La Finlande choisit l'avion de combat américain F-35 pour 8,4 milliards d'euros

Avion furtif dit de cinquième génération, le F-35 est présenté comme une merveille technologique, mais sa mise au point a souffert de sa complexité, notamment pour la conception des programmes informatiques et l'intégration des différents systèmes. (Photo, AFP)
Avion furtif dit de cinquième génération, le F-35 est présenté comme une merveille technologique, mais sa mise au point a souffert de sa complexité, notamment pour la conception des programmes informatiques et l'intégration des différents systèmes. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 11 décembre 2021

La Finlande choisit l'avion de combat américain F-35 pour 8,4 milliards d'euros

  • Quatre autres appareils étaient en lice: le F-18 de l'Américain Boeing, le Rafale de Dassault, le Gripen du Suédois Saab et l'Eurofighter du consortium européen du même nom
  • L'annonce intervient alors que Moscou exige des Occidentaux des garanties de ne pas étendre l'alliance atlantique davantage vers l'est

La Finlande a choisi vendredi l'avion de combat américain F-35 pour renouveler sa flotte, un important contrat de 8,4 milliards d'euros pour 64 appareils, s'ajoutant à la liste des pays européens à choisir le modèle de Lockheed Martin.

Ce choix attendu, qui se fait notamment au détriment du Gripen du Suédois Saab et du Rafale du Français Dassault, est le plus important contrat d'armement de l'histoire de la Finlande.

"Le F-35 a répondu aux exigences en matière de préparation, de coopération industrielle et de coût", a déclaré le ministre de la Défense Antti Kaikkonen, lors d'une conférence de presse.

"En comparant les capacités militaires, le système global du F-35 était le meilleur pour répondre à nos besoins. Ses capacités de combat, de renseignement et de résilience étaient les meilleures" parmi ses concurrents, a-t-il poursuivi.

Outre le F-35 qui faisait figure de grand favori, quatre autres appareils étaient en lice: le F/A-18 de l'Américain Boeing, le Rafale de Dassault, le Gripen du Suédois Saab et l'Eurofighter du consortium européen du même nom.

"Une fois encore, nous constatons et regrettons une préférence américaine en Europe", a déploré Dassault dans un communiqué.

Le ministre suédois de la Défense Peter Hultqvist a également exprimé dans un communiqué ses "regrets" à l'égard de la décision.

Les nouveaux appareils, qui doivent voler jusqu'à l'horizon 2060, vont remplacer une soixantaine d'anciennes versions du F/A-18 livrés à la fin des années 90.

Le parlement finlandais avait alloué l'année dernière une enveloppe maximum de 10 milliards d'euros pour cette commande.

Avant la Finlande, plus d'une dizaine de pays avaient déjà commandé le F-35 - principalement des membres de l'Otan et les proches alliés de Washington en Asie - tels que la Corée du Sud, le Japon ou encore la Norvège, le Royaume-Uni ou l'Italie.

La Pologne, la Belgique et la Suisse ont également annoncé qu’elles se dotaient de F-35, tandis que l’Espagne a envoyé une demande d’information aux Etats-Unis pour équiper son porte-aéronefs de la version à décollage vertical.

La Finlande, qui partage une frontière de plus de 1300 kilomètres avec la Russie, n'est pas membre de l'Otan. Mais elle est un Etat partenaire de l'alliance atlantique et dispose d'une "option" pour pouvoir y adhérer rapidement.

L'annonce intervient alors que Moscou exige des Occidentaux des garanties de ne pas étendre l'alliance atlantique davantage vers l'est, avec des tensions autour de l'Ukraine.

La moitié des nouveaux appareils sera basée en Laponie (nord) - et l'autre moitié en Carélie, dans l'est du pays, près de la frontière russe.

En outre, le gouvernement prévoit des coûts de maintenance et de mise à niveau estimés à 10 milliards supplémentaires jusqu'en 2060, un montant sous-évalué selon plusieurs analystes, qui tablent sur une somme de l'ordre d'environ 250 millions d'euros par an pour 64 chasseurs.

Avion furtif dit de cinquième génération, le F-35 est équipé des moteurs de l'Américain Pratt et Whitney. Il a notamment été utilisé en Irak et en Syrie contre le groupe Etat islamique.

Polyvalent, l'appareil est présenté comme une merveille technologique, mais sa mise au point a souffert de sa complexité, notamment pour la conception des programmes informatiques et l'intégration des différents systèmes.

Ses coûts d'exploitation trop élevés font également craindre qu'ils ne soient pas soutenables, selon ses détracteurs.


Le président iranien estime que la reprise des hostilités avec les Etats-Unis n'est pas dans l'intérêt de son pays

Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
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  • Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA
  • L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense"

BICHEK: Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie.

"Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d'accord et de compréhension, et nous pensons que continuer la guerre n'est pas dans notre intérêt, ni dans l'intérêt de la région", a expliqué le président iranien lors d'une réunion avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.

"Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l'extension de l'insécurité et du conflit", a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.

Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA. L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense".

Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.

Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.