L'Egypte condamne à mort 22 djihadistes, dont un ex-officier de police

La justice égyptienne a condamné jeudi à mort 22 djihadistes, dont un ancien officier de police, pour 54 attaques dont l'assassinat d'un officier du renseignement. (Photo, AN)
La justice égyptienne a condamné jeudi à mort 22 djihadistes, dont un ancien officier de police, pour 54 attaques dont l'assassinat d'un officier du renseignement. (Photo, AN)
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Publié le Jeudi 25 novembre 2021

L'Egypte condamne à mort 22 djihadistes, dont un ex-officier de police

  • Depuis le renversement de Mohamed Morsi puis son remplacement par l'ex-maréchal Abdel Fattah al-Sissi, élu président en 2014, la répression de l'opposition, des islamistes aux libéraux, n'a cessé de gagné en puissance
  • En avril, Amnesty International avait indiqué que le nombre d'exécutions recensées en Égypte avait triplé en 2020

LE CAIRE: La justice égyptienne a condamné jeudi à mort 22 djihadistes, dont un ancien officier de police, pour 54 attaques dont l'assassinat d'un officier du renseignement, a affirmé une source judiciaire à l'AFP.

Outre ces peines capitales, pour lesquelles tous les recours en appel ont été épuisés, la Cour de Cassation a également confirmé des peines de prison allant de plusieurs années à la perpétuité contre 118 autres accusés, a ajouté la source.

Tous les condamnés sont accusés d'être liés au chef djihadiste égyptien Hicham el-Achmawy, un ancien officier des forces spéciales ayant pris les armes contre les autorités et exécuté en mars 2020.

Accusé d'avoir joué un rôle important dans les réseaux djihadistes transfrontaliers d'Afrique du Nord, Achmawy, qui avait quitté l'armée égyptienne en 2012, a longtemps été l'un des hommes les plus recherchés du pays.

Le tribunal militaire l'avait également déclaré coupable d'avoir dirigé le groupe djihadiste Ansar beit al-Maqdes, dans la péninsule du Sinaï, dans l'est du pays, où sévit une insurrection qui s'est intensifiée après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

Achmawy aurait quitté le Sinaï pour la Libye en 2013, avant qu'Ansar Beit al-Maqdes ne fasse allégeance en novembre 2014 au groupe djihadiste Etat islamique (EI), restant proche de l'organisation djihadiste rivale, Al-Qaïda. 

Depuis le renversement de Mohamed Morsi puis son remplacement par l'ex-maréchal Abdel Fattah al-Sissi, élu président en 2014, la répression de l'opposition, des islamistes aux libéraux, n'a cessé de gagné en puissance. 

Les procès pour "terrorisme" se sont multipliés et des centaines de peines capitales ont été prononcées.

En avril, Amnesty International avait indiqué que le nombre d'exécutions recensées en Égypte avait triplé en 2020, ce qui en faisait le troisième pays procédant au plus grand nombre d'exécutions dans le monde, après la Chine et l'Iran.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.