale du FMI, en ouverture des réunions annuelles de l'institution, qui doivent se tenir dans une semaine à Washington, entièrement en présentiel pour les participants, pour la première fois depuis l'automne 2019.

L'institution publiera mardi ses prévisions de croissance pour l'année à venir, et celles-ci seront révisées en baisse, a averti Mme Georgieva.

En cause, la multiplication des crises, renforcées par les conséquences de la guerre russe en Ukraine, et les désastres écologiques qui ont frappé plusieurs régions du monde cet été, venant un peu plus déstabiliser une économie mondiale déjà mise à mal par le Covid-19.

La pandémie a marqué un "virage fondamental pour l'économie mondiale" a ajouté Mme Georgieva, passant d'"un monde d'une prévisibilité relative" à "un monde sujet aux chocs et de plus grande incertitude".

Conséquence, l'institution s'attend désormais à ce qu'un nombre important de pays connaissent au moins deux trimestres consécutifs de repli de leur PIB, signe de récession, entre la fin de cette année et 2023.

Un risque qui devrait concerner "environ un tiers de l'économie mondiale" alors que "pour de nombreux foyers à travers le monde, même si la croissance est positive, ils auront le sentiment d'être en récession, à cause de la hausse du coût de la vie", a souligné Mme Georgieva.

Et cela pourrait même être pire: "l'incertitude est extrêmement élevée, dans un contexte de guerre et de pandémie. Il peut y avoir d'autres chocs économiques".

Dès lors, la première des priorités est d'empêcher les prix de continuer à flamber, car "loin d'être transitoire, l'inflation s'installe", a-t-elle estimé.

Et, alors que les banques centrales luttent en relevant leurs taux pour faire ralentir l'économie, ne pas agir maintenant nécessiterait "des taux encore plus élevés et persistants, qui causeraient encore plus de dégâts sur la croissance et l'emploi", a averti la patronne du FMI.

Risque d'une crise étendue de la dette

Kristalina Georgieva rejoint d'ailleurs le président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, reconnaissant que la réduction de l'inflation "ne sera pas facile et ne sera pas indolore à court terme".

Attention cependant à un resserrement monétaire "trop fort et trop rapide" et surtout sans coordination, a prévenu la directrice générale du FMI, au risque de "plonger de nombreuses économies dans une récession prolongée".

D'autant que la hausse du dollar, conséquence de celle du taux directeur de la Fed, vient compliquer l'accès au crédit de nombreux pays qui empruntent dans cette monnaie et ont vu leur dette augmenter par ailleurs du fait de la hausse des taux d'intérêt.

"Plus du quart des pays émergents ont fait défaut ou sont à des niveaux difficiles, de même que plus de 60% des Etats à faibles revenus", s'est inquiété Kristalina Georgieva.

Le risque: une crise de la dette s'étendant à l'ensemble de ces pays.

"Les principaux prêteurs tels que la Chine ou le secteur privé doivent prendre leur responsabilité", a-t-elle martelé.

Les ministres de l'économie du G20 doivent se retrouver à Washington, en compagnie des gouverneurs des banques centrales, en marge de la réunion annuelle du FMI, mercredi et jeudi prochain. Ils ont notamment la volonté d'avancer sur les sujets de l'imposition mondiale, de la régulation du secteur financier ou encore du financement des infrastructures.

Si agir à court terme est essentiel, "ce ne sera pas suffisant pour revitaliser l'économie mondiale", a prévenu Mme Georgieva, qui appelle à des "réformes de transformation", que le FMI compte soutenir.

Parmi les points d'attention, selon la directrice générale du FMI, "l'investissement dans la santé, l'éducation, des filets de protection plus solides sont essentiels", de même que la numérisation et le développement des infrastructures numériques.

"Nous devons répondre à cette période d'instabilité (...) en stabilisant nos économies face aux crises immédiates et construire notre stabilité face aux crises à venir", a-t-elle conclu.


Le PDG d’Adnoc lance un avertissement sur la sécurité énergétique: «Freinons les émissions, pas le progrès»

Le directeur général et PDG du groupe Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), Sultan Ahmed al-Jaber. (Photo, AFP)
Le directeur général et PDG du groupe Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), Sultan Ahmed al-Jaber. (Photo, AFP)
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  • Sultan Ahmed al-Jaber a affirmé que l’abandon de la production de pétrole et de gaz pourrait nuire à la sécurité énergétique
  • «Restons concentrés sur le captage du carbone, et non sur l’annulation de la production», a-t-il assuré lors du Forum de l’intelligence énergétique à Londres

RIYAD: Le PDG de l’une des plus grandes entreprises pétrolières de la région a estimé que les personnes occupant le même niveau de poste que lui devaient veiller à la sécurité énergétique et s’est insurgé contre les propositions de réduction de la production de pétrole et de gaz.

Lors du Forum de l’intelligence énergétique, organisé à Londres, le directeur général et PDG du groupe Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), Sultan Ahmed al-Jaber, a insisté sur le fait que des entreprises comme la sienne «doivent être présentes» lorsque des plans de transition énergétique sont élaborés.

M. Al-Jaber, qui est également ministre de l’Industrie et des Technologies avancées des Émirats arabes unis (EAU), a prévenu qu’il n’était pas judicieux de mettre fin aux systèmes énergétiques actuels avant d’en élaborer de nouveaux, car l’abandon de la production de pétrole et de gaz pourrait nuire à la sécurité énergétique.

«Nous avons vu que tout progrès commence et se termine par la sécurité énergétique. En tant que leaders mondiaux du secteur de l’énergie, notre responsabilité dans le maintien de cette sécurité énergétique n’a jamais été aussi évidente», a souligné M. Al-Jaber. «Nous devons tous nous engager à atténuer l’impact des approvisionnements énergétiques mondiaux, mais restons concentrés sur le captage du carbone, et non sur l’annulation de la production. Freinons les émissions, pas le progrès», a-t-il ajouté.

Pour le PDG d’Adnoc, la transition énergétique est le projet le plus complexe et le plus capitalistique de l’histoire de l’humanité et un partenariat avec le secteur de l’énergie est nécessaire pour assurer la réussite de cette transformation. «Afin que la transition énergétique soit couronnée de succès, les professionnels de l’énergie doivent être présents en tant que partenaires égaux aux côtés de toutes les autres parties prenantes», a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs noté qu’il était nécessaire de réaliser des investissements substantiels dans les hydrocarbures, la source d’énergie sur laquelle le monde comptera à l’avenir. M. Al-Jaber a révélé que les EAU étaient disposés à collaborer avec des partenaires pour atténuer l'impact des hydrocarbures sur le climat et s’appuyer sur leur expertise pour devenir un leader fiable dans le domaine de l’énergie, avec zéro émission de carbone.

Il a indiqué qu’Adnoc utilisait des technologies de pointe, ainsi que des énergies renouvelables  – le solaire et le nucléaire – pour réduire l’intensité carbonique de son pétrole et de son gaz de 25% supplémentaires d’ici à la fin de la décennie.

Le PDG  a également assuré qu’Adnoc allait développer l’utilisation du piégeage du carbone.

S’exprimant lors du même événement le 4 octobre, le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a expliqué que la demande mondiale de pétrole devrait augmenter jusqu’en 2030 et au-delà, la stratégie mondiale pour la transition énergétique étant défectueuse. Dans son discours, M. Nasser a précisé que les solutions de remplacement du pétrole et du gaz n’étaient pas encore prêtes et a ajouté que des mesures devraient être prises pour décarboniser le pétrole et le gaz et développer la technologie de piégeage du carbone.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com