Rencontre avec Hakeem Jomah, médecin saoudien devenu cinéaste

Le réalisateur Hakeem Jomah. (Photo fournie)
Le réalisateur Hakeem Jomah. (Photo fournie)
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Publié le Dimanche 12 décembre 2021

Rencontre avec Hakeem Jomah, médecin saoudien devenu cinéaste

  • Jomah est né à Djeddah et a déménagé en Écosse à l'âge de deux ans
  • Cinéphile dans l'âme, le réalisateur, qui en grandissant s'envolait pour Dubaï avec sa famille pour regarder des films, a décidé de se lancer sérieusement dans le cinéma en 2016

DUBAÏ : Hakeem Jomah a lancé son dernier film d'horreur « Kayan » lors du premier Festival international du film de la mer Rouge, qui se déroulera à Djeddah du 6 au 15 décembre.

Le film a fait sa première mondiale le 10 décembre. «J'ai eu plusieurs scénarios qui m'ont été   présentés, mais aucun d'entre eux n'a réellement trouvé un écho en moi», a déclaré le médecin saoudien devenu réalisateur. «Alors j'ai demandé si je pouvais écrire mon propre scénario. Et ce que j'aime écrire, ce sont des films à suspense et psychologiques». Ainsi, «Kayan» est né.

Le film, qui a été tourné en l'espace de deux semaines en Égypte, est le deuxième de Jomah. Il raconte l'histoire d'un couple loin de chez lui coincé dans des circonstances tendues hors de son contrôle.

Mettant en vedette les acteurs saoudiens Summer Shesha et Ayman Almutahar, tout le film se déroule en une seule nuit dans un hôtel.

«Je crois que nous avons tourné quelque chose de très naturel», a révélé Jomah. «Nous n'avions pas de trépieds. Nous n'avions pas d'éclairage. Notre film repose beaucoup sur des plans longs et interminables où nous allons du hall d'entrée jusqu'à la pièce dans les escaliers. Nos angles sont super serrés pour que vous ayez l'impression d'être ces personnages. Vous voyez ce qu'ils voient, vous ressentez ce qu'ils ressentent».

«J'ai eu plusieurs scénarios qui m'ont été présentés, mais aucun d'entre eux n'a réellement trouvé un écho en moi», a déclaré le médecin saoudien devenu réalisateur. «Alors j'ai demandé si je pouvais écrire mon propre scénario. Et ce que j'aime écrire, ce sont des films à suspense et psychologiques». Ainsi, «Kayan» est né. »

Hakeem Jomah, cinéaste saoudien

Le réalisateur a admis que le film n'était peut-être «du goût de tout le monde», mais a déclaré que c'était quelque chose qu'il voudrait regarder.

«En fin de compte, c'est une histoire de deuil et d'acceptation», a-t-il révélé. «C'est un film qui divise beaucoup. Je sais que ce sera le cas, mais toutes les grandes histoires sont des histoires qui divisent».

«Kayan» est le premier film exclusif pris en charge par le service de streaming MBC Shahid. «MBC a vraiment misé sur moi. Je leur tire vraiment mon chapeau pour ça parce qu'ils n'avaient aucune raison de croire que je ferais quelque chose qui ne soit pas un désastre. Et ils m'ont donné tout l'espace pour créer quelque chose que je voulais», a expliqué le réalisateur.

Le film de Jonah n'allait pas faire partie de la programmation du Red Sea International Film Festival. Initialement, il était juste censé faire une bande-annonce, mais a ensuite reçu un appel des organisateurs du festival lui demandant s'il pouvait distribuer le film en entier.

«Donc, nous nous sommes lancés dans un montage intensif et hardcore. Nous avons travaillé sans relâche nuit et jour pour que cela se produise».

Jomah a indiqué qu'il était «honoré, excité et nerveux» de participer au festival inaugural.

«Rejoindre mes amis et mes collègues sur un front aussi international est un véritable exploit par rapport à ce que nous étions il y a cinq ans. Et chacun des cinéastes locaux de la liste est un honneur d'être parmi eux», a-t-il affirmé.

«Si vous m'aviez dit il y a quelques années que Joe Wright présenterait son dernier film à Djeddah, cela aurait été incroyable. Nous faisons partie des cinéastes les plus chevronnés au monde en tant que collègues et participants à ce qui sera forcément l'épicentre du cinéma au Moyen-Orient cette année», a indiqué le cinéaste.

Jomah est né à Djeddah et a déménagé en Écosse à l'âge de deux ans. Sa famille est retournée en Arabie saoudite où il a poursuivi ses études et s'est finalement inscrit à la faculté de médecine pour devenir médecin.

Cinéphile dans l'âme, le réalisateur, qui en grandissant s'envolait pour Dubaï avec sa famille pour regarder des films, a décidé de se lancer sérieusement dans le cinéma en 2016.

«C'était un jour fatidique quand «Barakah rencontre Barakah» est sorti. Et ce fut le premier film saoudien à obtenir une renommée internationale. Et pour moi, «film saoudien» et «renommée internationale» étaient des choses que je n'aurais jamais pensé entendre dans la même phrase, donc cela m'a en quelque sorte poussé à faire quelque chose», a-t-il confié.

Jomah s'est rendu dans les ruines prétendument hantées de Madayen Saleh dans le nord du royaume pour tourner son premier film aux côtés de la seule autre personne qu'il connaissait qui aimait autant le cinéma que lui, son photographe de mariage. Il a appelé l'acteur saoudien Khaled Yeslam pour jouer le rôle principal.

«Je n'avais pas le savoir-faire pour faire un film», se souvient-il. «Il nous a fallu huit mois pour monter ce film parce que nous ne savions pas comment faire le montage».

«Madayen» a été rejeté par plusieurs festivals de films internationaux, avant d'être repris par le Hong Kong Independent Film Festival.

Il a aussi été projeté au Festival du film arabe de Los Angeles, auquel Jomah, qui exerçait encore en tant que médecin à l'époque, a dû prendre un congé sans solde pour y assister.

«La première fois qu'il a été projeté devant un public saoudien, ils sont devenus assez fous», a confié Jomah. «J'ai réalisé que je voulais faire des films pour toujours quand j'étais assis au théâtre avec tous les Saoudiens et qu'ils ne savaient pas que j'étais le cinéaste. J'étais juste un simple homme dans le public. Et quand la première peur du saut s'est produite et que tout le monde a eu le souffle coupé, puis ils ont commencé à rire comme ils le font, j'ai réalisé que c'était une sensation très euphorique lorsque je faisais quelque chose et que les gens réagissaient positivement».

Ce n'est que peu de temps après l'annonce du programme de réforme la Vision 2030 que Jomah a décidé de quitter son emploi aux urgences et de poursuivre la réalisation de films à temps plein.

«J'ai vu cela comme une chance de faire partie de l'identité cinématographique du royaume», a-t-il expliqué.

Le cinéaste a révélé qu'il continuerait à réaliser des films d'horreur, un genre qui, selon lui, fait défaut en Arabie saoudite. «Je pense qu'un piège dans lequel nous tombions souvent était de créer quelque chose qui romantisait notre région pour le public occidental. Je veux juste voir des films de genre. Je veux voir des histoires. Je ne veux pas voir ce genre de projecteur hyper-orientaliste sur nous. J'adorerais voir un super-héros saoudien. Tout ne doit pas être si profond et significatif».

En effet, parfois, cela doit juste être effrayant.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tunisie: à Djerba, un début de saison touristique ralenti par la crise au Moyen-Orient

Des chameaux attendent les touristes pour des promenades payantes sur la plage le long d’une lagune sur l’île touristique tunisienne de Djerba, dans le sud du pays, le 2 mai 2026. (AFP)
Des chameaux attendent les touristes pour des promenades payantes sur la plage le long d’une lagune sur l’île touristique tunisienne de Djerba, dans le sud du pays, le 2 mai 2026. (AFP)
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  • La saison touristique à Djerba ralentit malgré un bon démarrage, en raison des tensions au Moyen-Orient qui augmentent les coûts des vols et réduisent les réservations
  • Malgré ce contexte, la Tunisie conserve des atouts compétitifs grâce à sa proximité avec l’Europe, ses vols low-cost et son image de destination sûre en Méditerranée

DJERBA: Sable blanc et palmiers: la saison touristique sur l'île de Djerba en Tunisie a démarré début mai mais le secteur tourne au ralenti en raison des tensions au Moyen-Orient, selon des responsables rencontrés par l'AFP.

Avant les premières frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février suivies d'attaques iraniennes sur les infrastructures du Golfe, "nous recevions par exemple 100 nouvelles réservations par jour, maintenant c'est seulement 50", explique à l'AFP Anane Kamoun, directeur de l'hôtel Royal Garden Palace, un établissement 5 étoiles situé dans le nord-est de l'île, tout près d'une longue plage.

Pendant qu'un groupe de touristes déambule à dos de cheval ou dromadaire, l'hôtelier se réjouit qu'il n'y ait "pas eu d'annulations" dans son établissement. Mais à ses yeux, il est clair que la machine tourne moins vite qu'avant les perturbations provoquées par le conflit.

Selon M. Kamoun, ce ralentissement s'explique par le renchérissement des coûts, à cause de la flambée des cours du pétrole. "Quand les billets d'avion coûtent en moyenne 70 à 80 euros de plus, ce n'est pas rien, et le touriste commence à chercher une alternative" pour ses vacances, observe-t-il.

En Tunisie, où le tourisme est un pilier essentiel de l'économie (environ 10% du PIB et quelque 400.000 emplois), la saison débute traditionnellement à Djerba, une grande île à 500 km au sud de Tunis, et au climat ensoleillé toute l'année.

- Avantage compétitif ? -

En 2025, "Djerba la douce" a accueilli 1,23 million de touristes, "en hausse de 5% par rapport à l'année précédente et de 1,1% par rapport au record de 2019", peu avant la pandémie de Covid-19, explique Hichem Mahouachi, délégué régional de l'Office de tourisme ONTT.

"Cette année, on espérait avoir une hausse de 7 à 8%", souligne-t-il à l'AFP, à propos de prévisions formulées avant que les tensions au Moyen-Orient ne commencent à perturber le trafic aérien et l'économie mondiale. Le cours du kérosène a doublé depuis le début de l'année, forçant les compagnies à augmenter leurs prix, voire à annuler les vols les moins rentables.

M. Mahouachi se dit néanmoins rassuré par la programmation par les compagnies (charters et régulières) de 5.600 vols entre avril et septembre, en hausse de 3,3% sur un an, et en provenance de 16 pays surtout européens.

Selon lui, "certaines destinations vont être affectées plus que d'autres", en particulier les dessertes éloignées et qui nécessitent un déplacement en long-courrier, ce qui n'est pas le cas de la Tunisie, située à "seulement deux heures" de toutes les capitales européennes, et souvent desservie par des compagnies low-cost.

"La hausse des prix du kérosène ne sera pas ressentie de la même façon que pour un long-courrier, la Tunisie va peut-être bénéficier de ça", espère-t-il.

Autre avantage, selon le dirigeant de l'ONTT, "la Tunisie est considérée comme l'une des destinations les plus sûres du bassin méditerranéen", un avantage compétitif face à des pays touchés de plein fouet par les répercussions du conflit comme la Turquie ou l'Egypte.


Festival de Cannes: des stars en nombre, la compétition s'accélère

Le producteur français Alexandre Mallet-Guy, l’acteur franco-tunisien Adam Bessa, l’actrice française Isabelle Huppert, le réalisateur et scénariste iranien Asghar Farhadi, une invitée, l’actrice belge Virginie Efira, l’acteur français Vincent Cassel et l’acteur français Pierre Niney assistent à une conférence de presse pour le film « Histoires parallèles » lors de la 79e édition du Festival de Cannes, à Cannes, dans le sud de la France, le 15 mai 2026. (AFP)
Le producteur français Alexandre Mallet-Guy, l’acteur franco-tunisien Adam Bessa, l’actrice française Isabelle Huppert, le réalisateur et scénariste iranien Asghar Farhadi, une invitée, l’actrice belge Virginie Efira, l’acteur français Vincent Cassel et l’acteur français Pierre Niney assistent à une conférence de presse pour le film « Histoires parallèles » lors de la 79e édition du Festival de Cannes, à Cannes, dans le sud de la France, le 15 mai 2026. (AFP)
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  • Le Festival de Cannes accélère avec trois films en compétition pour la Palme d’or, dont les très attendus « Paper Tiger » de James Gray, « Sheep in The Box » de Hirokazu Kore-eda et « L’être aimé » de Rodrigo Sorogoyen
  • Le tapis rouge accueillera de nombreuses stars internationales comme Javier Bardem, Adam Driver, Kristen Stewart et Woody Harrelson, tandis que Quentin Dupieux et Judith Godrèche présenteront leurs nouveaux films dans les sections parallèles

CANNES: Après trois jours de festival, la compétition s'accélère samedi à Cannes avec trois films en lice pour la Palme d'or projetés sur la Croisette, un défilé de stars internationales et quelques longs-métrages très attendus dans les sections parallèles.

- Du glamour sur le tapis rouge

Jeudi, un premier film au casting clinquant avait monté les marches du Palais des festivals. Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Vincent Cassel ou encore Pierre Niney sont venus défendre "Histoires parallèles", le dernier film de l'Iranien Asghar Farhadi, fraîchement accueilli par la critique.

Samedi, la température va monter d'un cran avec plusieurs vedettes internationales à la carrière hollywoodienne bien remplie.

Javier Bardem, Adam Driver, Kristen Stewart, Woody Harrelson sont attendus sur les mythiques marches cannoises.

Scarlett Johansson, à l'affiche de "Paper Tiger" aux côtés d'Adam Driver, sera en revanche absente. Elle est accaparée par le tournage d'une nouvelle version de "L'Exorciste" qui sortira l'année prochaine.

- Des grands auteurs au programme

Les films projetés en compétition samedi sont très attendus, à commencer par le dernier de James Gray, dont c'est la sixième sélection à Cannes.

L'Américain revient au polar avec "Paper Tiger", dans la veine de ses premiers films "Little Odessa" ou "The Yards", des œuvres célébrées par la critique. Son film suit deux frères qui se retrouvent mêlés à une affaire douteuse avec la mafia russe, les entrainant dans l'abime.

Un ancien lauréat de la Palme d'or foulera aussi le tapis rouge avec son équipe. Le Japonais Hirokazu Kore-eda présentera "Sheep in The Box", sur un couple qui accueille un enfant-robot humanoïde ressemblant exactement à leur fils décédé.

Enfin, le cinéaste espagnol Rodrigo Sorogoyen, salué pour son dernier film "As Bestas" (2022) et la série "Los años nuevos", va chercher à confirmer qu'il est la relève du cinéma espagnol avec "L'être aimé".

Javier Bardem y incarne un réalisateur espagnol à la renommée internationale, de retour dans son pays pour tourner un film. Il tente de renouer avec sa fille, qu'il n'a quasiment pas vue grandir, en lui proposant un rôle.

- Dupieux et Godrèche attendus

Les sections parallèles du festival accueilleront plusieurs longs-métrages de réalisateurs français renommés, à commencer par Quentin Dupieux. "Full Phil", le dernier film de l'ovni du cinéma hexagonal, doit être projeté en séance de minuit.

Woody Harrelson et Kristen Stewart jouent un père et sa fille en pleine crise dans une ville assiégée par les gilets jaunes dans une sorte d'anti-"Emily in Paris".

Judith Godrèche fait son retour sur la Croisette, deux ans après son coup d'éclat sur les marches du Palais pour la présentation de son film "Moi aussi". Elle et l'équipe du film avaient croisé leurs mains devant leur bouche pour symboliser le silence imposé aux victimes de violences sexuelles.

Avec "Mémoire de fille", la réalisatrice adapte le roman autobiographique d'Annie Ernaux qui raconte le viol dont elle a été victime à 18 ans.


Finlande, Grèce, Danemark, France et Australie: les cinq favoris de l'Eurovision

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  • Le duo entre la violoniste Linda Lampenius, 56 ans, et le chanteur pop Pete Parkkonen, 36 ans, fait mouche auprès du public avec un titre, "Liekinheitin", "Lance-flammes", interprété en finnois sur une mise en scène passionnée
  • Tandis que le brun ténébreux se lamente de son amour non partagé, la blonde musicienne en robe étincelante lui répond en faisant vibrer avec fougue les cordes de son instrument, derrière un rideau de feu infranchissable

VIENNE: Un duo venu de Finlande est favori cette année parmi 35 participants pour remporter l'Eurovision, le plus grand télé-crochet du monde dont la finale aura lieu samedi à Vienne, en Autriche.

Les parieurs placent le pays nordique loin devant ses concurrents, la Grèce, le Danemark, la France et l'Australie. Israël et la Roumanie ont par ailleurs opéré une remontée dans les pronostics.

Voici une présentation des cinq principaux favoris:

Finlande: violon brûlant

Le duo entre la violoniste Linda Lampenius, 56 ans, et le chanteur pop Pete Parkkonen, 36 ans, fait mouche auprès du public avec un titre, "Liekinheitin", "Lance-flammes", interprété en finnois sur une mise en scène passionnée.

Tandis que le brun ténébreux se lamente de son amour non partagé, la blonde musicienne en robe étincelante lui répond en faisant vibrer avec fougue les cordes de son instrument, derrière un rideau de feu infranchissable.

La proposition, dansante et "d’une très grande qualité musicale" selon Anna Muurinen, experte finlandaise de l'Eurovision, offre "trois minutes de pure dramaturgie" faisant espérer à la Finlande, qui n'a remporté le concours qu'une seule fois en 2006, de toucher une vaste audience sans sacrifier à l'anglais.

Grèce : techno méditerranéenne

La chanson "Ferto", soit "Ramène ça!", d'Akylas Mytilineos, évoque sur un son dynamique et mordant, enrichi d'une identité grecque, la soif de gloire et de fortune d'un fils voulant couvrir sa mère de tout ce qui leur a manqué dans son enfance.

Avec ses lunettes de soleil et son bonnet caractéristique, le chanteur de 27 ans se définit comme un artiste queer, mettant l'accent sur le besoin d'expression et d'acceptation à travers sa musique.

Il a commencé sa carrière sur des bateaux de croisière avant que son style ne tape dans l'oeil et dans l'oreille des internautes sur les réseaux sociaux et qu'il participe en 2022 à la version grecque de The Voice.

La Grèce a gagné une fois l'Eurovision en 2005.

Danemark : after électro

Søren Torpegaard Lund, un artiste de comédie musicale de 27 ans, propose avec "Før vi går hjem", "Avant de rentrer", un titre pop teinté d'électro, qui plonge les spectateurs dans la moiteur d'une fin de soirée en boîte de nuit.

Il chante en danois et "pour une fois, on envoie une bonne chanson", dit Lisanne Wilken, spécialiste du concours et maître de conférence à l'Université d'Aarhus (ouest), Copenhague bénéficiant aussi selon elle d'un coup de pouce géopolitique inattendu.

"La situation avec le Groenland et Trump a vraiment braqué les projecteurs sur le Danemark d'une façon inédite", alors que le royaume est très rarement favori du concours, qu'il a quand même remporté à trois reprises, la dernière fois en 2013.

France: pop opératique

C'est la plus jeune candidate à représenter la France à l'Eurovision: Monroe, chanteuse lyrique franco-américaine de 17 ans, interprètera "Regarde!". Ce titre sur l'amour, thème de prédilection de la France à l'Eurovision, mêle pop, airs d'opéra et référence aux comédies musicales.

Le grand public a découvert cette cantatrice aux longues tresses dans "Prodiges", télé-crochet diffusé sur la chaîne France 2 et dédié aux jeunes virtuoses classiques. Son premier album est sorti en novembre.

Née aux Etats-Unis, Monroe a été bercée par sa double culture et parmi ses inspirations figurent la diva Cecilia Bartoli, mais aussi Whitney Houston, Johnny Hallyday et Céline Dion.

"Ça me donne envie de travailler ma voix pour pouvoir présenter quelque chose de bien, porter les couleurs de la France et de notre belle culture", a déclaré l'artiste à l'AFP peu après sa sélection.

La France a gagné à cinq reprises, la dernière fois en 1977.

Australie : power ballade

La ballade "Eclipse", qui évoque un alignement amoureux des planètes, est interprétée par une valeur sûre, Delta Goodrem, 41 ans et plus de neuf millions d'albums vendus à son actif.

Elle mêle l'intimité du piano à d'impressionnants crescendos vocaux, que cette coach dans The Voice Australia, par ailleurs auteure-compositrice, musicienne et actrice, maîtrise à la perfection.

La notoriété sur la scène mondiale de l'artiste née à Sydney et ayant signé son premier contrat dès l'âge de 15 ans fait espérer à l'Australie, où le concours est très suivi, sa toute première victoire.