Le Texas, triste champion de la pollution plastique

Les Etats-Unis sont de loin le pays contribuant le plus à la pollution plastique dans le monde. (Photo, AFP)
Les Etats-Unis sont de loin le pays contribuant le plus à la pollution plastique dans le monde. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 05 décembre 2021

Le Texas, triste champion de la pollution plastique

  • Au total, le pays a généré 42 millions de tonnes de déchets plastiques en 2016 selon un rapport publié mercredi
  • En moyenne, chaque Américain génère 130 kilos de déchets plastiques par an, la deuxième position revenant au Royaume-Uni, avec 98 kilos annuels par personne. En France, la moyenne est de 43 kilos

POINT COMFORT, Texas : A 200 kilomètres au sud de Houston, dans la baie de Matagorda où se jette le Colorado, des millions de granulés de plastique s'éparpillent dans la nature. Sur un bateau, Diane Wilson dénonce cette pollution industrielle répétée du géant taïwanais Formosa.

Cette ancienne pêcheuse de crevettes dans le golfe du Mexique documente, depuis des années, les infractions de Formosa Plastics, le quatrième plus gros producteur de plastique au monde, qui s'est installé en 1983 à Point Comfort, près des eaux où elle naviguait.

"Lorsque nous avons fait des prélèvements concernant Formosa, nous avons trouvé 2 000 infractions. Combien en a trouvé l'État du Texas ? Zéro", souligne-t-elle sur le pont d'une embarcation de pêcheur.

L'Américain, recordman pollueur

Les contrôleurs quittent régulièrement "les agences d'État et se font embaucher dans l'usine chimique parce qu'on ne gagne rien à être inspecteur, agent ou directeur exécutif dans une agence environnementale", ajoute-t-elle.

Les Etats-Unis sont de loin le pays contribuant le plus à la pollution plastique dans le monde, selon un rapport publié mercredi. 

Au total, le pays a généré 42 millions de tonnes de déchets plastiques en 2016, selon cette analyse des Académies nationales des sciences, de l'ingénierie et de la médecine.

C'est plus du double de la Chine et davantage que tous les pays de l'Union européenne réunis, alors que les Etats-Unis représentent moins de 5% de la population mondiale.

En moyenne, chaque Américain génère 130 kilos de déchets plastiques par an, la deuxième position revenant au Royaume-Uni, avec 98 kilos annuels par personne. En France, la moyenne est de 43 kilos.

Avec seulement 737 habitants, le village de Point Comfort compte désormais 17 unités de production de plastique de Formosa, étalées sur 730 hectares.

Issue d’une famille de quatre générations de pêcheurs, Diane Wilson incarne la lutte contre la pollution du géant taïwanais. 

Cette mère de cinq enfants se bat en particulier contre les granulés de plastique, ressemblant à de petites billes blanches, qui se retrouvent par millions sur la côte, pris dans la végétation ou recouverts de sable.

Ces produits finaux, que les clients de Formosa Plastics n'auront plus qu'à fondre, s'échappent au moindre coup de vent sur la ligne de production ou lorsqu'ils sont transférés sur les bateaux ou les trains.

«Poignée de pêcheurs»

Dénonçant l'inaction des pouvoirs publics, la Texane a poursuivi l’entreprise et est parvenue à lui faire signer en décembre 2019 un accord qui la contraint à débourser plusieurs dizaines de milliers de dollars chaque jour où elle laisse s’échapper des granulés ou de la poudre de plastique.

"Formosa a réalisé 50 violations (de l'accord) depuis juin dernier et a payé environ 1,1 million de dollars. L'argent va à un trust appelé Matagorda. Il finance des projets environnementaux", précise Diane Wilson.

Mais la pollution de l’entreprise ne s’arrête pas là. 

Légalement, Formosa Plastics "décharge chaque jour plusieurs millions de gallons (un gallon = environ 4 litres) de produits toxiques dans la baie et cela a affecté la pêche. Il y avait 400 à 600 pêcheurs dans la région. On a de la chance aujourd’hui si on en trouve une poignée", déplore Mme Wilson.

Lencho, 71 ans, est un des derniers: "Nous allions là-bas, travaillions toute la journée et revenions avec 20 casiers de crevettes", explique-t-il dans son magasin d'appâts. "Si vous allez au même endroit aujourd’hui, travaillez toute la journée, vous n'aurez pas un seul casier !".

Comme ceux de Diane Wilson, ses enfants ne seront pas pêcheurs. L'un d’eux travaille d'ailleurs chez Formosa Plastics.

Le groupe à la capitalisation de 104 milliards de dollars possède aussi des usines à Baton-Rouge en Louisiane, en Caroline du Sud, dans le New-Jersey, au Vietnam et à Taïwan.

"Au cours de la prochaine décennie, aux États-Unis, il y aura davantage d’émissions de gaz à effet de serre dues à la production de plastique qu'au charbon", affirme Judith Enck, auteure d'un rapport pour Beyond Plastics, un projet mené par l'université de Bennington (Vermont).

Sortie en octobre, cette étude révèle que presque 80% des émissions de CO2 de l'industrie plastique sont concentrées dans le Golfe du Mexique, en Louisiane et surtout au Texas où ont lieu 45,2 % des émissions.

560 millions de dollars d'amendes

Le plastique est réalisé à partir de plusieurs gaz, et d'éthane en particulier. La côte sud possède de nombreux avantages pour sa production: une énergie dérégulée bon marché, une main d’œuvre qualifiée, et des infrastructures portuaires et énergétiques exceptionnelles.

Mais la région possède un autre atout d’après Judith Enck: "Beaucoup d'industries des énergies fossiles aiment faire des affaires au Texas parce que les lois environnementales y sont faibles et peu appliquées".

"Ces 21 dernières années, Formosa Plastics Group (…) a payé plus de 560 millions de dollars d’amendes", assure Jane Patton, auteure d’un rapport (Formosa Plastics Group: a serial offender of environmental and human rights) sorti en octobre pour l'ONG de défense de l’environnement CIEL.

Sollicitée par l'AFP pour une interview, la société Formosa a décliné, renvoyant à l'accord de 2019. 

Depuis la Nouvelle-Orléans, Jane Patton ajoute être inquiète du fait que, malgré ce passif, le groupe ait obtenu les autorisations nécessaires pour construire un méga-complexe de 14 usines à St. James, en Louisiane, à quelques kilomètres de la source de son eau potable.

Entre la Nouvelle-Orléans et Bâton-Rouge, le site se trouvera "le long du Mississippi, au milieu d’un corridor industriel et chimique que l’on appelle l'allée du Cancer. Sept des dix zones avec les taux de cancers les plus élevés des États-Unis se situent dans un périmètre de 140 kilomètres" indique son rapport.


Regain d'optimisme sur une reprise des négociations entre Téhéran et Washington

Les Etats-Unis et le Pakistan, médiateur dans les discussions avec l'Iran, ont exprimé leurs espoirs d'une reprise des négociations en vue de mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient qui a ébranlé l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis et le Pakistan, médiateur dans les discussions avec l'Iran, ont exprimé leurs espoirs d'une reprise des négociations en vue de mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient qui a ébranlé l'économie mondiale. (AFP)
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  • Téhéran verrouille le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban
  • Les marchés financiers ont salué mercredi ce regain d'optimisme, les Bourses européennes gagnant plus de 2% et les cours du pétrole plongeant sous les 100 dollars

WASHINGTON: Les Etats-Unis et le Pakistan, médiateur dans les discussions avec l'Iran, ont exprimé leurs espoirs d'une reprise des négociations en vue de mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient qui a ébranlé l'économie mondiale.

Les marchés financiers ont salué mercredi ce regain d'optimisme, les Bourses européennes gagnant plus de 2% et les cours du pétrole plongeant sous les 100 dollars.

Alors que le contrôle par l'Iran du détroit d'Ormuz, stratégique pour les hydrocarbures, a provoqué ces deux derniers mois une flambée du prix du pétrole, le baril de Brent perdait vers 10H40 GMT plus de 9%, à 99,64 dollars, loin des 126 dollars d'il y a seulement quelques jours.

Téhéran verrouille le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban.

Alors que le blocage a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, Washington a imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit.

Compte tenu des "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens", le projet "sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé", a écrit mardi le président américain sur son réseau Truth Social.

"Bon espoir" 

Il a précisé que cette pause avait été décidée notamment à la demande du Pakistan, tout en faisant état du maintien du blocus américain des ports iraniens.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dont le pays avait accueilli des négociations directes entre l'Iran et les Etats-Unis le 11 avril, a dit avoir "bon espoir" que l'actuelle dynamique aboutisse à une paix durable.

"La fin du Projet Liberté est probablement survenue lorsque Trump a réalisé que le recours à la force n'allait non seulement échouer à produire le résultat escompté mais fermerait également la porte aux premiers véritables signes d'une voie négociée", a estimé sur X l'analyste Ali Vaez, de l'International Crisis Group.

Selon deux responsables américains et deux autres sources au fait du dossier cités par le site américain Axios, la Maison Blanche estime être sur le point de conclure "un protocole d'accord d'une page visant à mettre fin au conflit et à établir un cadre en vue de négociations nucléaires plus approfondies".

L'Iran a envoyé son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, en Chine, principal pays acheteur de pétrole iranien.

A l'occasion de sa visite, il a abordé "les négociations en cours" sans commenter une éventuelle reprise. "La question du détroit d'Ormuz a fait l'objet de discussions approfondies, et nous avons évoqué la nécessité de respecter les droits de la République islamique d'Iran ainsi que l'ensemble des points de vue existants", a-t-il ajouté sur la télévision d'Etat.

Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a de son côté réclamé un arrêt "complet" des hostilités au Moyen-Orient et appelé Etats-Unis et Iran à rouvrir "le plus vite possible" le détroit d'Ormuz.

Il a aussi défendu le "droit légitime" de l'Iran au nucléaire civil, alors que ce dossier est un des points d'achoppement pour la reprise des discussions avec Washington.

Les Etats-Unis et Israël accusent l'Iran de chercher à obtenir l'arme nucléaire, ce qui est vivement démenti par Téhéran.

La visite de M. Araghchi intervient en amont de celle de Donald Trump en Chine, prévue le 14 et 15 mai, où il doit rencontrer son homologue Xi Jinping.

"Jeu psychologique" 

En Iran, certains ne cachent pas leur fatigue et leur lassitude face aux tergiversations sur les négociations.

"Que vous soyez en Iran ou non, la pression psychologique est intense. Tout le monde est déprimé et sans espoir à cause de ce jeu psychologique", confie Azadeh, une traductrice de 43 ans jointe par une journaliste de l'AFP à Paris.

Le lancement lundi du "Projet Liberté" s'est accompagné d'accrochages en mer et d'attaques contre les Emirats arabes unis imputés à l'Iran, après des semaines de calme relatif.

L'armateur français CMA CGM a en outre confirmé mercredi que son porte-conteneur San Antonio battant pavillon maltais avait fait l'objet d'une attaque la veille dans le détroit d'Ormuz, faisant des blessés parmi les membres d'équipage.

Sur le font libanais, l'armée israélienne a annoncé avoir mené de nouvelles frappes dans "plusieurs zones" du Liban contre des cibles du mouvement pro-iranien Hezbollah, après avoir appelé la population de 12 villages à évacuer.

Le ministère de la Santé libanais a fait état de quatre morts dans l'est du pays dans un bombardement israélien.

Les hostilités entre Israël et le Hezbollah se poursuivent malgré un cessez-le-feu entré en vigueur 17 avril.


L'ONU demande la libération «immédiate» par Israël des militants de la «flottile pour Gaza»

L'ONU a demandé mercredi la libération "immédiate" par Israël du Brésilien Thiago Avila et de l'Espagnol Saïf Abu Keshek, militants pro-palestiniens de la flottille pour Gaza. (AFP)
L'ONU a demandé mercredi la libération "immédiate" par Israël du Brésilien Thiago Avila et de l'Espagnol Saïf Abu Keshek, militants pro-palestiniens de la flottille pour Gaza. (AFP)
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  • L'ONU a demandé mercredi la libération "immédiate" par Israël du Brésilien Thiago Avila et de l'Espagnol Saïf Abu Keshek, militants pro-palestiniens de la flottille pour Gaza
  • "Israël doit libérer immédiatement et sans condition Saïf Abu Keshek et Thiago Avila"

GENEVE: L'ONU a demandé mercredi la libération "immédiate" par Israël du Brésilien Thiago Avila et de l'Espagnol Saïf Abu Keshek, militants pro-palestiniens de la flottille pour Gaza.

"Israël doit libérer immédiatement et sans condition Saïf Abu Keshek et Thiago Avila", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Thameen Al-Kheetan, faisant état de témoignages selon lesquels les deux militants subissent "de graves mauvais traitements".


Trump suspend son opération d'escorte de navires à Ormuz, dans l'espoir d'un accord avec l'Iran

Le président des États-Unis Donald Trump. (Reuters)
Le président des États-Unis Donald Trump. (Reuters)
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  • Donald Trump suspend temporairement le “Projet Liberté” dans le détroit d’Ormuz pour favoriser un possible accord avec l’Iran, malgré des tensions persistantes
  • Les négociations avancent, mais la situation reste fragile : incidents militaires récents, menaces iraniennes et préparation américaine à reprendre les combats si nécessair

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé la suspension de son "Projet Liberté" d'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz, le temps de voir si "un accord peut être finalisé et signé" avec l'Iran, après ce que le président américain a qualifié de "grands progrès" dans les négociations.

"Compte tenu de l'énorme succès militaire" et des "grands progrès accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens", le "Projet Liberté (...) sera suspendu pendant une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé", a écrit mardi le républicain sur son réseau Truth Social.

Il a précisé que cette pause avait été décidée à "la demande du Pakistan et d'autres pays", tout en faisant état du maintien du blocus américain des ports iraniens, entré en vigueur le 13 avril

Le "Projet Liberté", qui doit permettre à des centaines de bateaux bloqués dans le Golfe de franchir le détroit, avait été lancé lundi.

Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs assuré plus tôt mardi que la phase offensive du conflit avec l'Iran était terminée.

"L'opération est finie. +Fureur épique+ (est finie) - comme le président l'a signifié au Congrès. Nous avons passé ce stade", a affirmé Marco Rubio lors d'un point presse à la Maison Blanche, utilisant le nom de code donné par les Etats-Unis à leurs opérations contre l'Iran.

Le chef d'état-major américain, le général Dan Caine, a cependant averti que l'armée était "prête à reprendre des opérations majeures de combats".

Donald Trump a aussi mis en garde Téhéran, au lendemain d'accrochages en mer et d'attaques contre les Emirats arabes unis imputés à l'Iran.

"Ils savent ce qu'ils ont à faire et (...) ce qu'ils ne doivent pas faire", a affirmé le président américain, qui s'est toutefois abstenu d'accuser l'Iran d'avoir violé la trêve en vigueur depuis le 8 avril.

Depuis le début de la guerre le 28 février, Téhéran contrôle le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

- Visites en Chine -

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'est de son côté entretenu mercredi à Pékin avec son homologue chinois Wang Yi, selon l'agence d'Etat Chine Nouvelle, qui n'a fourni aucune précision sur les discussions.

Cette visite intervient en amont de celle de Donald Trump en Chine, prévue le 14 et 15 mai, où il doit rencontrer son homologue Xi Jinping.

Lundi, l'Iran a tiré des missiles et drones contre des bâtiments militaires américains - interceptés selon le commandement américain pour la région (Centcom). Il a aussi été accusé d'avoir tiré sur les Emirats arabes unis, dans la première attaque contre un pays du Golfe depuis la trêve, ce qu'un haut responsable militaire iranien a démenti mardi soir.

Plus tôt, les Emirats avaient dit avoir à nouveau activé leurs défenses aériennes pour intercepter des missiles et drones tirés, selon eux, depuis l'Iran.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont menacé quant à eux d'une "riposte ferme" tout navire qui ne se conformerait pas aux règles de passage imposées par Téhéran dans le détroit d'Ormuz.

Les Etats-Unis ne peuvent pas "laisser l'Iran bloquer une voie de navigation internationale", a insisté pour sa part le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.

Dans un communiqué, Marco Rubio a annoncé que les Etats-Unis proposeraient une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU pour "défendre la liberté de navigation et sécuriser le détroit d'Ormuz".

Le projet de résolution, rédigé aux côtés de Bahreïn, de l'Arabie saoudite, des Emirats, du Koweït et du Qatar, "exige que l'Iran cesse les attaques, le minage et tout péage" dans le détroit, précise le secrétaire d'Etat.

- "Prêt au dialogue" -

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a lui accusé les Etats-Unis et leurs alliés de "mettre en péril" la sécurité du transport maritime.

Le Centcom assure, malgré les démentis iraniens, que deux navires marchands battant pavillon américain ont franchi lundi le détroit d'Ormuz sous escorte militaire.

Le géant danois du transport Maersk a aussi annoncé la sortie lundi d'un de ses bateaux, "accompagné de moyens militaires américains", coincé dans le Golfe depuis le début de la guerre.

Du côté de l'or noir, dont le cours est fortement affecté par la crise au Moyen-Orient, les deux principaux contrats pétroliers reculent mercredi, prolongeant leur repli de la veille après une hausse des cours lundi.

Vers 05H00 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI) et celui de Brent de la mer du Nord, lâchaient 1,92% et 1,80% respectivement et restaient toujours au-dessus des 100 dollars.

Les tentatives de relancer les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis sont au point mort depuis une première rencontre directe à Islamabad le 11 avril.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mardi que son pays était "prêt à tout dialogue".

Mais "il n'a jamais cédé et ne cédera jamais à la force", a-t-il ajouté.