A la pompe, au supermarché, des Américains désemparés par l'envolée des prix

Un homme pompe de l'essence dans son véhicule dans une station Shell le 22 novembre 2021 à Miami, en Floride. (Photo, AFP)
Un homme pompe de l'essence dans son véhicule dans une station Shell le 22 novembre 2021 à Miami, en Floride. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 11 décembre 2021

A la pompe, au supermarché, des Américains désemparés par l'envolée des prix

  • Selon les chiffres publiés vendredi, ce sont les prix du secteur de l'énergie qui ont le plus augmenté sur un an (+33,3%), comme dans de nombreux autres pays
  • Le mois dernier, les prix des voitures neuves ont bondi de 11,1% aux Etats-Unis, ceux des voitures d'occasion de 31,4%. Mais cette hausse, qui ralentit par rapport au mois précédant, semble moins ressentie par les plus aisés

WASHINGTON : Vingt dollars d'essence, et pas plus: Telilia Scott, pompe en main, s'agace vendredi de ne plus pouvoir faire son plein dans cette station-service de la capitale Washington, en raison d'une hausse historique des prix aux Etats-Unis.

"Je paye 20 dollars pour remplir mon réservoir, mais je ne peux plus le remplir, c'est scandaleux," regrette cette quinquagénaire, quelques heures après la publication par le département du Travail d'une hausse des prix moyenne de 6,8% aux Etats-Unis depuis un an, la plus forte hausse jamais enregistrée depuis juin 1982.

"C'est vraiment dur! Le pain est si cher, le sucre est si cher, tout est si cher!", déplore cette femme sans emploi. "Vous allez au magasin payer sept dollars pour un gallon de lait (près de 4 litres), alors qu'il était avant à deux dollars et trente-neuf centimes !"

C'est pour elle d'autant plus "scandaleux" que, "en raison du Covid, les gens n'ont pas d'argent et recommencent tout juste à travailler" et gagner un salaire.

Earl Walker s'avance lui à la pompe d'à côté avec son immense voiture noire. Les prix ? "Ils augmentent tous les jours", tellement pour le carburant que "parfois je ne peux pas aller au travail", quand d'autres jours "je dois emprunter de l'argent pour m'y rendre."

Selon les chiffres publiés vendredi, ce sont les prix du secteur de l'énergie qui ont le plus augmenté sur un an (+33,3%), comme dans de nombreux autres pays.

Avec son impressionnant véhicule, "je ne peux pas faire le plein complet, ça me coûterait plus de 100 dollars", explique ce travailleur social de 40 ans, qui note également une vive hausse du prix du poulet dans les supermarchés.

Une hausse «graduelle»

A quelques encablures de cette station, Edward Harrison, 47 ans, sort d'un Walmart, géant américain de la grande distribution.

Il reconnaît sortir moins, regarder davantage les prix bradés et le commerce en ligne, quand bien même il préférerait, comme aujourd'hui, aller directement au supermarché près de chez lui.

"Je dois désormais faire plus attention quand je fais mes courses," assure ce technicien dans l'électronique, qui a désormais recours à des produits d'occasion "si nécessaire."

Le mois dernier, les prix des voitures neuves ont bondi de 11,1% aux Etats-Unis, ceux des voitures d'occasion de 31,4%. Mais cette hausse, qui ralentit par rapport au mois précédant, semble moins ressentie par les plus aisés.

Sortant du pressing avec ses chemises blanches à la main, Stephen Keil, 30 ans et salarié d'une grande entreprise de l'énergie, n'a lui observé qu'une hausse "graduelle" des prix, "on ne le voit qu'en regardant ses relevés de compte, plus tard."

Le jeune homme remarque cependant une hausse des prix pour ses cadeaux de Noël, notamment les vélos. "Ils disent dans les magasins que cela s'explique par la hausse du coût de transport."

A ses côtés, Abby Mitchell, chercheuse de 29 ans, compare désormais entre les marques, alors qu'avant, reconnaît-elle, "si je voulais acheter des épinards, j'achetais des épinards, sans regarder vraiment au prix."

Si le président Joe Biden, fragilisé par cette inflation record, promet d'inverser la tendance, les habitants de cette ville très largement acquise au parti démocrate ne le lui reprochent pas.

"Tout est dû au Covid," reprend Stephen Keil, "le gouvernement ne peux pas faire grand chose."

La faute au président ? "Je ne vais pas vous dire oui, Joe Biden en a fait beaucoup pour les gens", estime de son côté Telilia Scott, à la station-service, "mais je pense que les responsables politiques peuvent quand même en faire plus."


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.