Présidentielle: Oxfam propose un big bang fiscal pour réduire les inégalités

Des militants d'Amnesty international et d'Oxfam organisent une manifestation pour dénoncer la situation d'inégalité d'accès aux vaccins dans le monde, le 29 octobre 2021 sur la Piazza Vittorio à Rome à la veille du sommet du G20 des dirigeants mondiaux. (AFP)
Des militants d'Amnesty international et d'Oxfam organisent une manifestation pour dénoncer la situation d'inégalité d'accès aux vaccins dans le monde, le 29 octobre 2021 sur la Piazza Vittorio à Rome à la veille du sommet du G20 des dirigeants mondiaux. (AFP)
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Publié le Jeudi 09 décembre 2021

Présidentielle: Oxfam propose un big bang fiscal pour réduire les inégalités

  • L'ONG Oxfam met jeudi sur la table ses propositions fiscales pour le prochain quinquennat
  • Ce "manifeste" veut "s'attaquer aux inégalités", en utilisant l'outil fiscal pour renforcer le financement du modèle redistributif français, victime d'un "affaiblissement" après les réformes fiscales menées depuis vingt ans, défend l'ONG

PARIS : Taxer les "super héritages", créer un ISF climatique, refondre l'impôt sur le revenu: l'ONG Oxfam met jeudi sur la table ses propositions fiscales pour le prochain quinquennat, avec comme objectif la mise en place d'"une fiscalité juste, verte et féministe".

Ce "manifeste" veut "s'attaquer aux inégalités", en utilisant l'outil fiscal pour renforcer le financement du modèle redistributif français, victime d'un "affaiblissement" après les réformes fiscales menées depuis vingt ans, défend l'ONG.

Ces réformes "ont transféré le poids de la fiscalité des entreprises et des plus riches vers les classes moyennes et populaires", avec la montée en puissance de la CSG, la suppression de l'ISF ou encore la baisse de l'impôt sur les sociétés, explique Oxfam.

L'ONG propose donc 15 mesures visant à augmenter les impôts payés par les plus aisés et les grandes entreprises.

Elle plaide notamment pour un impôt sur les successions qui prendrait en compte tous les versements touchés par un héritier au long de sa vie et non plus seulement au moment de l'héritage, afin de supprimer les possibilités d'abattements qui profitent aux hauts patrimoines.

Par ailleurs, la fiscalité du travail et du capital doit être rééquilibrée, selon Oxfam, qui veut totalement revoir l'impôt sur le revenu et la CSG pour en augmenter la progressivité.

Dans le même temps, elle défend le retour d'un impôt sur la fortune, en réduisant les niches fiscales associées et le bouclier fiscal. Les assujettis à l'ISF payeraient aussi une surtaxe sur leurs actifs financiers les plus polluants. 

Sur le volet écologique, Oxfam propose de supprimer les niches fiscales polluantes et de relancer l'augmentation de la fiscalité carbone avec des dispositifs, encore à définir, d'accompagnement des plus modestes.

Enfin, dans une perspective féministe, l'ONG propose de déconjugaliser l'impôt sur le revenu pour les personnes mariées ou pacsées et de revoir la fiscalité des pensions alimentaires.

Selon l'ONG, cet effort fiscal d'ampleur se ferait "sans augmenter la contribution fiscale de 70% des Français-e-s, c'est-à-dire les personnes seules gagnant moins de 2.500 euros net par mois".

Les entreprises ne sont pas en reste puisque l'ONG plaide pour un taux minimum d'impôt sur les bénéfices des multinationales plus élevé que celui de 15% négocié au niveau international, et sans exonérations. 

L'ensemble de ces mesures permettrait de dégager 65 milliards d'euros à réinvestir dans la transition écologique, la réduction des inégalités et de la pauvreté. Oxfam propose par exemple une revalorisation du RSA, d'importants investissements dans l'hôpital, le logement social, le ferroviaire ou la rénovation énergétique.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.