Le clip de Zemmour reste pour l'instant sur YouTube, mais interdit aux mineurs

Le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour avait officialisé sa candidature à la présidentielle mardi dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube, qui comptabilisait jeudi presque 2,5 millions de vues. (Photo, AFP)
Le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour avait officialisé sa candidature à la présidentielle mardi dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube, qui comptabilisait jeudi presque 2,5 millions de vues. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Le clip de Zemmour reste pour l'instant sur YouTube, mais interdit aux mineurs

Le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour avait officialisé sa candidature à la présidentielle mardi dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube, qui comptabilisait jeudi presque 2,5 millions de vues. (Photo, AFP)
  • La plateforme, détenue par Google, a indiqué «ne pas avoir la possibilité sur la base du droit européen de retirer dans l'immédiat cette vidéo pour violation des droits d'auteur»
  • La plateforme a toutefois ajouté une limite d'âge au clip de Zemmour: désormais, il n'est plus possible de regarder la vidéo si l'on est mineur, comme on peut le constater sur le site

PARIS: YouTube a décidé « dans l'immédiat » de ne pas retirer le clip d'entrée en campagne d'Eric Zemmour pour des problèmes de droit d'auteur, mais a en revanche interdit son accès aux mineurs en raison d'images jugées violentes.  

La plateforme, détenue par Google, a indiqué « ne pas avoir la possibilité sur la base du droit européen de retirer dans l'immédiat cette vidéo pour violation des droits d'auteur ».   

Environ une dizaine de médias et de sociétés de productions, dont le Parisien --quotidien qui fait aussi des vidéos-- et le distributeur de cinéma Gaumont, ont fait un signalement pour atteinte au droit d'auteurs auprès de YouTube, lui demandant le retrait du clip, selon des sources concordantes.  

YouTube dit avoir demandé aux sociétés qui l'ont sollicité des « précisions complémentaires qui pourraient inverser cette décision ».  

France 24 va également réaliser jeudi un signalement à la plateforme et envoyer une mise en demeure à l'équipe du candidat pour exiger le retrait de ses images, a déclaré la chaîne.  

L'analyse des demandes de retrait se fait au regard du droit d'auteur franco-français mais aussi du droit européen, explique-t-on chez YouTube.  

Or, récemment, la Cour de justice de l'UE a estimé que la protection du droit d’auteur n’était pas absolue. Dans un arrêt du 29 juillet 2019, la justice européenne a ainsi estimé nécessaire d'effectuer « une mise en balance entre le droit d'auteur et le droit à la liberté d’expression ». Et ce, en particulier quand le discours ou l’information en cause « revêt une importance particulière, notamment dans le cadre du débat politique ou d’un débat touchant à l’intérêt général ».  

La plateforme a toutefois ajouté une limite d'âge au clip de Zemmour: désormais, il n'est plus possible de regarder la vidéo si l'on est mineur, comme on peut le constater sur le site.  

« Les règlements de YouTube interdisent de manière générale les contenus choquants ou violents. Dans le cas où une vidéo contient un élément qui n'est pas adapté à tous les utilisateurs, nous veillons à appliquer une limite d'âge afin de les protéger », a déclaré un porte-parole de la société. Certaines images contenues dans le clip sont considérées comme violentes, a-t-il précisé.  

Pour accéder à la vidéo de candidature, les internautes doivent désormais prouver leur âge en se connectant ou en créant un compte sur la plateforme. Pour ce faire, une pièce d'identité leur est demandée, a pu constater une journaliste de l'AFP.  

« La police de la pensée ne se cache même plus: elle exhibe sa nature tyrannique. Le vrai combat commence », a fustigé Eric Zemmour sur Twitter, en réaction à cette restriction d'accès.  

Le polémiste d'extrême droite avait officialisé sa candidature à la présidentielle mardi dans une vidéo postée sur sa chaîne YouTube, qui comptabilisait jeudi presque 2,5 millions de vues. 


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.


"La France vous aime", "l'Arménie avec l'Europe", clame Macron sur les lieux du séisme de 1988

Le président français Emmanuel Macron, accompagné du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan et du président arménien Vahagn Khachaturyan, s’éloigne après avoir rendu hommage au mémorial des victimes du séisme de 1988, à Gyumri, le 5 mai 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, accompagné du Premier ministre arménien Nikol Pashinyan et du président arménien Vahagn Khachaturyan, s’éloigne après avoir rendu hommage au mémorial des victimes du séisme de 1988, à Gyumri, le 5 mai 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron réaffirme à Gyumri l’amitié forte entre la France et l’Arménie, en évoquant la mémoire du séisme de 1988 et le soutien historique français
  • Il soutient une Arménie tournée vers l’Europe et la paix, malgré les tensions passées avec l’Azerbaïdjan, en insistant sur un partenariat durable

ARMENIE: "La France vous aime !", "l'Arménie avec l'Europe" : Emmanuel Macron a conclu mardi sa visite d'Etat dans cette ex-république soviétique sur un message appuyé d'amitié et pro-européen depuis Gyurmi, ville martyre du tremblement de terre de 1988.

"Personne n’a oublié ce jour de décembre 1988 où les horloges se sont arrêtées, où la ville a été touchée et où le monde s’est levé +pour toi Arménie+", a lancé le président aux milliers d'habitants réunis sur la place Vardanants, au coeur de la cité reconstruite, pour un concert franco-arménien.

Deuxième ville du pays, Gyumri a été détruite à 60% lors du séisme qui fit près de 26.000 morts le 7 décembre 1988. A proximité immédiate de la Turquie, elle abrite aussi toujours aujourd'hui une base russe, héritée de l'URSS.

"Pour toi Arménie", chanson emblématique écrite par Charles Aznavour pour les victimes du tremblement de terre, avait été entonnée juste avant sur scène par l'orchestre d'Etat et le Choeur académique national d'Arménie.

"L'héritage de Charles Aznavour demeure immense et précieux pour les peuples arméniens et français", a proclamé la présentatrice du concert entre deux interprétations.

Les artistes Patrick Fiori et Joyce Jonathan ont aussi ajouté à la touche française, avec en toile de fond des écrans géants aux couleurs de la France.

Le Premier ministre Nikol Pachinian, qui accompagnait le président, était aussi un peu en campagne dans cette ville symbole à un mois des élections législatives du 7 juin.

Les deux dirigeants se sont d'ailleurs prêtés à un long bain de foule après s'être inclinés devant le monument aux victimes du séisme sur une autre note de Charles Aznavour ("Emmenez-moi").

Le tremblement de terre avait alors eu une forte résonnance en France, pays qui abrite une importante diaspora arménienne (400.000 personnes).

La France "s’est mobilisée", dépêchant plus de 500 sapeurs-pompiers et militaires sur place, a rappelé Emmanuel Macron.

"Après l’enfer, après l’hiver, c’est un nouveau printemps", a-t-il salué, citant les paroles de "Pour toi Arménie", sans esquiver les "difficultés" du pays ces dernières années avec le long conflit territorial contre l'Azerbaïdjan, autre héritage de l'URSS.

Nikol Pachinian a conclu un accord de paix après la reconquête de l'enclave du Karabakh, majoritairement peuplée d'Arméniens, par Bakou en 2023, malgré le traumatisme ressenti dans la population.

"Comme Gyumri est là, avec ce nouveau visage, l’Arménie avance en paix, en stabilité, avec l’Europe", a estimé Emmanuel Macron sous les applaudissements.

"Comme nous étions là en décembre 1988, nous étions là dans les pires heures de 2020 (de la guerre, ndlr) et nous serons là aujourd'hui et demain à vos côtés. N'oubliez jamais que la France vous aime", a assuré Emmanuel Macron.