Nez qui coule, mal de tête: ça pourrait bien être Omicron ...

Des voyageurs font la queue à un comptoir d'enregistrement à l'aéroport international OR Tambo de Johannesburg, le 27 novembre 2021. (Photo, AFP)
Des voyageurs font la queue à un comptoir d'enregistrement à l'aéroport international OR Tambo de Johannesburg, le 27 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 décembre 2021

Nez qui coule, mal de tête: ça pourrait bien être Omicron ...

Des voyageurs font la queue à un comptoir d'enregistrement à l'aéroport international OR Tambo de Johannesburg, le 27 novembre 2021. (Photo, AFP)
  • «J'ai cru qu'elles avaient un rhume», dit Julia, 41 ans, en décrivant les symptômes apparus chez ses deux filles âgés de 8 et 6 ans
  • De nombreuses inconnues planent encore sur le variant qui compte un nombre inhabituel de mutations et représente quand même «un risque très élevé», selon l'OMS

JOHANNESBURG: Un nez qui coule, un mal de tête, pas de quoi fouetter un chat. Pourtant ces habitants de Johannesburg se sont tous révélés positifs à la Covid-19 et font vraisemblablement partie des nouveaux malades du variant Omicron. 

Dans la plupart des cas, le virus a voyagé par le corps de leurs enfants, avant de s'attaquer au système immunitaire de parents souvent vaccinés. En Afrique du Sud, près des trois quarts des nouvelles contaminations sont désormais dues à la forme mutante du coronavirus.  

« J'ai cru qu'elles avaient un rhume », dit Julia, 41 ans, en décrivant les symptômes apparus chez ses deux filles âgés de 8 et 6 ans.  

Elles sont tombées malades juste après l'annonce de la découverte d'Omicron par une équipe de chercheurs sud-africains, qui a déclenché une panique mondiale.  

Rapidement, Julia commence elle aussi à ressentir un petit mal de gorge, un léger vertige. « Les filles, ensuite moi: j'ai su que je l'avais », raconte la consultante en publicité. Et ce, malgré les deux doses de vaccin reçues en août.  

Les résultats du test en main, elle n'en revient toujours pas: « les symptômes sont si incroyablement faibles », dit-elle. « Je sens les odeurs normalement, je n'ai pas perdu le goût », deux symptômes jusqu'ici caractéristiques de la maladie.  

En deux jours, ses enfants ont été rétablies. Elle, de son côté, continue à prendre du paracétamol. Loin de l'interminable épreuve en dents de scie parfois décrite par les malades du Covid au cours des précédentes vagues de pandémie. 

Même scenario pour Jessica Willmore, 38 ans. Deux enfants apparemment grippés. En fait, une Covid.  

« On se sent déjà assez en forme pour plonger dans la piscine », dit cette Britannique, après seulement quelques jours de maladie.  

Déjà vu 

De nombreuses inconnues planent encore sur le variant qui compte un nombre inhabituel de mutations et représente quand même « un risque très élevé », selon l'OMS. Les scientifiques planchent en priorité sur son potentiel de propagation et sa résistance aux vaccins.  

Mais les premiers cas observés par plusieurs médecins sur le terrain, semblent montrer une version relativement légère de la maladie. Officiellement pays africain le plus touché par le virus, l'Afrique du Sud compte près de trois millions de cas et plus de 89 800 décès. 

Donovan Rothner, 42 ans, est positif et ne présente aucun symptôme. S'il n'avait pas une opération chirurgicale prévue bientôt, nécéssitant un test préalable, il ignorerait même être contaminé. « J'aurais pu mettre beaucoup de gens en danger », dit-il à la fois surpris et soulagé.  

Devant un centre de tests d'un quartier d'affaires, la file s'allonge avec un air de déjà vu. Plus d'une cinquantaine de personnes attendent sous le soleil d'été austral. Certains sont cas contact, d'autres veulent juste se débarrasser d'un doute. Aucun n'a vraiment l'air mal en point. 

Darienne Hallas, 40 ans, ne s'est pas sentie au mieux de sa forme cette semaine. Et les tests positifs de quelques collègues de bureau l'ont convaincue d'en faire un à son tour.  

Mais elle n'est pas très inquiète: « Des personnes récemment positives, qui avaient déjà eu la Covid, m'ont raconté se sentir nettement moins mal que la première fois ». Selon les spécialistes, les cas de réinfections semblent être plus fréquents avec Omicron.  

Teagan Paxman, 33 ans, reste serein lui aussi. « Même si je l'ai, c'est pas trop grave, je suis vacciné ». 

« On n'en a pas encore fini avec ce virus, il y a des tas de variants », est convaincu Mohamed Maalin, un ingénieur de 42 ans. « La meilleure chose à faire est d'apprendre à vivre avec », dit-il avec philosophie.  

philosophie.  


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
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  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.