Irak: 12 morts dont des civils dans une attaque imputée à l'EI dans le Nord

Sept combattants ont péri dans l'explosion d'un engin explosif enfoui par des éléments de l'EI. (Photo, AFP)
Sept combattants ont péri dans l'explosion d'un engin explosif enfoui par des éléments de l'EI. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 03 décembre 2021

Irak: 12 morts dont des civils dans une attaque imputée à l'EI dans le Nord

  • Les djihadistes ont attaqué le village de Khidir Jija, au sud d'Erbil, tuant trois civils
  • Les peshmergas, les forces armées du Kurdistan irakien, ont ensuite lancé une opération et «sept combattants ont péri dans l'explosion d'un engin explosif enfoui par des éléments de l'EI»

ERBIL : Au moins douze personnes, trois civils et neuf combattants des peshmergas kurdes, ont été tuées dans une attaque imputée au groupe Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak, ont annoncé vendredi ces forces.

Jeudi soir, les djihadistes ont attaqué le village de Khidir Jija, au sud d'Erbil, tuant trois civils et deux combattants des peshmergas, les forces armées du Kurdistan irakien, selon un nouveau bilan fourni par une source de sécurité.

Après cette attaque, les peshmergas ont lancé une opération de ratissage dans le secteur et "sept combattants (membres des peshmergas, NDLR) ont péri dans l'explosion d'un engin explosif enfoui par des éléments de l'EI", selon le communiqué.

Les trois civils, des frères âgés de 11 à 24 ans, sont les fils d'un responsable local du village, a indiqué à l'AFP un proche de la famille.

Un premier bilan faisait état de 10 morts. Le Premier ministre du Kurdistan Masrour Barzani a dénombré quant à lui 13 morts. Les sources de sécurité locales ont annoncé la mort d'un combattant des peshmergas lors d'un accident de la route alors qu'il transportait les victimes.

"Nous demandons aux forces de la coalition (internationale) et au Premier ministre Irakien Moustafa al-Kazimi de fournir de l'armement aux peshmergas car ils défendent la patrie", a souligné M. Barzani dans des déclarations à des journalistes.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'EI a vu son "califat" autoproclamé vaciller sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays.

L'Irak a proclamé sa victoire contre les djihadistes de l'EI fin 2017. Mais ces derniers continuent de mener des attaques ponctuelles contre des villageois et les forces de sécurité dans le nord du pays.

Aujourd'hui, l'organisation djihadiste "maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays", selon un rapport onusien publié début 2021.

Dans ces deux pays, l'organisation djihadiste conserverait "en tout 10.000 combattants actifs", d'après ce rapport.

Le dernier attentat d'envergure revendiqué par l'EI en Irak a visé en juillet un marché du quartier chiite de Sadr City à Bagdad et a fait une trentaine de morts.

Fin novembre, cinq peshmergas ont été tués dans une attaque à la bombe revendiquée par l'EI.

En octobre, les autorités ont annoncé deux importantes arrestations grâce à deux opérations menées hors d'Irak: le responsable d'un attentat revendiqué par l'EI ayant fait plus de 320 morts en 2016 dans la capitale irakienne et un ancien haut responsable financier de l'organisation ultraradicale, recherché par les Etats-Unis.


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.