L’ancien Premier ministre australien à Netanyahu : « Restez en-dehors de notre politique »

L'ancien Premier ministre australien Malcolm Turnbull s'entretient avec Channel 4 News au Royaume-Uni. (Capture d'écran)
L'ancien Premier ministre australien Malcolm Turnbull s'entretient avec Channel 4 News au Royaume-Uni. (Capture d'écran)
Short Url
Publié le Mercredi 17 décembre 2025

L’ancien Premier ministre australien à Netanyahu : « Restez en-dehors de notre politique »

  • Turnbull s’en prend au Premier ministre israélien dans une interview sur Channel 4
  • Les tentatives de Netanyahu de lier le massacre de Bondi à la politique sur la Palestine jugées « contre-productives »

​​​​​​LONDRES : L’ancien Premier ministre australien Malcolm Turnbull a demandé à Benjamin Netanyahu de « rester en dehors de notre politique » après que le dirigeant israélien a établi un lien entre la reconnaissance de la Palestine et la fusillade de masse survenue à Bondi Beach.

Quinze personnes ont été tuées lorsqu’un père et son fils ont ouvert le feu sur des participants célébrant la fête juive de Hanoukka dimanche soir.

Netanyahu a affirmé que la décision de l’Australie de reconnaître l’État palestinien plus tôt cette année avait « jeté de l’huile sur le feu de l’antisémitisme » dans les semaines précédant l’attaque.

Interrogé sur ces propos lors du journal de Channel 4 News au Royaume-Uni, Turnbull a déclaré : « Je dirais respectueusement à “Bibi” Netanyahu : s’il vous plaît, restez en dehors de notre politique.

« Tenir ce type de discours n’aide en rien… et ce n’est pas approprié. »

Turnbull a soutenu la décision du gouvernement de l’actuel Premier ministre australien Anthony Albanese de reconnaître l’État palestinien en août — aux côtés de nombreux autres pays occidentaux — alors que la pression internationale s’intensifiait face à la guerre à Gaza.

Dans un discours prononcé après l’attaque de Bondi, Netanyahu a déclaré : « Il y a quelques mois, j’ai écrit au Premier ministre australien pour lui dire que sa politique jetait de l’huile sur le feu de l’antisémitisme. »

Il a ajouté : « L’antisémitisme est un cancer qui se propage lorsque les dirigeants se taisent. »

Turnbull a rappelé que la grande majorité des pays du monde reconnaissaient la Palestine comme un État et soutenaient une solution à deux États au conflit.

Il a souligné que l’Australie était une société multiculturelle très prospère qui ne pouvait permettre l’importation de conflits étrangers.

« Nous devons veiller à ce que les guerres du Moyen-Orient ou d’ailleurs ne soient pas menées ici », a-t-il déclaré.
« Chercher à les relier, comme l’a fait Netanyahu, n’est pas utile et va exactement à l’encontre de ce que nous voulons accomplir. »

Albanese a également rejeté les propos de Netanyahu lorsqu’on lui a demandé s’il existait un lien entre sa politique sur la Palestine et l’attaque de Bondi.

« L’écrasante majorité du monde considère qu’une solution à deux États est la voie à suivre au Moyen-Orient », a-t-il déclaré aux médias.

« C’est un moment d’unité nationale où nous devons nous rassembler… Nous devons entourer les membres de la communauté juive qui traversent une période extraordinairement difficile. »

Albanese s’est rendu à l’hôpital pour rendre visite à l’homme salué comme un héros pour avoir désarmé l’un des assaillants.

Ahmed Al-Ahmed, commerçant arrivé en Australie depuis la Syrie en 2006, est en convalescence après avoir maîtrisé le tireur.

Albanese a déclaré mardi que les assaillants, Sajid Akram et son fils Naveed, étaient animés par l’idéologie de Daesh.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de la diplomatie saoudienne rencontre ses homologues français et néerlandais à Davos

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
Short Url
  • Le prince Faisal ben Farhane participe au Forum économique mondial annuel
  • Il a signé un accord de coopération avec la ministre équatorienne des Affaires étrangères

LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a tenu plusieurs réunions avec ses homologues étrangers mercredi, en marge du Forum économique mondial annuel à Davos, en Suisse.

Il s’est entretenu avec Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, afin d’évoquer les derniers développements régionaux ainsi que les efforts conjoints visant à renforcer la sécurité et la stabilité.

Le prince Faisal a également discuté des relations du Royaume avec l’Équateur lors d’une rencontre avec Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères. Les deux responsables ont passé en revue la coopération bilatérale dans plusieurs domaines et signé un accord destiné à renforcer les relations entre les deux pays.

Mardi soir, il a par ailleurs échangé avec le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, au sujet des principaux enjeux régionaux et internationaux.

D’autres responsables saoudiens ont pris part à ces rencontres, notamment l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, ainsi que Mohammed Al-Yahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« L’Iran n’est plus le tyran du Moyen-Orient », affirme Trump à Davos

Le président américain Donald Trump participe à la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026. (Reuters)
Le président américain Donald Trump participe à la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026. (Reuters)
Short Url
  • Téhéran aurait obtenu l’arme nucléaire en deux mois si les États-Unis n’avaient pas détruit des installations, affirme le président au Forum économique mondial
  • Il exclut le recours à la force pour prendre le Groenland, mais exige des négociations immédiates avec le Danemark pour l’acquérir

DAVOS : L’Iran n’est plus le « tyran du Moyen-Orient », grâce aux frappes militaires américaines contre les installations nucléaires de Téhéran l’an dernier, a déclaré mercredi le président Donald Trump devant le Forum économique mondial.

« Si nous ne les avions pas éliminées, ils auraient eu une arme nucléaire en deux mois », a affirmé Trump à propos des frappes menées en juin.

Selon lui, l’attaque contre le programme atomique iranien a ouvert la voie à l’accord de paix sur Gaza conclu en septembre, mettant largement fin à la guerre de deux ans menée par Israël dans le territoire.

Tout en estimant que les actions américaines avaient apporté « la paix au Moyen-Orient », Trump a exhorté le Hamas à respecter l’accord et à déposer les armes, sous peine d’être « anéanti ».

Ses propos ont été tenus lors d’un entretien, après un discours très attendu et de grande ampleur prononcé lors de la réunion annuelle du forum à Davos, en Suisse, et largement consacré à l’Europe, au Groenland et à l’OTAN.

Interrogé sur la reconstruction de Gaza et d’éventuels investissements américains de plusieurs milliards de dollars, Trump a mis en avant les progrès réalisés dans le cadre de l’accord.

Les États-Unis ont annoncé la semaine dernière que l’accord était entré dans sa deuxième phase, comprenant la démilitarisation de toutes les factions armées du territoire, la mise en place d’une administration transitoire et le lancement des efforts de reconstruction.

Trump a indiqué que les trois prochaines semaines permettraient de savoir si le Hamas accepterait de remettre ses armes.

« S’ils ne le font pas, ils seront éliminés très rapidement », a-t-il ajouté.

Cinquante-neuf pays participent à l’accord de paix, a précisé le président, dont certains sont très éloignés du Moyen-Orient mais souhaitent néanmoins « venir et éliminer le Hamas ».

Il a reconnu l’ampleur du défi, soulignant que les combattants du Hamas « sont nés une arme à la main », tout en rappelant que c’était l’engagement pris par les nations signataires de l’accord de paix en 20 points.

L’accord a été conclu après que la guerre à Gaza s’est transformée l’an dernier en conflit régional élargi, notamment entre Israël et l’Iran. Après une semaine d’attaques réciproques entre les deux pays, les États-Unis sont intervenus le 21 juin aux côtés de leur allié israélien, bombardant trois sites clés liés au programme nucléaire iranien.

« Ils étaient très proches d’obtenir l’arme nucléaire, et nous les avons frappés durement », a déclaré Trump. « Ils peuvent essayer à nouveau, mais ils devront le faire ailleurs, car cette zone a été anéantie. »

Il a ajouté : « Ils (l’Iran) étaient le tyran du Moyen-Orient. Ils ne le sont plus. »

Trump n’a pas évoqué directement son « Conseil de la paix », issu du cessez-le-feu à Gaza et envisagé comme un futur organe international de résolution des conflits. Il devrait en présenter la première charte à Davos jeudi.

Le président a en revanche longuement parlé du Groenland et des alliés de Washington au sein de l’OTAN. Il a affirmé qu’il n’utiliserait pas la force pour prendre le contrôle du territoire danois semi-autonome, mais a insisté sur le fait que les États-Unis devraient en assurer la gestion.

Il a exigé l’ouverture immédiate de négociations pour acquérir le Groenland auprès du Danemark, déclarant que les États-Unis souhaitaient en obtenir le contrôle « y compris les droits, les titres et la propriété ».

« Nous n’obtiendrons probablement rien à moins que je décide d’utiliser une force et une puissance excessives, auxquelles nous serions, franchement, imparables. Mais je ne le ferai pas, d’accord ? Je n’ai pas besoin d’utiliser la force », a-t-il ajouté.

Il a affirmé que ses ambitions concernant le Groenland visaient la « protection du monde » et a adressé un avertissement à l’OTAN : « Vous pouvez dire “oui” et nous vous en serons très reconnaissants. Ou vous pouvez dire “non”, et nous nous en souviendrons. »

La volonté affichée de Trump de placer le Groenland sous contrôle américain — une immense île arctique devenue de plus en plus stratégique à mesure que la glace fond — a provoqué une profonde fracture au sein de l’Alliance atlantique.

Les dirigeants européens ont exprimé une vive inquiétude face à l’insistance de l’administration Trump, tandis que Washington a menacé d’imposer des droits de douane punitifs en réponse aux objections.

À Davos, Trump a également livré de sévères critiques à l’égard de l’Europe et du Canada, décrivant la première comme économiquement et politiquement affaiblie, tandis que les États-Unis prospéreraient sous sa direction.

« Je veux voir l’Europe aller bien, mais elle ne prend pas la bonne direction », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous voulons des alliés forts, pas gravement affaiblis. »

Il a aussi exprimé des doutes sur la capacité de l’OTAN à venir en aide aux États-Unis en cas de besoin.

Interrogé sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, Trump a affirmé qu’un accord de paix était « raisonnablement proche » après des mois de diplomatie menés par son administration pour mettre fin au conflit.

Il a indiqué qu’il rencontrerait à Davos le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ajoutant que les deux camps seraient « stupides » s’ils ne parvenaient pas à un accord.

« Je pense qu’ils sont arrivés à un point où ils peuvent se rapprocher et conclure un accord », a-t-il déclaré.

À l’approche des élections de mi-mandat de novembre aux États-Unis, Trump a également abordé des enjeux intérieurs dans un discours largement axé sur la politique étrangère.

Il a mis en avant ses efforts pour alléger la charge financière pesant sur les électeurs américains, notamment un plafonnement à 10 % des taux d’intérêt des cartes de crédit et l’interdiction pour les investisseurs institutionnels d’acheter des maisons familiales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Suni Williams, l'astronaute bloquée neuf mois dans l'ISS, prend sa retraite

 L'astronaute américaine Suni Williams, dont le séjour dans l'espace initialement prévu pour durer huit jours avait duré neuf mois à cause de défaillances techniques dans le vaisseau qui devait la ramener sur Terre, a pris sa retraite fin décembre, a annoncé mardi la Nasa. (AFP)
L'astronaute américaine Suni Williams, dont le séjour dans l'espace initialement prévu pour durer huit jours avait duré neuf mois à cause de défaillances techniques dans le vaisseau qui devait la ramener sur Terre, a pris sa retraite fin décembre, a annoncé mardi la Nasa. (AFP)
Short Url
  • Les deux vétérans de l'espace avaient vu leur séjour s'éterniser en raison des problèmes détectés sur le système de propulsion du vaisseau spatial Boeing Starliner, qui effectuait avec eux son premier vol habité
  • La situation avait conduit la Nasa à décider à l'été 2024 de ramener le vaisseau de Boeing à vide sur Terre et de faire revenir les deux astronautes par l'entremise de SpaceX, l'entreprise du multimilliardaire Elon Musk

WASHINGTON: L'astronaute américaine Suni Williams, dont le séjour dans l'espace initialement prévu pour durer huit jours avait duré neuf mois à cause de défaillances techniques dans le vaisseau qui devait la ramener sur Terre, a pris sa retraite fin décembre, a annoncé mardi la Nasa.

L'astronaute était devenue célèbre avec son collègue Butch Wilmore quand leur voyage aller-retour vers la Station spatiale internationale (ISS), qui devait durer huit jours en juin 2024, s'était prolongé au-delà de neuf mois, bien plus longtemps que les rotations classiques d'environ six mois.

Les deux vétérans de l'espace avaient vu leur séjour s'éterniser en raison des problèmes détectés sur le système de propulsion du vaisseau spatial Boeing Starliner, qui effectuait avec eux son premier vol habité.

La situation avait conduit la Nasa à décider à l'été 2024 de ramener le vaisseau de Boeing à vide sur Terre et de faire revenir les deux astronautes par l'entremise de SpaceX, l'entreprise du multimilliardaire Elon Musk.

Les deux astronautes avaient pu finalement revenir sur Terre en mars 2025 après 286 jours dans l'espace.

Leur périple avait pris une tournure politique avec le retour au pouvoir du président républicain Donald Trump, ce dernier accusant son prédécesseur démocrate Joe Biden d'avoir volontairement "abandonné" les deux infortunés.

Suni Williams, 60 ans, avait rejoint la Nasa en 1998. Elle a été "une pionnière des vols spatiaux habités, façonnant l'avenir de l'exploration grâce à son leadership à bord de la station spatiale", a déclaré Jared Isaacman, directeur de la Nasa, dans un communiqué.

Suni Williams a participé à trois missions à bord de l'ISS, la première ayant eu lieu en 2006.

Au cours de sa carrière, Suni Williams a passé 608 jours dans l'espace, ce qui représente le deuxième plus long temps cumulé passé dans l'espace dans l'histoire de la Nasa, a indiqué l'agence spatiale.

Elle a également enregistré le plus long temps de sortie extravéhiculaire de toutes les femmes astronautes, soit 62 heures et 6 minutes, ce qui représente le quatrième plus long temps de tous les astronautes de la Nasa.