Les affaires au cœur de la première visite d'un Premier ministre israélien aux Emirats

Le chef du gouvernement israélien a été accueilli par le ministre émirati des Affaires étrangères, Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, se disant "ému d'être ici à l'occasion de la première visite officielle d'un dirigeant israélien". (Photo, AFP)
Le chef du gouvernement israélien a été accueilli par le ministre émirati des Affaires étrangères, Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, se disant "ému d'être ici à l'occasion de la première visite officielle d'un dirigeant israélien". (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 13 décembre 2021

Les affaires au cœur de la première visite d'un Premier ministre israélien aux Emirats

  • Naftali Bennett est arrivé dimanche soir dans la capitale des Emirats arabes unis, Abou Dhabi, un peu plus d'un an après la normalisation des relations entre les deux pays
  • «Les réunions de lundi devraient porter sur le renforcement de la coopération sur un certain nombre de questions et se concentrer principalement sur le commerce entre les deux pays»

ABOU DHABI : Les affaires sont au coeur de la rencontre historique lundi entre Naftali Bennett et l'homme fort des Emirats arabes unis cheikh Mohammed ben Zayed, à l'occasion de la première visite officielle d'un Premier ministre israélien dans un pays du Golfe.

"Naftali Bennett rencontre en ce moment le prince héritier d'Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed, dans son palais", a tweeté Ofir Gendelman, un porte-parole du Premier ministre israélien, publiant des photos des deux hommes ensemble.

Naftali Bennett est arrivé dimanche soir dans la capitale des Emirats arabes unis, Abou Dhabi, un peu plus d'un an après la normalisation des relations entre les deux pays. Le chef du gouvernement israélien a été accueilli par le ministre émirati des Affaires étrangères, Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, se disant "ému d'être ici à l'occasion de la première visite officielle d'un dirigeant israélien".

Le 15 septembre 2020, les Emirats arabes unis et Bahreïn étaient devenus les premiers pays du Golfe à normaliser publiquement leurs relations avec Israël. Depuis la signature de ces accords dits "d'Abraham", les Emirats et Israël ont conclu plusieurs accords commerciaux dans divers secteurs allant du tourisme à l'aviation en passant par les services financiers.

Outre "la rencontre avec le prince héritier", M. Bennett rencontrera d'autres responsables dans les domaines des technologies, de la culture et des investissements, selon une source au sein de la délégation israélienne à Abou Dhabi.

"Les Emiratis s'intéressent à l'expérience de M. Bennett dans le domaine des hautes technologies et des affaires, ainsi qu'à l'innovation israélienne en général", a assuré cette source. 

"Les réunions de lundi devraient porter sur le renforcement de la coopération sur un certain nombre de questions et se concentrer principalement sur le commerce entre les deux pays", a-t-elle ajouté.

Dans une interview à l'agence de presse officielle émiratie WAM, le dirigeant israélien a affirmé s'attendre "à ce que nos relations restent bonnes, notamment dans le domaine économique", évoquant "une nouvelle réalité" dans la région.

"La coopération dans le domaine de la santé et de la sécurité alimentaire constituera une part importante de la coopération mutuelle", a indiqué Naftali Bennett à ce média d'Etat qui relaye les messages officiels du gouvernement émirati.

Discrétion émiratie

"Israël, comme les Emirats, est une plaque tournante régionale du commerce. Notre coopération offre des opportunités économiques sans précédent, non seulement pour nous, mais aussi pour un plus grand nombre de pays", a-t-il avancé.

Du côté des Emirats, aucune déclaration officielle n'a été diffusée et les médias couvrent peu cette visite, avec une population locale et arabe encore hostile à l'Etat hébreu et solidaire des Palestiniens.

Les accords d'Abraham ont rompu avec des décennies de consensus arabe excluant l'établissement de liens officiels sans résolution de la question palestinienne, à commencer par la fin de l'occupation illégale de leurs territoires par Israël.

Ils ont pourtant ouvert la voie à des initiatives similaires, avec le Maroc et le Soudan, moyennant des avantages politiques à leur égard concédés par les Américains. La première économie arabe, l'Arabie saoudite, a toutefois rejeté toute reconnaissance d'Israël sans règlement du conflit avec Palestiniens.

Mais la reconnaissance officielle d'Israël n'implique pas nécessairement l'adhésion des peuples. Aux Emirats comme au Bahreïn, les critiques à l'encontre d'Israël s'arrêtent souvent aux réseaux sociaux, les condamnations publiques contre les gouvernements étant rares dans ces pays particulièrement hostiles à la liberté d'expression.

En mai, la répression par les forces israéliennes de manifestants palestiniens à Jérusalem-Est occupé puis les raids aériens pilonnant la bande de Gaza, ont momentanément embarrassé les nouveaux amis arabes de l'Etat hébreu. Mais les relations ont perduré, même si l'étalage public de leur lune de miel a connu un coup d'arrêt.

Au-delà de l'économie, la question iranienne fait partie des inquiétudes communes d'Israël et ses nouveaux partenaires du Golfe. Le 11 novembre, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont mené leurs premières manoeuvres navales conjointes avec l'Etat hébreu, dans le but d'"améliorer nos capacités collectives de sécurité maritime", selon la marine américaine à la tête de cet exercice. La République islamique est régulièrement accusée de mener des opérations hostiles dans les eaux du Golfe.


Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)