Covid: l'Allemagne sur le chemin de la vaccination obligatoire

Des personnes font la queue devant un centre de vaccination Covid-19 à Francfort-sur-le-Main, dans l'ouest de l'Allemagne, le 30 novembre 2021. (AFP)
Des personnes font la queue devant un centre de vaccination Covid-19 à Francfort-sur-le-Main, dans l'ouest de l'Allemagne, le 30 novembre 2021. (AFP)
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Publié le Mardi 30 novembre 2021

Covid: l'Allemagne sur le chemin de la vaccination obligatoire

  • L'Allemagne avait jusqu'ici écarté l'option radicale d'imposer la vaccination, retenue par le voisin autrichien
  • La campagne de vaccination a permis à cette date la vaccination complète d'environ 57 millions de personnes (68,5%)

BERLIN: La vaccination obligatoire contre le Covid-19, dont l'Allemagne refusait d'entendre parler il y a quelques mois, va faire l'objet d'une proposition de loi soumise au parlement avant la fin de l'année pour tenter d'enrayer la flambée d'infections, a annoncé mardi le futur chancelier Olaf Scholz.

Par ce revirement spectaculaire, la première économie européenne espère convaincre un maximum de citoyens de faire le choix du vaccin avant que celui-ci ne devienne impératif si les députés le décident.

"Trop de gens ne se sont pas fait vacciner", a déclaré M. Scholz à la chaîne Bild TV. 

Rendre les vaccins obligatoires est justifié "pour nous protéger tous", a-t-il ajouté, précisant qu'il souhaitait que les parlementaires s'emparent du sujet et le soumettent au vote d'ici la fin de l'année pour une entrée en vigueur en février ou mars.

Le prochain chancelier social-démocrate, qui devrait prendre ses fonctions dès la semaine prochaine, s'exprimait à l'issue d'une réunion d'urgence avec la dirigeante sortante Angela Merkel, la future coalition et les chefs des régions pour examiner différentes mesures destinées à combattre la quatrième vague d'infections.

L'Allemagne avait jusqu'ici écarté l'option radicale d'imposer la vaccination, retenue par le voisin autrichien. 

Olaf Scholz s'était également prononcé contre une telle mesure durant sa campagne électorale, dans un pays où les restrictions contre le Covid-19 ont fortement divisé l'opinion publique.

Mardi, il a exprimé son soutien à une telle mesure, a indiqué son entourage à l'AFP.

 - Situation "dramatique" -

Le débat sur cette question est monté en puissance ces dernières semaines alors que le pays est durement frappé par le rebond des contaminations.

A l'issue de la réunion de mardi, "tous s'accordent à dire que la quatrième vague de la pandémie a entraîné une situation extrêmement grave, parfois dramatique au niveau régional, dans notre système de santé, à laquelle l'État fédéral et les Länder vont réagir ensemble et avec détermination", a indiqué dans un communiqué la chancellerie, à quelques jours du départ de Mme Merkel.

La situation sanitaire reste très tendue, avec mardi un taux d'incidence de 452,2 pour 100 000 habitants.

Première priorité, selon la chancellerie: poursuivre la campagne vaccinale.

"D'ici Noël, jusqu'à 30 millions de vaccinations initiales, secondaires et de rappel devraient être possibles", selon la chancellerie, favorable à ce que "le cercle des personnes autorisées à pratiquer la vaccination soit considérablement élargi".

L'obligation vaccinale a été récemment décidée pour les personnels des maisons de retraite et hôpitaux, de même que les soldats de la Bundeswehr, et devrait bientôt entrer en vigueur.

Le camp conservateur CDU/CSU de la chancelière sortante Angela Merkel, qui s'apprête à passer dans l'opposition, soutient désormais la vaccination obligatoire.

Et selon le quotidien Welt, une large majorité des députés écologistes, qui vont gouverner avec les sociaux-démocrates, y sont également favorables.

 - Patchwork -

La campagne de vaccination a permis à cette date la vaccination complète d'environ 57 millions de personnes (68,5%).

La vaccination obligatoire, longtemps rejetée par une majorité d'Allemands, est désormais réclamée par près de deux tiers d'entre eux (64%), selon un récent sondage des médias RTL et ntv.

D'autres mesures devraient être discutées jeudi, dont "l'introduction d'importantes restrictions de contact, surtout pour les personnes non vaccinées, y compris lors de réunions privées" ou "l'extension des règles 2G (vacciné ou guéri, ndlr) au commerce de détail" et des "restrictions lors de grands événements".

"Ce qui doit se passer est absolument clair: les contacts doivent être réduits", a résumé le prochain vice-chancelier, l'écologiste Robert Habeck.

Plusieurs régions allemandes durement touchées ont déjà annulé les marchés de Noël et interdit aux personnes non vaccinées l'accès aux espaces publics tels que les salles de sport et les centres de loisirs. 

De nombreux responsables estiment toutefois que le patchwork de règles est source de confusion et souhaitent uniformiser les restrictions au niveau national.

La Cour constitutionnelle allemande a conforté mardi ces appels à un nouveau tour de vis en jugeant légales les restrictions radicales imposées au début de la pandémie pour endiguer les infections, notamment les couvre-feux, les fermetures d'écoles et les limitations de sortie. 


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.