Taïwan: plus de 100 incursions d'avions de guerre chinois pour le troisième mois consécutif

Les avions de l'armée chinoise ont effectué en novembre 159 incursions dans la zone de défense aérienne de Taïwan, dans un contexte de pression militaire croissante de Pékin sur l'île autonome démocratique. (Photo, AFP)
Les avions de l'armée chinoise ont effectué en novembre 159 incursions dans la zone de défense aérienne de Taïwan, dans un contexte de pression militaire croissante de Pékin sur l'île autonome démocratique. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 01 décembre 2021

Taïwan: plus de 100 incursions d'avions de guerre chinois pour le troisième mois consécutif

  • Le ministère taïwanais de la Défense a commencé à rendre publiques ces incursions d'avions de guerre chinois dans l'Adiz en septembre 2020
  • Cette escalade a renforcé les craintes des alliés occidentaux comme les États-Unis et le Japon

TAIPEI: Les avions de l'armée chinoise ont effectué en novembre 159 incursions dans la zone de défense aérienne de Taïwan, selon la base de données de l'AFP, dans un contexte de pression militaire croissante de Pékin sur l'île autonome démocratique. 

Novembre a été le troisième mois consécutif où plus d'une centaine d'avions de guerre ont fait des incursions dans cet espace sensible, avec 100 avions de chasse et neuf bombardiers chinois H6 à capacité nucléaire.

Au cours des 14 derniers mois, la menace a atteint de nouveaux sommets après que Pékin a commencé à envoyer un nombre croissant d'avions militaires dans la zone d'identification de défense aérienne (Adiz) de Taïwan.

Le ministère taïwanais de la Défense a commencé à rendre publiques ces incursions d'avions de guerre chinois dans l'Adiz en septembre 2020 et l'AFP a constitué une base de données rassemblant les détails de ces vols, qui ont augmenté en taille et en fréquence.  

Cette escalade a renforcé les craintes des alliés occidentaux comme les États-Unis et le Japon, qui redoutent que la Chine n'ordonne une invasion de Taïwan, qu'elle considère comme l'une de ses provinces. Ils jugent cependant cette éventualité peu probable pour l'instant. 

Mardi, le Pentagone a dévoilé des plans visant à renforcer les déploiements et les bases dirigés contre la Chine, en modernisant et en étendant les installations militaires à Guam et en Australie.

Presque quotidiennement

La zone de défense ne correspond pas à l'espace aérien de Taïwan, mais englobe une zone beaucoup plus vaste qui recoupe une partie de la zone d'identification de défense aérienne de la Chine.

Pékin s'est contenté de sonder la partie sud-ouest de la zone, par des petits vols quasi-quotidiens mettent à rude épreuve la flotte taïwanaise de chasseurs, déjà vieillissante.

Le mois d'octobre reste le plus actif avec 196 incursions, dont 149 en quatre jours seulement, alors que Pékin célébrait sa fête nationale annuelle.

En novembre, les incursions à grande échelle ont été moins nombreuses, mais les avions ont afflué presque quotidiennement, trois jours seulement n'ayant pas été marqués par de nouvelles incursions. 

"La situation est particulièrement sombre avec des incursions quasi-ininterrompues", a déclaré lundi le ministre de la Défense taïwanais Chiu Kuo-cheng, alors que 27 avions chinois avaient été enregistrés la veille, un record en novembre et la cinquième plus importante incursion quotidienne enregistrée.

L'objectif de la Chine "est de vous épuiser lentement, pour vous faire savoir (qu'ils ont) cette puissance", a-t-il commenté. 

M. Chiu a déjà prévenu que les tensions militaires entre Taïwan et la Chine étaient à leur plus haut niveau depuis quatre décennies, ajoutant que Pékin serait en mesure de lancer une invasion à grande échelle en 2025. 

Depuis le début de l'année, près de 900 avions chinois ont pénétré dans l'Adiz de Taïwan, et plus d'un millier depuis que le ministère de la Défense a commencé à en faire état.

Un rapport bisannuel sur la défense publié en octobre souligne que la Chine a accru "les menaces en zone grise", comme les incursions d'avions de guerre, dans le but de "s'emparer de Taïwan sans combattre".

La "zone grise" est un terme utilisé par les analystes militaires pour décrire des actions agressives soutenues par un État, qui s'arrêtent avant la guerre ouverte, également décrite comme "la terre des limbes entre la paix et la guerre" par le secrétaire britannique à la Défense Ben Wallace. 

"L'action coercitive de la République populaire de Chine (RPC) vise manifestement à mettre Taïwan à genoux et à nous éloigner de nos partenaires démocratiques", a tweeté lundi le ministre des Affaires étrangères Joseph Wu.  

"Ne vous méprenez pas: nous ne céderons jamais aux pressions du PCC", a-t-il ajouté. 


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.