Un nouveau règlement menace de sortir les sociétés chinoises cotées à Wall Street

Fin juillet, la SEC avait averti publiquement les sociétés chinoises cotées à Wall Street qu'elles devaient respecter leurs obligations d'information des investisseurs étrangers. (Photo, AFP)
Fin juillet, la SEC avait averti publiquement les sociétés chinoises cotées à Wall Street qu'elles devaient respecter leurs obligations d'information des investisseurs étrangers. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 03 décembre 2021

Un nouveau règlement menace de sortir les sociétés chinoises cotées à Wall Street

  • L'autorité américaine de régulation des marchés financiers exigera désormais des sociétés cotées de faire auditer leurs comptes par une société agréée
  • Les sociétés de Chine continentale et de Hong Kong sont connues pour ne pas soumettre leurs états financiers à des auditeurs agréés

L'autorité américaine de régulation des marchés financiers, la SEC, a adopté jeudi des amendements à son règlement qui l'autoriseront désormais à sortir de la cote les sociétés qui ne feront pas auditer leurs comptes par une société agréée, ce qui est le cas de toutes les sociétés chinoises présentes à Wall Street.

Ces amendements sont la déclinaison d'une loi votée en décembre 2020 au Congrès américain, le HFCAA, qui oblige une société cotée aux Etats-Unis à faire certifier ses comptes par un cabinet agréé par l'organisation comptable indépendante PCAOB.

Les entreprises cotées ou qui émettent de la dette aux Etats-Unis ont jusqu'à la fin de l'année 2022 pour se mettre en conformité avec ce nouveau règlement, a indiqué la Securities and Exchange Commission (SEC), dans un communiqué.

Les sociétés de Chine continentale et de Hong Kong sont connues pour ne pas soumettre leurs états financiers à des auditeurs agréés.

Le nouveau texte fait donc peser sur elles le risque d'une sortie de la cote et intervient alors que les autorités chinoises ont émis, ces derniers mois, des réserves à ce que des sociétés basées en Chine entrent en Bourse aux Etats-Unis.

Selon l'agence Bloomberg, les autorités chinoises auraient même demandé au "Uber chinois", Didi, de se retirer de Wall Street.

Jeudi, le cours de l'action Alibaba a, lui, atteint son plus bas niveau depuis 4 ans et demi sur des rumeurs de sortie de la cote du géant chinois du commerce en ligne.

Quant elles s'introduisent à Wall Street, les entreprises chinoises n'y vendent pas des actions, car les investissements directs de capitaux étrangers au capital de ces groupes sont interdits par le gouvernement chinois.

Pour contourner cette interdiction, elles recourent à un double mécanisme complexe, appelé VIE côté chinois et ADR (ou ADS) côté américain, pour lever des capitaux sur la place new-yorkaise.

Concrètement, les investisseurs détiennent des parts d'une société miroir du groupe chinois concerné, les deux entités ayant des liens contractuels, mais pas capitalistiques, ce qui signifie que le détenteur d'un ADS n'est pas réellement actionnaire de l'entreprise principale.

Fin juillet, la SEC avait averti publiquement les sociétés chinoises cotées à Wall Street qu'elles devaient respecter leurs obligations d'information des investisseurs étrangers.

Le président de l'autorité, Gary Gensler, avait indiqué que ses services allaient examiner les documents déjà transmis par des sociétés cotés à Wall Street et possédant des "activités significatives en Chine".

Il avait aussi demandé à ses équipes de vérifier que toutes les sociétés chinoises cotées sur la place new-yorkaise fournissaient bien aux investisseurs une série d'informations.


Collaboration Aramco-Yokogawa pour la fabrication de semi-conducteurs en Arabie saoudite

Aramco collabore avec l’entreprise japonaise Yokogawa pour localiser la fabrication de puces à semi-conducteur en Arabie saoudite. (Photo fournie)
Aramco collabore avec l’entreprise japonaise Yokogawa pour localiser la fabrication de puces à semi-conducteur en Arabie saoudite. (Photo fournie)
Short Url
  • En vertu de cet accord, Aramco doit étudier la possibilité d’utiliser les technologies Minimal Fab pour la fabrication de semi-conducteurs
  • L’entreprise japonaise offrira son expertise en déployant ces technologies dans les installations d’Aramco, et fournira des services de formation, de maintenance et d’assistance

RIYAD: L’entreprise Yokogawa Electric, basée à Tokyo, a conclu un premier accord avec Aramco afin de lancer et de localiser la fabrication de puces à semi-conducteur en Arabie saoudite et stimuler ainsi le développement du domaine des entreprises numériques industrielles.

En vertu de cet accord, Aramco doit étudier la possibilité d’utiliser les technologies Minimal Fab pour la fabrication de semi-conducteurs, selon un communiqué.

Minimal Fab est un système de production qui permet de fabriquer des semi-conducteurs et des systèmes microélectromécaniques en grande quantité et à faible volume sans avoir recours à une salle blanche.

L’entreprise japonaise offrira son expertise en déployant ces technologies dans les installations d’Aramco, et fournira des services connexes de formation, de maintenance et d’assistance pour garantir une réussite complète.

Cette annonce intervient alors que le monde est confronté à une pénurie de puces et, selon un récent rapport publié par le gouvernement américain, le problème pourrait perdurer pendant plus de six mois.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


USA: la consommation ralentit en décembre, les revenus des ménages augmentent peu

Un employé de Delta assiste un client à l'aéroport intercontinental George Bush le 13 janvier 2022 à Houston, au Texas.(AFP)
Un employé de Delta assiste un client à l'aéroport intercontinental George Bush le 13 janvier 2022 à Houston, au Texas.(AFP)
Short Url
  • Les revenus des ménages ont eux progressé de 0,3%, un peu moins que ce qui était anticipé par les analystes, et en ralentissement par rapport aux deux mois précédents
  • Par rapport à décembre 2021, la hausse des prix est au plus haut depuis 1982, à 5,8%. La hausse est de 4,9% pour l'inflation sous-jacente

WASHINGTON : La consommation a marqué le pas en décembre aux États-Unis, l'activité économique ayant été perturbée par le variant Omicron, tandis que les revenus des ménages ont progressé, mais moins qu'attendu, selon les données du département du Commerce publiées vendredi.

Les dépenses des ménages ont, comme prévu, reculé de 0,6% en décembre par rapport à novembre. La hausse des dépenses dans les services (+0,5%), et notamment en services de santé, n'a pas été suffisante pour compenser la baisse des achats de biens (-2,6%), plombée par le recul des ventes de voitures.

Par ailleurs, la consommation avait été forte les deux mois précédents, les Américains ayant réalisé leurs achats de fin d'année avec de l'avance par peur des pénuries.

Les revenus des ménages ont eux progressé de 0,3%, un peu moins que ce qui était anticipé par les analystes, et en ralentissement par rapport aux deux mois précédents.

"En décembre, les cas de Covid-19 ont entraîné des restrictions et des perturbations continues dans l'activité des entreprises dans certaines régions du pays", souligne le département du Commerce dans son communiqué.

Côté revenus, "les prestations sociales gouvernementales ont diminué, reflétant principalement la fin des programmes d'aide liés à la pandémie" et la hausse des revenus "reflète surtout une augmentation de la rémunération qui a été en partie contrebalancée par une diminution du revenu des propriétaires", est-il précisé.

L'inflation a par ailleurs ralenti sur un mois, selon l'indice PCE, celui que privilégie la banque centrale américaine (Fed), et les prix ont augmenté de 0,4% par rapport à novembre. En excluant les prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, la hausse des prix sur un mois est stable par rapport à novembre, à 0,5%.

Par rapport à décembre 2021, la hausse des prix est au plus haut depuis 1982, à 5,8%. La hausse est de 4,9% pour l'inflation sous-jacente. 

Le département du Commerce avait communiqué jeudi, une autre mesure de l'inflation PCE, et qui comparait l'ensemble de l'année 2021 à l'ensemble de l'année 2020, et avait fait état d'une hausse des prix de 3,9%.

Il existe aux États-Unis deux indices mesurant l'inflation, l'indice PCE et l'indice CPI. Selon ce dernier, les prix ont grimpé de 7% en 2021.

Le PIB américain a enregistré une croissance de 5,7% en 2021, sa plus forte hausse depuis 1984, a annoncé jeudi le département du Commerce, après une contraction historique de 3,5% en 2020 à cause de la crise sanitaire. Sur le dernier trimestre, la croissance a été très forte, à 6,9% en rythme annualisé.

Les dépenses de consommation des ménages, qui représentent près des trois quarts de l'économie américaine, ont bondi de 7,9% sur l'année. Elles avaient chuté de 3,9% en 2020.

 


Salaire minimum dans l'UE : un écart de 1 à 7 entre Bulgarie et Luxembourg

Le commissaire européen à l'économie Paolo Gentiloni s'exprime lors d'une conférence de presse sur le rapport 2020 d'Eurostat sur les progrès vers les objectifs de développement durable dans l'UE, à Bruxelles, le 22 juin 2020.(AFP)
Le commissaire européen à l'économie Paolo Gentiloni s'exprime lors d'une conférence de presse sur le rapport 2020 d'Eurostat sur les progrès vers les objectifs de développement durable dans l'UE, à Bruxelles, le 22 juin 2020.(AFP)
Short Url
  • La question des bas salaires préoccupe Bruxelles qui a proposé en octobre 2020 un projet de directive visant à améliorer le sort des travailleurs les plus mal lotis
  • Seuls six pays disposent d'un salaire minium mensuel supérieur à 1.500 euros

BRUXELLES : Le salaire minimum au Luxembourg est près de sept fois plus élevé qu'en Bulgarie, et l'Union européenne reste marquée par des disparités très fortes, révèlent les derniers chiffres d'Eurostat publiés vendredi.

La question des bas salaires préoccupe Bruxelles qui a proposé en octobre 2020 un projet de directive visant à améliorer le sort des travailleurs les plus mal lotis. Le texte, actuellement examiné par le Parlement européen et les Etats membres, est l'une des priorités de la présidence française du conseil de l'UE qui espère le faire adopter avant l'été.

Au 1er janvier 2022, parmi les 21 pays de l'UE qui disposent d'un salaire minimum, treize sont sous le seuil des 1.000 euros mensuels (avant impôt et contributions sociales). Les plus faibles sont enregistrés en Bulgarie (332 euros par mois), en Lettonie (500) et en Roumanie (515), a indiqué l'office européen des statistiques dans un communiqué.

Seuls six pays disposent d'un salaire minium mensuel supérieur à 1.500 euros, les plus élevés étant au Luxembourg (2.257), en Irlande (1.775) et aux Pays-Bas (1.725). L'Allemagne (1.621) et la France (1.603) arrivent juste derrière la Belgique (1.658).

Les écarts se réduisent nettement, une fois prises en compte les différences de coût de la vie entre pays. En parité de pouvoir d'achat, le salaire minimum est évalué à 604 euros en Bulgarie, contre 1.707 au Luxembourg, soit tout de même un écart de 1 à 3.

Le projet de directive de Bruxelles prévoit des règles visant à favoriser l'augmentation des salaires minimums là où ils existent, mais ne fixe pas de seuil européen uniforme. Il n'obligera pas non plus à introduire un salaire minimum dans les six pays de l'UE qui n'en disposent pas (Autriche, Chypre, Danemark, Finlande, Italie, Suède).