Katrin Jakobsdottir, féministe à l'image intègre reconduite à la tête de l'Islande

Ancienne ministre de l'Education de 2009 à 2013, elle a su rester simple et gagner la confiance loin des scandales. (Photo, AFP)
Ancienne ministre de l'Education de 2009 à 2013, elle a su rester simple et gagner la confiance loin des scandales. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 29 novembre 2021

Katrin Jakobsdottir, féministe à l'image intègre reconduite à la tête de l'Islande

  • Son image d'intégrité séduit bien au-delà de son parti: les Islandais plébiscitaient à près de 60% son maintien à la tête du gouvernement
  • Malgré le net recul de son parti Gauche-Verts aux élections de septembre, les partis de la coalition au pouvoir se sont entendus pour qu'elle reste au poste qu'elle occupe depuis 2017

REYKJAVIK : Personnalité populaire et féministe convaincue, Katrin Jakobsdottir a été reconduite dimanche Première ministre en Islande, où cette figure unificatrice à l'image intègre a su ramener la stabilité politique après une décennie de crise.

Malgré le net recul de son parti Gauche-Verts aux élections de septembre, les partis de la coalition au pouvoir se sont entendus pour que cette ancienne journaliste de 45 ans reste au poste qu'elle occupe depuis 2017.

Un signe qu'elle reste le point d'équilibre de l'inédite alliance gauche-droite nouée il y a quatre ans avec les partis de l'Indépendance (conservateur) et du Progrès (centre-droit), qui avait fait grincer des dents dans son camp.

"Je sais que j'ai été critiquée pour cela, mais quand je regarde en arrière, je pense que ce gouvernement a fait du bon travail, qu'il a vraiment montré ce qui est possible en politique", a-t-elle défendu dans un récent entretien à l'AFP.

Son image d'intégrité séduit bien au-delà de son parti: les Islandais plébiscitaient à près de 60% son maintien à la tête du gouvernement selon un sondage le mois dernier, quand bien même son parti n'a recueilli que 12,6% des suffrages.

Ancienne ministre de l'Education de 2009 à 2013, elle a su rester simple et gagner la confiance loin des scandales, soulignent les analystes.

"Katrín Jakobsdóttir est une politicienne très habile et qui a toujours eu un style consensuel plus que de confrontation", affirme Ólafur Hardarson, professeur en science politique.

C'est seulement la deuxième fois depuis la crise financière de 2008 et ses nombreux soubresauts politiques qu’un gouvernement islandais va au bout de son mandat de quatre ans.

Au prix toutefois d'importantes concessions sur des questions primordiales comme la politique migratoire ou l'environnement.

Il lui a notamment fallu renoncer à créer un parc national dans le centre du pays en vue de protéger l'un des plus grands trésors naturels de l'île, suite au refus de ses deux alliés de voter la législation.

"Sa faiblesse est de ne pas être plus ferme sur les questions qui étaient au cœur du mouvement des Verts de Gauche", regrette l'ex-députée du parti Rósa Björk Brynjólfsdóttir, qui a rejoint les sociaux-démocrates.

Football et littérature

Issue d'une famille d'universitaires et de parlementaires, Katrín Jakobsdóttir est la deuxième femme à occuper le poste de chef de gouvernement en Islande.

Sa conscience écologiste s’éveille au tournant des années 2000 avec le projet très controversé de construction d’un barrage hydroélectrique dans l’est de l’Islande.

"Je ne dirais pas que j’étais l’activiste la plus radicale de la ville, mais oui j’ai débuté ma participation politique par des manifestations", avait-elle raconté au média américain The Nation.

Elle s'engage en 2002 chez les jeunes du Mouvement Gauche-Verts avant de devenir vice-présidente du parti l'année suivante et présidente depuis 2013.

Députée depuis 14 ans, cette sportive à la silhouette fine, chevelure brune et yeux bleus, est la benjamine d’une fratrie de quatre. Elle est aussi une dingue de foot et supportrice acharnée du Liverpool FC depuis sa plus tendre enfance.

L'ambiance est parfois électrique dans son appartement d'un quartier résidentiel du centre de Reykjavík où elle vit avec son époux et ses trois garçons, tous supporters du rival Manchester United. 

"Je n'ai pas assez bien élevé les enfants" plaisantait-t-elle lors d'une émission de radio en début d'année, blâmant son mari qui a passé plus de temps avec eux en raison de ses engagements qui l'accaparent.

Dans un pays à l'avant-garde en matière d'égalité sexuelle, elle a placé la cause des femmes dans ses priorités, en allongeant notamment le congé parental.

Ses amis mettent en avant sa face comique - "avec son sens de l'humour et son côté rigolard, elle peut détendre l'atmosphère", témoigne Rósa Björk Brynjólfsdóttir, qui a fait ses études avec elle.

Titulaire d'une licence de lettres en islandais et en français et d'un master en littérature islandaise, Katrín Jakobsdóttir est une grande amatrice de fictions et de polars, trouvant refuge dans la lecture, un plaisir qu'elle s'accorde presque quotidiennement. 

"C'est comme une thérapie à la fin de la journée", confesse-t-elle.

Elle a révélé l’an passé travailler avec un auteur local à l’écriture de son premier roman policier.


L'OMS salue les résultats de sa campagne de «grand rattrapage» de vaccination des enfants

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
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  • La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite
  • Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants

GENEVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19.

La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite.

Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants.

Cette initiative a pris fin le 31 mars.

Les données finales sont encore en cours de compilation, mais "l'initiative mondiale semble être en bonne voie pour atteindre son objectif qui est de toucher au moins 21 millions d'enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés", ont indiqué les trois organisations dans un communiqué.

De 2023 à 2025, ce programme a permis de vacciner environ 18,3 millions d’enfants âgés de 1 à 5 ans dans 36 pays, grâce à plus de 100 millions de doses de vaccins essentiels.

Parmi ces enfants, environ 12,3 millions n'avaient jamais été vaccinés et 15 millions n'étaient pas vaccinés contre la rougeole.

Le programme a permis d'administrer 23 millions de doses de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) à des enfants insuffisamment ou non vaccinés.

"En protégeant les enfants qui n'ont pas pu se faire vacciner en raison des perturbations des services de santé causées par le Covid-19, le programme Grand Rattrapage a contribué à inverser l'une des principales conséquences négatives de la pandémie", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

Ce "plus vaste effort international jamais entrepris pour vacciner les enfants non vaccinés avec des vaccins essentiels, montre ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les gouvernements, les partenaires et les communautés unissent leurs efforts pour protéger les plus vulnérables", a indiqué pour sa part la directrice générale de Gavi, Sania Nishtar, également citée dans le communiqué.

Lors d'un point de presse, le directeur du département Vaccination à l'Unicef, Ephrem Lemango, a appelé à poursuivre les efforts de vaccination de routine, au-delà de l'initiative.

"Le principal enjeu est de mettre en place des systèmes de vaccination capables d'atteindre et de protéger chaque enfant à temps, avant qu'il n'atteigne l'âge limite pour la vaccination. Actuellement, chaque année, 14,3 millions d'enfants ne reçoivent aucun vaccin dans le cadre des programmes de vaccination de routine", a-t-il relevé.

Kate O'Brien, directrice du département vaccins de l'OMS, a elle appelé à lutter contre le scepticisme vis-à-vis de la vaccination, indiquant être très préoccupée par "la politisation croissante des vaccins et de la santé".


Trump dit ne pas vouloir utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran

Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
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  • "Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire"
  • "Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide?"

WASHINGTON: Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

"Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire", a dit le président américain, à qui une journaliste a demandé s'il envisageait de recourir à la bombe atomique.

"Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide? Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?" a-t-il déclaré.

 


Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël prolongé de trois semaines

L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
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  • La prolongation du cessez-le-feu fait suite à des frappes israéliennes meurtrières et à la poursuite des affrontements dans le sud du Liban
  • M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun

WASHINGTON/BEIRUT/JERUSALEM : Le Liban et Israël ont prolongé leur cessez-le-feu de trois semaines après une réunion de haut niveau à la Maison Blanche, a déclaré jeudi le président américain Donald Trump. M. Trump a accueilli l'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, et l'ambassadrice du Liban aux Etats-Unis, Nada Moawad, dans le bureau ovale pour une deuxième série de discussions facilitées par les Etats-Unis, un jour après que des frappes israéliennes aient tué au moins cinq personnes, dont un journaliste.

"La réunion s'est très bien passée ! Les États-Unis vont travailler avec le Liban pour l'aider à se protéger du Hezbollah", a écrit M. Trump sur Truth Social. Le Hezbollah, le groupe armé allié à l'Iran qui combat Israël, n'était pas présent aux pourparlers. Il affirme avoir "le droit de résister" aux forces d'occupation.

M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

M. Trump s'est également adressé aux journalistes dans le bureau ovale, aux côtés des participants à la réunion, et a déclaré qu'il espérait que les dirigeants se rencontreraient pendant les trois semaines de cessation des hostilités. Il a ajouté qu'il y avait "une grande chance" que les deux pays parviennent à un accord de paix cette année.

Le vice-président JD Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio, l'ambassadeur des États-Unis en Israël Mike Huckabee et l'ambassadeur des États-Unis au Liban Michel Issa ont également participé à la réunion.

Le cessez-le-feu, conclu à l'issue de discussions entre les ambassadeurs des deux pays à Washington la semaine dernière, devait expirer dimanche. Il a permis une réduction significative de la violence, mais les attaques se sont poursuivies dans le sud du Liban, où les troupes israéliennes se sont emparées d'une zone tampon autoproclamée.

Rendre au Liban sa grandeur

L'ambassadeur Moawad, qui avait demandé une prolongation du cessez-le-feu lors de la réunion, a remercié M. Trump d'avoir accueilli les pourparlers. "Je pense qu'avec votre aide et votre soutien, nous pouvons rendre au Liban sa grandeur", a-t-elle déclaré.

Un responsable libanais avait auparavant déclaré que Beyrouth ferait pression pour un retrait israélien, le retour des Libanais détenus en Israël et la délimitation de la frontière terrestre lors d'une prochaine phase de négociations.

Israël a cherché à faire cause commune avec le gouvernement libanais au sujet du Hezbollah, que Beyrouth s'efforce de désarmer pacifiquement depuis un an.

Interrogé sur la manière dont les États-Unis aideraient le Liban à lutter contre le Hezbollah, M. Trump n'a pas donné de détails, mais a déclaré que les États-Unis entretenaient "une excellente relation avec le Liban". M. Trump a déclaré qu'Israël devait être en mesure de se défendre contre les attaques du Hezbollah.

M. Trump a également appelé le Liban à abolir les lois interdisant tout engagement avec Israël. "C'est un crime de parler avec Israël ?", a-t-il répondu lorsqu'on l'a interrogé sur les lois connues sous le nom de lois anti-normalisation, qu'il ne semblait pas connaître. "Je suis certain qu'il y sera mis fin très rapidement. J'y veillerai", a déclaré M. Trump.