Pour Xavier Bertrand, le pari raté du retour au bercail LR

"Je ne regrette vraiment pas, ce sont les adhérents qui ont décidé, c'est la démocratie", a affirmé le président des Hauts-de-France, éliminé au premier tour de la course à l'investiture LR, à son QG de campagne parisien (AFP)
"Je ne regrette vraiment pas, ce sont les adhérents qui ont décidé, c'est la démocratie", a affirmé le président des Hauts-de-France, éliminé au premier tour de la course à l'investiture LR, à son QG de campagne parisien (AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Pour Xavier Bertrand, le pari raté du retour au bercail LR

  • Il était pourtant le premier à être parti en campagne, avec une candidature officialisée en mars et une volonté à toute épreuve
  • Le président des Hauts-de-France, qui avait claqué la porte de LR en 2017 sur des désaccords avec le président d'alors Laurent Wauquiez, excluait à l'origine de se soumettre au vote de son ancienne famille

PARIS: L'élimination de Xavier Bertrand de la course LR à la présidentielle, malgré son retour au bercail, est un petit séisme à droite, qui se prive de celui qui semblait le mieux placé dans ses rangs pour battre Emmanuel Macron.

"Je ne regrette vraiment pas, ce sont les adhérents qui ont décidé, c'est la démocratie", a affirmé le président des Hauts-de-France, éliminé au premier tour de la course à l'investiture LR, à son QG de campagne parisien.

Sitôt les résultats connus, il a appelé au rassemblement derrière Valérie Pécresse, qu'il a rejointe à son siège de campagne. "Pour le second tour, je voterai Valérie Pécresse", a-t-il affirmé très rapidement sur twitter.

Il était pourtant le premier à être parti en campagne, avec une candidature officialisée en mars et une volonté à toute épreuve.

Son programme travaillé très en amont, sur un triptyque travail-autorité-territoires l'ancrant dans une ligne de droite sociale, ses équipes issues notamment de son think tank La Manufacture, lui permettaient d'avancer dans la bataille présidentielle parfaitement préparée.

Et il n'a rien négligé pour convaincre, multipliant les meetings et réunions zoom, donnant des interviews à répétitions... le candidat revendiquait avoir rencontré jusqu'à 14 000 personnes lors de cette campagne.

Son aisance en réunion, son énergie en débat et sa volonté de rassemblement lui laissaient espérer de décrocher l'investiture. 

D'autant que depuis plusieurs mois, il disposait d'une légère avance sur ses concurrents dans les sondages testant les hypothèses de premier tour à la présidentielle.

Le président des Hauts-de-France, qui avait claqué la porte de LR en 2017 sur des désaccords avec le président d'alors Laurent Wauquiez, excluait à l'origine de se soumettre au vote de son ancienne famille.

La présidentielle est "la rencontre d'un homme et des Français", affirmait-il alors.

- "Disponible" -

Mais il n'a jamais réussi à écraser le match, ni à décoller dans les sondages, restant comme ses concurrents de droite derrière Emmanuel Macron et l'extrême droite. 

Partir seul au combat risquait alors de faire de lui le diviseur de sa famille politique, alors que la droite ne peut se permettre le luxe de divisions mortifères.

Xavier Bertrand n'a donc eu d'autre choix que de réintégrer la course commune, acceptant début septembre de se présenter au congrès et reprenant sa carte début octobre.

Conscient que certains pouvaient lui garder rigueur de son départ, il avait à coeur de revenir à chaque meeting sur sa décision en la liant à sa lutte contre l'extrême droite: "je veux m'en expliquer devant vous", répétait-il.

Il avait pourtant, au cours de cette campagne placée à l'ombre d'Eric Zemmour, beaucoup durci son discours sur le régalien, prônant une baisse drastique de l'immigration, des peines minimales obligatoires pour les agresseurs de policiers et d'élus...

Plaidant le rassemblement en meeting, s'interdisant les piques même feutrées en débat, celui qui dans les dernières réunions publiques refusait de faire allusion aux sondages aura finalement échoué dans son pari.

"Je n'ai pas réussi à convaincre", a-t-il reconnu jeudi, en assurant que "maintenant le plus important est le rassemblement".

Et "à partir de maintenant, c'est ma région, dans laquelle j'habite, je vis", a-t-il assuré, manière de dire qu'il abandonnait toute ambition présidentielle.

Jeudi après-midi, il s'est rendu au QG de campagne de Valérie Pécresse. 

"Samedi je suis évidemment disponible pour montrer que tous les candidats se rejoignent, se retrouvent", a-t-il ajouté, en allusion à l'annonce samedi, à l'issue du deuxième tour, du vainqueur de ce congrès.


Liban: Barrot réplique à l'ambassadeur israélien à Washington

Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
Short Url
  • S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations"
  • Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

BERLIN: Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias.

S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations".

"Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu'il s'agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien.

Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

"Il est apparemment déterminé à réduire au maximum le nombre de pays partenaires dont le Liban aura besoin pour se redresser", a-t-il encore grincé, en marge de la conférence internationale sur le Soudan à Berlin.

Il a aussi suggéré au diplomate israélien de se tenir éloigné "des micros et des caméras de télévision".

Sur le fond, il s'est dit "satisfait" que le gouvernement israélien ait répondu  "à la demande de la France" en saisissant "la main tendue" par Beyrouth afin de "parvenir à consolider un cessez-le-feu, à engager de manière coordonnée un processus de désarmement du Hezbollah, puis à régler le différend qui oppose les deux pays depuis des décennies".

Les relations entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sont notoirement tendues, en particulier depuis que la France a reconnu un Etat palestinien.

 

 


Interpellation en Espagne de Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat

Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
Short Url
  • Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix
  • Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille

MARSEILLE: Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde.

L'homme de 39 ans, au lourd cursus délinquant, était en fuite et a été condamné en son absence par la cour d'assises d'Aix-en-Provence à une peine de 25 ans de réclusion pour son implication dans un double assassinat commis en 2019 sur fond de rivalités entre trafiquants de drogue.

Les circonstances de son interpellation n'ont pas été précisées.

Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix.

Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille mais qui a progressivement étendu son influence, Amine Oualane, a bénéficié d'un acquittement.

Le quotidien La Provence rapportait par ailleurs fin 2024 l'implication de Walid Bara dans un trafic de stupéfiants implanté dans le 15e arrondissement de Marseille. Identifié comme le "patron" de ce trafic, le cas de Walid Bara avait néanmoins été disjoint d'un procès fin 2024.

Interpellé en juillet 2021 et mis en examen dans quatre affaires dont trois de règlements de comptes, il avait été remis en liberté en mai 2024 après une succession de vices de procédure, selon le quotidien.


Armement: Macron et le président indonésien Prabowo discutent d'un renforcement des liens dans la défense

Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
Short Url
  • Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou
  • L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France

JAKARTA: Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi.

Prabowo Subianto a été reçu mardi par son homologue Emmanuel Macron à l'Elysée, et ont "discuté du renforcement de la coopération stratégique", selon un communiqué du gouvernement indonésien.

"Cela inclut l'acquisition d'équipements militaires et le renforcement de l'industrie de la défense", précise le document, citant la France comme un partenaire stratégique de l'Indonésie en Europe.

Les dirigeants sont également convenus de coopérer en matière de "transition énergétique et de développement des énergies nouvelles et renouvelables", peut-on y lire.

Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou.

L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto, l'Indonésie cherche à rajeunir son équipement militaire vieillissant.

Lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Jakarta l'année dernière, le ministre français des Armées de l'époque, Sébastien Lecornu, a affirmé que l'Indonésie avait signé une lettre d'intention pour l'achat de nouveaux avions Rafale à la société française Dassault Aviation, sans préciser les chiffres ni le calendrier.

Selon lui, l'Indonésie s'est également engagée à acheter des frégates légères et des sous-marins Scorpène, ainsi que des obusiers Caesar et des munitions au groupe franco-allemand KNDS.

Lundi, le président indonésien s'est entretenu pendant cinq heures avec Vladimir Poutine au Kremlin, d'où il s'est envolé directement pour Paris, selon la même source.

Les deux ont discuté du "renforcement de leur partenariat stratégique, en particulier dans les secteurs de l'énergie, des ressources minérales et du développement industriel national".

Prabowo Subianto, qui s'est récemment rendu en Corée du Sud et au Japon, multiplie les visites à l'étranger.

Jakarta défend une position diplomatique non alignée. Le pays a rejoint l'an dernier le bloc des Brics+, une alliance élargie de pays émergents, aux côtés de la Chine et de la Russie. L'Indonésie fait également partie du "Conseil de Paix" de Donald Trump.