Le président de Djibouti prononce le discours inaugural à l’occasion du lancement d’Arab News en français

Le président de Djibouti Ismail Omar Guelleh. (Photo d'archives AFP).
Le président de Djibouti Ismail Omar Guelleh. (Photo d'archives AFP).
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Publié le Mardi 14 juillet 2020

Le président de Djibouti prononce le discours inaugural à l’occasion du lancement d’Arab News en français

  • Depuis que Djibouti a obtenu son indépendance en 1977, le pays a développé de fortes relations bilatérales avec l’Arabie saoudite dans différents secteurs.
  • Ismail Omar Guelleh « Ce nouveau support médiatique en langue française servira de relais à l’Arabie saoudite, un Royaume frère, pour témoigner de son rôle prépondérant au sein d’un monde de plus en plus interdépendant et globalisé. »

RYAD: Le discours inaugural du lancement virtuel sur Zoom de la troisième édition internationale d’Arab News a été prononcé par le président de la république de Djibouti, Ismail Omar Guelleh.

« Je suis heureux d’avoir eu l’honneur de prononcer le discours inaugural de la cérémonie de lancement de l’édition française du journal saoudien Arab News », a déclaré Ismaïl Omar Guelleh, président de la République de Djibouti. « C’est une belle marque de reconnaissance qui s’inscrit dans la continuité des liens amicaux privilégiés qui unissent nos deux peuples frères de la république de Djibouti et du royaume d’Arabie saoudite. »

L’édition française d’Arab News fait suite au succès des deux précédentes éditions – pakistanaise et japonaise – lancées par le quotidien anglophone.

Le royaume d’Arabie saoudite et la république de Djibouti partagent des intérêts communs et entretiennent des relations fructueuses à différents niveaux. « Les liens entre nos deux nations vont bien au-delà des relations qui existent traditionnellement entre gouvernements. Leur coopération s’étend à tous les domaines, y compris à celui du secteur privé auquel appartient Arab News. »

Depuis que Djibouti a obtenu son indépendance en 1977, le pays a développé de fortes relations bilatérales avec l’Arabie saoudite dans différents secteurs. « Djibouti et l’Arabie saoudite ont tout au long de leur histoire consolidé leurs liens. La solidarité et la cordialité dont ils font invariablement preuve l’un envers l’autre prouvent la vigueur de ces liens. Ils tirent leur force de valeurs communes et d’un patrimoine culturel et linguistique unique. »

« Le lancement d’Arab News en français s’inscrit dans la vocation naturelle du Royaume à promouvoir une universalité linguistique et intellectuelle », a ajouté le président Ismail Omar Guelleh.

 « Avec cette édition française, la presse saoudienne qui influence depuis longtemps les opinions arabe et anglaise fédérera rapidement autour d’elle, j’en suis persuadé, de nombreux lecteurs francophones », a estimé le président francophone.

« Ce nouveau support médiatique en langue française servira de relais à l’Arabie saoudite, un Royaume frère, pour témoigner de son rôle prépondérant au sein d’un monde de plus en plus interdépendant et globalisé. »

Évoquant la place de l’Arabie Saoudite dans le monde, le président a ajouté qu’en « tant que puissance économique et point de convergence des cultures et des civilisations, le Royaume se trouve en permanence au premier plan du combat mondial pour l’intégration et la régulation des défis transcontinentaux. »

« L’opinion française, tout comme les lecteurs arabophones et anglophones, prendra pleinement conscience de la communauté d’intérêts et des destins partagés entre le Royaume et le reste du monde arabe. »

Le président Ismail Omar Guelleh considère enfin qu’Arab News est le porte-voix d’une région en constante évolution, perpétuellement au cœur des enjeux mondiaux. « Il ne fait aucun doute que le lancement d’Arab News en français n’est pas un outil pour la promotion des intérêts saoudien. Cette initiative vise plus largement à rassembler les différentes communautés culturelles et linguistiques de notre monde de plus en plus intégré. »

 

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.