Attac a «prélevé» symboliquement l'impôt de multinationales à Marseille

Des militants de l'association Attac accrochent une pancarte indiquant "scène de crime d'évasion fiscale" lors d'une manifestation devant un restaurant McDonald's contre l'évasion fiscale à Marseille, le 4 décembre 2021. (Photo, AFP)
Des militants de l'association Attac accrochent une pancarte indiquant "scène de crime d'évasion fiscale" lors d'une manifestation devant un restaurant McDonald's contre l'évasion fiscale à Marseille, le 4 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 04 décembre 2021

Attac a «prélevé» symboliquement l'impôt de multinationales à Marseille

  • « C'est une action de prélèvement à la source », a déclaré au micro Raphaël Pradeau, porte-parole de l'association altermondialiste
  • Ils ont également déroulé de grandes banderoles « scène de crime d'évasion fiscale » devant les établissements de McDonald's et de TotalEnergies

MARSEILLE : Une quarantaine de militants d'Attac ont "prélevé" symboliquement l'impôt de multinationales à Marseille samedi, en emportant des sièges bébé siglés d'un restaurant McDonald's et des oriflammes d'une station TotalEnergies avant de les déposer devant la préfecture, a constaté l'AFP.

"C'est une action de prélèvement à la source", a déclaré au micro Raphaël Pradeau, porte-parole de l'association altermondialiste. "On va restituer ces objets à ceux qui ne font rien pour les prélever, c'est-à-dire l'Etat", a-t-il ajouté en montrant les deux chaises rouges pour bébé et les oriflammes publicitaires dérobés quelques minutes plus tôt. Vers 11H00, quelque quarante militants d'Attac, vêtus de rouge, avaient simultanément démonté les oriflammes de la station essence et sorti des chaises du restaurant, les deux étant situés côte à côte, boulevard Sakakini à Marseille.

Ils ont également déroulé de grandes banderoles "scène de crime d'évasion fiscale" devant les deux établissements. Le manager du McDonald's est aussitôt sorti pour l'enlever et arracher les autocollants.

Les militants se sont ensuite dirigés vers la préfecture des Bouches-du-Rhône où ils ont déposé devant les grandes portes de bois les objets "prélevés".

Par cette action, Attac entend dénoncer les pratiques d'évasion fiscale de certaines entreprises multinationales "qui utilisent les échanges entre leurs différentes filiales, qui sont implantées dans des pays où la taxation est faible (...), pour réduire très fortement le montant de leurs impôts".

"Le gouvernement veut faire payer la crise aux plus précaires, les services publics se dégradent, mais l'argent, il faut aller le chercher là où il est", a déclaré M. Pradeau. "En France, les profits non déclarés des multinationales s’élevaient à 39,7 milliards d’euros en 2018, ce qui représente un manque à gagner de 13,1 milliards d’euros d’impôt sur les sociétés par an", a-t-il ajouté.

Selon l'ONG, Attac a mené d'autres actions similaires en France samedi, notamment à La Roche-sur-Yon, Clermont-Ferrand ou Dunkerque.

Attac avait pratiqué ces actions de "prélèvement" d'impôts en 2016 déjà, en prenant des chaises dans des agences BNP-Paribas, une action non violente visant à dénoncer les activités de la banque dans les paradis fiscaux.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.