Climat: le Canada est le plus mauvais élève des pays du G7

C'est surtout son secteur pétrolier et gazier qui fait du Canada un pays grand émetteur de gaz à effet de serre. (Photo, AFP)
C'est surtout son secteur pétrolier et gazier qui fait du Canada un pays grand émetteur de gaz à effet de serre. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 26 novembre 2021

Climat: le Canada est le plus mauvais élève des pays du G7

  • Quatrième producteur de pétrole au monde, le pays se classe parmi les 10 plus grands émetteurs d'émissions de gaz à effet de serre
  • «30 ans d'engagements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ont abouti à une hausse des émissions de plus de 20% depuis 1990»

MONTREAL : Le Canada accumule les "échecs" en matière de lutte contre les changements climatiques et enregistre la "pire performance" des pays du G7, a dénoncé le commissaire à l'environnement canadien dans une série de rapports publiés jeudi.

L'organisme indépendant de surveillance parlementaire a déterminé que "30 ans d'engagements pris par le gouvernement fédéral pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ont abouti à une hausse des émissions de plus de 20% depuis 1990".

Le Canada "est désormais le pays avec la pire performance de toutes les nations du G7 depuis l'adoption de l'historique accord de Paris en 2015", a affirmé Jerry DeMarco, commissaire à l'environnement, lors d'une conférence de presse.

"Nous ne pouvons pas continuer d'aller d'échec en échec", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il "ne suffit pas d'établir d'autres cibles et d'autres plans", mais de prendre des mesures et "d'obtenir des résultats".

Le commissaire a notamment cité le fonds gouvernemental, censé aider le secteur pétrolier et gazier à réduire ses émissions polluantes mais qui permet d'accroître les niveaux de production. "Lorsque la production (de pétrole et de gaz) augmente, les émissions" augmentent aussi, a-t-il précisé.

Jerry DeMarco a par ailleurs qualifié de "médiocres" les rapports du gouvernement fédéral dans ce domaine. "Ils n'ont pas présenté de résultats pour près de la moitié de leurs mesures", a-t-il déploré.

Quatrième producteur de pétrole au monde, le Canada se classe parmi les 10 plus grands émetteurs d'émissions de gaz à effet de serre (GES) de la planète et compte l'un des plus haut taux d'émissions par habitant.

Jeudi, le nouveau ministre de l'Environnement Steven Guilbeault, ancien militant écologiste, a dit accueillir "favorablement" les rapports. Selon lui, "l'analyse rétrospective" du commissaire ne tient pas compte de l'ajout de plus d'une "centaine de mesures" mises en place depuis 2016 en matière de lutte contre les changements climatiques.

"Nous sommes convaincus d'avoir jeté les bases, notamment en mettant en place l'un des programmes de tarification de la pollution et de remise les plus rigoureux au monde, pour que la lutte contre les changements climatiques menée par le Canada passe à un niveau supérieur", ajoute le ministre.

Le commissaire à l'environnement estime qu'il faudra de vrais efforts pour que soit inversée la tendance actuelle et que le Canada atteigne son objectif de réduire les émissions de GES de 40 à 45% sous les niveaux de 2005 d'ici 2030.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.