Covid: Castex, un Premier ministre mis sous cloche

Le Premier ministre français Jean Castex en visio-conférence avec des élus de Guadeloupe, à l'hôtel de Matignon à Paris le 22 novembre 2021. (Photo, AFP)
Le Premier ministre français Jean Castex en visio-conférence avec des élus de Guadeloupe, à l'hôtel de Matignon à Paris le 22 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 30 novembre 2021

Covid: Castex, un Premier ministre mis sous cloche

Le Premier ministre français Jean Castex en visio-conférence avec des élus de Guadeloupe, à l'hôtel de Matignon à Paris le 22 novembre 2021. (Photo, AFP)
  • Une ligne de conduite que le Premier ministre s'astreint à suivre scrupuleusement, rapporte son entourage, d'autant plus qu'il a été constaté depuis un mois, lors de ses dernières sorties, un relâchement dans les effusions qu'il s'est accordées
  • L'agenda a été quelque peu aménagé pour faire la part belle aux entretiens bilatéraux en visio-conférence

PARIS: A l'isolement jusqu'à jeudi après avoir été contaminé à la Covid par sa fille, Jean Castex doit parfois jouer à cache-cache à Matignon pour continuer à exercer sa fonction tout en se conformant aux protocoles sanitaires dont il est le garant.  

Hors de question de ne pas s'annoncer avant d'emprunter le petit couloir reliant, au premier étage de l'hôtel Matignon, les appartements privés du chef du gouvernement à son bureau. Car, pour les personnels comme membres de cabinet, il ne faudrait pas croiser la route de M. Castex, testé positif à la Covid mardi 23 novembre et strictement tenu à l'écart du monde pendant dix jours, selon les règles édictées par les autorités de santé.  

Une ligne de conduite que le Premier ministre s'astreint à suivre scrupuleusement, rapporte son entourage, d'autant plus qu'il a été constaté depuis un mois, lors de ses dernières sorties, un relâchement dans les effusions qu'il s'est accordées.   

« Oui, il a serré quelques mains », consentent tout juste ses conseillers, en soulignant toutefois que M. Castex, trois fois cas contact depuis le début de la pandémie, a finalement été rattrapé par le virus dans le cadre familial et non professionnel.  

Voilà donc M. Castex, adepte des déplacements à répétition dans tout ce que la France compte de zones blanches et d'angles morts, confiné sur son temps personnel avec la dernière de ses quatre filles, âgée de 11 ans, et retenu par ailleurs dans son bureau. Et son impatience palpable à retrouver le terrain est accrue par son absence totale de symptômes, après avoir connu un bref épisode de toux et quelques heures « embuées ».  

Ballet téléphonique  

Un grand jeu de cache-cache est donc organisé depuis une semaine rue de Varenne, le but pour tous étant d'éviter le Premier ministre, dont les plateaux repas sont par exemple déposés dans une salle attenante à ses appartements et récupérés par son épouse.  

Quatre personnes seulement (le directeur de cabinet Nicolas Revel, le chef de cabinet Mathias Ott, et les conseillers Florian Bosser et Thibault de Cacqueray) peuvent pénétrer dans son bureau, pour y déposer ou enlever parapheurs, dossiers et bouteilles d'eau, tous désinfectés au passage. Elles doivent porter un masque FFP2 et surtout s'assurer que M. Castex soit bien sorti avant d'y entrer.  

Un ballet coordonné par téléphone ou SMS, et qui met parfois à l'épreuve les compétences techniques du Premier ministre. Ainsi, il a dû ce weekend être guidé via haut-parleur pour enregistrer lui-même le message vidéo diffusé lundi soir à la Mutualité, pour le lancement de la maison commune de la majorité.  

L'agenda a été quelque peu aménagé pour faire la part belle aux entretiens bilatéraux en visio-conférence. L'habituelle réunion du lundi, pour caler le programme de la semaine, s'est ainsi tenue dans le « salon bleu » au rez-de-chaussée avec les membres du cabinet, et le Premier ministre à l'écran depuis l'étage du dessus.  

M. Castex devrait retrouver jeudi sa liberté. Et reprendre immédiatement le large, pour un déplacement en fin d'après-midi sur une thématique sanitaire, avant de se rendre vendredi à Bourg-en-Bresse pour le congrès de l'Association des départements de France, et samedi à Brive auprès du 126e régiment d'infanterie. 


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.


Macron a parlé à Trump et Netanyahu, appelle au respect de l'intégrité territoriale du Liban

Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une réunion du Conseil de défense nationale au Palais de l'Élysée à Paris, le 1er mars 2026, à la suite des frappes américaines et israéliennes contre Iran. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une réunion du Conseil de défense nationale au Palais de l'Élysée à Paris, le 1er mars 2026, à la suite des frappes américaines et israéliennes contre Iran. (AFP)
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  • Emmanuel Macron a appelé Benjamin Netanyahu à préserver l’intégrité territoriale du Liban et à éviter une offensive terrestre, tout en exigeant que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël
  • Il a également échangé avec Donald Trump sur la situation régionale, promis une aide humanitaire aux déplacés libanais et réaffirmé le soutien français aux forces armées libanaises

PARIS: Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi avec son homoloque américain Donald Trump et avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu'il a appelé "à préserver l'intégrité territoriale du Liban et à s'abstenir d'une offensive terrestre".

Dans un message sur X, relatant ses conversations avec Benjamin Netanyahu ainsi qu'avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, Emmanuel Macron dit également avoir "réaffirmé la nécessité que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël et au-delà".

"Cette stratégie d'escalade constitue une faute majeure qui met en péril l'ensemble de la région", a jugé le chef de l’État français.

Son entourage a fait savoir qu'il avait également échangé avec Donald Trump mercredi soir et avait "alerté" le président américain "sur la situation au Liban à laquelle la France demeure très attentive".

"Le président Trump a contacté le président de la République ce soir pour l'informer de l'état des opérations militaires menées par les États-Unis en Iran", a indiqué l'entourage d'Emmanuel Macron.

À ses interlocuteurs libanais, le président français a promis que "la France prendra des initiatives immédiates pour soutenir les populations libanaises déplacées" face à "l'urgence humanitaire dans le sud du Liban" depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par Israël et les États-Unis.

Il a assuré que la France poursuivrait également "son soutien aux efforts des Forces armées libanaises, afin qu'elles puissent assumer pleinement leurs missions de souveraineté et mettent un terme à la menace posée par le Hezbollah".

La discussion entre Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu était la première depuis le début de l'été 2025. Leurs relations ont connu une brouille au mois d'août lorsque la France a annoncé son intention de reconnaître l’État de Palestine.

Le chef du gouvernement israélien avait alors accusé Emmanuel Macron "d'alimenter le feu antisémite" en France.

Dans un échange de lettres acerbe, Emmanuel Macron lui avait alors reproché d'"offenser la France toute entière" et l'avait appelé "solennellement" à sortir de sa "fuite en avant meurtrière" dans la guerre à Gaza.

Dans son message sur X, le président français se limite à évoquer la situation au Liban qu'il juge "très préoccupante". Il ne dit pas s'il a discuté avec Benjamin Netanyahu de l'Iran où Israël et les États-Unis ont déclenché depuis dimanche une offensive militaire massive.

L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué mercredi avoir déployé "sur plusieurs positions" du sud du Liban des soldats, avec des unités "de l'infanterie, des blindés et du génie".

Le Hezbollah a affirmé de son côté que ses combattants étaient engagés dans des affrontements "directs" avec des soldats israéliens entrés dans la ville libanaise de Khiam, à six kilomètres de la frontière avec Israël

Mardi, lors d'une allocation solennelle, Emmanuel Macron avait dénoncé la "responsabilité première" de l'Iran dans la guerre, notamment à cause de son "programme nucléaire dangereux", mais estimé que les opérations militaires américano-israélienne se déroulaient "en dehors du droit international".