La visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au Koweït consacre une amitié historique

L'émir du Koweït, Cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, accueille le prince héritier Mohammed ben Salmane lors de sa tournée dans le CCG. (Photo, Fournie)
L'émir du Koweït, Cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, accueille le prince héritier Mohammed ben Salmane lors de sa tournée dans le CCG. (Photo, Fournie)
Short Url
Publié le Samedi 11 décembre 2021

La visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au Koweït consacre une amitié historique

  • L'Arabie saoudite et le Koweït entretiennent des relations étroites et cordiales depuis des décennies, s'entraidant en temps de crise
  • La visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au Koweït confirme « des relations profondes, solides et historiques », selon l'ambassadeur

RIYAD (Reuters) – La visite du prince héritier d'Arabie saoudite au Koweït vendredi a marqué la dernière étape de sa tournée dans les pays du Conseil de coopération du Golfe en vue du sommet annuel du CCG, qui se tiendra à Riyad le 14 décembre.

Il s'était déjà rendu au Koweït en sa qualité officielle de prince héritier adjoint en mai 2015, puis de nouveau en septembre 2018 après être devenu prince héritier en juin 2017.

La visite intervient six mois après une rencontre avec le prince héritier du Koweït, Cheikh Mishal Al-Jaber Al-Sabah, qui s'est rendu à Riyad pour des entretiens.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane reçu par son homologue koweïtien Cheikh Mishal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah. (Photo, Fournie)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane reçu par son homologue koweïtien Cheikh Mishal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah. (Photo, Fournie)

À son arrivée à Koweït, vendredi, le prince héritier Mohammed a été reçu par le cheikh Mishal. Il a ensuite été reçu par l'émir du Koweït Cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah.

L'émir a décerné l'Ordre de Wisam Moubarak Al-Kabir au prince héritier Mohammed ben Salmane pour ses efforts « en vue de renforcer les liens de fraternité et de compréhension entre les pays du Conseil de coopération du Golfe », rapporte SPA.

L'Arabie saoudite et le Koweït entretiennent des relations étroites et cordiales depuis des décennies, s'entraident en temps de crise, échangent en matière de commerce et tourisme et collaborent sur les questions de défense et diplomatiques.

Ils coordonnent régulièrement leurs actions sous l'égide du CCG conformément aux visions communes et aux objectifs stratégiques du bloc, en vue de réaliser l'intégration entre les États membres dans différents domaines.

L'émir du Koweït Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah remet au prince héritier Mohammed ben Salmane l'Ordre de Wisam Moubarak Al-Kabir pour ses efforts en vue du renforcement des liens entre les pays du CCG. (Photo, Fournie)
L'émir du Koweït Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah remet au prince héritier Mohammed ben Salmane l'Ordre de Wisam Moubarak Al-Kabir pour ses efforts en vue du renforcement des liens entre les pays du CCG. (Photo, Fournie)

Un esprit de coopération similaire façonne leurs rôles au sein de la Ligue arabe, de l'Organisation de la coopération islamique, de l'ONU et de divers organismes internationaux.

« Aujourd'hui, Son Altesse Royale le prince héritier Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al-Saud, vice-Premier ministre et ministre de la Défense - que Dieu le protège - arrive dans sa deuxième patrie, l'État frère du Koweït", a déclaré le prince Sultan ben Saad ben Khalid Al Saud, l'ambassadeur saoudien au Koweït, dans un communiqué avant l'arrivée du prince Mohammed.

« Il s'agit de la deuxième visite officielle de Son Altesse Royale depuis qu'il occupe le poste de prince héritier. C’est la suite logique des visites successives des dirigeants de l'Arabie saoudite à leurs frères les dirigeants de l'État du Koweït, ce qui confirme des relations fortes et particulières entre les deux pays, relations qui datent de l'ère du fondateur, le roi Abdulaziz ben Abdul Rahman Al-Saud, que son âme repose en paix. »

« L'importance de cette visite s'inscrit dans le prolongement de la tournée actuelle de Son Altesse dans les États du CCG avant le 42e sommet du Golfe qui se tiendra à Riyad le 14 décembre. Cela confirme l’intérêt que Son Altesse - que Dieu le protège – accorde à l'unité de la cohésion du Golfe, l'unification des positions vis-à-vis des questions régionales, arabes et internationales, et l'élévation du niveau de coopération conjointe entre les États du CCG dans divers domaines.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane reçu par l'émir du Koweït Cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah. (Photo, Fournie)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane reçu par l'émir du Koweït Cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah. (Photo, Fournie)

« On s'attend à ce que de nombreux problèmes et développements régionaux et internationaux qui sont dans l'intérêt de la région et de ses peuples soient discutés. »

La famille royale saoudienne a une affection pour le Koweït qui peut être attribuée à un acte de générosité remontant à plus d'un siècle.

En 1891, lorsque Riyad a été saisie par le rival du roi Abdulaziz ben Abdel Rahman Al-Saud, Ibn Rasheed, la famille et leurs partisans ont trouvé refuge au Koweït.

En 1902, lorsque le roi Abdulaziz a repris Riyad, la famille régnante Al-Saud est retournée au Najd du Koweït et a réinstallé l'État saoudien, pour plus tard unifier le pays.

Le protocole d'Uqair de décembre 1922 délimitait des zones neutres entre l'Irak mandataire, le cheikh du Koweït et le sultanat de Najd, le royaume naissant qui deviendrait plus tard l'Arabie saoudite.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane reçu par son homologue koweïtien Cheikh Mishal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah. (Photo, Fournie)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane reçu par son homologue koweïtien Cheikh Mishal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah. (Photo, Fournie)

C'est la découverte de pétrole en 1938 dans le champ de Burgan, juste au nord de la zone neutre à la frontière saoudo-koweïtienne, qui va changer à jamais les relations entre les deux royaumes, quand leurs dirigeants acceptent tous deux de partager la manne. En 1965, la zone neutre entre les deux États est à nouveau renégociée, tandis que la frontière maritime est redéfinie en 2000.

Ces intérêts communs ont fait de l'Arabie saoudite et du Koweït des partenaires naturels et ont contribué à la création du CCG à six membres en 1981, transformant ainsi une amitié historique en une institution capable de promouvoir la coopération économique et sécuritaire.

 

Cette solidarité s'est avérée essentielle le 2 août 1990, lorsque le dictateur irakien Saddam Hussein a envoyé ses forces armées envahir le Koweït. C'était maintenant au tour de l'Arabie saoudite d'offrir un sanctuaire à la famille royale du Koweït et à ses officiels en fuite, alors que les troupes irakiennes annexaient le pays, prenant le contrôle de quelque 20 % des réserves mondiales de pétrole.

Le président américain George H. W. Bush a condamné l'invasion irakienne et a commencé à réunir une coalition de 35 pays, dont l'Arabie saoudite, pour aider à libérer le Koweït. Bientôt, les forces américaines établissent des bases dans le Golfe en prévision de la contre-attaque prévue. En janvier 1991, la coalition lance l'opération Tempête du désert.

Les avions et les forces terrestres saoudiens participent à plusieurs batailles pour repousser les incursions transfrontalières irakiennes et les attaques de missiles Scud. Fin février, le Koweït est libéré.

Depuis lors, la défense et la sécurité communes sont une priorité parmi les membres du CCG. Pas plus tard qu'en 2017, le Koweït a organisé des exercices militaires impliquant des forces armées américaines, saoudiennes et d'autres forces armées du Golfe.

En décembre 2020, un mois avant que le différend du Golfe ne soit officiellement résolu avec l'aide de la médiation koweïtienne et la signature de la déclaration d'AlUla, l'émir koweïtien Cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Sabah a remercié le roi saoudien Salmane pour le rôle du Royaume dans la promotion de la sécurité et stabilité dans la région.

Cependant, la relation saoudo-koweïtienne va bien au-delà du pétrole, de la sécurité et de la diplomatie. Les deux pays partagent bon nombre des mêmes valeurs fondamentales, de la même culture et mêmes liens familiaux. Ces similitudes leur ont permis de croiser leurs programmes de développement.

Le Koweït est très connu pour son secteur dynamique de vente au détail, ce qui en fait une destination de choix pour tout, de la mode aux super bolides. Le plus grand centre commercial du Koweït, The Avenues, prévoit de s’implanter en Arabie saoudite au cours des quatre prochaines années avec deux nouveaux points de vente à Riyad et à Alkhobar.

Cette décision reflète la vision commune des deux pays de diversifier leurs économies pour éviter de dépendre des prix fluctuants et des jours comptés du pétrole et de se tourner vers les industries innovantes et de haute technologie, le tourisme de luxe, les petits entrepreneurs et la transition énergétique verte.

Beaucoup de choses ont changé dans les deux pays au cours du siècle dernier, les sociétés nomades se sont transformées en des paysages urbains d'acier et de verre. Mais tout au long de cette métamorphose - et à travers vents et marées - ils sont restés de bons voisins et de solides alliés.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: deux morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Short Url
  • L'agence officielle libanaise Ani a rapporté qu'une des frappes dans le sud avait touché un hangar, tandis que celles dans l'est ont atteint des montagnes proches de la localité de Nabi Sheet
  • Celle sur Derdaghya a visé une voiture, d'après cette source

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait deux morts dimanche, a indiqué le ministère de la Santé libanais, l'armée israélienne affirmant avoir visé des positions du Hezbollah.

Malgré la trêve conclue en novembre 2024 censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités avec le Hezbollah, Israël continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le mouvement chiite pro-iranien qu'il accuse de se réarmer.

Dans un communiqué, le ministère a fait état d'un "raid de l'ennemi israélien" entre les localités de Khirbet Selm et de Kfardounine, dans le sud du pays, faisant un mort et cinq blessés.

Ailleurs dans le sud, une frappe a fait un mort à Derdaghya, a rapporté le ministère.

L'armée israélienne a déclaré avoir frappé un "site de fabrication d'armes" du Hezbollah dans le sud, où elle dit avoir identifié "l'activité terroriste d'agents du Hezbollah".

Elle a ajouté avoir visé des "sites d'infrastructures militaires appartenant au Hezbollah" dans la région orientale de la Bekaa.

L'agence officielle libanaise Ani a rapporté qu'une des frappes dans le sud avait touché un hangar, tandis que celles dans l'est ont atteint des montagnes proches de la localité de Nabi Sheet.

Celle sur Derdaghya a visé une voiture, d'après cette source.

Mercredi, Israël a frappé quatre points de passage le long de la frontière syro-libanaise, utilisés selon lui par le Hezbollah pour passer des armes en contrebande.

Début janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, couvrant la zone située au sud du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne.

Israël juge les progrès de l'armée libanaise insuffisants, tandis que le mouvement islamiste a rejeté les appels à remettre ses armes.

Selon un décompte de l'AFP basé sur les bilans du ministère de la Santé, plus de 350 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.


Les Etats-Unis mettent en garde l'Irak sur ses futures relations avec l'Iran

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a mis en garde l'Irak dimanche contre tout rapprochement avec l'Iran, alors que l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, soutenu par les partis chiites proches de Téhéran, devrait prochainement retrouver son poste. (AFP)
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a mis en garde l'Irak dimanche contre tout rapprochement avec l'Iran, alors que l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, soutenu par les partis chiites proches de Téhéran, devrait prochainement retrouver son poste. (AFP)
Short Url
  • Lors d'un entretien téléphonique avec l'actuel Premier ministre, Mohamed Chia al-Soudani, Marco Rubio a dit espérer que le futur gouvernement irakien ferait du pays "une force de stabilité, de prospérité et de sécurité
  • "Le secrétaire a souligné qu'un gouvernement contrôlé par l'Iran ne peut pas faire passer en premier les propres intérêts de l'Irak avec succès, tenir l'Irak hors des conflits régionaux ou faire progresser le partenariat mutuellement bénéfique"

WASHINGTON: Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a mis en garde l'Irak dimanche contre tout rapprochement avec l'Iran, alors que l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, soutenu par les partis chiites proches de Téhéran, devrait prochainement retrouver son poste.

M. Maliki, figure centrale de la vie politique en Irak, a reçu samedi l'appui de la principale alliance chiite du pays, le Cadre de coordination, qui détient la majorité au Parlement et a des liens divers avec Téhéran.

Lors d'un entretien téléphonique avec l'actuel Premier ministre, Mohamed Chia al-Soudani, Marco Rubio a dit espérer que le futur gouvernement irakien ferait du pays "une force de stabilité, de prospérité et de sécurité dans le Moyen-Orient.

"Le secrétaire a souligné qu'un gouvernement contrôlé par l'Iran ne peut pas faire passer en premier les propres intérêts de l'Irak avec succès, tenir l'Irak hors des conflits régionaux ou faire progresser le partenariat mutuellement bénéfique entre les Etats-Unis et l'Irak", selon des propos rapportés par son porte-parole Tommy Pigott.

Un éventuel gouvernement irakien pro-Iran serait une rare éclaircie pour Téhéran, qui rencontre des difficultés sur le plan national comme international.

La République islamique a été secouée par un mouvement de contestation d'ampleur à partir de fin décembre. Les manifestations ont été durement réprimées, les morts se comptant en milliers.

Et depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023, l'Iran a subi des frappes directes israéliennes et américaines, et vu des alliés régionaux grandement affaiblis ou évincés.

Les Etats-Unis ont fait part de leur "opinion négative concernant les précédents gouvernements dirigés par l'ancien Premier ministre Maliki", a indiqué à l'AFP une source de la sphère politique irakienne.

Dans une lettre, des responsables américains ont affirmé que Washington prendrait "ses propres décisions souveraines à propos du prochain gouvernement, en accord avec les intérêts américains", reconnaissant néanmoins qu'il revient à l'Irak de choisir ses dirigeants.

Les Etats-Unis disposent d'un important moyen de pression contre l'Irak. Ils contrôlent une large partie des recettes de l'exportation de pétrole du pays conformément à un accord de 2003, conclu après l'invasion américaine et le renversement de Saddam Hussein.

L'actuel Premier ministre Soudani, en poste depuis 2022, a gagné la confiance américaine en s'employant à faire diminuer les violences des groupes armés chiites soutenus par Téhéran, que Washington ne veut pas voir s'enhardir de nouveau.


Syrie: l'ONU envoie de l'aide vers une ville à majorité kurde cernée par l'armée

Un cessez-le-feu entre Damas et les forces kurdes a été prolongé de 15 jours, après que ces dernières ont cédé des pans entiers de territoire aux troupes gouvernementales, décidées à reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire. (AFP)
Un cessez-le-feu entre Damas et les forces kurdes a été prolongé de 15 jours, après que ces dernières ont cédé des pans entiers de territoire aux troupes gouvernementales, décidées à reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire. (AFP)
Short Url
  • Un cessez-le-feu entre Damas et les forces kurdes a été prolongé de 15 jours
  • Des "affrontements violents" ont lieu tôt lundi entre les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) et des "factions affiliées à Damas" qui attaquent au sol et à l'artillerie le village de Kharab Ashk

DAMAS: Un corridor humanitaire a été ouvert vers Kobané, ville à majorité kurde du nord de la Syrie cernée par l'armée, où un premier convoi de l'ONU est arrivé dimanche pour fournir une "aide vitale" aux déplacés ayant fui les affrontements.

Un cessez-le-feu entre Damas et les forces kurdes a été prolongé de 15 jours, après que ces dernières ont cédé des pans entiers de territoire aux troupes gouvernementales, décidées à reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire.

Les deux parties se sont mutuellement accusées de violations de la trêve.

Des "affrontements violents" ont lieu tôt lundi entre les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) et des "factions affiliées à Damas" qui attaquent au sol et à l'artillerie le village de Kharab Ashk, situé au sud-est de Kobané, affirment les FDS.

Dimanche soir, l'armée, citée par des médias d'Etat, a dit avoir été visée par des drones autour de Kobané. Quant aux FDS, elles ont accusé l'armée de plusieurs attaques, dont un bombardement ayant tué un enfant à l'ouest de Kobané.

Plus tôt dans la journée, l'armée avait annoncé ouvrir deux corridors afin de permettre "l'entrée de l'aide", l'un vers Kobané et l'autre dans la province voisine de Hassaké, région dans laquelle l'armée s'est également déployée.

Un convoi d'aide de l'ONU est arrivé dimanche à Kobané, a déclaré à l'AFP Céline Schmitt, porte-parole du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) en Syrie.

Le représentant de l'agence en Syrie, Gonzalo Vargas Llosa, avait auparavant précisé que le convoi était composé de "24 camions transportant des denrées essentielles, des articles de secours et du diesel", devant "fournir une aide vitale aux civils affectés par les hostilités et le climat hivernal".

L'opération a été rendue possible par "la coopération du gouvernement syrien", avait-il écrit sur X.

Plus tôt cette semaine, des habitants de Kobané (Aïn al-Arab en arabe) avaient déclaré à l'AFP manquer de nourriture, d'eau et d'électricité, alors que la ville était submergée de personnes ayant fui l'avancée de l'armée syrienne.

Intégration à l'Etat 

Kobané, dans l'extrême nord-est de la Syrie, est entourée par les forces gouvernementales et est bordée par la frontière turque au nord.

Les forces kurdes ont accusé l'armée syrienne d'y imposer un "siège".

La ville, que les forces kurdes avaient libérée d'un long siège du groupe Etat islamique (EI) en 2015, était devenue un symbole en tant que première grande victoire contre les jihadistes.

Le pouvoir islamiste de Damas réclame la dissolution des FDS, tandis que Washington estime que leur mission initiale de lutte contre les jihadistes n'a plus de raison d'être, avec l'émergence d'un Etat central fort et soutenu par les Etats-Unis à Damas.

Samedi, les autorités syriennes ont affirmé que le cessez-le-feu avait été prolongé pour faciliter le transfert par les Etats-Unis de détenus de l'EI de Syrie vers l'Irak.

Cette opération a débuté cette semaine, Washington craignant des failles sécuritaires dans la surveillance des prisonniers du fait des affrontements entre l'armée et les Kurdes.

L'armée américaine a dit vouloir transférer en Irak jusqu'à 7.000 suspects de l'EI auparavant détenus par les combattants kurdes syriens.

Des Européens figuraient parmi les 150 détenus haut placés de l'EI qui ont été les premiers à être transférés mercredi, et deux responsables irakiens ont déclaré à l'AFP qu'un deuxième groupe "comptant jusqu'à 1.000 détenus de l'EI" était samedi en cours de transfert.

La trêve entre Damas et les FDS s'inscrit dans le cadre d'un accord plus large qui vise à intégrer les institutions civiles et militaires kurdes à l'Etat.

Cet accord, pour lequel les Kurdes syriens doivent présenter un plan d'application, porte un coup aux espoirs d'autonomie de cette minorité, qui avait instauré une zone autonome dans le nord et le nord-est durant la guerre civile (2011-2024).