L’ONU dénonce une attaque contre un tribunal libyen à la veille de la présidentielle

Jeudi, des hommes armés ont encerclé le tribunal de Sebha, dans le sud du pays, empêchant les juges de se réunir pour examiner l’appel de Saïf al-Islam Kadhafi. (AFP)
Jeudi, des hommes armés ont encerclé le tribunal de Sebha, dans le sud du pays, empêchant les juges de se réunir pour examiner l’appel de Saïf al-Islam Kadhafi. (AFP)
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Publié le Vendredi 26 novembre 2021

L’ONU dénonce une attaque contre un tribunal libyen à la veille de la présidentielle

  • Le pays est actuellement dirigé par un gouvernement intérimaire, élu par les représentants libyens, à la suite de pourparlers menés par l’ONU à Genève en février
  • Mercredi, la Haute-Commission électorale libyenne a décidé d’exclure Saïf al-Islam de l’élection en évoquant ses antécédents judiciaires

LE CAIRE: La Mission d’appui des nations unies en Libye (Manul) a condamné aujourd’hui une attaque menée par des hommes armés contre un tribunal où le fils du dictateur de longue date, Mouammar Kadhafi, s’apprêtait à faire appel contre le rejet de sa candidature à la présidentielle.

Jeudi, des hommes armés ont encerclé le tribunal de Sebha, dans le sud du pays, empêchant les juges de se réunir pour examiner l’appel de Saïf al-Islam Kadhafi. Plus tôt, le corps électoral du pays avait rejeté la candidature du fils du dictateur à l’élection présidentielle prévue le mois prochain, en raison de ses précédentes condamnations.

«Les attaques contre le personnel et les établissements judiciaires ou électoraux ne sont pas uniquement des actes criminels, sanctionnés par la loi libyenne, mais elles portent également atteinte au droit des Libyens de participer au processus politique», tweete la Manul.

Le premier tour de l’élection présidentielle devrait se tenir le 24 décembre en Libye, après des tentatives menées pendant plusieurs années par l’Organisation des nations unies (ONU) pour garantir un avenir plus démocratique et mettre fin à la guerre civile qui ravage le pays. Cependant, l’élection à venir fait face à de nombreux défis, notamment des problèmes non résolus quant aux lois régissant les élections et des luttes internes occasionnelles entre groupes armés. Parmi les autres obstacles demeure le fossé profond qui existe toujours entre l’est et l’ouest du pays, ainsi que la présence de milliers de combattants et de soldats étrangers.

Le pays est actuellement dirigé par un gouvernement intérimaire, élu par les représentants libyens, à la suite de pourparlers menés par l’ONU à Genève en février.

Le ministre de l’Intérieur par intérim, Khaled Mazen, a promis jeudi de poursuivre les assaillants. Il affirme que le gouvernement de transition a pour objectif de sécuriser le processus électoral en vue d’encourager tous les Libyens à se rendre aux urnes, selon l’agence de presse officielle du pays.

Mercredi, la Haute-Commission électorale libyenne a décidé d’exclure Saïf al-Islam de l’élection, en évoquant ses antécédents judiciaires. En effet, il avait été condamné à mort par un tribunal de Tripoli en 2015 pour avoir utilisé la violence contre des manifestants lors d’un soulèvement contre son père en 2011, mais cette décision a depuis été remise en question par les autorités rivales de la Libye. Il est également recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité en lien avec le soulèvement.

L’annonce de sa candidature potentielle a suscité la polémique dans ce pays divisé, où plusieurs autres candidats influents se sont également manifestés au cours des dernières semaines. Parmi eux figurent le puissant commandant en chef de l’armée, Khalifa Haftar, et le Premier ministre par intérim, Abdel Hamid Dbeibah.

«La Mission réitère son appel à la mise en place d’élections transparentes, justes et inclusives le 24 décembre», insiste la Manul.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.