Nouvelle poussée d'inflation en novembre aux États-Unis

Le président américain Joe Biden prononce une brève allocution avant une réunion avec son coordinateur de réponse aux coronavirus Jeffrey Zients et des membres de l'équipe d'intervention COVID-19 de la Maison Blanche dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche le 09 décembre 2021 à Washington DC. (Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
Le président américain Joe Biden prononce une brève allocution avant une réunion avec son coordinateur de réponse aux coronavirus Jeffrey Zients et des membres de l'équipe d'intervention COVID-19 de la Maison Blanche dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche le 09 décembre 2021 à Washington DC. (Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
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Publié le Vendredi 10 décembre 2021

Nouvelle poussée d'inflation en novembre aux États-Unis

  • Les prix en novembre pourraient avoir grimpé au rythme le plus rapide en 40 ans
  • Après avoir soutenu que l'inflation était "temporaire" l'administration Biden et la banque centrale américaine ont fini par admettre qu’elle était plus durable que prévu

WASHINGTON, États-Unis : Le gouvernement américain va publier vendredi les données sur l'inflation, qui pourraient montrer une nouvelle hausse historique des prix en novembre aux Etats-Unis. Mais Joe Biden a d'ores et déjà minimisé leur portée, soulignant qu'elles ne reflétaient pas les derniers développements économiques.

Le département du Travail publiera à 13H30 GMT l'indice CPI mesurant les prix à la consommation.

Des analystes tablent sur une nouvelle poussée de l'ordre de 6,8% sur un an, après 6,2% en octobre également sur un an. Les prix en novembre pourraient ainsi avoir grimpé au rythme le plus rapide en 40 ans.

Dès jeudi, l'hôte de la Maison Blanche a prévenu que les prix en novembre avaient été "à nouveau élevés" tout en s'empressant de préciser que les données de ce rapport étaient dépassées et ne reflétaient "pas la réalité d'aujourd'hui".

"Et elles ne reflètent pas les baisses de prix attendues dans les semaines et les mois à venir, comme sur le marché automobile", a-t-il insisté, rompant avec l'usage qui veut qu'un président ne commente pas un rapport économique avant sa publication officielle.

Après avoir soutenu que l'inflation était "temporaire" et liée à la reprise économique après la récession historique de 2020 provoquée par la pandémie de Covid-19, l'administration Biden et la banque centrale américaine ont fini par admettre que l'inflation était plus durable que prévu et concernait désormais un large éventail de produits.

Pour l'opposition républicaine, la politique économique de Joe Biden consistant à injecter des milliers de milliards de dollars dans l'économie a contribué à la poussée inflationniste, ce que réfute son administration.

Le mois dernier, face aux critiques jusque dans son camp démocrate, M. Biden avait assuré que sa "priorité absolue" était d'inverser la tendance. Mais un mois plus tard, la tâche s'avère plus difficile que prévu, suscitant de plus en plus de mécontentement chez des Américains qui depuis des mois paient tout plus cher: de la nourriture à l'essence en passant par les voitures, les produits électroniques et les billets d'avion.

Dans les semaines qui ont suivi la collecte des données pour le rapport de novembre, "les prix de l'énergie ont chuté", a toutefois assuré Joe Biden.

- Décélération? -

"Le prix de l'essence à la pompe a déjà commencé à baisser à l'échelle nationale" et est désormais inférieur à la moyenne sur 20 ans dans 20 Etats, a-t-il mis en avant.

Et d'ajouter que les prix du gaz naturel enregistrés cette semaine sont inférieurs de 25% par rapport à leur moyenne de novembre.

Sur un mois par rapport au précédent, l'inflation pourrait avoir grimpé moins vite qu'en novembre à 0,6%, selon les prévisions.

Joe Biden a aussi assuré que les prix des voitures d'occasion allaient également baisser "dans les mois à venir".

La flambée des prix des voitures est directement liée à la pénurie de semi-conducteurs liée aux perturbations sur les chaînes d'approvisionnement mondiales causées par le Covid-19 et ses variants. Mais plusieurs grands constructeurs ont récemment signalé qu'ils étaient à nouveau en mesure de produire à pleine capacité, ouvrant la voie à une normalisation des prix.

Ce rapport va être observé à la loupe alors qu'il est publié quelques jours avant la tenue de la réunion de la Réserve fédérale (Fed).

La Fed publiera mercredi de nouvelles prévisions économiques dont celle de l'inflation. Elle doit aussi annoncer une accélération de la réduction de son programme d'aide monétaire à l'économie afin de procéder plus tard dans l'année à une hausse des taux d'intérêt dans un effort pour contenir l'inflation.

Lors d'une audition au Congrès la semaine dernière, son président Jerome Powell avait reconnu avoir sous-estimé la ténacité de la poussée inflationniste.

"Le moment est probablement venu de ne plus utiliser" le mot "temporaire" pour qualifier l'inflation actuelle, avait-il déclaré devant la commission bancaire du Sénat. "Les risques d'une inflation plus persistante se sont accrus", avait-il ajouté.

L'institution financière s'attend pour l'heure à ce que les "pressions inflationnistes se maintiennent pendant une bonne partie de l'année prochaine", puis "diminuent au cours du second semestre" 2022.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".