Omicron: beaucoup de craintes mais très peu de certitudes

Dès le lendemain de l'annonce de l'Afrique du Sud, le nouveau variant a été classé «préoccupant» par l'OMS, qui lui a donné le nom d'une lettre grecque. (Photo, AFP)
Dès le lendemain de l'annonce de l'Afrique du Sud, le nouveau variant a été classé «préoccupant» par l'OMS, qui lui a donné le nom d'une lettre grecque. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Omicron: beaucoup de craintes mais très peu de certitudes

Dès le lendemain de l'annonce de l'Afrique du Sud, le nouveau variant a été classé «préoccupant» par l'OMS, qui lui a donné le nom d'une lettre grecque. (Photo, AFP)
  • Le point sur ce qu'on en sait et, surtout, sur ce qu'on ignore encore
  • Mais même si l'efficacité des vaccins est réduite face à Omicron, cela ne veut pas dire qu'ils ne seront plus efficaces du tout

PARIS: Omicron: le nom du nouveau variant qui inquiète le monde fait penser à celui d'un méchant de science-fiction, mais il est trop tôt pour dire quel impact il aura sur la pandémie de Covid-19. Le point sur ce qu'on en sait et, surtout, sur ce qu'on ignore encore. 

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Carte des pays et territoires ayant détecté des infections par le variant Omicron du coronavirus (SARS-CoV-2 B.1.1.529), le 2 décembre à 11h20 GMT. (Graphique, AFP)

D'où vient-il ? 

On l'ignore. Selon l'épidémiologiste sud-africain Salim Abdool Karim, il a été signalé pour la première fois au Botswana avant d'être détecté en Afrique du Sud, qui en a fait l'annonce le 25 novembre. 

Mardi, les autorités néerlandaises ont déclaré qu'Omicron était présent aux Pays-Bas le 19 novembre, sur la base d'un test réalisé à cette date. 

Mais il est faux d'en déduire qu'Omicron a circulé en Europe avant l'Afrique australe: selon l'OMS, « il a été signalé pour la première fois le 24 novembre en Afrique du Sud, et le premier cas confirmé en laboratoire a été identifié à partir d'un échantillon prélevé le 9 novembre ». 

« Il tourne probablement en Afrique du Sud (...) depuis plus longtemps qu'on ne le pensait, depuis début octobre », a avancé mercredi le président du Conseil scientifique qui guide le gouvernement français, Jean-François Delfraissy. 

Pourquoi inquiète-t-il ? 

Dès le lendemain de l'annonce de l'Afrique du Sud, le nouveau variant a été classé « préoccupant » par l'OMS, qui lui a donné le nom d'une lettre grecque, comme aux précédents. 

Les inquiétudes sont pour l'instant théoriques: elles viennent d'une part des caractéristiques génétiques d'Omicron, et de l'autre de ce qu'on observe en Afrique du Sud. 

Du point de vue génétique, il possède un nombre de mutations inédit, dont une trentaine dans la protéine spike, la clé d'entrée du virus dans l'organisme. 

En se fondant sur l'expérience des précédents variants, on sait que certaines de ces mutations peuvent être associées à une plus grande transmissibilité et à une baisse d'efficacité des vaccins. 

« Si on se base sur la génétique, c'est quelque chose de très particulier qui peut être inquiétant, mais on n'en est là, c'est tout », a expliqué Vincent Enouf, du Centre national de référence des virus respiratoires de l'Institut Pasteur à Paris. 

D'autre part, le nombre de cas et la part attribuée à ce variant augmentent très rapidement dans la province sud-africaine de Gauteng (qui comprend Johannesburg), où il a d'abord été décrit. 

Il faudra « plusieurs semaines » pour mieux comprendre Omicron et savoir s'il est plus transmissible, plus dangereux et plus résistant aux vaccins, a souligné l'OMS. De nombreuses équipes y travaillent à travers le monde. 

Va-t-il détrôner Delta ? 

C'est LA question centrale, à laquelle on ne peut pas encore répondre. 

Delta est aujourd'hui quasi hégémonique dans le monde grâce à ses caractéristiques qui lui ont permis de remplacer Alpha. 

Dans cette grande compétition entre variants, ceux qui sont apparus ces derniers mois (Mu ou Lambda) n'ont pas réussi à lui ravir la première place. 

La situation dans la province de Gauteng laisse craindre qu'Omicron en soit capable. Mais ça n'est pas sûr, d'autant que Delta est peu présent en Afrique du Sud. 

Si les tendances observées dans ce pays se confirment ailleurs, Omicron pourrait devenir majoritaire en Europe « dans les tout prochains mois », a estimé jeudi le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Mais ces prévisions mathématiques se basent sur des données très préliminaires, qui peuvent évoluer. 

« On ne sait pas encore si la prolifération des cas vient d'une plus grande transmissibilité, comme Delta, ou de l'échappement immunitaire » (la capacité à réinfecter des personnes déjà infectées par le passé ou vaccinées, ndlr), a souligné l'expert américain Eric Topol dans le journal britannique The Guardian, tout en penchant plutôt pour la seconde hypothèse. 

A ce stade, Omicron a été détecté dans une vingtaine de pays sur tous les continents. 

Plus dangereux ou non ? 

C'est une autre question importante à laquelle on ne peut pas encore répondre. 

Dimanche, une médecin sud-africaine a dit n'avoir observé que des « symptômes légers » chez la trentaine de patients qu'elle a traités. 

Mais la communauté scientifique a immédiatement mis en garde contre toute conclusion hâtive, en soulignant qu'il s'agissait de patients jeunes, donc moins à risque de formes graves. 

Pour l'instant, tous les cas documentés en Europe sont « soit sans symptôme soit légers », a indiqué l'ECDC. Mais cela ne veut pas dire qu'Omicron ne va pas provoquer de cas grave. 

Reste que cela ouvre la porte à une conjecture optimiste. 

« Si le Omicron est très transmissible, mais pas méchant (ne remplit pas les hôpitaux), il donnerait une immunité de groupe et participerait à atténuer le SARS-CoV-2 en virus saisonnier bénin, ce qui sifflerait la fin de la crise », a relevé sur Twitter le virologue français Bruno Canard. 

Mais il a précisé qu'un tel scénario serait un « coup de chance ». Nombre de spécialistes soulignent en effet que cette hypothèse n'est pas la plus probable et mettent en garde contre un excès d'optimisme. 

Quel impact sur les vaccins ? 

Là encore, il est trop tôt pour dire si ce variant réduira l'efficacité des vaccins, même si on peut le craindre. 

« Il faut vérifier si les anticorps produits par nos vaccins actuels fonctionnent toujours, à quel niveau ils fonctionnent et si cela empêche toujours les cas graves », a expliqué Vincent Enouf. 

Pour cela, les chercheurs s'appuient sur des tests en laboratoire en attendant des données en vie réelle. 

Mais même si l'efficacité des vaccins est réduite face à Omicron, cela ne veut pas dire qu'ils ne seront plus efficaces du tout. 

Car les anticorps ne sont qu'un des volets de la réponse immunitaire, qui passe aussi par des cellules appelées lymphocytes T. Plus difficile à mesurer, cette « immunité cellulaire » n'en joue pas moins un rôle très important, notamment contre les formes graves de la maladie. 

« On pense que la réponse cellulaire sera en partie efficace contre Omicron », a indiqué le Pr Delfraissy. 


Un second porte-avion américain va être déployé dans le Golfe

Les avions de combat du porte-avions Ford ont participé à l'attaque du 3 janvier contre Caracas, qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro. (AFP)
Les avions de combat du porte-avions Ford ont participé à l'attaque du 3 janvier contre Caracas, qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro. (AFP)
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  • "Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant", a déclaré le président américain durant un échange avec la presse à la Maison Blanche, en ajoutant qu'il espérait que les négociations avec la République islamique aboutissent
  • "Je leur parlerai aussi longtemps qu'ils le souhaitent" a-t-il encore dit, en indiquant que faute d'accord, il passerait à la "phase deux", qui serait "très dure" pour les Iraniens

WASHINGTON: Le Pentagone a ordonné à un deuxième groupe aéronaval de se préparer à un déploiement dans la région du Golfe, ont indiqué jeudi plusieurs médias américains, alors que Donald Trump accentue la pression sur l'Iran pour mettre fin à ses programmes nucléaire et balistique.

Donald Trump a menacé jeudi l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il n'acceptait pas un accord sur son programme nucléaire, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé un "certain scepticisme" sur les chances de conclure l'accord en question.

"Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant", a déclaré le président américain durant un échange avec la presse à la Maison Blanche, en ajoutant qu'il espérait que les négociations avec la République islamique aboutissent d'ici un mois.

"Je leur parlerai aussi longtemps qu'ils le souhaitent" a-t-il encore dit, en indiquant que faute d'accord, il passerait à la "phase deux", qui serait "très dure" pour les Iraniens.

Le président Donald Trump avait déclaré mardi au média américain Axios qu'il envisageait d'envoyer un deuxième porte-avions au Moyen-Orient afin de se préparer à une intervention militaire en cas d'échec des négociations avec l'Iran.

Un deuxième porte-avions rejoindrait le porte-avions USS Abraham Lincoln, déjà présent depuis janvier dans la région avec ses navires d'escorte, selon la presse américaine.

Le Pentagone n'a pas répondu immédiatement aux questions de l'AFP.

Selon le New York Times, le porte-avions Gerald Ford, actuellement déployé dans les Caraïbes, va être envoyé dans le Golfe pour y rejoindre l'Abraham Lincoln.

"L'équipage du navire a été informé de la décision jeudi, selon quatre responsables américains qui ont requis l'anonymat", a indiqué le New York Times.

Les avions de combat du porte-avions Ford ont participé à l'attaque du 3 janvier contre Caracas, qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro.

Dès mercredi, le Wall Street Journal avait indiqué qu'un deuxième porte-avions pourrait être déployé dans la région.

CBS News a relayé également cette information.

Le déploiement d'un deuxième porte-avions au Moyen-Orient serait une première en près d'un an, a fait remarquer le Wall Street Journal. En mars 2025, le Harry Truman et le Carl Vinson y avaient tous deux été déployés pour combattre les rebelles houthis soutenus par le Yémen.


Trump menace l'Iran de conséquences «très traumatisantes» s'il n'accepte pas un accord

Washington et Téhéran disent vouloir continuer à discuter après une première séance de pourparlers le 6 février à Oman. (AFP)
Washington et Téhéran disent vouloir continuer à discuter après une première séance de pourparlers le 6 février à Oman. (AFP)
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  • "Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant", a déclaré le président américain pendant un échange avec la presse à la Maison Blanche
  • "Je leur parlerai aussi longtemps qu'ils le souhaitent" a-t-il encore dit, en indiquant que faute d'accord, il passerait à la "phase deux", qui serait "très dure" pour les Iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a menacé jeudi l'Iran de conséquences "très traumatisantes" s'il n'acceptait pas un accord sur son programme nucléaire, tandis que Benjamin Netanyahu a exprimé un "certain scepticisme" sur les chances de conclure l'accord en question.

"Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant", a déclaré le président américain pendant un échange avec la presse à la Maison Blanche, en ajoutant qu'il espérait que les négociations avec la République islamique aboutissent d'ici un mois.

"Je leur parlerai aussi longtemps qu'ils le souhaitent" a-t-il encore dit, en indiquant que faute d'accord, il passerait à la "phase deux", qui serait "très dure" pour les Iraniens.

Il a une nouvelle fois donné en exemple le bombardement par les Etats-Unis de sites nucléaires iraniens lors d'une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin.

Washington et Téhéran disent vouloir continuer à discuter après une première séance de pourparlers le 6 février à Oman.

"J'ai exprimé (à Donald Trump) un certain scepticisme quant à la qualité de tout accord avec l'Iran" a pour sa part déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au lendemain d'une rencontre à la Maison Blanche avec le dirigeant républicain.

"J'ai dit que si un accord devait effectivement être obtenu, il devrait inclure des éléments qui sont très importants (...) pour Israël", a-t-il ajouté.

"Il ne s'agit pas simplement de la question nucléaire (mais) aussi des missiles balistiques et des (groupes armés) mandataires de l'Iran" comme le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien ou les Houthis du Yémen, a plaidé le Premier ministre israélien.

Missiles 

La question des missiles est une ligne rouge pour Israël, distant d'environ 2.000 kilomètres de l'Iran.

Il a confirmé la préférence de Donald Trump, pour l'instant, pour la voie diplomatique, même si le milliardaire de 79 ans a déployé à proximité de l'Iran de considérables moyens militaires.

Le président américain pense créer les "conditions" qui pourraient permettre de mener à un "bon accord" avec l'Iran, a constaté Benjamin Netanyahu en quittant la capitale américaine.

Après le déclenchement d'un mouvement de contestation réprimé dans le sang début janvier par les autorités iraniennes, Donald Trump a multiplié les avertissements à l'encontre de Téhéran.

En recevant mercredi Benjamin Netanyahu, il a cependant "insisté" sur sa volonté de poursuivre les discussions avec Téhéran, en dépit de positions très éloignées.

Cette divergence de vues sur l'Iran n'a pas empêché le président américain de déclarer à nouveau jeudi son soutien à Benjamin Netanyahu face aux accusations de corruption qui le visent en Israël.

Donald Trump a lancé que le président israélien Isaac Herzog "devrait avoir honte" de ne pas gracier le Premier ministre, comme ce dernier l'a demandé.

Les Etats-Unis insistent pour inclure la question des missiles et des groupes soutenus par l'Iran dans les négociations.

Téhéran pour sa part ne veut parler que du programme nucléaire, et insiste pour gagner des capacités d'enrichissement d'uranium.


L'UE veut accélérer ses réformes économiques pour résister à la Chine et à Trump

Le château d’Alden Biesen à la veille de la retraite informelle des dirigeants de l’Union européenne à Alden Biesen, dans le centre de la Belgique, le 12 février 2026. (AFP)
Le château d’Alden Biesen à la veille de la retraite informelle des dirigeants de l’Union européenne à Alden Biesen, dans le centre de la Belgique, le 12 février 2026. (AFP)
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  • Les dirigeants de l’UE se réunissent en Belgique pour accélérer les réformes visant à renforcer la compétitivité européenne face à la Chine et aux États-Unis
  • Malgré un large consensus sur l’urgence d’agir (marché unique, simplification réglementaire, financement), des divergences persistent, notamment sur la « préférence européenne » et les emprunts communs

ALDEN BIESEN: Eliminer les barrières internes, supprimer les fardeaux réglementaires et protéger le "Made in Europe": les Vingt-Sept se réunissent jeudi en Belgique pour accélérer les réformes visant à redresser la compétitivité de l'économie européenne, débordée par la concurrence chinoise exacerbée et l'hyperpuissance américaine débridée.

Les dirigeants de l'Union européenne vont se retrouver dans le cadre privilégié du château d'Alden Biesen, dans la province flamande du Limbourg. Une ancienne commanderie teutonique, à la fois monastère et forteresse militaire, dont les salles baroques entièrement restaurées servent désormais de centre de conférences.

Au programme de cette "retraite", dont le format plus informel veut trancher avec le cadre rigide des sommets bruxellois: l'urgence à réformer le marché unique européen, vaste espace de 450 millions de consommateurs, devenu au fil des décennies la colonne vertébrale de la construction européenne.

Un moteur qui menace aujourd'hui de caler, face aux assauts simultanés de la Chine qui contrôle les terres rares essentielles à l'industrie mondiale, inonde l'Europe de ses petits colis et dont l'excédent commercial gonfle sans cesse, et des Etats-Unis, qui depuis le retour au pouvoir de Donald Trump ont menacé d'annexer le Groenland, dégainé l'arme des droits de douane et tiré à boulets rouges contre les règles numériques et environnementales de l'UE.

Alors que la part de l'UE dans le PIB mondial est tombée sous les 15%, ce sombre diagnostic est largement partagé en Europe, depuis le rapport aux allures d'électrochoc présenté il y a 18 mois par l'ancien président de la BCE, Mario Draghi.

"Voulons-nous rester un simple grand marché, soumis aux priorités des autres? Ou voulons-nous prendre les mesures nécessaires pour devenir une puissance?", a martelé début février l'économiste italien, qui échangera avec les dirigeants européens à Alden Biesen.

Car de la puissance économique dépend la capacité de l'UE à financer son effort de réarmement historique, négocier des accords commerciaux plus avantageux, et éviter d'être reléguée sur la scène internationale.

Les discussions de jeudi ne visent pas à définir des solutions, déjà largement identifiées, mais à tenter d'accélérer leur mise en oeuvre.

La Commission européenne a déjà élaboré un vaste programme de réformes visant à renforcer la compétitivité du bloc, sur tous les plans.

- Traitement de choc -

Il s'agit de lever les barrières internes qui entravent l'activité économique, parfaire "l'union des marchés de capitaux" pour mettre l'épargne au service des entreprises, et réduire l'empilement des règlementations européennes et nationales.

Mais ce traitement de choc s'est en partie enlisé dans les procédures législatives de l'UE. Mercredi, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen a exhorté les eurodéputés à avancer.

Elle a aussi confirmé que la Commission présenterait en mars un projet de nouveau statut juridique pour les entreprises, "EU Inc", qui réduira leurs contraintes administratives, et évoqué la possibilité de "coopérations renforcées" pour appliquer certaines réformes - autrement dit de les restreindre aux pays volontaires - s'il est trop compliqué de s'entendre à 27.

Car les Etats ne sont pas systématiquement sur la même ligne quant aux mesures à mettre en oeuvre.

Le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, qui participaient mercredi à un sommet de l'industrie européenne à Anvers, ont ainsi souligné tous les deux la nécessité de réformer l'Europe sans attendre.

Mais là où le président français Emmanuel Macron a défendu avec ardeur la "préférence européenne", une obligation pour certaines entreprises bénéficiant de fonds publics, dont les constructeurs automobiles, de se fournir en composants européens, M. Merz a estimé qu'une telle solution devait être réservée "uniquement à des secteurs stratégiques et seulement en dernier ressort", et sans exclure certains pays partenaires.

La Commission a préparé un projet de loi en ce sens, attendu le 25 février.

De même, l'idée relancée par M. Macron de recourir à des emprunts communs européens pour financer des investissements dans les secteurs d'avenir a été fraîchement accueillie à Berlin. "Il n'est pas acceptable de réclamer plus d'argent sans engager les réformes", a tancé mardi une source gouvernementale allemande.

Au sein des Vingt-Sept, "il y a beaucoup de convergences", même s'il y a "des accents politiques ou nationaux qui sont un peu différents", tempère un diplomate européen qui a requis l'anonymat.