Les États-Unis modifient les règles de sanctions syriennes concernant les ONG

L'administration de l'ancien président, Donald Trump, a imposé en juin dernier des sanctions américaines sévères ciblant le président syrien, Bachar al-Assad. (Photo, Reuters/Archives)
L'administration de l'ancien président, Donald Trump, a imposé en juin dernier des sanctions américaines sévères ciblant le président syrien, Bachar al-Assad. (Photo, Reuters/Archives)
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Publié le Jeudi 25 novembre 2021

Les États-Unis modifient les règles de sanctions syriennes concernant les ONG

  • Le département du Trésor américain a révélé dans un communiqué qu'il avait modifié les règles existantes appelées «Règlement sur les sanctions syriennes»
  • Les États-Unis continuent de se concentrer sur la dissuasion des activités malveillantes de Bachar al-Assad, de son régime, de ses amis et de ses complices étrangers, ainsi que des groupes terroristes

WASHINGTON D.C.: Dans le but de faciliter l'aide humanitaire au peuple syrien, les États-Unis ont pris mercredi des mesures pour permettre aux organisations non gouvernementales de traiter avec des membres du gouvernement syrien, malgré les sanctions américaines, et leur ont même accordé une plus grande liberté dans leurs activités.

Le département du Trésor américain a révélé dans un communiqué qu'il avait modifié les règles existantes appelées «Syrian Sanctions Regulations» (Règlement sur les sanctions syriennes), afin d’élargir les autorisations aux ONG pour qu’elles s’engagent dans certaines transactions et activités.

Il a également modifié une licence générale pour les ONG dans le but de leur permettre de participer à des transactions et des activités supplémentaires en faveur d'actions à but non lucratif en Syrie, notamment de nouveaux investissements, l'achat de produits pétroliers raffinés d'origine syrienne destinés à être utilisés en Syrie et certaines transactions avec des parties du gouvernement.

«Le gouvernement américain accorde la priorité à l'élargissement de l'accès humanitaire dans toute la Syrie afin d’alléger les souffrances du peuple syrien, qui continue de faire face aux conflits armés, à l'insécurité alimentaire et à la pandémie de la Covid-19», a déclaré Andrea Gacki, directrice du Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor, dans un communiqué.

Le département du Trésor a signalé que les nouvelles transactions et activités de la licence générale modifiée ne sont autorisées que pour soutenir les activités à but non lucratif déjà autorisées, telles que les projets humanitaires et le renforcement de la démocratie.

En juin dernier, l'administration de l'ancien président, Donald Trump, a imposé des sanctions américaines sévères ciblant le président syrien Bachar al-Assad et son cercle rapproché pour étouffer les revenus de son gouvernement dans le but de le forcer à reprendre les négociations menées par l'ONU et de mettre un terme à cette guerre qui dure depuis dix ans dans le pays.

«Les États-Unis continuent de se concentrer sur la dissuasion des activités malveillantes de Bachar al-Assad, de son régime, de ses amis et de ses complices étrangers, ainsi que des groupes terroristes, notamment en limitant leur capacité à accéder au système financier international et aux chaînes d'approvisionnement mondiales», a soutenu Gacki.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.