Accords culturels et d'infrastructure entre la Commission royale pour AlUla et des entreprises françaises

La Commission royale pour AlUla a signé un accord avec l’école de gastronomie Ferrandi, un établissement étoilé au Michelin. (SPA)
La Commission royale pour AlUla a signé un accord avec l’école de gastronomie Ferrandi, un établissement étoilé au Michelin. (SPA)
La Commission royale pour AlUla a conclu un partenariat avec Dassault Systèmes, société française de logiciels 3D. (SPA)
La Commission royale pour AlUla a conclu un partenariat avec Dassault Systèmes, société française de logiciels 3D. (SPA)
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Publié le Lundi 06 décembre 2021

Accords culturels et d'infrastructure entre la Commission royale pour AlUla et des entreprises françaises

  • Ces accords viennent renforcer les relations et la coopération solides qui existent entre l'Arabie saoudite et la France au sein du gouvernorat d'AlUla
  • «Grâce à ces partenariats, les Saoudiens bénéficieront en outre de possibilités de formation et de transfert de connaissances, ce qui leur apportera de nouvelles compétences»

LONDRES: La Commission royale pour AlUla a signé dimanche dernier quatre accords avec quatre institutions françaises dans le but de permettre à cet organisme de transformer AlUla en une destination mondiale incontournable en matière de tourisme culturel et naturel.

Deux des accords ont une visée culturelle; les deux autres sont destinés améliorer les infrastructures, ce qui apportera aux résidents et aux visiteurs une meilleure qualité de vie. La signature de ces accords coïncide avec la visite du président français, Emmanuel Macron, dans le Royaume.

De fait, ces accords viennent renforcer les relations et la coopération solides qui existent entre l'Arabie saoudite et la France au sein du gouvernorat d'AlUla dans plusieurs domaines: un accord conclu avec la France le 10 avril 2018 porte sur le développement urbain, culturel, touristique et durable, rappelle la Commission d'AlUla.

La participation active de la France permettra à ces accords de donner un élan à la stratégie de la Commission, qui consiste à nouer des partenariats mondiaux marquants dans les secteurs de l'archéologie, des infrastructures, de l'hôtellerie et du développement des infrastructures des villes intelligentes, entre autres.

«Grâce à ces partenariats, les Saoudiens bénéficieront en outre de possibilités de formation et de transfert de connaissances, ce qui leur apportera de nouvelles compétences», affirme la Commission royale pour AlUla.

En effet, dans les deux phases précédentes, le Programme international de bourses d'études (International Scholarship Program), qui relève de la Commission royale d'AlUla, a permis à cent vingt étudiants de poursuivre leurs études à l'étranger et à vingt-quatre autres d'obtenir un diplôme de chef cuisinier de l’école de gastronomie Ferrandi, un établissement étoilé au Michelin.

Amr al-Madani, PDG de la Commission royale pour AlUla, explique que cet accord vise à mettre en place une institution culturelle franco-saoudienne baptisée «Villa Hegra» et inspirée du modèle des villas françaises. Il indique que cette initiative renforcera la position d'AlUla comme centre culturel et la Villa Hegra en tant que référence mondiale.

Ce projet constituera une première au Moyen-Orient. Le monde compte onze établissements construits sur le modèle des villas françaises: sept sont situés en France; les autres se trouvent au Mexique et à Rome. Tous ont été conçus en fonction de l'environnement naturel et culturel de la région.

Amr al-Madani précise par ailleurs que l'accord passé avec Dassault Systèmes, société française de logiciels 3D, a pour ambition de concevoir un modèle numérique qui permette d'analyser avec précision les opérations effectuées à AlUla; le but est de faire évoluer l’exploitation des documents en mode 3D.

«Les institutions d'AlUla pourront ainsi améliorer leurs performances grâce à une visualisation détaillée du gouvernorat, favoriser le développement ainsi que les investissements et faire ainsi d'AlUla une ville intelligente, sans négliger son caractère culturel», affirme M. Al-Madani.

M. Al-Madani précise également que le partenariat avec la firme RATPDev Saudi Arabia Limited a pour vocation de développer un système de transport public de niveau international à AlUla. Cette société aidera à concevoir les opérations de transport public et proposera des évaluations et des conseils afin de répondre aux besoins d'AlUla.

Elle proposera en outre des conseils et des solutions pour les opérations de transport à AlUla, de la conception à la mise en œuvre en passant par la maintenance, explique M. Al-Madani, qui souligne que cette entreprise fait partie des meilleures dans ce domaine à travers le monde.

Ces accords sont une partie intégrante des initiatives qui visent à réaliser la vision d'AlUla: promouvoir la ville en tant que destination culturelle et naturelle, conformément à la Vision 2030 du Royaume. En effet, la vision saoudienne consiste à diversifier les ressources économiques de l’Arabie saoudite en développant les activités culturelles, artistiques et archéologiques ainsi qu’à faire d'AlUla une destination propice au développement des compétences humaines dans les domaines de la gastronomie, des services et de l'hôtellerie.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le Premier ministre du Qatar à Téhéran pour relancer la diplomatie

Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
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  • Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne
  • "Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire"

TEHERAN: Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre.

Déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en bombardant les pays du Golfe, dont le Qatar, le conflit a baissé en intensité ces derniers mois, se cristallisant autour du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

"Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire", a indiqué sur X le ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Premier ministre qatari a "souligné la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation", et insisté sur "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour résoudre les différends par le dialogue", indique le ministère.

Navire attaqué 

L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit, par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.

En début de semaine, l'Iran et Oman avaient annoncé discuter d'un accord-cadre en vue d'établir un "couloir temporaire" et de déployer un projet conjoint de déminage.

Selon les discussions en cours, les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes, a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Mi-août, le Qatar avait appelé Mascate et Téhéran à finaliser un accord, afin de "faciliter" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre.

Toutefois, un navire a une nouvelle fois été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'agence maritime britannique UKMTO.

Les navires tentant de franchir le détroit sont régulièrement pris pour cible par l'Iran, qui conditionne la réouverture complète du détroit à une série de concessions de Washington et un arrêt de la guerre "sur tous les fronts".

Mais la visite du ministre qatari intervient aussi à un moment où les Etats-Unis, délaissant le volet militaire de la guerre, accentuent la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent a annoncé un nouveau paquet de sanctions et menacé d'isolement économique tout pays qui continuerait de commercer avec Téhéran.

Bien que la République islamique ait assuré que les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques".

Le blocus des ports iraniens, imposé par Washington en représailles au verrouillage d'Ormuz, empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a admis mercredi soir un haut responsable iranien.

Réduction des quotas d'essence 

Après l'annonce des nouvelles sanctions, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran.

Les autorités ont annoncé une rare réduction des quotas d'essence en vigueur depuis des années, avec des prix majorés pour quiconque souhaiterait les dépasser.

Les prix des carburants en Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole mondiaux, sont parmi les plus bas du monde.

En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations qui s'étaient étendues à une centaine de villes, faisant des dizaines de morts.

Alors que les Etats-Unis veulent sanctionner les partenaires économiques de l'Iran, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a affirmé jeudi que les ventes de pétrole au-delà des eaux territoriales iraniennes se poursuivaient.

"Des livraisons sont effectuées aux clients. (...) Elles ont certes diminué, mais elles ont persisté", a-t-il assuré auprès de l'agence Isna.

Les cours du pétrole brut restent stables jeudi matin, le marché jugeant que les initiatives diplomatiques se poursuivent au Moyen-Orient, le baril de Brent s'échangeant à 88 dollars.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.