Israël demande une livraison plus rapide des avions de ravitaillement américains

Benny Gantz, à gauche, et Naftali Bennett à la Knesset, à Jérusalem, en Israël, le 2 juin 2021. (Reuters)
Benny Gantz, à gauche, et Naftali Bennett à la Knesset, à Jérusalem, en Israël, le 2 juin 2021. (Reuters)
Short Url
Publié le Mardi 14 décembre 2021

Israël demande une livraison plus rapide des avions de ravitaillement américains

  • Les ravitailleurs KC-46 sont essentiels pour lancer des frappes aériennes sur les installations nucléaires iraniennes
  • Cependant, une commande de 2,4 milliards de dollars pour huit avions ne sera probablement pas prête avant fin 2024

LONDRES: Israël a demandé que les États-Unis accélèrent la livraison d'avions de ravitaillement qui pourraient être cruciaux pour lancer des frappes aériennes sur les installations nucléaires iraniennes.

Des responsables américains et israéliens ont toutefois affirmé au New York Times que les avions n’étaient pas disponibles pour l’instant et qu'aucune livraison n'était attendue avant fin 2024.

La semaine dernière, le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a appelé à une production plus rapide des ravitailleurs KC-46 lors de sa rencontre à Washington avec le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, et d'autres hauts responsables.

Le programme nucléaire de Téhéran s'est développé de façon exponentielle depuis que l'ancien président américain Donald Trump s'est retiré de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018, malgré les efforts de l'armée et des services de renseignement israéliens pour saper le développement d'armes iraniennes par des attaques secrètes contre leurs installations.

Des responsables israéliens ont affirmé que le Premier ministre, Naftali Bennett, avait ouvert la voie à des entraînements aux attaques aériennes contre les installations nucléaires iraniennes, tout en affirmant que les tentatives de renouvellement de l'accord avec Téhéran ne feraient que renforcer la capacité du régime à créer une bombe.

Les ravitailleurs qu'il a commandés aux États-Unis en mars sont essentiels pour cet exercice car ils sont utilisés pour ravitailler les bombardiers en vol, permettant à Israël d’effectuer des sorties au-dessus de l'Iran et de rentrer au pays en un seul vol – une capacité qui lui manque actuellement.

Le contrat avec Boeing est d’un montant de 2,4 milliards de dollars (1 dollar = 0,89 euro) pour huit de ces avions, la première livraison étant prévue pour fin 2024.

Mais il existe en parallèle des demandes de la part de l'US Air Force, qui espère étendre sa portée dans la région indopacifique, alors que la tension monte avec la Chine.

L’avion KC-46 améliorerait considérablement la flotte de ravitailleurs d’Israël, vieille de cinquante ans, techniquement incapable de mener à bien la mission que Bennett aurait planifiée.

Des responsables américains ont affirmé au New York Times qu'ils ne pensent pas qu'une attaque soit imminente. Ils ont ajouté que Bennett semble monter au créneau pour tenter d'obtenir des conditions plus strictes pour un accord prévu entre Téhéran et les puissances occidentales. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Short Url
  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Short Url
  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.